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Publié le 19/06/2008 à 09:27
Par jeanedouardbarbe

Le PETIT VENT DE LA GARONNE


Texte et musique de Jean Edouard Barbe

Album : Demain je retourne au pays. BASF 1974

A l’accordéon : Bernard LUBAT


Sous les grands chênes sous les hêtres

Je reviens faire quelques pas

Près des vignes ou mes ancêtres

Conduisaient l’attelage au pas


Si le temps a passé fillettes

Si les jours ne se remontent pas

Je revois encore dans ma tête

Les vaches blanches qui marchent au pas


Refrain : Ah Ah Ah Ah chante le vent

Le petit vent qui vient de la Garonne

Ah Ah Ah Ah chante le vent

Le petit vent qui vient d’en bas


Et Paris et ses grandes fêtes

Versailles place de l’opéra

Ses parterres huppés de vedettes

Moi ne me font ni chaud ni froid


La vielle armoire de ma grand-mère

Sentait la dentelle et le drap

Séché au soleil de naguère

Au temps des chevaux et des rois

(Au refrain)


Sous les grands chênes et sous les hêtres

Je reviens faire quelques pas

Près des vignes ou mes ancêtres

Conduisaient l’attelage au pas


Si le temps a passé fillettes

Si les jours ne se remontent pas

Je revois encore dans ma tête

Les grands hangars où sèche le tabac

( Au refrain, et fin)

Ah Ah Ah Ah chante le vent

Le petit vent qui vient de la Garonne

Ah Ah Ah Ah chante le vent

Le petit vent qui vient d’en bas


............................................


RENE

(Employé agricole a Faugères ,Cocumont,Lot et Garonne

+le 30 juin 1966)


Il avait la peau burinée

Toujours sur la tête un béret

Derrière les vaches il marchait

Tranquillement vers son éternité

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !

Le tombereau craquait, chantait

Moi, tout petit garçon je suivais

Les yeux émerveillés

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !

Moi tout petit garçon je montais

Heureux de me promener

A l’étable, il regardait les vaches

Dans son regard clair et sans taches

Dans son sourire il y avait le vent

Le maïs, la vigne, le vin blanc

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !


Quand il mangeait sa soupe le soir

Devant la grande cheminée

Il me racontait des histoires

Qui évoquaient le passé

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !

Son dernier voyage, l’hôpital

Fut son dernier sillon si pâle

Son visage savait encore me sourire

Je savais qu’il partait pour ne plus revenir

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !

Debout sur son tombereau

Il est monté là-haut

En souriant il chantait

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha !

Ha ! Muleta Ha !

Ha ! Blanca Ha ! Muntéras ! munteras pass ! (deux fois)

JEB-1966

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