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Publié le 19/06/2008 à 07:50
Humeur : Gaie
une vie pas toujours simple, souvent pittoresque...
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Publié le 26/05/2008 à 13:12
Publié le 16/05/2008 à 20:44
Humeur : Tendre
d'Anne Sylvestre ...3 jeunes chanteurs se la partagent :) Publié le 13/05/2008 à 10:19
à méditer: "Où que j aille, quelle que soit la personne que je rencontre, je lui donnerai quelque chose. Ce présent peut être un compliment, une fleur, une prière. Aujourd'hui, j'offrirai quelque chose à tous ceux avec qui j 'entrerai en contact, et ainsi je mettrai en oeuvre, dans ma vie et dans celle des autres, le processus de circulation de la joie, de la richesse et de l 'affluence ." Deepak Choppra Publié le 30/04/2008 à 20:44
Humeur : Tendre
Juliette sort de prison en liberté conditionnelle après une incarcération de 15 ans ; il est évident qu’elle est brisée par un drame, un lourd et terrible secret ; ce qui l’a conduite en prison l’a coupée définitivement de sa famille : ses parents l’ont rayée de leur vie et l’ayant rejetée ont interdit tout contact à Léa sa jeune sœur . Durant les 15 ans de son incarcération, Juliette n’a reçu aucune visite, n’a eu aucune nouvelle de quiconque, la solitude absolue. Léa , contactée par l’ assistante sociale chargée de préparer la sortie de prison de Juliette, décide d’accueillir sa soeur chez elle, cette sœur qu’au fond d’elle-même, elle n’a jamais oubliée et qui lui a terriblement manqué. Comment Juliette va-t-elle reprendre pied dans la vie, dans la société ? Difficile de vivre chez cette sœur dont elle a été séparée si longtemps et dont le mari ne voit pas d’un très bon œil la présence parmi eux, difficile de répondre à la curiosité de ses petites nièces. Difficile de trouver un travail quand on doit avouer qu’on a fait de la prison pour meurtre, difficile de se retrouver au milieu des autres, les amis de Léa qui ignoraient qu’elle avait une sœur… et qui intrigués, se posent beaucoup de questions . Pourtant, grâce à eux tous, à tout petits pas, Juliette va réapprendre à vivre et même, parfois, à sourire . Comme tous, on se demande ce qui a poussé Juliette à commettre un tel acte A la fin, l’explication arrive enfin quand , par hasard, Léa découvre dans la chambre de Juliette un petit billet , un dessin et un texte d’enfant … Ce film est profondément émouvant et tout passe magnifiquement par le visage de Juliette, marqué de toute sa détresse. Kristin Scott Thomas interprète superbement ce personnage de femme si fragile et si forte à la fois, absente, enfermée dans sa douleur, n’osant croire à une nouvelle vie possible. Au cœur du film, des sujets graves qui nous concernent et, donc, nous touchent : l’enfermement ( qu’il soit physique ou moral ), la solitude, les conséquences des jugements hâtifs, les difficultés de la réinsertion, les liens familiaux, le poids du silence … Cette mélodie qui donne son titre au film « A la claire fontaine, m’en allant promener….. Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai. » est le seul vrai souvenir que garde Léa du lien avec sa sœur, un souvenir heureux, l’ air qu’elles jouaient ensemble au piano, à 4 mains, quand elles étaient enfants, avant que le drame ne survienne, avant que Juliette ne soit « effacée » de la vie des siens et ne « disparaisse » en prison , air qui symbolise ce qui les unit toujours, encore, plus fort que tout, qui va permettre de renouer dans le présent le fil cassé depuis 15 ans, air que Juliette va apprendre à jouer aux filles de Léa sur le vieux piano sur lequel plus personne ne jouait, air que Juliette et Léa vont à nouveau jouer ensemble dans leur familiarité aimante retrouvée. Qu’elles sont jolies, ces notes d’abord hésitantes, qui s’élèvent du piano ressuscité, jolies parce que pleines de promesses : elles chantent, elles disent que, même si le passé ne peut s’effacer, même si certaines blessures ne guérissent pas, les êtres peuvent renaître et vivre de nouveaux bonheurs. Ce film ne m’a pas déçue ; j’y ai retrouvé la « patte » Claudel dans le mystère dévoilé par touches légères, dans le moment où l’explication se révèle même si on la pressent parfois subrepticement, dans la fragilité des êtres, dans le chagrin de l’absence, les deuils (au propre comme au figuré), dans la complexité, la difficulté parfois, des rapports humains, dans l’importance des liens de tendresse, d’amitié pour faire face à l’adversité du destin,dans les non-dits plus forts, plus parlants que les paroles.. ; oui, décidément, j’aime l’œuvre de Philippe Claudel qui me touche très intimement. Publié le 19/04/2008 à 20:45
Aimé Césaire Un homme au coeur des siens , au coeur de son peuple, au coeur des hommes... " Je n'ai pour arme que ma parole....Je parle....Je parle..." Quelques vers d'Aimé Césaire : Partir. Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne un homme-juif un homme-pogrom un chiot un mendigot mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot? |
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