Si sensible Toi ma Reine !
Tu chavires tous mes fondements
Comme la houle furieuse et terrible
Balayant tout sur son passage…
Il ne reste plus que mes larmes...
Nos cœurs se perdront-ils à cause de mes saletés de doutes ?
Restes nauséabonds d’un passé que nul ne peut comprendre.
Verrons-nous encore monter la passion ?
Notre rencontre ne s’usera pas sur la roche
Elle restera pleine de délicieuses attentions
Depuis l’enfance, nos esprits formatés
Se refusent à aller de l’avant
Ils sont cloisonnés dans un carcan
La raison fait encore office de garde fou
Essayant de raisonner un amour
Pour sournoisement le détruire
Et l’enterrer définitivement.
La brume de l’attente et de la peur
Commence à entourer malicieusement
Le feu encore intense de nos caresses.
Elle cherche habilement à créer un autre brasier
Lentement, élégamment pour mieux éteindre
Les flammes de nos corps enlacés.
Cependant la pureté de notre fournaise
Ne supporte pas d’être enfermée
Surtout au moment de la genèse
De ses sentiments chahutés.
Les cloisons volent alors en éclats brillants
Et les langues de feu viennent caresser abondamment
La flamme du désir
Pour fusionner à jamais
Dans un immense ballet
La raison et l’amour s’entrechoquent alors
Dans un fracas digne du chaos saupoudré d’or
Le combat éclate avec vivacité
Dans lequel aucune des deux parties ne sont épargnées
Remord si la raison gagne par sa ténacité à nous enfermer
Regret si l’amour ne devient pas réciproque
Ou enfin
Il ne reste plus que mes larmes...
Nos cœurs se perdront-ils à cause de mes saletés de doutes ?
Ne supporte pas d’être enfermée
Fusion des êtres… dans l’harmonie… de la fin de l’été…
