Le maire d'un village de Normandie fait savoir qu'il accordera au plus offrant la signature dont il dispose pour parrainer un candidat à l'élection présidentielle.
Rien n'interdit une telle pratique, selon le Conseil constitutionnel.
André Garrec, premier magistrat de Noron-la-Poterie, un village de 300 habitants proche de Bayeux (Calvados), a déclaré faire cette proposition non "pas pour moi personnellement, mais pour trois associations et pour l'école" de sa commune.
"Si j'ai un chèque d'un candidat, il sera partagé équitablement", a déclaré l'édile divers droite à Reuters par téléphone.
Cet agent commercial âgé de 60 ans explique qu'il a été contacté par les représentants d'une dizaine de candidats et que, pour mettre un terme à ces sollicitations, il a décidé que "jusqu'au 14 mars", c'est-à-dire deux jours avant la date-limite du dépôt des parrainages, ce serait "au plus offrant".
André Garrec ne se prononce pas sur la légalité de son initiative qu'il dit avoir prise seul. Il estime toutefois que la majorité de ses administrés l'approuvent.
"Rien ne l'interdit, ni dans les lois, ni dans les règles, du moment que ça ne porte pas atteinte au bonnes moeurs ou à la dignité du vote", explique-t-on au Conseil constitutionnel.
C'est une décision à prendre "en son âme et conscience", ajoute-on, en précisant que la notice de présentation des candidats arrêtée par le Conseil constitutionnel indique que les élus sont "seuls juges" de leur décision de présenter un candidat.
