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lhomedé r : je recherche conseis par ouvriers des chantiers feeling cra je refais l'intérieur de mon 8.50 r.lhomede@lapos te.net
Mireille : Je ne retrouve plus les recettes de maquereaux
nabil : biologie
Gilbert : Plusieurs adhérents ont proposer d'appeler notre local J.P. , je suis d'accord avec eux, Amicalement Gilbert
Michelle : Bravo pour l'organisation de cette galette. C'était un bon moment !
Anne-Marie : propositions pour le nom du local APPO, l'Escale, le Phare, l'Abri aux Potes, l'Abri-Côtier
Anne-Marie : propositions pour le nom du local APPO, l'Escale, le Phare, l'Abri aux Potes, l'Abri-Côtier
Gilbert : Pour le nom du local APPO nous pourrions le nommer; l'APPO-LOGIS, ou La Pépé au Logis ou encore la Nana au gourbir
Jeff : Bonjour, l'association Au bonheur des dames organise le samedi 16 juin des puces de mer sur le port de peche des Sables. Rens : 06 07 21 98 62
Sharif : Grand Amiral? Seigneur des Flots? appelez le Monseigneur "s'il en pince" pour la pêche!
Publié le 25 février 2008 à 18:11
Par jjjberland

L'article sur l'Ibis sacré, qui petit à petit colonise nos marais, a fait naitre quelques réactions d'égyptophiles avertis. Ceux ci ont eu le plaisir de photographier eux-mêmes les témoignages de la place que tenait cet oiseau étrange dans la civilisation des pharaons.

Voici donc ci-dessous les quelques clichés qu'ils ont eu la délicatesse de me transmettre.

Merci à eux!








Ci-dessous, Nefertari demande au dieu Thot son gobelet et sa palette de scribe pour obtenir le pouvoir magique du Dieu (scéne tirée du chapitre 94 du "livre des morts" première annexe latérale orientale, mur nord).











Les anciens Égyptiens admiraient l’ibis sacré.

Ils l’apprivoisèrent et en firent le dieu Thot, symbole de l’éloquence et du savoir.
L’ibis sacré gardait les temples et faisait l’objet d’un culte fervent.



A cette époque, aucun roi, ni pharaon n’aurait accepté d’être enterré sans la présence à ses côtés de nombreuses momies du Dieu-Ibis.
C’est pourquoi on a retrouvé autant d’ibis sacrés momifiés dans les sépultures.



Au cours d’un combat, Horus perdit son œil.

Le dieu ibis Thot lui rapporta et Horus vainquit.

Cet œil est devenu symbole de victoire.

C'est cet oeil que l'on retrouve sur la proue de certains navires, en méditerranée.



L’ibis a mystérieusement disparu d’Égypte.

Est-ce de son vol en longues lignes houleuses, où chaque individu reproduit le mouvement de celui qui le précède, planant, glissant et ondulant au rythme lent et cadencé de leurs larges ailes blanches que ce sédentaire a déserté le pays des dieux?

Ou bien s’est-il affranchi de la convoitise de quelque parc animalier présomptueux de vouloir tenir captif ce divin?



Il a sans doute apprécié les charmes de notre terroir car on compte 1500 couples établis dans le marais breton qui devient trop exigu.

Selon toute probabilité, nous n’allons pas tarder à le voir s’installer dans le marais d’Olonne.


Nous pourrons alors observer sa silhouette blanche et noire caractéristique précédée de son bec courbe sombre et démesuré.


Publié le 29 mai 2007 à 20:54
Par jjjberland
Il ressemble à un vieil acteur famélique sans contrat; à ces épaves de la rue qui échouent, un soir de dèsespoir, à l'Armée du salut...




Peut-être l’avez-vous déjà observé, jonglant du bec avec sa proie, essayant de la mettre en ligne pour l’avaler d’un coup.



Son plumage inconséquent lui permet d’évacuer l’air, de laisser entrer l’eau pour faciliter sa plongée. Il nage comme un "U.BOAT" et s'élève avec l'aisance d'une forteresse volante. La sanction tombe immédiatement car dès qu’il est repu, il doit passer le reste de son temps perché sur un promontoire, aussi immobile qu’un épouvantail, les ailes ouvertes au vent, attendant que son plumage sèche.


Il est ingénieux: certains ont pu l’observer avalant des cailloux, dans le seul but de se lester pour faciliter sa quête sous-marine.



Concurrent des hommes, ceux-ci ont fait beaucoup pour l’éliminer. D’autres, plus malins, ont exploité son talent, lui mettant un collier ajusté qui l’empêche d’avaler le poisson, que l’homme récupère ainsi.





Huppé, à aigrette, pygmée, ou grand cormoran, ils peuplent nos rivages de leurs sombres silhouettes fantomatiques, nichent dans nos falaises abruptes et si vous avez la chance de les approcher vous serez sans doute fasciné par leur regard vert émeraude qui semble voir dans votre cerveau.







Publié le 19 avril 2007 à 21:19
Par jjjberland
Le Gravelot à collier interrompu.









Très affairé,très nerveux, il enchaîne de courtes séquences de marches rapides et de vols brefs.
Il fouille fébrilement le sable encore mouillé de la marée descendante.


Il en reste assez peu en Europe et nous avons la chance d’en avoir une trentaine de couples qui vivent sur les plages d’Olonne.

Il est en voie de disparition.


CHERCHEZ LES OEUFS! AU CENTRE DE LA PHOTO!

Il faut dire qu’il est peu précautionneux quand il dépose ses œufs à même le sable les laissant de longs instants se chauffer au soleil avant de venir les couver quand celui-ci décline.
Ils sont alors la proie de tout prédateur affamé, ou exposé aux dangers de toute activité humaine.

Lors de vos promenades printanières sur les plages de l’Aubraie regardez où vous posez les pieds!


Publié le 28 mars 2007 à 18:55
Par jjjberland





















Le grand labbe

Sans doute avez-vous déjà vu cette forme fugitive, semblable à une ombre de malandrin nocturne, passer rapidement dans votre champ de vision.

Vous l’avez perdu sur l’immensité ondulée de la mer.

Puis vous l’ apercevez de nouveau à la poursuite de ce qui vous semble être un goéland stressé.
Vous croyez à une scène de famille ou à une lutte pour la suprématie tribale.

Pourtant le poursuivant est différent.

Plus fort, plus trapu,plus sombre, il est conscient de sa supériorité et en use.

Il est inquiétant, son nom anglais n’est-il pas « skua » comme ces premiers avions de guerre imaginés par les britanniques?

Il cherche l’épuisement de sa proie et poursuit un étrange dessein: lui infliger une peur telle que celle-ci régurgite sa nourriture, pour, avec une étonnante dextérité s’en saisir avant qu’elle ne tombe à l’eau!

Sa peu ragoûtante œuvre accomplie, il se pose sur les flots et déguste.

C’est un solitaire, il vit au large et ne vient vers le rivage que pour assurer la conquête nécessaire à la procréation. Il forme un couple qui n’est dissocié que par la mort de l’un ou de l’autre.

Son comportement agressif garanti la sécurité des ses progénitures jusqu’à ce que celles-ci, le plus souvent au nombre de deux, aient les moyens de leurs survies .
Publié le 13 mars 2007 à 22:35
Par jjjberland




Souvent vous les voyez devant votre étrave.

Ils semblent ne pas prêter garde à votre route qui menace leur intégrité physique.

Petites taches noires soulignées de blanc, ils flottent, ballottés par les vagues, capeyant comme des flibustiers en rupture de proie.

L’inquiétude vous gagne! Ma coque va en percuter quelques uns!

Et puis d’un coup, tout le monde disparaît, des têtes plongent sous la surface, rapidement suivies par leur croupions fuselés.
D’autres choisissent une technique pour laquelle il ne semblent pas fait, frappent l’eau de leurs pattes palmées, battent l’air de leurs ailes atrophiées, et à bout d’effort, finissent par s’affranchir de la loi de la gravité.






Ils vivent là!

Où ne nous faisons que passer! La haute mer est leur havre.

Ils ne la quittent que pour nicher, très inconfortablement sur des corniches pierreuses. Ils posent leur unique œuf à même le rocher. Ils ont l’ingéniosité de le pondre très conique, afin qu’en roulant il ne tombe point. Le couple se partage la couvaison et 10 semaines plus tard, leur progéniture fait le grand plongeon.





Il sera désormais en sécurité, quelques soient les conditions climatiques.

Bien plus que les éléments, l’activité humaine le menace.

Quand il plonge pour trouver sa pitance, quelques fois jusqu’à 150 mètres de fond, la rencontre avec un filet est fatale. Quand il amerrit et sans y prendre garde se pose dans une nappe d’hydrocarbure.



Publié le 16 décembre 2006 à 22:44
Par jjjberland
 fou.de.bassan.mila.11p.jpg


LE PELICAN (R. Desnos), ET LE FOU DE BASSAN




« Le Capitaine Jonathan,
Étant âgé de dix-huit ans
Capture un jour un pélican
Dans une île d'Extrême-orient.

Le pélican de Jonathan,
Au matin, pond un oeuf tout blanc;
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.

Et ce deuxième pélican Pond, à son tour, un oeuf tout blanc
D'où sort, inévitablement
Un autre, qui en fait autant.

Cela peut durer pendant très longtemps,
Si l'on ne fait pas d'omelette avant »
(Robert Desnos)






Point de pélican
Sur nos côtes océanes, mais du Fou de Bassan,
Son proche parent,
On pourrait en dire tout autant…

Il y a peu de temps,
Ce pélagique, de notre océan
A faillit disparaître de notre présent.
Nos côtes bétonnées ne laissant
Plus de place à ses descendants.

Heureusement
Quelques hommes conscients
De ses tourments
Ont su intervenir avant,
Pour que cet admirable fou volant,
Kamikaze plongeant,
Puisse trouver refuge en des terroirs bretonnants.

Brun juvénile, dès trois ans
Il devient tout blanc,
Vit plus de vingt ans
Et reste fidèle toute sa vie durant
A son premier soupirant.



Souvent,
Nous le voyons au dessus de nos voiliers blancs,
Repérant
Les poissons en banc,
De trente mètres prenant son élan,
Comme une flèche de Mohican,
Percer l’air et l’eau en suivant,
Ressortir au bout de quelques instants
Pour reprendre son vol dans le vent.


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