
Avec le soleil qui monte au fil des mois, les navigations printanières et estivales s’intensifient et mènent nos unités vers des contrées voisines ou étrangères, vers des rassemblements festifs et des manifestations nautiques.
C’est l’occasion pour chacun, de parer son bateau de pavillons, oriflammes, étendards ou autres drapeaux multicolores et bruyants dans le vent. On appelle ça « pavoiser ».
Ce terme vernaculaire a été vulgarisé, quelquefois par des auteurs reconnus, et son sens originel s’en est trouvé affecté: « La vie, à la mer, ne lui coûte pas cher, il pavoise partout » dit BRUANT de l’un de ses amis qui contractait des dettes avec la ferme intention de ne jamais s’en acquitter; « Et les habitants, sur le parcours, rivalisaient de zèle, pavoisaient les fenêtres… » écrivait Zola dans son « Rêve », Proust parle d’une de ses héroïnes qui pavoise son visage pour recevoir son galant…
Toutes ces métaphores, bien que pittoresques, ignorent honteusement que l’action de pavoiser est codifiée par un rituel marin strict.
Hisser le « Grand Pavois » consiste à établir une drisse de 40 pavillons allant de l’étrave à la poupe en passant par la têtes des mâts dans un ordre précis: E, Q, 3, G, 8, Z, 4, W, 6, P, 1, I, Aperçu, T, Y, B, X, 1er substitut, H, 3ème substitut, D, F, 2ème substitut, U, A, O, M, R, 2, J, 0, N, 9, K, 7, V, 5, L, C, S.





Avant l’avènement des moyens de communications modernes, les pavillons constituaient le seul moyen de communication de navire à navire ou de navire à terre.
Aujourd’hui, ces usages sont tombés en désuétude. Néanmoins les pavillons sont toujours obligatoires à bord et leur usage est règlementé.
Quelques règles sont à retenir si l’on ne veut pas manquer de respect pour le pays visité. Certaines pratiques sont considérées comme injurieuses, il vaut mieux donc, les connaître, question d’étiquette!
Un pavillon « s’envoie » et « se rentre », il est hissé à 8h le matin et rentré au couché du soleil.
Un pavillon s’envoie toujours à fond de drisse.
En dehors des pavillons du code international, deux pavillons ne s’envoient jamais sur la même drisse, c’est insultant pour celui placé au-dessous car il est considéré comme « pavillon de prise ».
Si l’on croise un navire de guerre, il convient de le saluer en abaissant trois fois son pavillon national, il vous répondra en amenant son propre pavillon à mi-drisse.
Le pavillon national s’envoie à l’arrière tribord, sur une hampe, éventuellement sur le pataras. C’est le plus grand des pavillons du bord.
Le pavillon du propriétaire ou du club est hissé sous la barre de flèche à babord, il ne doit battre qu’en présence à bord du propriétaire.
Le pavillon de courtoisie est le pavillon du pays abordé. Plus petit que le pavillon national,il se hisse à tribord, sous la barre de flèche quand on entre dans les eaux territoriales ou le port. A défaut on hisse le pavillon Q de demande de libre pratique.
Bonnes navigations.
C’est l’occasion pour chacun, de parer son bateau de pavillons, oriflammes, étendards ou autres drapeaux multicolores et bruyants dans le vent. On appelle ça « pavoiser ».
Ce terme vernaculaire a été vulgarisé, quelquefois par des auteurs reconnus, et son sens originel s’en est trouvé affecté: « La vie, à la mer, ne lui coûte pas cher, il pavoise partout » dit BRUANT de l’un de ses amis qui contractait des dettes avec la ferme intention de ne jamais s’en acquitter; « Et les habitants, sur le parcours, rivalisaient de zèle, pavoisaient les fenêtres… » écrivait Zola dans son « Rêve », Proust parle d’une de ses héroïnes qui pavoise son visage pour recevoir son galant…
Toutes ces métaphores, bien que pittoresques, ignorent honteusement que l’action de pavoiser est codifiée par un rituel marin strict.
Hisser le « Grand Pavois » consiste à établir une drisse de 40 pavillons allant de l’étrave à la poupe en passant par la têtes des mâts dans un ordre précis: E, Q, 3, G, 8, Z, 4, W, 6, P, 1, I, Aperçu, T, Y, B, X, 1er substitut, H, 3ème substitut, D, F, 2ème substitut, U, A, O, M, R, 2, J, 0, N, 9, K, 7, V, 5, L, C, S.


1er substitut 2éme substitut 3éme substitut
Avant l’avènement des moyens de communications modernes, les pavillons constituaient le seul moyen de communication de navire à navire ou de navire à terre.
Aujourd’hui, ces usages sont tombés en désuétude. Néanmoins les pavillons sont toujours obligatoires à bord et leur usage est règlementé.
Quelques règles sont à retenir si l’on ne veut pas manquer de respect pour le pays visité. Certaines pratiques sont considérées comme injurieuses, il vaut mieux donc, les connaître, question d’étiquette!
Un pavillon « s’envoie » et « se rentre », il est hissé à 8h le matin et rentré au couché du soleil.
Un pavillon s’envoie toujours à fond de drisse.
En dehors des pavillons du code international, deux pavillons ne s’envoient jamais sur la même drisse, c’est insultant pour celui placé au-dessous car il est considéré comme « pavillon de prise ».
Si l’on croise un navire de guerre, il convient de le saluer en abaissant trois fois son pavillon national, il vous répondra en amenant son propre pavillon à mi-drisse.
Le pavillon national s’envoie à l’arrière tribord, sur une hampe, éventuellement sur le pataras. C’est le plus grand des pavillons du bord.
Le pavillon du propriétaire ou du club est hissé sous la barre de flèche à babord, il ne doit battre qu’en présence à bord du propriétaire.
Le pavillon de courtoisie est le pavillon du pays abordé. Plus petit que le pavillon national,il se hisse à tribord, sous la barre de flèche quand on entre dans les eaux territoriales ou le port. A défaut on hisse le pavillon Q de demande de libre pratique.
Bonnes navigations.







