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Courrier-n : J'ai lu vos poèmes sur agionia, curieuse je suis venue voir votre site
Publié le 17/08/2009
Par jeudinoir


Hier, les oiseaux ("Where late the sweet birds sang" - 1977)

WILHELM Kate
Editions "Denoël"
248 pages
Prix 5€95
Livre Offert
Commencé le 18 septembre 2007
Terminé le 27 septembre 2007


1977                    1977
Prix Jupiter 1977


L'HISTOIRE

David a une grande famille très soudée qui habite la même vallée. Depuis sa plus tendre enfance il passe ses vacances avec ses nombreux cousins et cousines, oncles et tantes, parents et alliés dans la ferme des Wiston. Il est amoureux de sa cousine Célia et quand arrivés à l’âge adulte celle-ci décide de partir aider les populations du tiers-monde, ils décident de braver à son retour les interdits familiaux. Mais la famille a des projets importants tel que construire un hôpital de recherche sur ses terres sous la direction de l’oncle Walt qui est docteur. David est étonné d’une telle entreprise mais son oncle lui explique que la société dans laquelle ils vivent se meurt. Les catastrophes climatiques et écologiques vont se succéder à un rythme de plus en plus rapide, signant l’arrêt de mort de l’humanité. Le but de la famille est donc de se préserver de ce funeste destin en l’anticipant, profitant des 2 à 4 années de prospérité qu’il reste pour cumuler des réserves. David travaillera à l’hôpital une fois sa thèse finie. Le temps des catastrophes arrive. La communauté ne compte que 200 habitants mais tous deviennent stériles. Le seul moyen de survivre réside dans le clonage qui n’en est qu’à ses balbutiements. Célia revient d’Amérique du sud où elle a contracté une maladie qui l’a considérablement affaiblie. Après avec vécu quelques temps son amour avec David, elle meurt d’épuisement. Les clones finissent par être viables ; cette expérience fait grandir ensemble des pères, des grands-pères et des fils. Hélas, les clones sont stériles mais ce jusqu’à la cinquième génération uniquement. Bientôt, les clones deviennent majoritaires dans la petite société et supplantent les « originaux » vieillissant jusqu’à diriger complètement la colonie. David et ses pareils sont de plus en plus tenus à l’écart des décisions et les activités scientifiques en cours leur sont cachées. Il comprend que ce qui lie les clones entre eux est très fort ; une espèce de télépathie mêlée à de l’empathie.David décide de mettre fin aux expériences qui ont lieu à l’hôpital en coupant l’alimentation électrique des couveuses mais en est empêché. Les clones décident alors de l’exiler, ne pouvant le garder par mesure de sécurité et ne pouvant se résoudre à le tuer.La vie de la communauté des clones continue et se structure. Les « séries » identiques issues d’une même personne ont une grande complicité entre elles, prennent les décisions en commun et ne sont bien qu’ensemble. L’individu est gommé devant le groupe.

Une expédition est tentée en bateau à destination de Washington afin de faire des observations et rapporter des objets utiles. Ce périple de plusieurs semaines marque profondément Molly qui développe à son retour une sorte de dépression qui déstabilise ses sœurs et par la même la communauté. Il semble qu’elle développe un sentiment nouveau ; l’individualisme. Elle est exilée à fins d’études dans l’ancienne ferme de la famille. Ben est chargé de s'occuper d'elle et de rapporter ses observations à la communauté. Mais à force de côtoyer Molly, ses "frères" trouvent qu'il développe la même "pathologie" qu'elle et l'exilent, tout comme David avant lui.
Ce qu'ils ignorent, c'est que la jeune femme est enceinte des oeuvres de Ben et va dissimuler sa grossesse pour finir par accoucher seule, sans assistance, dans le plus grand secret. Elle appelle son fils Mark et l’élève en lui apprenant à se cacher des "clones". Hélas, alors qu'il n'a que 5 ans, leur secret est découvert.
Molly va passer près de deux ans enfermée avec les "reproductrices", ces femmes qui sont devenues esclaves de leur fertilité. Mises à l'écart de la communauté, elles n'ont comme activité que la reproduction.
Molly s'adapte très mal à cette vie et, de plus, aucune insémination ne prend avec elle. Elle est alors exilée et son fils Mark, reste au sein de la communauté.
Mais l'esprit farouchement individualiste et anti-collectif de l'enfant pose de grave problèmes. Ses provocations répétées ne sont acceptées que parce qu'il développe des qualités absentes chez les clones. En effet, il est capable de vivre en extérieur, dans la forêt et... seul !
Les dirigeants de la communauté voient avec anxiété les capacités d'initiatives des clones s'amoindrir à chaque génération. De plus, les réserves baissent et il va bientôt falloir partir en exploration dans les anciennes villes pour y découvrir de nouvelles ressources. Mark est employé pour entraîner les futurs "explorateurs" mais leur capacité à survivre loin du giron duquel ils sont issus met le projet en péril.
Des clones sont alors spécialement créés pour des types de missions spécifiques et peu à peu arrivent à remporter quelques succès.
C'est alors qu'une série de sabotages à lieu, coûtant cher en matériel et parfois détruisant des embryons d'hommes et d'animaux. Tout le monde soupçonne Mark, avec raison, d'être à l'origine de ces actes odieux. Il est envisagé de le supprimer.
Mais Mark avait depuis longtemps préparé un plan ; il prend le contrôle d'un groupe de clones de dernière génération qui lui est complètement soumis, enlève toutes les "reproductrices" de la communauté et va fonder une nouvelle société d'où le clonage sera banni. Il importe pour lui de vivre sans chercher à conserver ni reproduire le passé. Après quelques années, son groupe devient la seul et unique humanité, les clones s’étant éteints…

Mon avis

La vision de ce que pourrait être une communauté de clones est très intéressante. Nous sortons toutefois du mythe du "surhomme" qui voudrait que le clone soit bien meilleur que nous. Voir des clones dégénérer, se poser des questions tout en souhaitant se maintenir malgré leurs incapacités multiples est original. On n'échappe pas toutefois au vieux classique du "faites du Bio", couplé au non moins classique "la diversité c'est mieux que l'uniformité"... Mais bon, on pardonne sans soucis ces poncifs. Je vous recommande ce livre.

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