Nuits magiques.

Nous sommes des amateurs de navigation nocturne!
Nous aimons nous glisser à contre-sens dans le chenal à l’heure où les équipages vont boire.

Oui nous aimons voir la pénombre monter de la surface de l’eau tout juste ridée par le thermique d’est qui vient de se lever.
Oui nous aimons voir Vénus s’allumer dans la clarté du ciel qui décline.
Oui nous aimons cette lumière diaphane qui s’éteint doucement en gagnant l’est.
Oui nous aimons la guirlande brillante qui surligne le trait de côte et signale une activité frénétique et profane.

Oui nous aimons la fraîcheur de l’air sur nos visages dans la tiédeur de nos polaires et nos vestes de quart.
Oui nous aimons le bouillon chaud, dans le carré baigné de lumière rouge.
Oui nous aimons l’étoile entre hauban et galhauban que nous prenons pour cap un temps de la nuit.
Oui nous aimons les reflets verts et rouges qui jaillissent de notre balcon avant, la palpitation intermittente du phare attendu qui bat derrière l’horizon.
Oui nous aimons le chuintement de l’étrave qui oscille à la houle, le feu de poupe qui enflamme notre sillage rectiligne et la masse claire de notre voilure penchée sur le gouffre noir sous le vent.
Oui nous aimons veiller sur le sommeil paisible de l’équipage au repos, reprendre silencieusement une écoute un peu molle pour que la voile travaille au mieux de sa forme.
Oui nous aimons deviner le labeur à bord du bateau en pêche qui croise notre route.
Alors nous sommes dans un cocon fragile et protecteur, objet de notre attention la plus zélée qui nous portera jusqu’à la lumière nouvelle.

Nous sommes des amateurs de navigation nocturne!
Nous aimons nous glisser à contre-sens dans le chenal à l’heure où les équipages vont boire.

Oui nous aimons voir la pénombre monter de la surface de l’eau tout juste ridée par le thermique d’est qui vient de se lever.
Oui nous aimons voir Vénus s’allumer dans la clarté du ciel qui décline.
Oui nous aimons cette lumière diaphane qui s’éteint doucement en gagnant l’est.
Oui nous aimons la guirlande brillante qui surligne le trait de côte et signale une activité frénétique et profane.

Oui nous aimons la fraîcheur de l’air sur nos visages dans la tiédeur de nos polaires et nos vestes de quart.
Oui nous aimons le bouillon chaud, dans le carré baigné de lumière rouge.
Oui nous aimons l’étoile entre hauban et galhauban que nous prenons pour cap un temps de la nuit.
Oui nous aimons les reflets verts et rouges qui jaillissent de notre balcon avant, la palpitation intermittente du phare attendu qui bat derrière l’horizon.
Oui nous aimons le chuintement de l’étrave qui oscille à la houle, le feu de poupe qui enflamme notre sillage rectiligne et la masse claire de notre voilure penchée sur le gouffre noir sous le vent.
Oui nous aimons veiller sur le sommeil paisible de l’équipage au repos, reprendre silencieusement une écoute un peu molle pour que la voile travaille au mieux de sa forme.
Oui nous aimons deviner le labeur à bord du bateau en pêche qui croise notre route.
Alors nous sommes dans un cocon fragile et protecteur, objet de notre attention la plus zélée qui nous portera jusqu’à la lumière nouvelle.







