1 200 000 000, un milliard deux cents millions!
C’est le nombre de pratiquants innocents qui perpétuent l’habitude ancestrale de quelques marins du moyen âge, le blog, cet anglicisme inconnu à la fin du siècle précédent.
Le log était alors un simple rondin de bois que les marins anglais jetaient par-dessus bord, à la proue de leur bateau.
En mesurant le temps que celui-ci mettait pour atteindre la poupe, ils calculaient la vitesse de leur nef.
Très fort!

On sait que plus tard, la technique fut améliorée par l’ajout d’une ligne nouée à espaces réguliers, tels que le nombre de nœuds filant entre les doigts, soit égal au nombre de milles parcourus dans l’heure.
On sait aussi l’humeur changeante des vents, des courants et de la houle, qui prennent un malin plaisir à modifier à tout instant la marche du bateau.
Ces hommes de bon sens ont vite perçu la nécessité de noter leurs mesures pour en extraire des moyennes indispensables à plus de finesse de leurs estimations.
Ces mesures étaient notées dans le journal des « logs », du nom de ces fameux rondins de bois.
Au moment de la conquête des airs, les pilotes tiennent aussi des journaux qu’ils nomment également des « logs ».
La modernité n’invente rien!

La naissance d’internet offre de nouveaux espaces de conquête.
Les pionniers de la « toile » y ouvrent des journaux personnels à destination des internautes.
Ils les appellent les « web-logs », dont la contraction donnera « blog ».
L’étymologie offre des détours aussi sinueux que le sillage de nos bateaux soumis aux forces qui agissent sur leur route !








