Le PETIT VENT DE LA GARONNE
Texte et musique de Jean Edouard Barbe
Album : Demain je retourne au pays. BASF 1974
A l’accordéon : Bernard LUBAT
Sous les grands chênes sous les hêtres
Je reviens faire quelques pas
Près des vignes ou mes ancêtres
Conduisaient l’attelage au pas
Si le temps a passé fillettes
Si les jours ne se remontent pas
Je revois encore dans ma tête
Les vaches blanches qui marchent au pas
Refrain : Ah Ah Ah Ah chante le vent
Le petit vent qui vient de la Garonne
Ah Ah Ah Ah chante le vent
Le petit vent qui vient d’en bas
Et Paris et ses grandes fêtes
Versailles place de l’opéra
Ses parterres huppés de vedettes
Moi ne me font ni chaud ni froid
La vielle armoire de ma grand-mère
Sentait la dentelle et le drap
Séché au soleil de naguère
Au temps des chevaux et des rois
(Au refrain)
Sous les grands chênes et sous les hêtres
Je reviens faire quelques pas
Près des vignes ou mes ancêtres
Conduisaient l’attelage au pas
Si le temps a passé fillettes
Si les jours ne se remontent pas
Je revois encore dans ma tête
Les grands hangars où sèche le tabac
( Au refrain, et fin)
Ah Ah Ah Ah chante le vent
Le petit vent qui vient de la Garonne
Ah Ah Ah Ah chante le vent
Le petit vent qui vient d’en bas
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RENE
(Employé agricole a Faugères ,Cocumont,Lot et Garonne
+le 30 juin 1966)
Il avait la peau burinée
Toujours sur la tête un béret
Derrière les vaches il marchait
Tranquillement vers son éternité
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Le tombereau craquait, chantait
Moi, tout petit garçon je suivais
Les yeux émerveillés
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Moi tout petit garçon je montais
Heureux de me promener
A l’étable, il regardait les vaches
Dans son regard clair et sans taches
Dans son sourire il y avait le vent
Le maïs, la vigne, le vin blanc
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Quand il mangeait sa soupe le soir
Devant la grande cheminée
Il me racontait des histoires
Qui évoquaient le passé
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Son dernier voyage, l’hôpital
Fut son dernier sillon si pâle
Son visage savait encore me sourire
Je savais qu’il partait pour ne plus revenir
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Debout sur son tombereau
Il est monté là-haut
En souriant il chantait
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha !
Ha ! Muleta Ha !
Ha ! Blanca Ha ! Muntéras ! munteras pass ! (deux fois)
JEB-1966
