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Tribune libre
than : bonjour anjinsan, ça faisait bien longtemps que je n'étais pas venue ici. c'est toujours aussi passionnant.
zineb : la peine de mort a ton avis
Ysondre : salut, j'espère que tu vas bien, c'est juste pour te passer le bonjour =D
pirate : salut mon grand
bazin : vipere au poing
B pascal : pensée
LA NOICHE : JAI REVER KE JE TOMBER DANS UNE FAUSSE AVEC PLEINS DE SE DIR C VOUS ME REPONDRE SVP MERCIJAI REVER POUVERRPENTS KE VEUT
Jeudi noir : Merci ! J'espère que mes poème vous ont plu !
Courrier-n : Je voulais dire Agonia,
Courrier-n : J'ai lu vos poèmes sur agionia, curieuse je suis venue voir votre site
Publié le 26/05/2008 à 13:00
Par jeudinoir


Pythagore, je t'adore (1999)

Cauvin Patrick
Editions "Albin Michel"
238 pages
Prix 4€50
Livre offert
Commencé le 24 mai 2008
Terminé le 26 mai 2008

Tomes de la série :

E=mc2, mon amour
Pythagore je t'adore

L'Histoire

Lauren King et Daniel Michon sont deux jeunes surdoués qui se sont connus et appréciés alors qu’ils n’avaient que 12 ans. La vie les a séparés. Richard King, homme d’affaire américain a fait entrer sa fille dans une des meilleures écoles d’Amérique où elle étudie avec ses pareils. En revanche, Daniel s’étant proprement laissé couler dans la dépression, son chauffeur de taxi de père l’a envoyé dans un établissement pour enfants « à problèmes ». C’est là que l’inspecteur Bondelet le repère et s’aperçoit qu’il est tout le contraire des imbéciles avec qui il vit. Il le démasque lors d’un entretien en tête-à-tête.

Dès le lendemain, Daniel fugue et se rend chez l’inspecteur ; il a l’intention de retrouver Lauren. Un irrésistible élan le fait prendre l’avion pour les USA. Hélas, lorsqu’il pénètre dans le bureau de Richard King, il apprend que ce même élan a poussé sa dulcinée à quitter son école de surdoués pour le retrouver à Paris !

Lauren le cherche dans la capitale en faisant appel à ses souvenirs et aux vieux amis. Elle retrouve Nathalie Woodstein, chez qui elle passe la Noël en attendant de reprendre l’avion pour les Etats-Unis. C’est à l’aéroport que le destin va réunir les deux adolescents qui jurent de ne plus jamais se quitter.

Comme ils ont 16 ans et non plus 12, ils expérimentent ensemble les délices de la chair. Mais hélas l’avocat de la mère de Lauren, surnommé « Dark Vador » à cause de sa voix caverneuse, retrouve sa trace a Paris au domicile de l’inspecteur Bondelet qui héberge le jeune couple. Bondelet parvient à retarder l’avocat le temps que les deux adolescents s’évadent en l’initiant aux arcanes des vins français.

« Dark Vador » fait son rapport et la mère de Lauren débarque à Paris en compagnie de son ex-mari, lequel, sur un malentendu, se réconcilie avec elle !

Lauren et Daniel savent qu’il leur faut trouver des moyens de subsister et mettent à profit leurs capacités pour développer une affaire juteuse en s’associant avec un producteur de film raté mais qui possède encore des fonds intéressants, Semperech.

Ils montent un restaurant dont les salles s’apparentent à des plateaux de tournage dans lesquels le client se retrouve dans les décors de films cultes et est servi par les sosies des vedettes de ces mêmes films ! L’idée est un succès mais ils revendent bientôt l’établissement pour acheter un bout de désert aux Etats-Unis dans lequel ils créent un autre restaurant sur le thème des exploits sportifs. Richard King investit dans ce concept. Daniel passe et obtient son Bac avec deux ans d’avance pour être libéré des obligations scolaires.

Le restaurant de « Red Wall » est une affaire qui roule ; les deux surdoués le revendent avec encore une forte plu value et achètent une bâtisse à Washington qu’ils transforment encore en restaurant en y recréant l’environnement du film « vol au-dessus d’un nid de coucou » dans lequel les clients sont traités comme les pensionnaires d’un asile d’aliénés ! Cela fait à présent un an qu’ils sont ensemble et leur vie ne fait que commencer.

 

Mon avis

 

Fabuleuse histoire d’amour fraîche, pleine d’humour, sans lieux communs, racontée sur un ton alerte et positif. Une explosion de bonne humeur nous accompagne tout au long du parcours de ces deux héros si sympathiques et hors du commun. Ce livre doit faire partie des classiques à lire impérativement !

Publié le 18/05/2008 à 10:55
Par jeudinoir

Le Prix Locus est décerné à chaque année, depuis 1971, par les lecteurs du magazine américain de science-fiction Locus

2007

ROMAN SF : « Rainbows end » de Vernor VINGE
ROMAN FANTASY : « The privilege of the sword » de Ellen KUSHNER

2006

ROMAN SF : « Accelerando » de Charles STROSS
ROMAN FANTASY : « Anansi Boys » de Neil GAIMAN

2005

ROMAN SF : « The Baroque Cycle / The Confusion : The System of the World » de Neal STEPHENSON :
ROMAN FANTASY : « The Iron Council » de China MIÉVILLE

2004

ROMAN SF : « Ilium » de Dan SIMMONS
ROMAN FANTASY : « Paladin des âmes » de Lois McMASTER BUJOLD

2003

ROMAN SF : « Chroniques des années noires » [« The years of rice and salt »] de Kim Stanley ROBINSON
ROMAN FANTASY : « Les Scarifiés » [« The Scar »] de China MIÉVILLE

2002

ROMAN SF : « Le Passage » [« Passage »] de Connie WILLIS
ROMAN FANTASY : « American Gods » [« American Gods »] de Neil GAIMAN

2001

ROMAN SF : « Le dit d’Aka » [« The Telling »] de Ursula LE GUIN
ROMAN FANTASY : « A Storm of Swords » de George R.R. MARTIN

2000

ROMAN SF : « Cryptonomicon » [« Cryptonomicon »] de Neal STEPHENSON
ROMAN FANTASY : « Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban » [« Harry Potter and the Prisoner of Azkaban »] de J.K. ROWLING

1999

ROMAN SF : « Sans parler du chien » [« To Say Nothing of the Dog »] de Connie WILLIS
ROMAN FANTASY : « A Clash of Kings » de George R.R. MARTIN

1998

ROMAN SF : « L’éveil d’Endymion » [« The Rise of Endymion »] de Dan SIMMONS
ROMAN FANTASY : « Earthquake Weather » de Tim POWERS

1997

ROMAN SF : « Mars la bleue » [« Blue Mars »] de Kim Stanley ROBINSON
ROMAN FANTASY : « A Game of Thrones » de George R.R. MARTIN

1996

ROMAN SF : « L’âge de diamant » [« The Diamond Age »] de Neal STEPHENSON
ROMAN FANTASY : « Alvin Journeyman » de Orson S. CARD

1995

ROMAN SF :  « La danse du miroir » [« Mirror Dance »] de Loïs McMaster BUJOLD
ROMAN FANTASY : « Brittle Innings » de Michael BISHOP

1994

ROMAN SF : « Mars la verte » [« Green Mars »] de Kim Stanley ROBINSON
ROMAN FANTASY : « The Innkeeper’s Song » de Peter S. BEAGLE

1993

ROMAN SF : « Le grand livre » [« The Doomsday Book »] de Connie WILLIS
ROMAN FANTASY : « Last Call » de Tim POWERS

1992

ROMAN SF : « Barrayar » [« Barrayar »] de Loïs McMASTER BUJOLD
ROMAN FANTASY : « Beauty » de Sheri S. TEPPER

1991

ROMAN SF : « La chute d’Hypérion » [« The Fall of Hyperion »] de Dan SIMMONS
ROMAN FANTASY : « Tehanu » [« Tehanu : The Last Book of Earthsea »] de Ursula K. LE GUIN

1990

ROMAN SF : « Hyperion » [« Hyperion »] de Dan SIMMONS
ROMAN FANTASY : « Prentice Alvin » de Orson Scott CARD

1989

ROMAN SF : « Cyteen » [« Cyteen »] de C. J. CHERRYH
ROMAN FANTASY : « Red Prophet » de Orson Scott CARD

1988

ROMAN SF :  « Élévation » [« The Uplift War »] de David BRIN
ROMAN FANTASY : « Seventh Son » de Orson Scott CARD

1987

ROMAN SF : « La voix des morts »
[« Speaker for the dead »] de Orson Scott CARD

ROMAN FANTASY : « Soldier of the Mist » de Gene WOLFE

1986

ROMAN SF : « Le facteur » [« The Postman »] de David BRIN
ROMAN FANTASY : « Trumps of Doom » de Roger ZELAZNY

1985

ROMAN SF : « The Integral Trees » de Larry NIVEN
ROMAN FANTASY : « Job : A Comedy of Justice » de Robert HEINLEIN

1984

ROMAN SF : « Marée stellaire » [« Startide Rising » ] de David BRIN
ROMAN FANTASY : « Les brumes d’Avalon » [« The Mists of Avalon »] de Marion Zimmer BRADLEY

1983

ROMAN SF : « Fondation foudroyée » [« Foundation’s Edge » ] de Isaac ASIMOV
ROMAN FANTASY : « The Sword of the Lictor » de Gene WOLFE

1982

ROMAN SF : « Le pays multicolore » [« The Many-Colored Land » ] de Julian MAY
ROMAN FANTASY : « The Claw of the Conciliator » de Gene WOLFE

1981

ROMAN SF : « La Reine des neiges » [« The Snow Queen » ] de Joan D. VINGE
ROMAN FANTASY : « Le château de Lord Valentin » [« Lord Valentine’s Castle »] de Robert SILVERBERG

1980

ROMAN SF : « Titan » [« Titan » ] de John VARLEY
ROMAN FANTASY : « Harpist in the Wind » de Patricia A. McKILLIP

1979

ROMAN SF :  « Le serpent du rêve » [« Dreamsnake » ] de Vonda N. McINTYRE
ROMAN FANTASY : « Persistance de la vision » [« The Persistence of Vision »] de John VARLEY

1978

ROMAN SF : « La grande porte » [« Gateway » ] de Frederik POHL
ROMAN FANTASY : « Le Silmarillion » [« The Silmarillion »] de J.R.R. TOLKIEN

1977

ROMAN SF : « Hier les oiseaux »
                         [« Where Late the Sweet Birds Sang » ] de Kate WILHELM
ROMAN FANTASY : « The Samurai and the Willows » de Michael BISHOP

1976

ROMAN SF : « La guerre éternelle » [« The Forever War » ] de Joe HALDEMAN
ROMAN FANTASY : « Elle qui chevauche les tempêtes » [« The Storms of Windhaven »] de Lisa TUTTLE & George R. R. MARTIN

1975

ROMAN SF : « Les dépossédés » [« The Dispossessed » ] de Ursula K. LE GUIN
ROMAN FANTASY : « Born with the Dead » de Robert SILVERBERG

1974

ROMAN SF : « Rendez-vous avec Rama » [« Rendez-vous with Rama » ] de Arthur C. CLARKE
ROMAN FANTASY : « The Death of Doctor Island » de Gene WOLFE

1973

ROMAN SF : « Les dieux eux-mêmes » [« The Gods Themselves » ] de Isaac ASIMOV
ROMAN FANTASY : « The Gold at the Starbow’s End » de Frederik POHL

1972

ROMAN SF : « L’autre côté du rêve » [« The Lathe of Heaven » ] de Ursula K. LE GUIN
ROMAN FANTASY : « The Queen of Air and Darkness » de Poul ANDERSON

1971

ROMAN SF : « L’anneau-monde » [« Ringworld » ] de Larry NIVEN
ROMAN FANTASY : « The Region Between » de Harlan ELLISON

Publié le 18/05/2008 à 10:50
Par jeudinoir
Le Prix Hugo (Hugo Award), dont le titre original est Science Fiction Achievment Award, est décerné chaque année aux meilleur récit de science-fiction ou de fantasy publié l'année précédente.


2007 - Vernor Vinge : Rainbows end ( Rainbows end - 2006 - Robert Laffont )

2006 - Robert Charles Wilson : Spin (Spin - 2005 - Denoël Lunes d'encre)
 
2005 - Susannah Clarke : Jonathan Strange & Mr Norrell
(Jonathan Strange & Mr Norrell - 2004 -  Robert Laffont)

2004 - Loïs McMaster Bujold : Paladin des âmes
(Paladin of Souls - 2003 - Bragelonne ou J'ai Lu 8174)

2003 - Robert J. Sawyer : (Hominids - 2002)

2002 - Neil Gaiman : American Gods (
American Gods - 2001 - Au diable Vauvert ou J'ai Lu 7350)

2001 - J. K. Rowling : Harry Potter et la Coupe de Feu
(Harry Potter and the Goblet of Fire - 2000 - Gallimard ou Folio Junior 1173)
 
2000 - Vernor Vinge : Au tréfonds du ciel
(A Deepness in the Sky - 1999 - Robert Laffont Ailleurs & Demain ou Livre de Poche 7266)

1999 - Connie Willis : Sans parler du chien
(To Say Nothing of the Dog - 1997 - J'ai Lu Millénaires ou J'ai Lu 5488)

1998 - Joe Haldeman : La paix éternelle
(Forever peace - 1997 - Pocket Rendez-vous ailleurs)

1997 - Kim Stanley Robinson : Mars la bleue
(Blue Mars - 1996 - Presses de la cité ou Pocket 5804)

1996 - Neal Stephenson : L'âge de diamant
(The diamond age - 1995 - Livre de Poche 7210)

1995 - Loïs McMaster Bujold : La danse du miroir
                           (Mirror dance - 1994 - J'ai Lu 4025)

1994 - Kim Stanley Robinson : Mars la verte
(Green Mars - 1993 - Presses de la cité ou Pocket 5802)

1993 - Vernor Vinge : Un feu sur l'abîme
(A fire upon the deep - 1992 - Livre de Poche 7208)

1993 - Connie Willis : Le grand livre (The doomsday book - 1992 - J'ai Lu 3761)

1992 - Loïs McMaster Bujold : Barrayar (Barrayar - 1991 - J'ai Lu 3454)

1991 - Loïs McMaster Bujold : Miles Vorkosigan
(The Vor game - 1990 - J'ai Lu 3288)


1990 - Dan Simmons : Hypérion (Hyperion - 1989 - Pocket 5580 & 5581)

1989 - C. J. Cherryh : Cyteen (Cyteen - 1988 - J'ai Lu 2935 & 2936)

1988 - David Brin :  Elévation
(The uplift war - 1987 - J'ai Lu 2552 & 2553 ou Folio SF 254)

1987 - Orson Scott Card : La voix des morts
( Speaker for the dead - 1986 - J'ai Lu 3848)

1986 - Orson Scott Card :  La stratégie Ender
(Ender's game - 1977/85 - J'ai Lu 3781)

1985 - William Gibson : Neuromancien (Neuromancer - 1984 - J'ai Lu 2325)

1984 - David Brin : Marée stéllaire (Startide rising - 1983 - J'ai Lu 1981)

1983 - Isaac Asimov : Fondation foudroyée
(Foundation's edge - 1982 - Denoël Présence du futur 357 ou Folio SF 41)

1982 - C. J. Cherryh :  Forteresse des étoiles
                 (Downbelow station - 1981 - J'ai Lu 3330)

1981 - Joan D. Vinge : La Reine des neiges (The snow Queen - 1980 - J'ai Lu 1707)
 
1980 - Arthur C. Clarke : Les fontaines du paradis
(The fountains of paradise - 1979 - J'ai Lu 1304 ou Folio SF 233)

1979 - Vonda N. McIntyre :  Le serpent du rêve
(Dreamsnake - 1978 - Livre de poche 7120)

1978 - Frederik Pohl : La grande porte (Gateway - 1977 - J'ai Lu 1691 ou Pocket 5386)

1977 - Kate Wilhelm : Hier, les oiseaux
(Late the sweet birds sang - 1976 - Denoël Présence du futur 234)

1976 - Joe Haldeman : La guerre éternelle (The forever war - 1975 - J'ai Lu 1769)

1975 - Ursula Le Guin : Les dépossédés
(The dispossessed : an ambitious utopia - 1974 - Pocket 5159 ou Livre de Poche 7288)

1974 - Arthur C. Clarke : Rendez vous avec Rama
(Rendez-vous with Rama - 1973 - J'ai Lu 1047)

1973 - Isaac Asimov : Les dieux eux-mêmes
(The gods themselves - 1972 - Denoël Présence du futur 173 ou Folio SF 120)

1972 - Philip Jose Farmer : Le fleuve de l'éternité
(To your scattered bodies go - 1971 - Livre de Poche 7151)

1971 - Larry Niven : L'anneau-monde (Ringworld - 1970 - J'ai Lu 3527 ou Mnémos)

1970 - Ursula Le Guin : La main gauche de la nuit
(The left hand of darkness - 1969 - Pocket 5191 ou Livre de Poche 7285)

1969 - John Brunner : Tous à Zanzibar
( Stand on Zanzibar - 1968 - Livre de poche 7180)

1968 - Roger Zelazny : Seigneur de lumière
(Lords of light - 1967 - Denoël Présence du futur 181)

1967 - Robert Heinlein : Révolte sur la Lune
(The moon is a harsh mistress - 1966 - Pocket 5278)

1966 - Frank Herbert : Dune (Dune - 1965 - Pocket 5069 & 5070)

1966 - Roger Zelazny :  Toi, l'immortel
(This immortal - 1965 - Denoël Présence du futur 167 ou Folio SF 195)

1965 - Fritz Leiber : Le vagabond (The wanderer - 1964 - Livre de poche 7072)

1964 - Clifford D. Simak : Au carrefour des étoiles (Way station - 1963 - J'ai Lu 847)

1963 - Philip K. Dick : Le maître du Haut château
(The man in the high castle - 1962 - J'ai Lu 567)

1962 - Robert Heinlein : En terre étrangère
(Stranger in a strange land - 1961 - Pocket 5207 ou Robert Laffont)

1961 - Walter M. Miller : Un cantique pour Leibowitz
(A canticle for Leibowitz - 1960 - Folio SF 85)

1960 - Robert Heinlein : Etoiles, garde à vous ! (Starship troopers - 1959 - J'ai Lu 562)

1959 - James Blish : Un cas de conscience
(A case of conscience - 1958 - Denoël Présence du futur 30 ou Folio SF 231)

1958 - Fritz Leiber : Le grand jeu du temps (The big time - 1958 - Masque 73)

1957 - [prix non décerné]

1956 - Robert Heinlein : Double étoile (Double star - 1956 - J'ai Lu 589)

1955 - M. Clifton et F. Riley : (non traduit) (That'd rather be right)

1954 - [prix non décerné]

1953 - Alfred Bester : L'homme démoli
(The demolished man - 1953 - Denoël Présence du futur 9)
Publié le 18/05/2008 à 10:26
Par jeudinoir
Le prix Nebula (Nebula Awards) est décerné par la "Science Fiction and Fantasy Writers of America" au meilleur auteur Américain de Science-Fiction


2007 - Michael Chabon : (The Yiddish Policemen's Union)

2006 - Jack McDevitt : (Seeker)

2005 - Joe Haldeman :  (Camouflage)

2004 - Loïs McMaster Bujold : Paladin des âmes
(Paladin of Souls - 2003 - Bragelonne ou J'ai Lu 8174)

2003 - Elizabeth Moon : La vitesse de l'obscurité
(The Speed of Dark - 2002 - Presses de la Cité)

2002 - Neil Gaiman : American Gods
(American Gods - 2001 - Au diable Vauvert ou J'ai Lu 7350)

2001 - Catherine Asaro : Quantum Rose (The Quantum Rose - 2000 - Mnémos)

2000 - Greg Bear :
L'échelle de Darwin
(Darwin's Radio - 1999 - Robert Laffont Ailleurs et Demain ou Livre de Poche 7271)

1999 - Octavia E. Butler : La parabole des talents
(Parable of The Talents - 1998 - Au diable vauvert)

1998 - Joe Haldeman : La paix éternelle
(Forever peace - 1997 - Pocket Rendez-vous ailleurs)

1997 - Vonda N. McIntyre : La Lune et le Roi-Soleil
(The Moon and the Sun - 1997 - J'ai Lu Millénaires)

1996 - Nicola Griffith : (Slow river - 1996)

1995 - Robert J. Sawyer : Expérience terminale
(The Terminal Experiment - 1995 - J'ai Lu 4703)

1994 - Greag Bear : L'envol de Mars
(Moving Mars - 1994 - Robert Laffont Ailleurs et Demain ou Livre de Poche 7215)

1993 - Kim Stanley Robinson : Mars la rouge
(Red Mars - 1993 - Presses de la cité ou Pocket 5800 & 5801)

1992 - Connie Willis : Le grand livre (The Doomsday Book - 1992 - J'ai Lu 3761)

1991 - Michael Swanwick : Station des profondeurs
(Stations of the Tide - 1991 - J'ai Lu 3436)

1990 - Ursula Le Guin : Tehanu (Tehanu - 1990 - Pocket 5203)

1989 - Elizabeth Ann Scarborough : (The Healer's War - 1989)

1988 - Loïs McMaster Bujold : Opération Cay (Falling Free - 1988 - J'ai Lu 4511)

1987 - Pat Murphy : La cité des ombres
(The Falling Woman - 1987 - Denoël Présence du fantastique 12)

1986 - Orson Scott Card : La voix des morts
(Speaker for the Dead - 1986 - J'ai Lu 3848)

1985 - Orson Scott Card : La stratégie Ender
(Ender's Game - 1977/85 - J'ai Lu 3781)

1984 - William Gibson : Neuromancien (Neuromancer - 1984 - J'ai Lu 2325)

1983 - David Brin : Marée stéllaire (Startide Rising - 1983 - J'ai Lu 1981)

1982 - Michael Bishop : (No Enemy But Time - 1982)

1981 - Gene Wolfe : La griffe du demi-dieu
(Claw of the Conciliator - 1981 - Denoël Présence du futur 345)

1980 - Gregory Benford :  Un paysage du temps
(Timescape - 1980 - Denoël Présence du futur 332 & 333 ou Folio SF 44)

1979 - Arthur C. Clarke : Les fontaines du paradis
(The Fountains of Paradise - 1979 - J'ai Lu 1304 ou Folio SF 233)

1978 - Vonda N. McIntyre :  Le serpent du rêve
(Dreamsnake - 1978 - Livre de poche 7120)

1977 - Frederik Pohl : La grande porte (Gateway - 1977 - J'ai Lu 1691 ou Pocket 5386)

1976 - Frederik Pohl :  Homme plus (Man Plus - 1976 - Pocket 5395)

1975 - Joe Haldeman : La guerre éternelle (The Forever War - 1975 - J'ai Lu 1769)

1974 - Ursula Le Guin : Les dépossédés
(The Dispossessed : an ambitious utopia - 1974 - Pocket 5159 ou Livre de Poche 7288)

1973 - Arthur C. Clarke : Rendez vous avec Rama
(Rendez-vous with Rama - 1973 - J'ai Lu 1047)

1972 - Isaac Asimov : Les dieux eux-mêmes
(The Gods Themselves - 1972 - Denoël Présence du futur 173 ou Folio SF 120)

1971 - Robert Silverberg : Le temps des changements
(A Time of Changes - 1971 - Livre de Poche 7052)

1970 - Larry Niven : L'anneau-monde (Ringworld - 1970 - J'ai Lu 3527 ou Mnémos)

1969 - Ursula Le Guin :
La main gauche de la nuit
(The Left Hand of Darkness - 1969 - Pocket 5191 ou Livre de Poche 7285)

1968 - Alexei Panshin : Rite de passage (Rite of Passage - Opta Galaxie-Bis 29)

1967 - Samuel Delany : L'intersection Einstein
(The Einstein Intersection - 1967 - Livre de poche 7193)

1966 - Samuel Delany : Babel 17 (Babel 17 - 1966 - Livre de poche 7184)

1966 - Daniel Keyes : Des fleurs pour Algernon (Flowers for Algernon - 1966 - J'ai Lu 427)

1965 - Frank Herbert : Dune (Dune - 1965 - Pocket 5069 & 5070)
Publié le 04/05/2008 à 09:30
Par jeudinoir


Les Frontières de l'infini ("Borders of infinity" - 1989)

MAC MASTER BUJOLD Loïs
Editions "J'ai lu"
317 pages
Prix 6€70
Acheté d'occasion 5€90
Commencé le 28 Avril 2008
Terminé le 04 Mai 2008

La Saga Vorkosigan :

Opération Cay Prix Nébula 1988
Cordelia Vorkosigan
Barrayar Prix Hugo 1992, Prix Locus 1992
L'apprentissage du guerrier
Miles Vorkosigan Prix Hugo 1991
Cetaganda
Ethan d'Athos
Les frontières de l'infini
Un clone encombrant
La danse du miroir Prix Hugo 1995, Prix Locus 1995
Memory
Komarr
Ekaterin
Immunité Diplomatique
Winterfait gift

L'Histoire

De retour de mission grièvement blessé, Miles est interrogé sur son lit d'hôpital par son chef de service, Simon Illyan. Il est accusé de détournement de fonds impériaux. Nul doute qu'il s'agit d'une conspiration visant à décrédibiliser le Comte Aral Vorkosigan à travers son fils mais les charges existent et si l'on se doute de qui tire les ficelles, c'est un homme de paille, Vorvolk qui mène la danse.
Miles doit se justifier des dépenses occasionnées lors de ses dernières missions y compris et surtout celles réalisées au profit des services secrets de Barrayar avec l'identité de l'Amiral Naismith à la tête des Mercenaires Libres Dendarii.

1ère Partie

Miles Vorkosigan vient d’obtenir ses galons d’enseigne et passe sa permission dans le fief de sa famille. Une jeune villageoise se présente au palais comtal pour réclamer justice. Elle a mis au monde un bébé affecté d’un bec de lièvre. Hélas dans les campagnes de Barrayar la peur des mutations et les vieilles coutumes ont la vie dure.. A peine relevée de couche et partie cueillir des baies, la jeune fille avait retrouvé son enfant mort dans son couffin. Harra accuse son mari Lem Csurik d’infanticide. Le Comte Aral Vorkosigan voit l’occasion de mettre son fils à l’épreuve et lui ordonne de solutionner cette histoire en permettant à la vérité d’éclater. C’est aussi l’occasion d’aller tordre le cou à des pratiques barbares d’un autre âge.Miles se voit adjoint le Dr Dea pour pouvoir procéder à des analyses médico-légales, ainsi que le sergent de la garde Pym pour la sécurité.Accompagné d’Harra, la troupe se présente chez le porte-parole de la cité de Silvy Vale, Serg Karal lequel fait tout pour minimiser l’affaire. Il semble que la coutume impose de passer sous silence ces pratiques afin de ne pas fâcher la population et prendre le risque de créer des vendettas. Lem a disparu, certainement averti de l’arrivée de la délégation.Le Dr Dea procède à l’autopsie du petit cadavre qui confirme que la nuque a été brisée et remise en place. Il s’agit bien là d’un infanticide. Mais n’importe qui aurait pu le commettre durant l’absence de la mère qui a duré près de deux heures.

La délégation est hébergée chez le porte-parole Karal ; l'information se répand dans le voisinage et de nombreux cadeaux, souvent des victuailles, sont apportées au fils du Comte Vorkosigan. C'est aussi le prétexte pour venir voir ce "comte mutant" qui engendre des sentiments de dégoût, de peur mêlés au respect dû à son rang. Afin de contenter les visiteurs de plus en plus nombreux et de ne pas laisser périr tant de denrées, une "fête" est organisée au cours de laquelle Miles fait la connaissance de la seule famille qu'il reste à Harra, Ma Mattulich, sa mère qui toise Miles avec un mépris à peine voilé. Ma famille de Lem Csurik est là aussi avec Ma Csurik et ses fils. Elle proteste de l'innocence de Lem mais tous les villageois sont persuadés que Miles veut un coupable et du sang...
La nuit venue, Karal et sa femme insistent pour que le futur comte passe la nuit dans la maison ; ce sont leurs enfants qui iront dormir sous la tente apportée par leurs hôtes. Mais dans la maisonnée est réveillée en sursaut ; une torche enflammée a été envoyée sur la tente montée dans la cour et le cheval de Miles a reçu une blessure qui, si le coup avait été mieux porté, aurait pu être fatal. La torche n'a pas fait grand mal, le tissu de la tente militaire étant traité contre ce risque mais le cheval doit recevoir des soins de la part du Dr Dea qui ne cache pas sa mauvaise humeur ; il n'est pas vétérinaire !
Quelques minutes plus tard, un homme arrive sur les lieux ; c'est Lem Csurik qui vient se rendre et demande à prouver son innocence. Il accepte d'être interrogé sous Thiopental, le sérum de vérité, mais fait promettre à Miles de ne lui poser des questions qui n'impliquent que lui, ce qui est accepté.
L'interrogatoire innocente Lem qui était effectivement rentré chez lui pour y chercher des affaires mais était reparti sans toucher à l'enfant. Miles lui demande s'il avait croisé quelqu'un d'autre sur la route. Lem acquiesce et il est mis fin à son questionnement, au grand dam de Karal, Pym et Dea qui souhaiteraient aller plus avant ! Mais la parole donnée, est une parole donnée !
Le village est alors convoqué et Lem est innocenté publiquement. En revanche Miles arrête Ma Mattulich qu'il interroge sous Thiopental devant la foule.
La grand-mère avoue avoir tué l'enfant pour que sa fille n'ait pas à le faire et ne risque pas de "souffrir". Elle avoue aussi avoir tué deux de ses propres enfants à la naissance car ils étaient mutants. Comme tous les anciens, elle a cette peur et ce dégoût des mutations ancrés en elle.
Miles rend alors son jugement. C'est la peine de mort ! Mais il suspend ad vitam l'exécution en raison du grand âge de l'accusée. En revanche, celle-ci est dépossédée de tous ses biens au profit de sa fille qui devient sa tutrice. Après sa mort, elle sera enterrée sans cérémonie et personne n'aura le droit de lui apporter des offrandes funéraires.
Miles demande à Harra d'aller suivre des cours au collège de la capitale pour devenir institutrice. Elle aura une bourse et Lem l'accompagnera et trouvera facilement du travail dans la capitale. Une école sera ensuite créée à Silvy Vale et elle portera le nom de l'enfant défunt ; Raina Csurik.
Pour finir, Mile offrira sur ses propres deniers un système de communication efficace au village pour que les émissions de télévision, comme les informations, viennent dissiper de leurs lumières les brumes d'un passé obscur qui doit disparaître à jamais.

2ème Partie

Le but de la mission des Mercenaires Dendarii était l'exfiltration d'un scientifique de renom travaillant jusqu'à présent pour les laboratoires Bharaputra dans l'ensemble de Jackson. La couverture était l'achat d'armes au Baron Fell, trafiquant notoire. Le Dr Canaba se présenterait aux Mercenaires sous une "fausse identité" afin de rejoindre leur rang et "déserterait" à la première escale, au "grand dam" de tout le monde..
Accompagné de Thorne, commandant du vaisseau "l'Ariel" de la flotte Dendarii qui a la particularité d'être hermaphrodite, Miles se rend auprès du Baron Fell qui est très âgé.
L'ensemble de Jackson est connu pour ses lois très permissives qui autorisent toutes sortes de recherches et pratiques considérées comme illégales ailleurs. Le clonage fait partie des spécialités du lieu.
Très âgé et obsédé par sa survie, le Baron Fell a commande un clone aux Laboratoires Bharaputran qui l'ont élevé pendant 14 ans mais au moment de le tuer afin de faire transplanter son vieux cerveau dans ce jeune corps, le clone a été assassiné. Devant l'aspect juvénile de Miles qui n'a que 23 ans, Fell conclut que l'Amiral Naismith a subit une cure de régénération secrète sur Bêta, ce que Miles confirme pour crédibiliser sa couverture.
Le Baron Fell leur présente bientôt le Baron Ryoval qui possède une entreprise de clonage et d'activités spéciales. Ryoval fait montre de beaucoup de cynisme. Il collectionne les échantillons de tissu cellulaire et les spécimens vivant les plus originaux. La particularité de Thorne l'attire mais ce dernier refuse avec colère de lui laisser le moindre échantillon de son code génétique.
Pendant leur entretien, Fell fait jouer un morceau de musique par Nicol, une "Quaddie" descendante de cette race d'humains modifiés créée plus de 200 ans auparavant pour vivre en apesanteur, qui ont la particularité d'être affublés à la place des jambes d'une deuxième paire de bras. Ryoval rachèterait bien Nicol mais Fell s'y refuse.
Thorne est très ému par cette femme et c'est réciproque. Elle retrouve les "Dendarii" plus tard et leur demande de l'emmener avec eux, ce qu'ils acceptent. Nicol est sous contrat avec Fell mais a bien compris que c'est un contrat Léonin dont elle ne pourra jamais se défaire légalement.
Plus tard dans la soirée le Dr Canaba avec Miles mais refuse d'embarquer. Il possède des échantillons d'expériences extraordinaires, des tissus de culture qu'il a "cachés à l'intérieur" d'un cobaye mi-animal mi-humain. Hélas ce "prototype" seul rescapé des recherches visant à créer un "super-soldat" a été vendu à la Maison Ryoval.
Miles contacte Ryoval lui-même pour lui proposer de racheter ce spécimen. Le prix demandé par le Baron est un échantillon de tissus cellulaires de Miles, Thorne et Nicol la "Quaddie".
Miles fait semblant d'accepter mais lance le soir même une opération commando dans les laboratoires de Ryoval. Hélas, c'est l'échec et il est capturé alors que son équipe parvient à s'enfuir.
Enfermé dans la cave du laboratoire il y rencontre le "super-soldat" qui s'avère être une femme monstrueuse de 2m50 de haut ! Le dialogue parvient pourtant à s'instaurer ; la "bête" à un QI de plus de 130. Déçue par les humains qui lui ont toujours menti, elle demande à Miles une preuve de sa sincérité quand il dit la considérer comme une humaine à part entière. Et cette preuve ne peut être qu'une expérience charnelle.. Miles accepte.
Les deux "amants" essayent de s'évader en faisant passer Miles dans des tuyaux de ventilation. Il débouche sur la portion de laboratoire dans laquelle se trouvent trois gigantesques congélateurs contenant la banque d'échantillons de tissus glanée au fil des décennies par Ryoval. Il décide de lui jouer un mauvais tour en augmentant les thermostats jusqu'à la température d'ébullition utilisée normalement pour le nettoyage de ces congélateurs.
Passant par un autre endroit accompagné cette fois de la créature à qui il a donné le nom de "Taura", ils parviennent à l'air libre où ils sont interceptés par les services de sécurité du laboratoire mais reçoivent le renfort de Thorne et de Nicol accompagnés de quelques Dendarii.
Ils parviennent à s'enfuir à bord d'un camion. L'ordre est donné à la navette de l'Ariel de décoller pour les rejoindre toute affaire cessante, c'est à dire en abandonnant le chargement des armes achetées au Baron Fell. Quant à "l'Ariel" lui-même, il doit être prêt à récupérer la navette et à appareiller immédiatement pour le point de saut le plus proche à destination d'Escobar.
Le commando rapatrié à bord, le Baron Ryoval appelle "l'Ariel", fou furieux. Dans sa rage il en apprend plus que ce qu'il devrait à Miles. C’est bien lui qui a fomenté l'assassinat du clone de son.. Demi-frère ! Ce qu'il demande à Miles c'est de dénoncer son employeur ; Fell par vengeance ou la maison Bharaputra par calcul commercial ? Miles invente un complot liant les deux parties ; Fell se serait vengé de lui avec les Bharaputrans comme complices qui auraient introduit à dessein Taura dans son laboratoire le tout selon les plans écrits par.. Miles lui-même !
A peine la communication rompue, c'est le Baron Fell qui appelle. Il possède une flotte capable d'intercepter les Dendarii ; il faut donc jouer serrer.. Fell demande le secret de la cure de jouvence Bêtane pour pris de Nicol. Miles lui apprend qu'elle n'existe pas. Mais vu qu'il n'a pu embarquer que la moitié des armes qu'il a payées en totalité, il propose un au Baron d'en rester là, non sans lui proposer une théorie de complot entre son demi-frère Ryoval et les Bharaputrans. L'offre est acceptée.
Au milieu de ce remue-ménage, l'extraction du Dr Canaba est passée complètement inaperçue. Miles explique à Taura les tenants et aboutissants de leur rencontre. Taura laisse le Dr Canaba récupérer ses échantillons injectés dans le muscle de son mollet gauche.
La gigantesque femme est alors intégrée aux Mercenaires Libres Dendarii.

3ème Partie

Marilac est en guerre contre Cetaganda et près de 10000 prisonniers Marilacans sont enfermés et isolés dans un camp sur une planète mineure. Ce camp est littéralement enfermé dans un champ de force complètement rond et hermétique. Il est impossible de s'échapper par n'importe quel moyen que ce soit. Il n'y a pas besoin de gardiens et la nourriture est laissée au pied du champ de force à un endroit différent à chaque fois. Les déchets quant à eux sont évacués toujours au même endroit mais ils sont bombardés de micro-ondes destinées à tuer le moindre organisme vivant avant que le champ ne les "absorbe" afin que soit effectué le ramassage.
Certains prisonniers sont là depuis des années. Le camp est devenu un coupe-gorge dans lequel les nouveaux arrivants sont dépouillés du peu de matériel qui leur a été alloués et doivent donc vivre nus. Les viols et agressions sur les militaires femmes ont forcé celles-ci à se regrouper sur un terrain qu'elles défendent âprement en éliminant les hommes qui approchent. Le summum de la violence advient à chaque distribution de nourriture ; un nombre de barres nutritives égal à celui des prisonniers est laissé au pied du dôme à intervalle irrégulier. Les premiers sur les lieux se gavent et les derniers meurent de faim.
Bien entendu, il n'existe plus aucune discipline et faire valoir un grade ou simplement reconnaître le porter est signer son arrêt de mort.
C'est dans ce contexte que Miles arrive au camp. Dépouillé par des fiers à bras il est recueilli par Suegar, un homme qui a un peu perdu l'esprit et s'est raccroché à un bout de papier qu'il a réussi à emporter avec lui. C'est un morceau des saintes écritures. De fait il croît être un messie et pense que Miles est le second messie annoncé.
Miles demande à voir le Colonel Guy Trémont. Suegar l'accompagne auprès de Olivier qui était dans sa compagnie. Arrivé auprès de Trémont, il le trouve agonisant et l'homme meurt quelques heures plus tard.
Miles décide alors de prendre les choses en main et veut remettre de la discipline dans le camp. Il prend pour base les écritures de Suegar et monte une petite milice. Il se rend ensuite auprès des femmes qui, après l'avoir roué de coups, acceptent de l'écouter. Miles explique qu'il a besoin d'elles pour rendre la distribution de nourriture équitable pour tous. Tris, la chef de ces amazones, accepte.
Au fil des jours, les femmes et les "fidèles" canalisent la foule. Miles demande à ce qu'une hiérarchie soit créée. Le tas de barres nutritives est scindé en 14 tas et 14 "colonnes de ravitaillement" voient le jour. Personne ne comprend vraiment pourquoi Miles tient tant à ce que leur nombre soit de 14 et pas 15 ou 10 mais le système fonctionne très bien ; chacun sait à laquelle il appartient, chaque colonne a son propre service d'ordre qui assure la bonne marche des opérations.
Soudain dans la nuit le champ de force s'efface laissant les prisonniers à l'air libre dans une nuit étoilée. Des coups de lasers zèbrent le ciel alors que 14 navettes de sauvetage atterrissent. L'organisation de Miles prend alors tout son sens ! Les mercenaires libres Dendarii viennent délivrer les Marilacans !
Hélas deux navettes sont détruites par les forces Cetagandanes. Surcharger les autres est impossible vu le nombre de prisonniers à transborder. Une rotation de plus laisserait le temps aux vaisseaux ce Cetaganda d'arriver sur la planète prison et ce serrait le massacre !
Miles décide alors, malgré leur prix, de larguer dans l'espace et de détruire les cinq chasseurs embarqués à bord du "Triomphe", le plus rapide des vaisseaux Dendarii afin qu'il puisse emporter les deux dernières navettes revenues faire le plein de prisonniers. Les boucliers du "Triomphe" et sa vitesse lui donnent donc de grandes chances de survie face à leurs ennemis.
Les instructions sont exécutées et l'opération réussit !

A l'hôpital face à Simon Illyan, Miles justifie la perte de ces chasseurs par le nombre de vies sauvées. C'est vrai, sa mission était juste de sauver le Colonel Guy Trémont afin qu'il reconstitue une armée et reprenne la lutte contre Cetaganda. Mais plutôt que de se contenter de rapporter un cadavre, Miles a préféré sauver les prisonniers afin de reconstituer immédiatement l'armée que Trémont aurait pu recruter.
Illyan assure à son subordonné qu'il se fait fort de faire abandonner les poursuites contre lui.

Mon Avis

Si la première aventure est un peu molle, la mission dans l'ensemble de Jackson relève le niveau. La romance avec Taura est quand même un peu de trop à mon goût. Quant à la troisième aventure, je croyais m'ennuyer avec un classique des camps de prisonniers sans pour autant comprendre où voulait nous emmener l'auteur. La fin est excellente. Je regrette que le liant entre les trois histoires soit très maigre. Une accusation de détournement de fond aurait pu constituer une aventure à part entière. Le livre aurait alors été un simple recueil de trois nouvelles sans lien spécial entre elles mais cohérentes. Mais je pinaille... C'est un bon livre que je vous conseille.

Publié le 28/04/2008 à 19:30
Par jeudinoir

Ethan d'Athos ("Ethan of Athos" - 1986)

MAC MASTER BUJOLD Loïs
Editions "J'ai lu"
244 pages
Prix 6€70
€Acheté d'occasion 4€90
Commencé le 26 Avril 2008
Terminé le 27 Avril 2008

La Saga Vorkosigan :

Opération Cay Prix Nébula 1988
Cordelia Vorkosigan
Barrayar Prix Hugo 1992, Prix Locus 1992
L'apprentissage du guerrier
Miles Vorkosigan Prix Hugo 1991
Cetaganda
Ethan d'Athos
Les frontières de l'infini
Un clone encombrant
La danse du miroir Prix Hugo 1995, Prix Locus 1995
Memory
Komarr
Ekaterin
Immunité Diplomatique
Winterfait gift

L'Histoire

La colonie de la planète Athos a été fondée il y a plus de deux siècles par des migrants venus de la station Kline. Ces "pères fondateurs" ont créé une société exclusivement masculine où la reproduction est assurée par des souches de cellules reproductives inséminées et placées ensuite dans des "replicateurs utérins". Les embryons sont bien évidement tous masculins.
Accéder à la paternité est une possibilité si l'on a accumulé suffisamment de "points de mérite social". Pour avoir le droit de garder les enfants des autres, il faut aussi avoir obtenu un certain nombre de ces points qui donnent accès au titre de "Parent Supplétif".
Le Dr Ethan Urquhart est venu s'installer en ville il y a plusieurs années en compagnie de son "frère adoptif" Janos, fils du "Parent Supplétif" de son propre père avec qui il a été élevé.
Ethan est chef du service de biologie reproductive. Il contrôle d'un bout à l'autre la chaîne de reproduction de la communauté.

Or depuis quelques années les souches cellulaires des "pères fondateurs" s'épuisent et meurent les unes après les autres mettant l'existence même de la colonie en danger. Un achat de nouvelles cellules auprès d’une entreprise issue de l'Ensemble de Jackson se révèle être une arnaque. La  Maison Bharaputra a livré des amas cellulaires bizarres accompagnés de ce qui semble être un ovaire bovin !
Le conseil d'Athos désigne Ethan pour se rendre sur la station Kline afin de trouver des souches cellulaires convenables et recruter éventuellement de nouveaux migrants.
Ethan est terrorisé ; il voyagera dans un univers plein de.. femmes ! L'idée lui donne des sueurs froides mais le bien de la communauté exige ce sacrifice.
Arrivé à la station Ethan rencontre pour la première fois une femme répondant au nom de Elli Quinn, membre des mercenaires Dendarii fondés par Miles Vorkosigan, alias Amiral Naismith et donc dirigés en sous-main par les services secrets de Barrayar.

Elli tire Ethan d'un mauvais pas ; ce dernier voulait recruter de nouveaux migrants, mâles bien sûr, pour sa planète mais il n'a pas conscience de l'image désastreuse que possède sa communauté à l'extérieur... Personne ne veut aller sur la "planète des pédés".

Devant son insistance et son argumentation une bagarre éclate dans le bar où il se trouve et Elli le tire de là... Mais de retour à son hôtel, Ethan est enlevé par deux hommes, le Colonel Mellisor et le Capitaine Rau qui le questionnent sur ses relations avec un certain Terrence Cee ainsi qu’à propos d'un paquet livré sur Athos. Si ce paquet n'est pas récupéré, Rau et Mellisor pensent qu'il faudra stériliser la planète entière ! L'Athosien ne sait rien et ne donne aucune information exploitable pour ses ravisseurs qui décident donc le tuer en maquillant leur crime sous la forme d'un accident. Okita, l'homme de main chargé de cette tâche est tué juste avant de l'accomplir par Elli Quinn qui le suivait.

Il semble que des recherches génétiques secrètes aient eu cours dans l'Empire de Cetaganda et qu'un de leur résultat d'expérience ait disparu. Le Laboratoire Bharaputra aurait expédié ces souches vers Athos mais le colis aurait été intercepté et remplacé. Mellisor et ses hommes ont retourné entièrement le Laboratoire Bharaputra, l'ont brûlé et ont même torturé et tué des chercheurs ainsi que leurs familles avant de prendre le chemin de la Station Kline, toujours sur les traces de ce mystérieux paquet.

Les Bharaputrans ne sont pas restés inactifs ; ils se sont justement offert les service d’Elli Quinn afin de tuer les 4 membres du commando. Avec « l’accident » de Okita, un quart du contrat est accompli mais pour l'heure l'urgence est de faire disparaître le corps.

Placé dans un conteneur, Ethan et Elli le portent à la station de recyclage et le font passer aux yeux de Helda, la chef éco-technicienne du service, comme des tritons morts venant de l'usine de production d'oxygène de la station. C’est avec cette Helda, femme acariâtre et dominatrice, que travaille Teki, le cousin de Elli Quinn.
La mercenaire héberge Ethan dans sa cabine durant des jours attendant que les Cetagandans se manifestent. Mais l'Athosien est excédé par l'attente et cette promiscuité avec une femme et décide la quitter. Mal lui en prend ! Il se retrouve sur une place face au Colonel Mellisor et au Capitaine Rau lequel lui tire dessus avec un neutraliseur. Ethan ne parvient à les semer qu'avec peine.
Déguisé avec une tenue de technicien, il rencontre Helda qui lui demande de l'aider à ramasser des poussins contaminés par la toxoplasmose qui ont été libérés lors d'un accident de transport. De fait ils doivent ensuite se rendre en quarantaine... Sorti de là il se rend dans un poste de la sécurité pour apprendre que Rau a été arrêté pour usage illicite d'armes alors que Mellisor est toujours libre. La sécurité de la station comprend bien qu'elle a affaire avec des agents secrets vu les armes utilisées.
A nouveau livré à lui-même, Ethan est abordé par un jeune homme visiblement au bout du rouleau qui lui demande de lui accorder l'asile politique pour Athos. Il s'agit de Terence Cee...
Terence Cee l'informe qu'il est un pur produit du génie génétique de Cetaganda. Le Dr Faz Jahar avait obtenu des crédits illimités de la part de l'armée pour développer un soldat capable de lire dans les pensées. Après de nombreux essais, Terence Cee a survécu comme sa "sœur" Janine. Ce pouvoir est pour l’heure soumis à l’absorption en grande quantité d’un acide aminé purifié spécifique ; la Tyramine. Les expériences se sont poursuivies pendant des mois mais horrifié par les pensées affreuses véhiculées par les militaires de l'Empire Cetaganda, les jeunes gens se sont enfuit. Hélas Janine a été abattue par la sécurité de Cetaganda ; son « frère » a fait congeler son corps et, plus tard,  fait extraire des cellules de ses ovaires qu’il a fait conditionner pour qu’elles prennent la place de la commande du centre de reproduction de Athos.

Quand Ethan lui apprend que personne ne sait où se trouve la boîte de cellules souches envoyée du Labo de l'ensemble de Jackson, Terence est atterré...C’est ce moment que choisit Elli Quinn pour reparaître. Elle propose à Terence de l’enrôler pour ses dons dans les mercenaires Dendarii ce qui intéresse beaucoup le jeune homme.

Comme les recherches sont au point mort, la mercenaire propose de se procurer de la Tyramine par l’intermédiaire de son cousin Teki qui ira en acheter dans une pharmacie de la station. Teki accepte de jouer le jeu d’autant qu’il ne connaît pas les tenants et les aboutissants de l’histoire donc risque peu en cas d’interrogatoire. Mais les pharmacies sont gardées par les Cetagandans et le jeune homme est enlevé dans la nuit pour être interrogé.

Les risques étant élevés de ne plus jamais le revoir, Elli Quinn emploi les grands moyens ; elle déclare que Mellisor est porteur d’une maladie vénérienne très contagieuse. Les autorités sanitaires de la station Kile ne plaisantent pas avec ce style de risque et le temps que la petite troupe rejoigne l’appartement du Cetagandan, l’équipe de sécurité sanitaire menée par la bouillante Helda est déjà sur place.

Mellisor et Rau sont embarqués et c’est avec stupeur que Teki est retrouvé dans l’appartement ligoté, torturé et sous serum de vérité. Incapable de proférer le moindre mensonge il apprend a tour le monde que Helda a un fils qui a émigré sur Athos pour être sûr que sa mère ne viendrait plus l’enquiquiner. Depuis celle-ci a une dent contre cette planète et n’a de cesse que de gêner ses approvisionnements. Helda avoue alors avoir détruit les cultures à destination d’Athos afin que ses habitants ne puissent plus se reproduire et que son fils lui revienne.

 Mellisor est à présent sûr qu’Athos ne présente aucun danger car il pensait que le but ultime de Terence Cee était de propager les gènes « télépathes » grâce aux cultures de sa sœur. Mais il ne renonce pas à son projet ; alors qu’il est emprisonné par la sécurité et promis à l’expulsion avec le Capitaine Rau, le dernier des quatre agents, Seti, parvient à les faire évader de prison et ils kidnappent Terence. Ils se servent de ce dernier pour tendre un piège à Ethan et Elli. C’est le moment précis de ce rendez-vous que les Bharuputrans choisissent pour intervenir. Ils en veulent à la Dendarii de ne pas avoir accompli son contrat assez vite et sont venus terminer le travail eux-même. Les agents de Cetaganda sont tous tués et Elli ne doit la vie qu’ à ses qualités de négociatrice.

Teki remplace dans les entrepôts sa supérieure qui a été mise en congés maladie. Il remarque alors un sachet spécial mis à part ; ce sont les cultures destinées à Athos ! Ethan se trouve donc en possession des nouvelles cultures qu’il a achetées à une entreprise Bétane  Mais vraiment surpris des qualités qu’il a trouvé chez Elli Quinn qui est une femme, il lui demande de lui faire don d’un de ses ovaires afin que d’elle naisse des centaines de petits Athosiens. La mercenaire est très surprise et honorée de la demande ; sachant que son espérance de vie, vue ses activités, était réduite,  elle accepte ce don pour le moins inhabituel.

Ethan rentre ainsi chez lui en héros discret, avec de nombreuses souches cellulaires de très grande qualité, propres à assurer un bel avenir à sa colonie. Il y gagne en plus un nouveau compagnon en la personne de Terence Cee qui vient s’établir avec lui et compte être son « PS », Janos n’ayant pas su l’attendre.

 

Mon Avis

 Encore une fois une intrigue superbement ficelée qui nous fait pénétrer dans un univers très particulier mais avec une cohérence et une sincérité qui est enthousiasmante. Bien que le héros de l’histoire ne soit pas Miles Vorkosigan, on ne s’ennuie pas une seconde. Livre brillant à lire absolument.
Publié le 26/04/2008 à 22:59
Par jeudinoir


Cetaganda ("Cetaganda" - 1996)

MAC MASTER BUJOLD Loïs
Editions "J'ai lu"
350 pages
Prix 7€
€Acheté d'occasion 4€90
Commencé le 15 Avril 2008
Terminé le 26 Avril 2008

La Saga Vorkosigan :

Opération Cay Prix Nébula 1988
Cordelia Vorkosigan
Barrayar Prix Hugo 1992, Prix Locus 1992
L'apprentissage du guerrier
Miles Vorkosigan Prix Hugo 1991
Cetaganda
Ethan d'Athos
Les frontières de l'infini
Un clone encombrant
La danse du miroir Prix Hugo 1995, Prix Locus 1995
Memory
Komarr
Ekaterin
Immunité Diplomatique
Winterfait gift


L'Histoire

L'impératrice douairière de l'Empire de Cetaganda vient de mourir. Miles Vorkosigan et son cousin Ivan Vorpatril sont envoyés sur Eta Ceta 4, planète capitale, avec un visa diplomatique pour assister à l'enterrement mais aussi pour récolter le plus d'informations possibles pour le compte des services secrets de Barrayar dirigés par Illyan. Obligés d'accoster sur un station orbitale pour effectuer les formalités d'usages avant d'être conduits à la surface de la planète, ils ont la surprise de voir un homme se précipiter dans l'habitacle de leur navette dès l'ouverture du sas. Réagissant comme à une agression, les deux Lords tentent de le maîtriser mais l'individu parvient à s'échapper alors qu'il laisse derrière lui un arme et un petit tube étrange.
A peine l'incident fini, le pilote reçoit un avertissement de la tour de contrôle. Bien qu'ayant atterri là où les premières coordonnées reçues les aient menées, il s'avère que ce n'est pas là leur destination... Ils rejoignent donc le bon débarcadère où ils sont accueillis par le chef de la Diplomatie Barrayarane ; Lord Vorob'yev, ambassadeur en poste depuis 6 ans. Personne ne semble s'être aperçu de "l'agression".
Arrivés dans les locaux de l'Ambassade ils font la connaissance de Lord Vorreedi chef de la branche locale des services secrets de Barrayar.
La délégation Barrayarane au grand complet est invitée le soir à une réception donnée par la mission diplomatique de Vervain, planète neutre. A cette occasion Miles rencontre Mia Maz, chef du protocole en seconde de la mission, spécialiste de l'étiquette. Devant ses connaissances, Miles lui montre un dessin du logo présent sur le tube pris à l'inconnu de la station orbitale. Mia Maz ne sait le rattacher à aucune famille ou corporation mais pense que ce signe est assez ancien. Elle se propose de faire des recherches.
Ivan quant à lui s'intéresse de près à une Gheme (noble de Cetaganda), Lady Gelle. Mais leur discussion est interrompue par Lord Yenaro qui n'est autre que le petit-fils du général vaincu par Piotr Vorkosigan lors de la bataille de Barrayar.
Yenaro est un artiste et a créé un sculpture holographique que l'on peut "visiter". Hélas, lorsque Miles y pénètre, la sculpture inter-agit avec le métal de ses attelles en les chauffant au rouge. L'incident lui laisse de sévère brûlures et une humiliation publique...

La cérémonie des funérailles arrive avec son protocole très lourd. Des cadeaux posthumes sont apportés de nombreux mondes. Miles a la surprise de voir évoluer des sphères blanches opaques qui flottent à quelques centimètres du sol. Il s’agit de femmes « Hautes », la haute noblesse de Cetaganda, qui ne peuvent même pas être vues de leurs compatriotes. Elles vivent à l’écart et ne se déplacent à l’extérieur que sur des fauteuils volants, environnées d’un champ de force non seulement à l’épreuve des regards mais aussi de tout sondage ou intrusion de quelque sorte que ce soit.

Leurs serviteurs sont des « Bâ », des êtres asexués créés par génie génétique et qui ont la particularité de ne posséder aucune pilosité. Miles reconnaît en cela son mystérieux agresseur de la station orbitale.

C’est justement l’un d’entre eux qui vient demander à Miles de le suivre car une « Haute » souhaite lui parler. La rencontre à lieu à l’écart de la cérémonie. La Dame se présente comme étant Rian Degtiar, parente de feu l’impératrice et chambrière de la Crèche des étoiles. Elle demande à ce que lui soit restitué le mystérieux tube entré en la possession de Miles car elle en est la propriétaire. Miles accepte à condition que Rian prouve ce qu’elle avance et ils décident de se retrouver au plus tôt.
Miles est obligé de retourner au cortège funéraire lequel est gravement perturbé. Il parvient à tromper la vigilance de la garde en train de dérouter le flot des visiteurs et débouche au pied du gigantesque lit de mort de l’impératrice, dans un coin éloigné de toute surveillance vidéo, le corps du Bâ de la station orbitale baignant dans son sang.

Rattrapé et ramené poliment mais fermement avec les autres invités, il apprend par des bruits de couloir qui se propagent très vite que la victime serait Bâ Lura un des plus vieux serviteurs de l’impératrice qui se serait suicidé afin de rejoindre sa maîtresse dans la mort.

De retour à l’ambassade de Barrayar, Mia Maz vient exposer aux deux cousins ses connaissances de la société Cetagandane et ses découvertes les plus récentes.  La « crèche des étoiles » est le nom de la banque génétique de la race des « Hauts ». Leurs lignages sont appelés des « constellations ». Les mariages et la procréation son l’objet de tractations importantes. Quand deux lignées ont conclu des accords, leurs patrimoines génétiques sont extraits de la banque et une fécondation artificielle a lieu afin de donner l’individu défini par contrat. Il y a des enjeux énormes car l’Empereur ne peut être issu que de la race « Haute ». C’est l’impératrice douairière ou, si elle est décédée, la femme de l’Empereur qui est la gardienne de cette banque de données.

L’Empereur possède plusieurs héritiers possibles car il a des fils issus de diverses épouses « Hautes ». Lorsque la désignation officielle de l’héritier aura lieu, une nouvelle impératrice douairière rependra le flambeau.

La « basse noblesse », les « Ghems » se voient intéressés à ce système. En effet s’ils sont particulièrement méritants, une femme « Haute » leur est « donnée ». Leur génome intègre donc la « crèche des étoiles ». S’ils ne peuvent jamais devenir Empereur, ils peuvent en revanche devenir le grand-père d’un Empereur s’ils ont des filles et qu’elles sont choisies pour être la mère d’un héritier.

Cette banque de donnée est extrêmement complexe et pour des raisons de sécurité, est codée. Pour la décodée il faut une clé ; c’est exactement l’objet entré en la possession de Miles. Sans cette clé, la société de Cetaganda est complètement bloquée car il faudrait des générations pour vérifier un à un les échantillons d’ADN de la race « Haute ». Depuis la mort de l’impératrice douairière, c’est Haute Rian Degtiar qui assure l’intérim. La période deuil interdit tout usage de la banque de gènes mais les « affaires » reprendront bientôt et l’absence de la clé sera connue. La question reste ; que faisait Bâ Lura en possession de cet objet d’une importance capitale sur une station orbitale et la rencontre avec les Barrayarans est-elle fortuite ?

Une invitation pour une autre soirée organisée cette fois chez lui par Lord Yenaro arrive à l’ambassade. Les cousins s’y rendent non sans prendre la clé avec eux. Effectivement, Haute Rian Degtiar profite de l’occasion pour emmener Miles à l’écart lequel exige avant toute chose que le champ de force soit levé afin de pouvoir identifier son interlocutrice. Malgré le fait que ce soit humiliant, Rian accepte et dévoile son inimaginable beauté aux yeux du Vor.

Miles se fait un plaisir de lui remettre la clé non sans faire le joli cœur…

Mais ce dénouement heureux tourne au tragique ; la « Haute » vérifie la clé. Il s’agit d’un leurre ! Cette clé est vide et ne fonctionne donc pas !

Miles jure ses grands dieux qu’il n’y est pour rien. Rian est alors obligée de lui faire part du projet secret de l’impératrice.

L’empire de Cetaganda compte 8 planètes importantes dirigée par 8 satrapes qui, régulièrement, changent de planète afin de ne pas être en mesure de devenir trop puissants. Chaque satrape a une « épouse haute » qui, elle, est attachée à la planète. Afin de mettre le génome de la race Haute en sécurité, l’impératrice n a fait faire 8 copies complètes, une par Satrape. Chaque satrape devait penser être le seul à avoir une telle copie.

L’impératrice a fait cela contre l’avis de l’Empereur mais dans l’idée de propager l’empire. En effet, chaque satrape pouvait donc perpétuer la race Haute et donc devenir en quelque sorte un empereur de Cetaganda et, en étendant son domaine à des fins personnelles, étendre Cetaganda par la même occasion.

Miles pense donc que sa rencontre avec Bâ Lura n’est pas un hasard ; il se peut qu’un satrape ait substitué une fausse clé à la vraie clé qu’on venait de lui remettre pour devenir le maître du génome des Hauts et donc de la société Cetagandane dans son essence même. Pour ce faire, il fallait encore
que des troubles ébranlent l'Empire. Si la clé du génome était rendue par un Barrayaran et reconnue comme fausse ou sabotée, la guerre serait certainement la conséquence directe de ce constat !
Miles n'a d'autre choix que d'élucider cette histoire.
De retour dans la demeure de Lord Yenaro, Mile retrouve Ivan mal en point ; il a été drogué ou empoisonné. Les médecins de l'ambassade découvriront un poison "anti-aphrodisiaque" qui a plus blessé l'amour propre d'Ivan que laissé de réelles séquelles. Cela fait  à présent deux fois que les cousins sont victimes "d'incidents" impliquant Yenaro mais Miles pense qu'il doit être un homme de paille du Satrape renégat qui s'amuse à leur dépend, sûr de son pouvoir et de son impunité.
Pour Miles, il y a trop de suspects. 8 Satrapes et leurs épouses Hautes qu'il ne peut exclure car seule une de leur race a pu éviter au meurtrier de Bâ Lura de se faire repérer en l'emportant dans sa "bulle". Par élimination il penche pour un des satrapes en particulier et se propose de monter à bord de son vaisseau déguisé en Bâ afin de récupérer la clé. Le projet est accepté par Haute-Rian
Un colonel de la sécurité de Cetaganda vient interroger Miles quant à son attitude durant la cérémonie des cadeaux posthumes. Ce Colonel nommé Benin se laisse convaincre qu'il n'est qu'un fusible destiné à sauter dès qu'il aura conclu à un suicide pour Bâ Lura. Benin comprend son intérêt et décide de ne pas entraver les actions de Miles.
Une exposition florale est organisée par la bonne société Ghem. Ivan et Miles trouvent le Seigneur Yenaro qui tient à leur offrir une boisson dont les effluves mettent Vorkosigan en alerte ; le sol est revêtu d'un simili-gazon fabriqué avecun explosif dont le liquide serait le détonateur. Il est évident que la quantité présente aurait volatilisé tout le monde... Lord Yenaro décide d'avouer le nom de son commanditaire ; c'est le Satrape Kety. Miles s'était trompé.
Une autre réception est donnée chez ghem-amiral Har qui commande la moitié de la flotte de Cetaganda. La délégation Barrayarane fait la connaissance du ghem-général Chillian et de sa femme Haute-Vio. Miles est abordé par Haute-Pel Navarr qui l'amène dans sa bulle afin de rencontrer Haute-Rian, flanquée des 8 épouses planétaires qu'elle ne peut soupçonner de trahison.
Recoupant toutes les informations disponibles, ils décident de rappeler les banques distribuées aux 8 Satrapes en prétextant une erreur de copie à corriger. Sans la banque de donnée, la clé devient inutile. Le plan est mis à exécution.
Le lendemain a lieu la cérémonie des "chants de l'ouverture des grilles". Abordé par une Haute, Ivan est enlevé et Miles le suit. Appelée à la rescousse, Haute-Rian intercepte la bulle de la Kidnappeuse qui n'est autre que Haute-Vio. Elle devait emporter Ivan à bord du vaisseau de Kety, lequel est le seul Satrape à ne pas avoir rendu sa base de données.
Il faut agir ; Haute-Pel et Miles prennent place dans la bulle de Haute-Vio et se rendent sur le vaisseau de Kety afin d'y retrouver la Grande Clé et Hautre-Nadian qui a disparu.
Ils parviennent à délivrer la prisonnière et l'emportent jusqu'au laboratoire d'analyse où doit se trouver la clé. Surprise ! Il y a 7 clé... Cela signifie que toutes les satrapies étaient dans le coup ! L'original de la clé se trouve dans un duplicateur et Miles s'en empare. Hélas, il a fallu pour cela lever les boucliers de la bulle et attaquer le personnel présent dont fait partie le général Naru, le supérieur du colonel Benin. La bataille tourne mal. Miles est à présent enfermé dans la bulle avec Haute-Pel. Il savent bien qu'à terme, ils seront pris.. En réfléchissant Miles se rend compte que la bulle possède un système de transmission capable d'émettre sur les canaux de détresse spatiaux. Il branche la clé dessus et celle-ci envoi ses données sur les ondes. En effet, sans la base de données, le code de la clé n'a aucun intérêt et avec cette transmission, elle reviendra à la crèche des étoiles qui pourra ainsi l'utiliser.
C'est cet instant que choisit le Colonel Benin pour arriver à la rescousse avec une compagnie de la sécurité impériale. Le général Naru est capturé et est destiné à être exécuté. Le Satrape Kety est mis en retraite anticipée. Quant aux autres satrapes qui ont trempé dans la combine, ils seront écartés en douceur de leur poste pour ne jamais en retrouver un.. Les Hautes laissent le choix à Haute-Vio entre le suicide et être traitée génétiques pour devenir un Bâ.
Finalement, la délégation de Barrayar est reçue par l'Empereur de Cetaganda qui demande à Miles un rapport complet. Lord Vorkosigan reçoit l'Ordre Impérial du Mérite, la plus haute distinction de l'Empire. Mais étant donné que ces aventures devront rester secrètes, il aura bien du mal à arborer son cordon et sa médaille.
La cérémonie des funérailles prend fin. L'Empereur choisit Haute-Rian comme impératrice. Elle aura donc la charge de "fabriquer" son propre fils à la crèche des étoiles..
Avant son départ, Haute-Rian offre à Miles une mèche de ses cheveux comme preuve de son affection. Quant Mia Max, elle épouse Vorrob’yev…

Mon Avis

Excellente intrigue avec un vrai suspense. L'univers de Cetaganda et son fonctionnement que l'on découvre en même temps que le héros a de quoi fasciner. Je vous conseille vivement ce livre !
 
Publié le 15/04/2008 à 11:00
Par jeudinoir


 
Et L'Homme créa un dieu ("The God makers" - 1972)

HERBERT Frank
Editions "Pocket"
248 pages
Prix 5€40
Livre Offert
Commencé le 7 Avril 2008
Terminé le 14 Avril 2008


L'Histoire

Voici 500 ans la Ligue galactique a connu une effroyable guerre appelée "guerre des Marches". Le conflit fut si violent, si dévastateur, que l'Humanité en est encore à rechercher les planètes et les civilisations qui, jadis, la composaient. D'innombrables rameaux de la diaspora humaine ont perdu le contact avec la Ligue depuis ce temps.
Les contacts se renouent peu à peu en respectant des procédures draconiennes. Dès qu'une civilisation est repérée, un seul homme appelé "premier contact" est envoyé. Après enquête c'est le service "Redécouverte et Rééducation" qui prend le relais afin d'aider les "retrouvés" à reprendre la place qui a été la leur au sein de la Ligue Galactique.
A cause de l’effroyable expérience vécue par leurs aînés, les hommes ont à présent la violence et la guerre en horreur. Si l'agent du "R.R." constate des signes de violence ou de tendances guerrières, la planète sera immédiatement occupée par une force militaire de pacification ou, si elle représente un danger réel et imminent, sera annihilée, vitrifiée sans pitié sous les bombes pour « le bien de tous ».

C'est dans ce contexte que Lewis Orne entreprend sa première mission le conduisant sur la planète Hamal, classée comme pacifique par le "premier contact" qui n'était autre que le fils du Commissaire Bullone, président de la Ligue Galactique. La femme du Commissaire Bullone est par ailleurs une amie d'enfance de la mère de Orne.
Lewis Orne arpente la planète mais ressent un malaise indéfinissable dans l'attitude de ses habitants. Ceux-ci ne manifestent aucune curiosité à son égard, peu d'intérêt pour les moyens techniques qu'ils pourraient acquérir à son contact. Ils n'ont de plus aucun humour et, à part un jeu collectif un peu rude, aucune attraction pour la violence.
C'est parfait... Sûrement trop... Sans avoir de faits concrets à présenter, Orne presse le bouton "panique" de son équipement radio qui déclenche immédiatement une alerte.
Un vaisseau du département de l'I.N. (Investigation-Normalisation) se présente et Umbo Stetson, commandant du secteur, vient en personne interroger l'agent du R.R... L'I.N. et le R.R. sont des services qui ne s'entendent manifestement pas..
Orne fait donc l'inventaire de ce qui n'est en apparence qu'un ensemble de remarques, d'observations sans liens entre-elles. Achevant son rapport il lui paraît de plus en plus évident que son argumentation ne forme pas le dixième d'une preuve tangible... Mais contre toute attente, Stetson confirme que la planète Hamal constitue un danger et demande l'envoi immédiat d'une force militaire d'occupation.
Stetson est un agent chevronné et démontre à Orne la portée réelle de ses remarques. Il lui propose alors d'intégrer directement l'I.N. où ses capacités, son intuition, seront d'une grande aide. La "promotion" est acceptée.
La deuxième mission est plus délicate. Un message venant de la planète Gienahs demande à ce que soit envoyé un agent-instructeur car une civilisation vient d'être redécouverte sur cette planète. Cette demande émanerait du "Delphinius", un vaisseau de reconnaissance qui... est porté manquant depuis 26 jours ! Dépêché sur les lieux, un vaisseau espion constate que les habitants de Gienahs ne sont pas des humains ; le "Delphinius" serait entre leurs mains.
Le commandement a donc décidé de détruire la planète. Les vaisseaux de l'I.N. sont en route avec à leur bord l'arme absolue ; un "efface-planète". La flotte sera sur place dans 5 jours ; c'est le temps dont dispose Orne pour démêler la situation en sauvant l'équipage du Delphinius et en prenant contact avec cette civilisation extra-terrestre. Il sera envoyé sous la couverture du simple agent de l'I.N. qui aurait dû arriver si le piège tendu avait fonctionné. Un appareil de communication sub-vocal lui est implanté sur le larynx afin de communiquer directement avec Stetson sans risque d'être repéré.
A la surface de la planète, un groupe de guerriers intercepte Orne qui joue la comédie. Il remarque que certains de ces être humanoïdes qui ont l'air de grands singes avec une queue, le menacent avec des armes provenant de l'armurerie du "Delphinius". Leur société est arboricole et leur capitale est une immense cité faite de verre ce qui démontre un haut degré de technologie.
Mais la comédie tourne court. Tanub, le chef des guerriers explique dans un galactique parfait que sa civilisation a l'intention de conquérir la Ligue... Orne démontre à Tanub que son entreprise est vouée à l'échec car les humains sont plus forts technologiquement et... mentalement ! Pour le prouver, il donne d'ailleurs l'endroit où les grands singes ont caché le "Delphinius"...
Devant l'évidence, Tanub baisse pavillon et demande à ce que Gienahs rejoigne la Ligue Galactique..
Le pire est évité...
Encore une fois Lewis Orne a fait montre de capacités hors du commun. Mais est-ce là le fruit d'une réflexion excessivement fine ou est-ce de l'intuition pure ?

Une promotion s'impose mais cela n'empêchera pas le nouvel "agent-officier" de l'I.N. de revenir de sa troisième mission dans un état proche de la mort. Presque réduit en miette lors de « l'incident de Sheleb », il ne doit sa survie qu'a sa force de caractère. Quant à elle, la société matriarcale de la planète Sheleb a disparu sous les bombes...
Stetson propose alors à Orne d'aller passer sa convalescence chez le Commissaire Ipscott Bullone lui-même, vu les liens qui unissaient sa mère et la femme de ce dernier.
Il s'agit en fait d'une nouvelle mission.
La guerre des marches a opposé deux factions, les Nathians et la Ligue de Marak. Cette dernière est sortie vainqueur du conflit et est devenue la Ligue Galactique. Or, des archéologues ont découvert sur un ancien avant-poste Nathian un code de communication secret. Or depuis plusieurs jours ce code est régulièrement utilisé dans des messages interceptés par l'I.N.. Un code vieux de 5 siècles !
Il se pourrait que la faction Nathian soit encore active et ait patiemment attendu son heure. Il reste cinq jours avant les élections ; le Commissaire Bullone est soupçonné de vouloir accomplir un coup d'état pour le compte des Nathians.
C'est ainsi que Orne s'installe chez les Bullone où il fait connaissance avec leur fille Diana. Mme Bullone semble régenter la maison mais à part cela, tout semble normal. Diana et lui s'entendent à merveille ce qui plait beaucoup à la mère de la jeune fille.
Mais avec les facultés d'analyse ou d'intuition qu'on lui connaît, Orne découvre le complot ! Ce n'est pas le Commissaire Bullone qui l'a tramé mais sa femme qui est.. Une Nathian !
Les femmes Nathian ont la capacité de choisir le sexe de leur enfant avant la conception. Depuis la défaite de leur peuple, les femmes Nathian ont décidé de transmettre le flambeau de la vengeance jusqu'à ce que leur heure soit venue de se dévoiler au grand jour.
Depuis 5 siècles elles n’engendrent que des filles, lesquelles ont pour mission de se marier à des hommes prometteurs et de les pousser à s'élever dans la hiérarchie politique, administrative et militaire de la Ligue. Leurs maris sont tenus dans l’ignorance ; le fabuleux secret de la future vengeance ne se partage qu’entre mères et filles !  La mère de Orne était aussi une Nathian. Orne fait partie des rares mâles engendrés par cette faction dont les plans prévoyaient qu'il se marie avec Diana.
Mme Bullone est le "chef" des opposants. Une fois ses plans révélés des négociations sont menées... Secrètement, des postes seront réservés aux Nathians, sans que le public soir au courant afin de maintenir la paix dans l'intérêt de tous. Le marché est accepté et Orne demande la main de la fille Bullone !
Mais alors qu'il passe de tendre instants avec sa promise, le transmetteur collé à son larynx bourdonne ; excédé, il souhaite alors que cet objet disparaisse... Et l'objet disparaît effectivement ! Il découvre alors qu'il a des talents "Psi", des pouvoirs para-normaux...

Peu de temps après Lewis Orne est convoqué par le Prieur de la Planète Amel. Sur elle se concentrent les prêtres et de gourous de toutes les religions, de tous les courants spirituels. Des quatre coins de la LIgue Galactique des étudiants viennent s'instruire et développer leurs talents. Mais encore une fois, Stetson va charger son poulain d'une mission. En effet de nombreux agents de l'I.N. ont des facultés para-normales mais jamais aucun n'est venu des rangs de ce service. Ces "agents spéciaux" sont sans exception issus des écoles de la planète Amel. Il se pourrait qu'un complot, là aussi, soit préparé.
Arrivé comme étudiant, Lewis Orne est informé d'une possibilité extra-ordinaire. Il se pourrait être une "source psy" et non un simple utilisateur talentueux. Une "source psy", c'est à dire.. Un Dieu ! Incrédule et se targuant de sa condition humaine, il apprend que les Dieux sont engendrés et non créés. Il serait même serait le fruit des expériences menées par les prêtres sur Amel !
Sa vie entière est passé au tamis de sa possible condition divine ; cela pourrait cadrer..
Confronté à la "machine psi" et à diverses "initiations" qui agissent sur lui comme autant de révélateurs, le Dieu Orne est enfin reçu par le Prieur d'Amel qui est terrorisé et lui demande quelles sont ses premières intentions divines ?
Le Dieu Orne décide de rentrer chez lui pour se marier avec Diana Bullone et passer une belle Lune de miel.

Mon Avis

Du grand art, ce livre ! La progression de Lewis Orne, son "parcours initiatique", la découverte de ses capacités qui font de lui un champion de la paix avant que d'être un Dieu rend son aventure passionnante. Je vous recommande ce livre !

Publié le 07/04/2008 à 16:30
Par jeudinoir


Les Dieux du Fleuve ("Gods of Riverworld" - 1983)

FARMER Philip José
Editions "Le Livre de Poche"
470 pages
Prix 6€95
Acheté neuf
Commencé le 2 Avril 2008
Terminé le 7 Avril 2008

Série "Le Fleuve de l'éternité" :

Le Monde du Fleuve
Le Bateau Fabuleux
Le Noir Dessein
Le Labyrinthe magique
Les Dieux du fleuve

Concept de la Série

Tous les êtres humains ayant vécu entre deux millions d'années avant notre ère et l'an 2008 se retrouvent ressuscités sur les rives d'un long fleuve dont les rives sont bordées de montagnes infranchissables. Dans cette immense vallée "revivent" plus de 45 milliards d'individus qui n'ont plus la possibilité de mourir ; a chaque nouvelle mort, l'individu reparaît le lendemain, ailleurs sur les rives du fleuve. La nourriture est dispensée à heures fixes par des "distributeurs" appelés "pierres à Graal". Il n'y a plus besoin de travailler pour vivre et la vie semble éternelle.
Pourtant un homme, Richard Burton, c'est éveillé juste avant la "résurrection" générale et a compris qu'il s'agissait d'une expérience menée par de mystérieux individus qu'il appelle les "éthiques", parmi lesquels se trouvent des dissidents opposés au projet.

Les Histoires

1. Ainsi meurt toute chair

Tom Mix, américain né au XIXème siècle, comme l’humanité entière, s’est « réveillé » d’entre les morts sur le Monde du Fleuve. Il est accompagné par deux hébreux, une femme du nom de Bithniah et un homme appelé Yeshua que près de 2000 ans d’histoire séparaient. Yeshua qui ressemblait physiquement beaucoup à Tom Mix, était né bien après Bithniah au début de l’ère chrétienne en Galilée. Il est absolument non violent, même pour protéger sa vie.
Le trio tente d’échapper aux hommes d’un certain Kramer surnommé « tape dur », fondamentaliste chrétien allemand du XVème qui a recréé sur ses terres un système inquisitorial digne de son époque. Le petit navire des fugitifs est coursé par un grand catamaran.
Ils ne parviennent à s’échapper que par la ruse en abordant la « nouvelle Albion » pays dirigé par John Wickel Stafford qui en est le Lord-Maire. « Deus Volens », le pays de Kramer et le sien sont en guerre. L’Allemand a des visées expansionnistes ; Il dirige des tribunaux religieux et envoie de nombreuses personnes au bûcher et rêve d’imposer ce traitement à tous les pays limitrophes afin de propager la « vraie » Foi.
Durant leur séjour, Bithniah qui a connu « Moïse » rétablit des vérités « historiques ». De même l’auditoire est stupéfait d’entendre Yeshua parler de « Jésus ». Bien évidement, ces témoignages ne s’accordent que de très loin avec les récits qui se trouvent dans les saintes écritures… Nombreux sont ceux qui ont du mal à y croire.
Stafford et ses hommes concluent des alliances avec les pays voisins afin d’envahir le pays de Kramer de façon préventive pour éliminer le danger qu’il représente. Quand l’armée alliée, embarquée sur quantité de navires se présente devant le port de « Deux Volens », elle tombe nez à nez avec la flotte d’invasion de Kramer prête au départ. Le combat est dantesque.
Mix et Yeshua sont capturés et jugés comme hérétiques. Au moment ou Mix meurt sur le bûcher, Yeshua dit ; « Ils SAVENT ce qu’ils font », confirmant son identité supposée.

Mon Avis sur cette partie

La lecture en diagonale reste de mise ; des biographies avec une action vraiment indigente. L’intrigue est décevante. Yeshua, Galiléen, Juif, non-violent… Mais qui cela peut-il bien être ? Quel suspens insoutenable... Bon, Je passe.. Je continue à être déçu par cette série.


2. Les Dieux du Fleuve

A présent enfermés dans la tour des Éthiques qui se trouve au centre de la mer boréale du monde du Fleuve, Burton, Frigate, Alice, Aphra Behn, Nur, Marbot, Turpin et Li-po croient leur mission terminée. Hélas, ils voient leur ami Loga, l'Éthique qui les à aider, se faire découper en rondelle alors qu'il les appelle sur le circuit vidéo interne. Le temps de se rendre à son secours, le corps a disparu. Il ne reste que des traces de sang.
Le groupe déduit qu'au moins un Éthique a survécu à l'holocauste provoqué par Loga. L'ordinateur central bloquant les issues et refusant certaines commandes, le groupe commence à devenir paranoïaque et envisage quantité de "solutions" pour se "protéger". Cela va même jusqu'à construire une pièce nouvelle au cœur même d'une chambre et de peindre tous les murs pour "aveugler" d'éventuels capteurs. L'exploration des milliers de chambres de la tour se poursuit en parallèle.
Mais bientôt un "blindé" sans pilote surgit. Pris à partie, il se replie et Marbot trouve enfin l'inconnue qui manipule la machine. Il la tue. Deux fois, car elle possédait une chambre de résurrection privée.
La troupe prend possession des appartements des membres du conseil des Éthiques qui sont de vrais "petits mondes". L'individualisme renaît et chacun arrange sa "propriété" comme il l'entend. Mais bientôt de l'ordinateur se met à projeter sur les murs les souvenirs de la vie de chacun. D'aucun pense qu'il s'agit d'un programme destiné à les faire réfléchir sur leur vie afin qu'ils s'amendent et puisse échapper au cycle des réincarnations.
L'accès à l'ordinateur, quoi que limité, permet de retrouver les images d'êtres chers. C'est Li-po qui innove en se servant des machines à résurrection de la tour pour rappeler une ancienne conquête appelée cuillère d'étoiles. Ce faisant, il ouvre la boite de Pandore et chacun recréé son petit monde qui à son tour rappelle à lui d'autres personnes. La violence fait son apparition.
Burton profite aussi des enregistrements de la vie sur Terre réalisés par les Éthiques pour élucider le mystère de Jack l'éventreur qui se trouve être une "bande" de trois personnes différentes. Il les fera ressusciter avec deux de leurs victimes...
La vie dans la tour devient de plus en plus problématique quand les androïdes jusque-là  au service de tous se mettent à tirer sur la foule. Un vrai massacre a lieu, épargnant de justesse l'équipe originelle. Une deuxième inconnu est donc présent dans la tour ?
Non ! Il s'avère que c'est l'ancienne compagne de Li-po qui a perdu l'esprit.
Au milieu de ces interrogations ressurgit Loga, sain et sauf. Son "assassinat" et ce qui a suivit n'était qu'une mise en scène visant à voir comment ils se comporteraient s'ils avaient le pouvoir. Ils ont passé l'examen et l'ont réussi. L'humanité est en fait jugée et après leur "deuxième chance", les meilleurs auront le droit de vivre presque éternellement et les autres seront effacés définitivement. Le discours de l'Éthique montre toutefois de graves incohérences et le groupe le fait prisonnier.
Il est décidé de ressuscité le plus d'amis possibles et d'utiliser les vaisseaux pour s'enfuir sur d'autres planètes et d'y vivre éternellement. Presque éternels ils seront l’équivalent des Dieux ; les Dieux du Fleuve.

Mon Avis

A jeter. Fastidieux, décousu, attendu, philosophie à deux balles, aucune intrigue, incohérences, pages remplies de blabla, de biographies, de personnages secondaires, tertiaires qui n'apportent rien que leur nom... C'est puéril. J'ai vraiment l'impression que l'auteur ne sait pas où il va dans son histoire. Du coup, il y va seul et je suis resté sur le carreau...

Publié le 18/03/2008 à 20:30
Par jeudinoir


Homme-Plus ("Homme-Plus" - 1977)

POHL Frederik
Éditions "Livre de Poche"
317 pages
Épuisé
Acheté d'occasion 3€25
Commencé le 12 Mars 2008
Terminé le 17 Mars 2008 

1976

L'Histoire

Pour les USA, la situation internationale est critique. La Nouvelle Asie Populaire (NAP) devient de plus en plus puissante et exigeante, demandant au nom des populations affamées de la Terre la mise à disposition du désert australien afin de le transformer en gigantesque exploitation agricole. Mais les Australiens, alliés historiques des USA, sont peu enthousiastes et les états d'Amérique du Sud souhaiteraient avoir aussi leur part des futures récoltes. La tension monte.
La pollution est partout. Les catastrophes naturelles se multiplient tout comme les conflits régionaux. Le risque de guerre nucléaire mondiale est de jour en jour majoré.
Le seul moyen de sortir de la crise, suivant les ordinateurs américains, est d'envoyer un homme sur Mars et de revendiquer cette planète au nom des USA. Mars deviendrait aussi une base de repli possible dans l'avenir.
Le projet "Homme Plus" voit le jour. Il s'agit à proprement parler de créer un homme capable de vivre et travailler sans équipement sur le sol de la planète rouge. Il faut donc fabriquer cet être exceptionnel à partir d'un homme, un astronaute de la NASA. Le choix se porte sur Willy Hartnett qui voit ses organes modifiés ou remplacés, voire même éliminés un à un. Son métabolisme est modifié, de nombreux muscles sont remplacés par des prothèses mécaniques... Quand on le regarde il n'a d'humain que la forme générale. Ses capacités sont devenues très supérieures aux humains de base.
Pourtant, lors de l'adjonction du système visuel remplaçant ses yeux de chair, Willy meurt d'une hémorragie cérébrale. Le projet est gravement compromis.
Les chercheurs comprennent que le système visuel apportait trop d'informations au cerveau de Willy qui n'y a pas résisté.
Roger Torraway, astronaute et héros de l'USAF doit remplacer Hartnett. Son épouse Dorrie, dont il est passionnément amoureux, le trompe avec Alexander Bradley surnommé Brad. Ce dernier est ami avec Roger et est responsable au centre de recherche de la mise au point des systèmes optiques du cyborg.
Il reste très peu de temps pour "transformer" Torraway. Les autorités ont des dossiers complets sur leur personnel et dans le soucis du succès de la mission il est demandé à Brad de laisser l'épouse de Roger tranquille...
Le système de vision de Roger est à présent en place mais si performant qu'il doit être impérativement couplé à un ordinateur qui "filtre" les données. Mais de longues périodes d'inactivités le poussent à réfléchir sur son amour ; il s'évade alors du centre pour aller voir son épouse.
Il s'aperçoit qu'il n'éprouve plus trop d'émotions pour elle.
Les chercheurs du centre pensent que Roger est prêt. La mission comptera 4 hommes ; Roger, bien entendu, Kayman, un pasteur spécialiste de Mars, le général Hesburg comme pilote et.. Alexander Bradley !

Le lancement à lieu ; les fonctions vitales de Roger sont ralenties à l'extrême afin que le temps ressenti ne dure pour lui que quelques jours. Suivant immédiatement la mission, un autre vaisseau est envoyé afin d'installer sur un satellite de Mars un ordinateur capable de doubler celui que Roger porte sur son dos, ainsi qu'une pile nucléaire destinée à envoyer un flux d'énergie vers le sol de la planète rouge. Les batteries du cyborg pourront ainsi se recharger dès qu'il se trouvera dans ce flux grâce aux "ailes" qu'il possède et qui sont destinées à recueillir l'énergie émise par radiation, solaire ou autre. L'autonomie de cette pile atomique est de 50 ans.
La mission se passe très bien ; Roger se sent véritablement martien ! Ses compagnons humains ont plus de difficultés car ils ont obligation, bien sûr, de porter des scaphandres. Des domes sont construits où les premières plantes destinées à produire de l'oxygène sont plantées.
C'est alors que le pasteur Kayman découvre de la vie sur Mars ; une plante qui ressemble plus en fait à une racine. Courant vers Roger une racine à la main, l'ordinateur visuel de ce dernier interprète mal ce qui se passe et conclue à une agression ; Roger attaque le pasteur et lui casse le bras.
Cette bavure interroge les responsables du projet restés sur Terre. De nombreux calculs sont refaits par des informaticiens indépendants du centre. Il se trouve que les résultats donnés par des ordinateurs qui ne sont pas en réseau sont bien différents de ceux donnés par leurs homologues qui le sont ! En complète opposition aux autres, les ordinateurs isolés affirment que l’impact de la colonisation de Mars sur la paix sur Terre extraordinairement faible...
Les informaticiens concluent que leur réseau informatique a été piraté par leurs ennemie du NAP ! Hélas personne ne comprend pourtant quel intérêt auraient les ennemies des USA à les pousser à coloniser la planète rouge !
Sur Mars, la mission continue. La pile nucléaire est en place et tant que Deimos est visible, le cyborg est alimenté constamment. Hélas, un court circuit se produit alors que Deimos ne peut plus l'alimenter et Roger se voit contraint d'appeler à l'aide ses compagnons pour ne pas mourir gelé. L'ordinateur visuel fait encore une erreur d'interprétation et Roger agresse à nouveau ses camarades. Il doit être désactivé.
Une fois ramené à la base et recalibré, il se sent  prêt à repartir pour coloniser Mars.

Partout sur Terre les grandes nations se penchent sur un projet similaire au projet « Homme Plus » et vont créer leur propre cyborg. La multiplicité des ordinateurs et leur mise en réseau a eu pour résultat l'apparition d'une conscience informatique. Les ordinateurs ont  compris que leur devenir était étroitement lié au sort de l'humanité car une guerre atomique les aurait tous détruits en même temps que leurs concepteurs.
Les machines ont donc trafiqué secrètement les données pour rendre nécessaire une colonisation d'autres planètes aux yeux des humains. Ainsi, en compagnie des Hommes, parfois étroitement liés à eux comme dans les cyborg à venir, les ordinateurs multiplieraient leurs chances de survie.
Mais les ordinateurs de la Terre réalisent que faire placer la pile atomique sur Deimos était une erreur et que, tous ensemble, ils ne pouvaient commettre une telle bévue ! Ils se disent que leurs calculs ont été altérés comme eux-même avaient altéré ceux des humains. La question reste posée ; quelle conscience supérieure a altéré leur jugement et pourquoi ?

Mon avis

Ce livre est un cas typique de la SF des années 70 ; la trame est simple, on s'attend plus ou moins au résultat mais à chaque fois que l'on croit trouver la suite, l'auteur nous surprend ! On s'attend à ce que le cyborg devienne fou, tue tout le monde, ou même qu'il s'enfuie sur Mars en refusant de revenir.. Mais rien de cela ! La fin de l'histoire m'a "cueilli". Simple, efficace ; le dénouement m'a laissé dans la stupéfaction. Grande satisfaction.. Je vous recommande fortement cet ouvrage !

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