le goêlanl : j'aimerais bien le lire...on a tous du"JULES" en nous
Antoine : Pas encore lu mais en lisant l'extrait ça donne envie, j'ai hâte
JUSTIN Gér : Jean Pierre, te souviens tu de moi, nous étions en 62 pions à Calais
Janusz : J'espère que tu ne vas pas en rester là.
Polishglid : J'ai lu votre livre et je l'ai trouvé formidable. bravo
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Publié le 27/05/2009
Par Polar du 62
La disparition Un matin de février, Elisa ouvre ses volets. Mince il neige ! Justement le jour de la course d'orientation dans la forêt de Clairmarais. Elle est heureuse, mais elle entend sa mère et son beau-père qui se disputent sans cesse dans la cuisine comme d'habitude. Son coeur se serre, elle n'a pas envie de descendre. Elisa est dans le bus et constate qu'il commence à neiger de plus en plus fort. Pendant le trajet, elle pense à sa famille qui se dispute, ce qui la met mal à l'aise. Elle a envie de pleurer, une larme coule sur sa joue. Sa copine Léa demande ce qu'elle a. Elle ne veut pas expliquer les causes de son chagrin. Pour changer de sujet, elle parle de la neige.-Mon dieu ! dit Elisa à ses copines, Vous avez vu tout ce qui tombe !Tout le monde se tourne vers les fenêtres. Kévin crie: -Non , non et non ce n'est pas possible , il y a presque dix centimètres de neige ; on va s'enfoncer! Le bus arrive à destination. Le professeur monsieur Remiot dit :-Oh, ne faites pas vos chochottes, on va y arriver . Allez, sortez et allez chercher vos plans auprès de madame Legrain. Partez tout de suite, je vous fais confiance.Chaque élève se précipite hors du bus et court pour obtenir le premier son plan et avoir des chances de réussir la course.Julien, un copain d' Elisa, lui dit :-Tu te trompes de direction c'est par là, on n'a pas le droit d'aller là bas ! -Merci, mais je n'ai pas besoin de tes vieux conseils tout pourris.Julien s'éloigne en haussant les épaules. Décidément cette fille est de plus en plus bizarre ! Il continue sa course et essaie, malgré les gros flocons, de repérer les balises. Julien commence à avoir froid, il accélère le pas et aperçoit plus loin Léa et Kévin .-Eh attendez-moi , ça craint trop ici on se gèle ! leur crie-t-il essoufflé.Tout le monde s'agite, il y a des bousculades, c'est la panique à cause de la neige et du manque de visibilité. Les professeurs décident alors d'annuler la course et invitent les élèves à regagner les bus : -Allez, dépêchez-vous de monter qu'on puisse vous compter. On fait l'appel.-Il manque un élève, s'exclame alors monsieur Remiot .-C'est Elisa ! répond Julien affolé. -Mais où est-elle ? Est-ce que quelqu'un l'a vue ? s'inquiète le professeur.Personne ne répond, mais tous les regards se tournent à travers les vitres vers la forêt froide et enneigée. Le professeur affolé attrape son portable pour prévenir la police.-J'ai perdu une élève dans la forêt de Clairmarais, grouillez vous, il neige.Il demande aux élèves s'ils sont au courant de quelque chose. Julien n' ose pas lever la main parce qu'il est timide, il ne veut pas parler devant tout le monde. En plus, il ne sait pas si c'est important. Julien se lève lentement et va voir monsieur Rémiot :-Tout à l'heure, j'ai vu Elisa, elle allait dans la mauvaise direction, je lui ai dit mais elle ne m'a pas écouté, elle a continué son chemin. Elle semblait bizarre .-Comment ça bizarre ? demande le professeur .-Ce matin, Elisa allait pleurer mais elle n'a pas voulu me dire pourquoi, ajoute Léa.On entend alors la sirène de la police. La voiture, au girofare allumé, se dirige vers monsieur Remiot qui déclare son identité et relate les faits dans le détail. Il présente Léa et Julien aux forces de l'ordre qui commencent à interroger les autres élèves et les autres professeurs. Une équipe de police se rend chez la mère pour la questionner. Les parents se sentent coupables parce qu'ils se sont disputés le matin même.–Mon mari ne veut pas qu'Elisa voit son père explique la mère à travers ses larmes.- Ah bon ! monsieur n'est pas son vrai père, s'étonne le policier. -Non son père s'est barré à la naissance de la petite c'est moi qui l'ai élevée , j'ai pas envie qu'il vienne foutre son nez dans sa vie .A ces mots la mère éclate en sanglots .Le policier essaie de rassurer le couple avant de partir.-Nous vous tenons au courant dès que nous avons du nouveau.Peut être Elisa a-t-elle voulu revoir son père ? se dit le policier.Pendant toute la matinée, les policiers, les élèves et les professeurs organisent une battue, en vain. La matinée est passée et c'est l'heure de la cantine. Au collège, les camarades d' Elisa n'arrêtent pas de penser à sa disparition. On ne parle plus que de ça dans la cour de récréation.–Vous pensez qui lui est arrivé quelque chose ? demande Léa–Ou bien elle ne trouve pas sa place dans sa famille ou avec nous, rajoute Julien. –Je ne sais pas mais ça m'inquiète beaucoup, dit Kevin. –En tout cas, c'est trop important pour laisser tomber, fait Léa. On connaît bien Elisa, il faut faire quelque chose. –Je me souviens, elle avait pris une direction interdite, dit Julien.Retournons dans la forêt de Clairmarais pour rechercher des indices. Après les cours, les trois amis, avec leurs vélos se précipitent vers la forêt de Clairmarais. –Moi je l'ai vue partir par là, précise Julien en arrivant sur les lieux et en montrant du doigt un petit chemin . –Allons par là , on verra où il mène, propose Léa . Le groupe avance lentement pour retrouver des traces du passage d'Elisa, et retrouve son cache-nez accroché à une branche. –Elisa n'a pas pu partir sans son écharpe porte-bonheur, c'est sûr, il lui est arrivé quelque chose. Ils décident de continuer les recherches en criant son nom. La forêt résonne de leurs cris angoissés : -Elisa où es- tu ?Ils entendent au loin une voix apeurée :-Au secours ! je suis tombée dans un trou !Les enfants se dirigent dans la direction de la voix. -Où es tu ? crient-ils-Je suis là dans le trou ! hurle Elisa.-Mais quel trou ? -Près...près d'un vieux chêne...déraciné ! La voix d' Elisa est entrecoupée de sanglots et le coeur de ses amis se serre davantage.-On arrive, tiens bon !Elisa est là au fond du trou, roulée en boule, elle a froid, elle est recouverte de neige et elle semble avoir mal . Ses amis sont inquiets en la voyant dans cet état :-Tu n'as rien de cassé ? Est ce que tu vas bien ? Elle relève la tête en grimaçant : -J'ai mal à la jambe, je ne peux plus la bouger. -Ne t' inquiète pas , on va chercher de l'aide.Les garçons sortent les téléphones et appellent les pompiers tandis que Léa tente de rassurer Elisa. Julien et Kevin reviennent avec les secours qui réussissent à sortir Elisa du trou sans trop de difficultés. Deux minutes plus tard, une voiture arrive c'est la mère d' Elisa qui accourt affolée. Elle est soulagée de voir sa fille sauve , mais inquiète de la voir souffrir autant. Elle essaye de prendre sa fille dans ses bras mais les pompiers ne la laissent pas la toucher .-Mon petit bébé, j'ai eu peur que ce soit plus grave, que je n'allais plus jamais te revoir.- Maman moi aussi j'ai eu peur. Un médecin explique à la maman d'Elisa que sa fille s'est cassé la jambe et qu'elle ne pourra pas aller à l'école pendant deux semaines.Ses amis s'approchent d'elle avant que les portes de l'ambulance ne se referment.-Tu vois Elisa, tu as de la chance dans ton malheur, tu vas rater l'école pendant quinze jours au moins !-En tout cas, merci les amis de m'avoir sauvée, ça m'apprendra à n'en faire qu'à ma tête. écrit par des élèves du collége d'Arques
autre histoire
Mystère au collège Mardi trois septembre. Margaux descend de la voiture qui l'amène devant le garage à vélos du collège. Elle supplie son père de la ramener à la maison. La sixième, ça lui fait vraiment peur. Mais son père s'en va. Elle entre dans la cour. Son cœur bat très vite. Le collège c'est très grand, ça impressionne. Elle se dirige vers ses amies qui sont sous le préau : ça rassure de parler avec Océane, Louise et Chloé. Le temps passe et monsieur le principal arrive. Ça y est, l'appel commence 6A, B, C, Margaux n'entend toujours pas son nom. L' a-t- on oubliée? Mais non, elle est en 6D avec tous ses amis. Elle se range et suit son professeur principal. Dix minutes plus tard, le cours est interrompu par le principal adjoint qui frappe à la porte. Il fait entrer un certain Georges : brun, il est habillé comme un enfant modèle. Il s'installe à côté de Margaux et commence à lui parler comme un premier de la classe, comparé aux autres : « Bonjour je me présente, je m'appelle Georges. » Mardi 23 octobre Il y a maintenant deux mois que les cours ont repris. Margaux a pleins d'amis, mais celui qui reste seul, c'est Georges. En fait, ce n'est pas lui qui ne veut pas d'amis, mais les autres qui le mettent à l'écart, car c'est le chouchou des professeurs, toujours habillé avec un col « V », les chaussures toujours bien cirées, une raie toujours sur le côté, bref, l'enfant que tous les professeurs et les parents rêveraient d'avoir chez eux ou dans leur classe. En plus, il a pris l'habitude de rester après les cours pour aider le professeur à ranger la classe. Mercredi 24 octobre Comme d'habitude, Margaux arrive au collège, descend de la voiture, dit au revoir à son père, prend son sac dans le coffre et entre dans la cour. Mais, aujourd'hui, le surveillant lui fait rejoindre les autres élèves dans le hall. En passant, elle remarque que deux policiers sont devant le garage à vélos. Apparemment, il se passe quelque chose. En avançant, elle voit que des vélos sont crevés. Le surveillant la fait accélérer. Dans le hall, elle rejoint Océane, Louise et Chloé. « Vous avez vu ce qui se passe dehors? -M'en parle pas ! Mon vélo est crevé et en plus, ils ont bloqué l'accès au garage. »rétorque Océane. Il y a maintenant deux heures que les policiers fouillent le garage à vélos. Mais rien de rien. Les policiers n'ont rien trouvé à part des mouchoirs sales, des papiers de bonbons, des bouteilles d'eau vides et plein de déchets. Mais qui a bien pu faire ça? Tout le monde se le demande, surtout les propriétaires des vélos crevés. Margaux soupçonne Martine, une fille de la classe qui traîne toujours à côté du garage à vélos, les autres pensent que c'est une bande de jeunes qui fait des bêtises. Mais Océane est très préoccupée par son vélo crevé. Elle ne sait pas ce qu'elle va dire à ses parents en rentrant ce soir. Pour la rassurer, Margaux lui propose de chercher le coupable avec elle dès que l'accès au garage à vélos sera libre. Que ce soit Martine ou le groupe qui fait des bêtises, elles mèneront leur enquête. Pendant la récréation, les filles interpellent les policiers « Avez -vous trouvé des indices? », « Pouvez-vous nous dire qui est le coupable? ». Invariablement, ils leur répondent : « Nous allons mener une enquête... »Le surveillant les fait rejoindre les autres élèves dans la cour. Les cours ont repris et Margaux n'écoute pas. Elle pense à son amie, à ce qu'elle va dire à ses parents ce soir, elle doit appréhender leurs réactions. Jeudi 25 octobre « Tu aurais dû voir le savon que me suit pris hier soir ! raconte Océane à ses copines.- Ah ouais, c'est degueu, c'est pas de ta faute. On va t'aider à trouver le salaud qui a fait ça !! - Merci beaucoup, les amies, avec votre aide nous allons peut-être trouver le coupable ! - Ca sert à ça, les amies, ajoute Margaux. » Jeudi 9 novembre De retour à l'école , après les vacances de Toussaint, l'incident du garage à vélos n'a toujours pas été résolu. Margaux se dirige vers ses amies:« Coucou, les filles, ma mère vous invite à venir dormir chez moi demain soir après l'école. -Ah, ouais, c'est très sympa de sa part.-Je lui ai dit qu'on finissait à 6 heures, comme ça, on pourra enquêter » Vendredi 10 novembre, 17 heures Le lendemain, à la sortie des cours, Margaux rejoint qui ses amies sont très impatientes à l'idée d'enquêter ! Elle leur propose une planque derrière une voiture. « Cool, ça va être chouette! s'excite Louise.-Je suis super contente, on va pourvoir faire les vrais détectives, car à la maison c'est pas terrible! » Au bout de 5 minutes,Océane dit en soufflant :« Pfff...c'est chiant, y' a personne, qu'est ce qu'on fait là?-Mais sois patiente, c'est comme à la pêche, il faut attendre longtemps pour avoir un poisson! chuchote Margaux.-On peut pas rentrer, j'ai froid ! dit Chloé.-Chut.. murmure Océane. » Vendredi 10 novembre, 17 heures 30 « Je crois qu'il y a quelqu'un! » Effectivement, la patience finit par payer, devant elles une silhouette noire rôde autour du garage à vélos ...« Dîtes les filles, on peut pas rentrer, je commence vraiment à avoir froid ! dit Chloé, les larmes aux yeux .-Ouais, c'est ça dit plutôt qu' t'as peur , fait Océane en rigolant.-Non, c'est pas ça, mais euh...si c'est ça. -Taisez-vous, il y a quelqu'un ! répète Louise. -Ouais, c'est Jean-Paul, je rêve pas, dit Margaux étonnée.-C'est lui, je pensais pas Jean-Paul comme ça ! crie Louise. -Chut ... chuchotent les autres. » Margaux pense à ce un garçon de la classe très serviable, toujours gentil et positif. Bref, le délégué modèle... Pourquoi crèverait-il des vélos ? « Bon ! ça suffit, il va voir de quel bois je me chauffe ! Je suis désolée mais il ne touchera pas une deuxième fois à mon vélo! s'énerve Océane.-Du calme Océane, regarde, il vient vers nous, attends, on va savoir ce qu'il nous veut, tempère Margaux. » « Aaaah! Mais qu'est que vous faites là ? s'écrie Jean-Paul effrayé.-On enquête pour trouver le coupable! et toi? dit Océane.-Bah, moi aussi, répond Jean-Paul. »Les filles le croient immédiatement : il a l'air innocent, et puis, Jean-Paul, c'est quelqu'un d'honnête. Tous les cinq se cachent derrière le garage à vélos. Vendredi 10 novembre, 18 heures « Chut......Voilà quelqu'un, murmure Chloé »Une silhouette de taille moyenne... Des chaussures trop bien cirées... Elles brillent à lueur de la lune. Et qui a toujours les chaussures bien cirées? « Georges, chuchote Chloé avec étonnement.-Quoi Georges? demande Océane, tout bas.-Georges, c'est le seul au collège à avoir les chaussures cirées...-Ouais, t'as raison dit Louise.-Bon, allez, on va l'attraper. Louise tu te mets derrière, Chloé à sa gauche et Océane à sa droite et, Jean-Paul et moi, on le neutralise. » Tous avancent sur la pointe des pieds. Brusquement, la silhouette se retourne : Margaux vient de marcher accidentellement sur une branche morte. L'ombre se met à courir mais trébuche sur une bouteille vide. Les enfants la maîtrisent, c'est bien Georges.« Pourquoi tu as fait ça ? s'énerve Océane.-Je voulais me venger, répond-il en pleurant.-Mais de qui ? demande Chloé-De tout le monde. Personne ne veut être ami avec moi. Vous me laissez tous seul, sans vous préoccuper de moi. Je me demande même si vous savez que j'existe dans la classe ! » Tous baissent la tête : c'est vrai, Georges, on ne pense à lui que quand on a envie de rire un peu. En somme, c'est plus une distraction qu'un camarade. « Mais moi, je veux bien faire un effort, propose Margaux.-Oui, tu pourras rester avec nous, dit Océane.-C'est vrai ? dit Georges entre deux sanglots.-Oui, et comme on est dans la même classe, on pourra organiser des sorties entre amis, ajoute Margaux. » Epilogue Personne n'a jamais su qui avait détérioré les vélos. Tout le monde a capitulé : la direction et la police ont fini par classer l'affaire. D'autant plus qu'aucun nouvel incident n'a été signalé, bizarrement. Georges est toujours habillé d'un col V, il a toujours les chaussures bien cirées, sa raie est toujours sur le côté mais maintenant il n'est plus l'objet de moqueries. Maintenant, il n'est plus seul. CHLOE BRUNELLE,LOUISE LANDAIS, OCEANE LEBRIEZ (6ème) nouvelle n°3
LES DENTIERS Guillaume râlait beaucoup...Cette valise était vraiment trop lourde, surtout avec ce soleil de plomb ! Sa soeur Gwenaëlle de dix-sept ans aurait quand-même pu la porter ! Il avait du mal à suivre son autre sœur, Gaëlle, qui, du haut de ses onze ans, avait déjà rejoint l'ascenseur de leur hôtel. Cette dernière était vraiment excitée à l'idée de retrouver son grand-père, qu'elle ne voyait plus si souvent depuis qu'il était en maison de retraite. Gwenaëlle et Guillaume étaient fatigués par ce long voyage et n'auraient certainement pas le courage de faire les quelques pas pour aller le voir le jour-même. Le mardi matin, sous un soleil magnifique, Gwenaëlle, très matinale, allait rendre visite à son grand-père. Une fois devant le grand bâtiment blanc, elle entra et demanda le numéro de la chambre de Gilles. Arrivée dans la chambre de son grand-père, elle le serra dans ses bras : « Bonjour grand-père ! Comment tu vas depuis le temps ?- Enaëlle ? 'elle 'rande su'pise ! 'e ne m'attendais 'as à 'e woir 'e chi'ô ! Comment 'as-'u ? Et comment 'ont les p'tits 'erniers ?- Bah justement, ils comptent venir te voir demain !- 'accord. Et 'is- leur 'e ramener un paquet de bichcuits pa'ce que ichi, la nourriture, 'est pas 'errible !- Ok ! Bon je te laisse à demain.- A 'ientôt !». Elle l'embrassa et referma la porte de la chambre tout en se demandant pourquoi son grand-père parlait comme ça. Heureusement qu'elle s'était retenue de rire car il aurait été certainement vexé. Giselle, Ginette, précédée de son déambulateur, et Gertrude firent irruption dans la chambre de Gilles: « Et 'illes, on a ferdu nos enhiers !- Bah, moi auhi ai ferdu mon enhier !- Est bi'arre ch'a ... postillonna Gertrude. - Et chi on allait 'ans la challe pour une 'artie de belote ? proposa Gilles- 'accord ! » s'exclama Ginette Tous les quatre se rendirent à la salle commune, comme chaque soir d'ailleurs, pour une partie de cartes. Le mercredi, Gaëlle et Guillaume arrivèrent dans la maison de retraite avec leur paquet de biscuits direction la salle commune. Ils virent leur grand-père tranquillement assis là, sur un fauteuil bleu, aux côtés de Giselle, tandis que Ginette et Gertrude jouaient à la belote ! Ils s'approchèrent de lui : « Salut Papy tu vas bien ? s'exclama Gaëlle- 'es les enfants ! 'e 'ui 'ontent 'e vous woir là!- Tiens, les biscuits que tu nous as demandé de ramener, Papy , pourquoi tu parles comme ça ? demanda Gaëlle.- Bah, 'est pa'ce que j'ai perdu mon enhier ! postillonna Gilles- Oui les en'ants defuis hier nous a'ons ferdu nos enhiers ! s'exclama Ginette, et les infi'miè'es penchent que nous les a'ons éga'és ! - Mais c'est bizarre, ils ont pas pu s'envoler comme ça ? fit Guillaume, tu ne veux pas qu'on vérifie dans ta chambre, Papy ? On ne sait jamais ?- Oui mais cha ne chert à 'ien nous a'ons dé'à éga'dé plu'ieurs 'ois ! - Ok ! Bon tu viens Gaëlle on va quand même vérifier ! » fit Guillaume. Tandis que Gaëlle montait dans la chambre de leur grand-père, Guillaume croisa une infirmière dans le couloir : grande, fine, blonde aux yeux bleu-océan, et à forte poitrine ; il l'interpella : « Madame ?- Oui mon garçon, qu'est ce qu'il y a ? demanda l'infirmière- Vous êtes... euh... non rien. Mon grand-père a perdu son dentier et une infirmière lui a dit qu'il l'avait égaré dans sa chambre. Vous trouvez pas ça bizarre quand même, en plus c'est pas le seul ? Qu'est ce que vous en pensez ? demanda Guillaume .- C'est moi qui ai dit à votre grand-père et aux autres qu'ils ont dû les perdre ! Tu sais, ils deviennent vieux et ils perdent des neurones, alors peut-être qu'ils ne savent plus où ils ont posé leurs affaires ! - Ouais, mais c'est quand même bizarre, ils ont pas pu s'envoler du jour au lendemain ! Ma sœur est partie vérifier s'il n'est pas caché dans sa chambre ! dit Guillaume.- Écoute ! Moi je n'y suis pour rien s'il a perdu son dentier ! Et si tu as besoin d'autre chose, je suis là ! Au fait, tu peux m'appeler Victoria ! dit-elle.- Ok ! » s'exclama Guillaume. De retour dans la salle commune, Gaëlle remarqua l'infirmière . « Alors t'as trouvé son dentier ? lui demanda Guillaume.- Nan ! Mais moi j' trouve ça bizarre, c'est pour ça qu'il faut en parler à Papy ! proposa Gaëlle.- Ouais t'as raison ! - Tu parlais avec l'infirmière ? » demanda Gaëlle. Guillaume lui rapporta sa petite conversation.« Pff, bien-sûr elle dit n'importe quoi, allez viens, on va voir Papy !» s'exclama Gaëlle . Arrivés dans la salle commune, les jeunes se dirigèrent vers leur grand-père qui lui était en train de jouer aux cartes avec ses amies : «Papy nous n'avons rien trouvé dans ta chambre ! s'exclama Gaëlle - Oh ! Mais biyarre cha où peu' il ê 're mon enhier ? demanda Gilles- Oui 'est biyarre cha pou'tant il était 'ans notre chamb'e et là il 'est en'olé ! s'exclama Ginette- Bon, on verra ça demain, il commence à se faire tard, on vous ramène des « bichcuits » demain ? » fit en rigolant Guillaume. Ils rentrèrent à l'hôtel, où Gwenaëlle les attendait pour dîner. Ce soir-là, à la maison de retraite, c'était calme, comme d'habitude, il y en avait qui jouaient à la belote, d'autres qui tricotaient, lisaient ou regardaient la télévision. Le moment vint de manger, mais malheureusement pour eux, à cause des dentiers disparus, les retraités ne pouvaient manger que de la soupe. Ça tombait bien pour Germaine, la cuisinière qui insistait toujours pour la servir ! Quand elle amena sa grande marmite, les quatre amis en firent une drôle de tête ! Tout le monde la goûta, et la recracha aussitôt avec une mine de dégoût, à part Gertrude qui se forçait à manger car elle avait très faim ! La cuisinière quitta la salle, vexée de l'affront fait à son plat. Une fois que Gertrude eut fini son infâme potage, les amis purent sortir de table. Ils décidèrent de se réunir tous les quatre dans la chambre de Gilles pour pouvoir discuter au calme : « Bon il faut faire que'que cho'e pour retroufer nos enhiers ! affirma Gilles-Oui 'ien-chûr pa'ce que chi il faut manyier encore cha choupe, cha va pas aller ! s'exclama Ginette-Bah, oui ché chûr pa'ce que même chi ai tout manyié, c'était dégueulache ! fit Gertrude-'emain quand les p'tits 'iendront ', e leur e'an'erai 'e faire une p'tite enchête ! Cha vous dit ? proposa Gilles-Oui cha ché une bonne idée ! » s'exclama Ginette. Le jeudi après-midi , Gaëlle et Guillaume arrivèrent à la maison de retraite avec un nouveau paquet de biscuits. Ils entrèrent dans la salle commune où ils virent les quatre vieux amis en train de jouer à la Wii. Ils les interrompirent et leur donnèrent les gâteeaux. Les deux enfant acceptèrent sans hésiter de mener une petite enquête, commencèrent tout de suite. Ils allèrent d'abord jeter un œil dans la salle commune, ils vérifièrent tous les coins et recoins mais se trouvèrent rien ! Au moment où ils allèrent quitter la salle, Gaëlle aperçut une jolie infirmière qui revenait de la salle à manger : « Eh ! Guillaume ce n'est pas l'infirmière à qui tu parlais hier ? -Oui tu as raison mais pourquoi tu me demandes ça ?-Bah ! Tu ne trouves pas ça bizarre qu'elle sorte de la salle à manger ? Une infirmière s'occupe des vieux mais pas de la cuisine !-Mais si elle a envie d'aller jeter un œil dans la salle à manger, c'est son droit non ? Et moi, je ne trouve pas ça bizarre, contrairement à toi . -Mais... ah ! Et puis zut de toute façon t'as raison, elle fait c'qu'elle veut mais je trouve quand même ça bizarre ! Bon on fait quoi maintenant ? interrogea Gaëlle-Euh... Voyons voir ! Nous pouvons aller regarder dans la salle à manger s'il 'y a des indices pour les dentiers, n'est-ce pas Gaëlle ??? demanda Guillaume-Ah ! Arrête Guillaume ! Je ne plaisante pas moi je trouve ça bizarre qu'elle sorte de la salle à manger, mais de toute façon ce n'est pas la peine de parler avec toi, parce que tu te moques tout le temps de moi ! T'as qu'à te débrouiller tout seul avec tes vieux et tes dentiers, moi j'm'en vais à la plage. Salut ! » Sur ce, Gaëlle lui tourna le dos et partit. Le soir était venu, Gwenaëlle et Gaëlle rentrèrent à l'hôtel et attendirent le retour de Guillaume qui n'avait toujours pas retrouvé le dentier de son grand-père. Vendredi matin, Guillaume essayait de convaincre sa sœur de continuer de mener l'enquête. Elle accepta, à condition qu'il la croie. En ouvrant la porte de la chambre de Gilles, ils le virent embrasser Giselle à pleine bouche ! Surpris, les enfants explosèrent de rire. A ce moment précis, ils se retournèrent et aperçurent au bout du couloir Victoria parler avec Germaine la cuisinière ! « Alors Germaine, ils l'ont mangée ta soupe ? demanda Victoria-Chuut ! On dirait que quelqu'un nous écoute. -Allons dans un coin plus discret ! fit-elle.-Tu as raison, allons dans ma cuisine au moins personne ne nous écoutera ! » 21.01.2010
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