
Départ de bénodet
Dans l'Odet
Chers membres de l'APPO,
Nous vous écrivons mon frère et moi même pour vous donner un compte rendu de la traversée Bénodet-Les Sables d'Olonne sur le PRB de Vincent Riou qui fut également notre première croisière de nuit.
Dimanche 17 juin à 18h00: Nous sommes heureux de quitter le port de Bénodet ( Finistère ) en compagnie de Vincent Riou, un de ses équipiers, et deux représentants d'un de ses sponsors Mercedez.
Le bateau prend tout de suite la direction du large. Après avoir hissé la grand voile et le solent, le bateau prend immédiatement de la vitesse, le temps s'y prête bien car il y avait 18-20 noeuds en moyenne pour une mer assez calme.
Pour stabiliser le bateau PRB peut remplir d'eau ses ballasts à l'avant, à l'arrière et au milieu. C'est en remplissant un de ses ballasts à l'avant qu'on a permis au bateau de moins taper dans les vagues à 10 noeuds, car on était au près.
Nous avons pu essayer l'efficacité de son moulin à café lors d'un virement de bord, qui est indispensable sur ces bateaux pour pouvoir hisser, régler les voiles. Nous avons laissé l'archipel des Glénans à Tribord avant que la nuit ne tombe.
Ce qui est impressionnant sur ce bateau c'est le bruit de l'eau sur la coque, du sifflement du vent dans les haubans, le bruit que produisent les winches sous la tension des "cordes".
Le carbone étant une parfaite caisse de résonnance, nous nous sommes demandés comment les skippers pouvaient vivre des semaines, voir des mois dans ce bruit.
Dans la nuit nous avons vu les lumières des bateaux de pêche et la lumière de Belle-Île que nous avons laissé à babord avant de descendre sur l'île d'Yeu et de prendre une allure un peu plus portante, ce qui nous a permi d'avoir une moyenne de 14 noeuds avec des pointes à 16 noeuds.
Nous avons pu suivre notre parcours sur l'ordinateur de bord du bateau qui informe de la direction et force du vent et qui peut calculer à tout instant l'heure d'arrivée.
De nuit, le bateau était sous pilote automatique et Vincent Riou et son coéquipier se relayaient pour surveiller le fonctionnement du bateau et éventuellement faire des réglages.
Le pilote automatique par deux fois a changé de cap, ce qui a stoppé net le bateau.
Après avoir passé l'île d'Yeu le bateau a pris encore plus de vitesse car il effectuait des pointes à 19 noeuds.
Ce n'est qu'en arrivant aux Barges que le vent s'est calmé.
Nous sommes rentrés aux Sables d'Olonne avec le lever du soleil vers 7hOO, et nous avons eu droit à un comité d'accueil des membres de l'APPO que nous remercions d'être venu malgré l'heure assez matinale.
Nous voulions surtout vous remercier, de nous avoir permis de naviguer sur un bateau de course auprès d'un skipper.
Cette expérience nous a fortement marqué.
Bon vent à tous.
Olivier et David Gonse












