"En 1865, la société centrale des naufragés est fondée en France et des stations sont créées tout au long de nos côtes. Cependant, aux Sables d'Olonne, une société de sauvetage est créée le 1er novembre 1863. Le matériel doit être fourni par l'État. Le 4 février 1865, le Conseil Municipal en séance alloue un crédit de 500 francs à la société pour parfaire son installation.

Le 21 janvier 1867, le bâtiment Bayard de la marine impériale débarque aux Sables un canot de sauvetage. Il s'agit d'un canot insubmersible à redressement spontané de 9,78 m de long de construction anglaise, construit à Londres par Forrest & Son, n° de chantier portant le chiffre 5. Le premier patron de ce canot est Anselme Maraud. Ce canot ne devait pas rester longtemps à la station. Une maison abri avait été construite à la Chaume au pied de la tour d'Arundel. De là existaient deux moyens de mettre le canot à l'eau: soit directement sur un petit plan d'eau praticable à mi-marée, donnant accès au chenal en passant sous une voûte, soit en amenant le canot directement dans le chenal par une cale, située un peu en amont de la voûte lorsque la marée ne laissait pas un tirant d'eau suffisant pour permettre au canot de passer sous la voûte.
Le 24 avril 1868,vers 14 heures, une chaloupe prise dans une violente tempête d’ouest était en détresse, le canot mis à l’eau devant l’abri devait passer sous une voûte, le patron Maraud était à la barre. Au passage sous la voûte le tambour arrière du canot heurta violemment à trois reprises. Sur le moment personne ne se rendit compte des avaries subies par le canot. Rapidement le canot se porta au secours de la chaloupe en détresse et les 5 hommes de son équipage furent recueillis. Pour rentrer au port, le canot mit la voile ;c’est alors qu’il arrivait presque dans les passes qu’une énorme déferlante le pris par l’arrière et le chavira. Le tableau arrière, disloqué au passage sous la voûte fut arraché et le canot resta la quille en l’air. Les hommes tentèrent de regagner la côte à la nage, seul trois hommes dont le patron Maraud qui avaient conservé leur brassière de sauvetage purent se sauver. Les canotiers dont les noms suivent périr : Emmanuel Masse, Etienne Clergeot, Charles Maudret, Louis beneteau, Joseph Cotonée, Charles Glénersan, Louis Garandeau. Le patron Maraud reçut la croix de légion d’honneur. Après le naufrage du canot, un autre équipage fut recruté, mais les hommes n’avaient plus confiance dans les canot à redressement spontané. Un autre canot fut attribué aux Sables d’olonne, nous retrouvons trace de sorties de sauvetage le 5 décembre 1868, le 17 mars 1869, le 30décembre 1868, le17 mars 1869 où un canot de la station serait intervenu. Devenant à peu près impossible d’obtenir le concours des marins, la station fut mise en sommeil puis fermée par décision du comité de direction de la société du 4mars 1873. C’était mal connaître les habitants du pays des olonnes que de leur enlever leur canot de sauvetage. Un Sablais, Pierre Crouzillat réagit vivement et fit construire à ses frais un canot de 6 mètres, insubmersible et inchavirable selon ses propres plans. Ce canot fut baptisé « secours ».

Le 3 décembre 1877, le ministre de la marine adressait à Pierre Crouzillat par dépêche, un témoignage de satisfaction attestant les louables efforts faits pour remplacer le canot de sauvetage dont la station était dépourvue. Il semble que ce canot ait été, lors de réouverture de la station, installé dans un abri construit aux Sables, à l’emplacement occupé par la suite par la base des dériveurs.
En 1879, un nouveau canot fut accepté par les marins, C’était un canot insubmersible à redressement spontané, L’amiral Jacquinot, de 9.78m de long, n° 29 d’Augustin Normand, en tous points semblable au canot précédent.
En 1881, le canot sortit plusieurs fois.
Le 8 septembre 1881, le canot se porta au secours de la goélette Jeanne Aniy et de 5 bateaux de pêche .
Le 11 novembre 1891, le canot sortit à 10 heures par coup de vent de sud- ouest et mer forte pour porter secours à la chaloupe «Reine des cieux » qui était complètement désemparée à l’entrée du port. Il réussit à recueillir les 6 hommes d’équipage. Mais au moment de faire route pour rentrer, il fut roulè par une déferlante qui balaya le canot en brisant la moitié des avirons. Moins manœuvrant avec 5 avirons intacts, le canot va alors chaviré, se redressé et chaviré deux autre fois. Tous vont s’accrocher à la ligne de sauvetage puis tenter de rembarquer dans le canot secoué comme un bouchon. Des 6 marins récupérés sur le navire en détresse, quatre devaient perdre la vie dans ce chavirage, ainsi que l’un des canotiers. Le 8 octobre 1896, nouvelle intervention au secours de divers bateaux de pêche venant chercher l’entrée du port par mer démontée. Le canot restera durant toute la marée à l’entrée du port pour protéger l’entrée des bateaux.

Le 29 septembre 1898, nouvelle sortie du canot, pour se porter au secours du vapeur « Daniel Fricaud » qui se trouvait dans une situation périlleuse au milieu des rochers des Barges. Sur les vingt heures, les 14 personnes présentes à bord du vapeur étaient recueillis à bord du canot et après une pénible et dangereuse traversée le canot de sauvetage rentrait au port. A la suite de sauvetage, L’amiral préfet maritime de Rochefort adressa à l’équipage du canot de sauvetage « Amiral Jacquinot » ses plus vives félicitations pour ce louable empressement avec lequel s’était porté au secours de l’équipage et des passagers du vapeur Daniel Fricaud.
En 1900, un autre canot, le « Sainte Reine » était attribué aux Sables. C’était un canot de 10,10 m en bois, redressable, n° 76 d’Augustin Normand, que la station conserva jusqu’en 1930.
En 1920, un second canot, le « Duc et Duchesse Decrés » n° 138 d’Augustin Normand est attribué aux Sables d’olonne pour les secours rapprochés. Il est entreposé aux Sables. Il a sans doute remplacé le « secours » construit par Pierre Crouzillat. Ce canot est avec le canot de Trouville « Antoinette Parmentier » le dernier canot à avirons construit en France.
Le 9 mars 1927, par tempête de sud-ouest, Le « Silencieux », patron Victorien Héraud s’échouait devant l’entrée du port. Le « Duc et Duchesse Decrés » se portait rapidement au secours du navire échoué mais il était retourné par une lame énorme et drossé sur la plage. Le « Sainte Reine » intervenait également pour porter assistance mais, à son tour, drossé sur la plage et tous les efforts de la population pour mettre les canots à l’eau furent vains tant les éléments étaient en furie. Un va et vient fut établi entre le « Silencieux » et le canon lance amarre grâce au concours de la population et l’équipage du « Silencieux » fut ramené à terre et sauvé. Dans le même temps, un autre bateau des Sables, le dundee « Petite Pierrette » vint s’échoué sur la Roche Pie, devant le remblai. Toujours avec le canon lance-amarre et le concours de la population un « va et vient » fut établi avec ce navire et tout son équipage fut ramené à terre et sauvé. Il semble que ce fut là la dernière intervention de la « sainte reine » qui devait être déclassée et vendue en 1930.
Le 23 mars 1927, à la suite de cette tempête, une souscription fut décidée aux Sables et à Olonne pour l’achat d’un canot à moteur par un comité désigné par le conseil municipal. Le 3 avril 1927, dans les archives municipales nous retrouvons « suite à la tempête du 9mars 1927, un comité de sauvetage s’est constitué pou l’acquisition d’un canot de sauvetage bimoteur d »un coût total 300.000 francs dont 100.000 francs à la charge de la station locale » . le principe de la demande fut accepté.
Le 31 janvier 1928, la somme de 100.000 francs est réunie.
Le 30 septembre 1928 à 18 heures, arrive le canot bimoteur construit à Sartrouville. C’était un canot de 12,50 m de long de 12 tonnes de déplacement, équipé de 2 moteurs de 50 chevaux unitaires entièrement indépendants l’un de l’autre. Ce canot prit le nom de la station « Les Sables d’Olonne ».
En 1950 le canot à aviron » Duc et Duchesse Decrés » fut déclassé et vendu. Dans ces mêmes années, le canot tous temps « Amiral Touchard » fit un séjour aux Sables avant d’être refondu à Sartrouville. Rebaptisé « Léon Marie Bourgeois » il est attribué à la station de la Pallice.
Le1er décembre 1954, le canot « Docteur Paul le Dien » fut affecté aux Sables, il avait été mis en service le 4 avril 1948 au Conquet. Son architecture est tout à fait typique, de même que sa construction en bois dont le principe remonte au début du siècle : deux couches de bois croisées à 45° séparées par une toile imperméable. Du contre- plaqué pour les roofs, et un dôme arrière qui rappelle les canots à avirons. Ce gros canot pour l’époque était assisté par une vedette de sauvetage plus moderne, la Belle Olonnaise. La vedette Belle Olonnaise HSB 59 est mise en service en 1965. Construite par le chantier Dubernet, elle mesure 9,60m et a une puissance de 200 cv diesel, elle accepte relativement bien les creux de 4 à 5 mètres.
Au 30 août 1967, année de la création de la SNSM, elle totalisait 110 interventions.
Le 22 décembre 1967, la vedette la « Belle Olonnaise », Patron Mornet, étant sortie pour aller secourir un caseyeur, fut pris à son retour dans les rouleaux, est drossée à la côte en opération de sauvetage par visibilité nulle. Le patron est blessé et le mécanicien Morisseau sauveteur chevronné depuis une quinzaine d’années se noya, enlevé par une lame. La vedette est définitivement perdue.
En 1970, le canot « Docteur Paul Le Dien » sort pour prêter assistance à plusieurs chalutiers qui rentrent en catastrophe pour s’abriter tandis que la tempête se déchaîne. Le dernier d’entre eux, le « Marie-Christine » est littéralement engloutit par une lame gigantesque avant que le canot n’ait pu le rejoindre. Aucun survivant !
En 1978, durant la refonte du « Docteur Paul Le Dien » le canot « Vice Amiral Lacaze » fut affecté aux Sables. Le « Vice Amiral Lacaze » immatriculé SNS 014 a été construit en 1956 par les chantiers Augustin Normand.Il quitte la station en 1980 pour être modernisé. Ce canot mesure 13,60m de long sur 3,96m de large pour un déplacement de 13,60 tonnes. Le tirant d’eau est de 1,12m, deux moteurs Renault marine de 140cv lui permettent d’atteindre la vitesse de 9,5 nœuds.
Une vedette de 3e classe « La Belle Olonnaise » deuxième du nom immatriculée SNS 321 du constructeur Beneteau, mesurant 8m de long est mise en service en 1980.
Le « Docteur Paul Le Dien », en service dans la station depuis 1954 et refondu en 1980 sur le plan des équipements et des moteurs(2 moteurs de 140 cv qui lui permette d’atteindre une vitesse de 10 nœuds), était en 1985 une embarcation déjà ancienne. Un événement hâta les choses qui décide de son remplacement. Une intervention difficile qui montre que les fonds n’avaient plus la solidité d’antan.
Le « Docteur Paul Le Dien » étant hors d’usage, il fut déclassé et remplacé provisoirement par un autre vieux canot, le »Patron Dubarre et Corvic ». Immatriculé SNS 018, il provient de la station de Groix. Affecté aux Sables en 1985, il quitte la station l’année suivante pour être mis en réserve au CERO en attendant d’être affecté en 1988 à Honfleur. Construit en 1959 par Jouet, il mesure 13,60m de long sur 3,80m de large, déplacement de 14 tonnes, pour un tirant d’eau de 1,07m. Deux moteurs de 75cv lui permettent d’atteindre une vitesse de 9,6 nœuds.
IL était donc urgent, de construire une embarcation nouvelle. Or, le siége ne pouvait sur le plan financier, alors que les subventions officielles diminuaient et que des engagements antérieurs étaient pris auxquels il allait faire face, dégager les sommes nécessaires. C’est ainsi que le comité de la station des Sables, sous la présidence intelligente et active de Robert Girault, décida de faire face et accomplit une tâche que l’on peut bien, étant donné les moyens dont on disposait, qualifier d’exceptionnelle  .
Il commença par créer une association spéciale, parallèle à la SNSM, ce qui au départ ne devait point être très bien vu par le siége : »SOS Mer 85». Cette raison sociale fort bien choisie avait le mérite d’attirer immédiatement l’attention des interlocuteurs. Son but était au départ de réunir une somme de 5,5 millions pour aboutir à la construction du plus beau canot que possédait la S.N.S.M. décida finalement de participer à la dépense à concurrence d’un tiers de son montant. Le comité de « S.O.S.Mer » s ‘engagea alors dans une série de manifestations qui, très rapidement, connurent le succès, artistique, folklorique et…financier. Il ne serait même point inexact de dire que c’est toute la population du département de la Vendée qui se mobilise pour son canot. Le plus grand show étant réalisé par une course de baleinières, le 2 juin 1985, dont un des moments les plus forts fut le duel que se livrèrent devant quelque 20.000 personnes, la baleinière de la ville des Sables d’Olonne, barrée par son Maire, M.Guedon, et celle de la cité allemande qui lui est jumelée de Schwabach, dont le Maire, M.Reiman, lui donna la réplique.
Les efforts du comité du siége et des collectivités locales combinés aboutirent à la construction par les chantiers Bernard, de Lorient, du « Jack Morisseau ».
Le « Jack Morisseau » construit à Locmiquélic a été affecté aux Sables d’Olonne le 13 juillet 1986, sous le matricule SNS 061. Comme la plupart des bateaux de cette catégorie, sa coque mesure 17,60m de long pour 4,40m de large avec un déplacement de 21 tonnes. Ses deux moteurs diesel propulsent à 15 nœuds. Tirant d’eau 1,30m Le canot Patron « Jack Morisseau ", porte le nom de la victime de l’un des premiers sauvetages de la SNSM, cet homme fut emporté par une lame de fond au cours d' une intervention à bord de la vedette snsm Belle Olonnaise .
Après avoir été désarmé, le canot Docteur Paul LE Dien est restauré par la ville des Sables, qui l’installe sur un ber en ciment à quelques mètres de la capitainerie de Port Olonna ou est amarré à son ponton le nouveau canot.
La vedette de 3e classe « La Belle Olonnaise » immatriculée SNS 321 de Bénéteau type antarès en plastique mesure 8m de long. Mise en service en 1980 elle quitte la station des Sables en 1993 pour être affecté a la station de st Briac ou elle sera rebaptisée « Notre Dame de l’Epine » en 1994.
La première maison abri construite à la Chaume au pied de la tour d’Arundel est démolie au début de l’année 1996 par un permis en date du 17 novembre 1995." 
Le 21 janvier 1867, le bâtiment Bayard de la marine impériale débarque aux Sables un canot de sauvetage. Il s'agit d'un canot insubmersible à redressement spontané de 9,78 m de long de construction anglaise, construit à Londres par Forrest & Son, n° de chantier portant le chiffre 5. Le premier patron de ce canot est Anselme Maraud. Ce canot ne devait pas rester longtemps à la station. Une maison abri avait été construite à la Chaume au pied de la tour d'Arundel. De là existaient deux moyens de mettre le canot à l'eau: soit directement sur un petit plan d'eau praticable à mi-marée, donnant accès au chenal en passant sous une voûte, soit en amenant le canot directement dans le chenal par une cale, située un peu en amont de la voûte lorsque la marée ne laissait pas un tirant d'eau suffisant pour permettre au canot de passer sous la voûte.
Le 24 avril 1868,vers 14 heures, une chaloupe prise dans une violente tempête d’ouest était en détresse, le canot mis à l’eau devant l’abri devait passer sous une voûte, le patron Maraud était à la barre. Au passage sous la voûte le tambour arrière du canot heurta violemment à trois reprises. Sur le moment personne ne se rendit compte des avaries subies par le canot. Rapidement le canot se porta au secours de la chaloupe en détresse et les 5 hommes de son équipage furent recueillis. Pour rentrer au port, le canot mit la voile ;c’est alors qu’il arrivait presque dans les passes qu’une énorme déferlante le pris par l’arrière et le chavira. Le tableau arrière, disloqué au passage sous la voûte fut arraché et le canot resta la quille en l’air. Les hommes tentèrent de regagner la côte à la nage, seul trois hommes dont le patron Maraud qui avaient conservé leur brassière de sauvetage purent se sauver. Les canotiers dont les noms suivent périr : Emmanuel Masse, Etienne Clergeot, Charles Maudret, Louis beneteau, Joseph Cotonée, Charles Glénersan, Louis Garandeau. Le patron Maraud reçut la croix de légion d’honneur. Après le naufrage du canot, un autre équipage fut recruté, mais les hommes n’avaient plus confiance dans les canot à redressement spontané. Un autre canot fut attribué aux Sables d’olonne, nous retrouvons trace de sorties de sauvetage le 5 décembre 1868, le 17 mars 1869, le 30décembre 1868, le17 mars 1869 où un canot de la station serait intervenu. Devenant à peu près impossible d’obtenir le concours des marins, la station fut mise en sommeil puis fermée par décision du comité de direction de la société du 4mars 1873. C’était mal connaître les habitants du pays des olonnes que de leur enlever leur canot de sauvetage. Un Sablais, Pierre Crouzillat réagit vivement et fit construire à ses frais un canot de 6 mètres, insubmersible et inchavirable selon ses propres plans. Ce canot fut baptisé « secours ».
Le 3 décembre 1877, le ministre de la marine adressait à Pierre Crouzillat par dépêche, un témoignage de satisfaction attestant les louables efforts faits pour remplacer le canot de sauvetage dont la station était dépourvue. Il semble que ce canot ait été, lors de réouverture de la station, installé dans un abri construit aux Sables, à l’emplacement occupé par la suite par la base des dériveurs.
En 1879, un nouveau canot fut accepté par les marins, C’était un canot insubmersible à redressement spontané, L’amiral Jacquinot, de 9.78m de long, n° 29 d’Augustin Normand, en tous points semblable au canot précédent.
En 1881, le canot sortit plusieurs fois.
Le 8 septembre 1881, le canot se porta au secours de la goélette Jeanne Aniy et de 5 bateaux de pêche .
Le 11 novembre 1891, le canot sortit à 10 heures par coup de vent de sud- ouest et mer forte pour porter secours à la chaloupe «Reine des cieux » qui était complètement désemparée à l’entrée du port. Il réussit à recueillir les 6 hommes d’équipage. Mais au moment de faire route pour rentrer, il fut roulè par une déferlante qui balaya le canot en brisant la moitié des avirons. Moins manœuvrant avec 5 avirons intacts, le canot va alors chaviré, se redressé et chaviré deux autre fois. Tous vont s’accrocher à la ligne de sauvetage puis tenter de rembarquer dans le canot secoué comme un bouchon. Des 6 marins récupérés sur le navire en détresse, quatre devaient perdre la vie dans ce chavirage, ainsi que l’un des canotiers. Le 8 octobre 1896, nouvelle intervention au secours de divers bateaux de pêche venant chercher l’entrée du port par mer démontée. Le canot restera durant toute la marée à l’entrée du port pour protéger l’entrée des bateaux.
Le 29 septembre 1898, nouvelle sortie du canot, pour se porter au secours du vapeur « Daniel Fricaud » qui se trouvait dans une situation périlleuse au milieu des rochers des Barges. Sur les vingt heures, les 14 personnes présentes à bord du vapeur étaient recueillis à bord du canot et après une pénible et dangereuse traversée le canot de sauvetage rentrait au port. A la suite de sauvetage, L’amiral préfet maritime de Rochefort adressa à l’équipage du canot de sauvetage « Amiral Jacquinot » ses plus vives félicitations pour ce louable empressement avec lequel s’était porté au secours de l’équipage et des passagers du vapeur Daniel Fricaud.
En 1900, un autre canot, le « Sainte Reine » était attribué aux Sables. C’était un canot de 10,10 m en bois, redressable, n° 76 d’Augustin Normand, que la station conserva jusqu’en 1930.
En 1920, un second canot, le « Duc et Duchesse Decrés » n° 138 d’Augustin Normand est attribué aux Sables d’olonne pour les secours rapprochés. Il est entreposé aux Sables. Il a sans doute remplacé le « secours » construit par Pierre Crouzillat. Ce canot est avec le canot de Trouville « Antoinette Parmentier » le dernier canot à avirons construit en France.
Le 9 mars 1927, par tempête de sud-ouest, Le « Silencieux », patron Victorien Héraud s’échouait devant l’entrée du port. Le « Duc et Duchesse Decrés » se portait rapidement au secours du navire échoué mais il était retourné par une lame énorme et drossé sur la plage. Le « Sainte Reine » intervenait également pour porter assistance mais, à son tour, drossé sur la plage et tous les efforts de la population pour mettre les canots à l’eau furent vains tant les éléments étaient en furie. Un va et vient fut établi entre le « Silencieux » et le canon lance amarre grâce au concours de la population et l’équipage du « Silencieux » fut ramené à terre et sauvé. Dans le même temps, un autre bateau des Sables, le dundee « Petite Pierrette » vint s’échoué sur la Roche Pie, devant le remblai. Toujours avec le canon lance-amarre et le concours de la population un « va et vient » fut établi avec ce navire et tout son équipage fut ramené à terre et sauvé. Il semble que ce fut là la dernière intervention de la « sainte reine » qui devait être déclassée et vendue en 1930.
Le 23 mars 1927, à la suite de cette tempête, une souscription fut décidée aux Sables et à Olonne pour l’achat d’un canot à moteur par un comité désigné par le conseil municipal. Le 3 avril 1927, dans les archives municipales nous retrouvons « suite à la tempête du 9mars 1927, un comité de sauvetage s’est constitué pou l’acquisition d’un canot de sauvetage bimoteur d »un coût total 300.000 francs dont 100.000 francs à la charge de la station locale » . le principe de la demande fut accepté.
Le 31 janvier 1928, la somme de 100.000 francs est réunie.
Le 30 septembre 1928 à 18 heures, arrive le canot bimoteur construit à Sartrouville. C’était un canot de 12,50 m de long de 12 tonnes de déplacement, équipé de 2 moteurs de 50 chevaux unitaires entièrement indépendants l’un de l’autre. Ce canot prit le nom de la station « Les Sables d’Olonne ».
En 1950 le canot à aviron » Duc et Duchesse Decrés » fut déclassé et vendu. Dans ces mêmes années, le canot tous temps « Amiral Touchard » fit un séjour aux Sables avant d’être refondu à Sartrouville. Rebaptisé « Léon Marie Bourgeois » il est attribué à la station de la Pallice.
Le1er décembre 1954, le canot « Docteur Paul le Dien » fut affecté aux Sables, il avait été mis en service le 4 avril 1948 au Conquet. Son architecture est tout à fait typique, de même que sa construction en bois dont le principe remonte au début du siècle : deux couches de bois croisées à 45° séparées par une toile imperméable. Du contre- plaqué pour les roofs, et un dôme arrière qui rappelle les canots à avirons. Ce gros canot pour l’époque était assisté par une vedette de sauvetage plus moderne, la Belle Olonnaise. La vedette Belle Olonnaise HSB 59 est mise en service en 1965. Construite par le chantier Dubernet, elle mesure 9,60m et a une puissance de 200 cv diesel, elle accepte relativement bien les creux de 4 à 5 mètres.
Au 30 août 1967, année de la création de la SNSM, elle totalisait 110 interventions.
Le 22 décembre 1967, la vedette la « Belle Olonnaise », Patron Mornet, étant sortie pour aller secourir un caseyeur, fut pris à son retour dans les rouleaux, est drossée à la côte en opération de sauvetage par visibilité nulle. Le patron est blessé et le mécanicien Morisseau sauveteur chevronné depuis une quinzaine d’années se noya, enlevé par une lame. La vedette est définitivement perdue.
En 1970, le canot « Docteur Paul Le Dien » sort pour prêter assistance à plusieurs chalutiers qui rentrent en catastrophe pour s’abriter tandis que la tempête se déchaîne. Le dernier d’entre eux, le « Marie-Christine » est littéralement engloutit par une lame gigantesque avant que le canot n’ait pu le rejoindre. Aucun survivant !
En 1978, durant la refonte du « Docteur Paul Le Dien » le canot « Vice Amiral Lacaze » fut affecté aux Sables. Le « Vice Amiral Lacaze » immatriculé SNS 014 a été construit en 1956 par les chantiers Augustin Normand.Il quitte la station en 1980 pour être modernisé. Ce canot mesure 13,60m de long sur 3,96m de large pour un déplacement de 13,60 tonnes. Le tirant d’eau est de 1,12m, deux moteurs Renault marine de 140cv lui permettent d’atteindre la vitesse de 9,5 nœuds.
Une vedette de 3e classe « La Belle Olonnaise » deuxième du nom immatriculée SNS 321 du constructeur Beneteau, mesurant 8m de long est mise en service en 1980.
Le « Docteur Paul Le Dien », en service dans la station depuis 1954 et refondu en 1980 sur le plan des équipements et des moteurs(2 moteurs de 140 cv qui lui permette d’atteindre une vitesse de 10 nœuds), était en 1985 une embarcation déjà ancienne. Un événement hâta les choses qui décide de son remplacement. Une intervention difficile qui montre que les fonds n’avaient plus la solidité d’antan.
Le « Docteur Paul Le Dien » étant hors d’usage, il fut déclassé et remplacé provisoirement par un autre vieux canot, le »Patron Dubarre et Corvic ». Immatriculé SNS 018, il provient de la station de Groix. Affecté aux Sables en 1985, il quitte la station l’année suivante pour être mis en réserve au CERO en attendant d’être affecté en 1988 à Honfleur. Construit en 1959 par Jouet, il mesure 13,60m de long sur 3,80m de large, déplacement de 14 tonnes, pour un tirant d’eau de 1,07m. Deux moteurs de 75cv lui permettent d’atteindre une vitesse de 9,6 nœuds.
IL était donc urgent, de construire une embarcation nouvelle. Or, le siége ne pouvait sur le plan financier, alors que les subventions officielles diminuaient et que des engagements antérieurs étaient pris auxquels il allait faire face, dégager les sommes nécessaires. C’est ainsi que le comité de la station des Sables, sous la présidence intelligente et active de Robert Girault, décida de faire face et accomplit une tâche que l’on peut bien, étant donné les moyens dont on disposait, qualifier d’exceptionnelle  .
Il commença par créer une association spéciale, parallèle à la SNSM, ce qui au départ ne devait point être très bien vu par le siége : »SOS Mer 85». Cette raison sociale fort bien choisie avait le mérite d’attirer immédiatement l’attention des interlocuteurs. Son but était au départ de réunir une somme de 5,5 millions pour aboutir à la construction du plus beau canot que possédait la S.N.S.M. décida finalement de participer à la dépense à concurrence d’un tiers de son montant. Le comité de « S.O.S.Mer » s ‘engagea alors dans une série de manifestations qui, très rapidement, connurent le succès, artistique, folklorique et…financier. Il ne serait même point inexact de dire que c’est toute la population du département de la Vendée qui se mobilise pour son canot. Le plus grand show étant réalisé par une course de baleinières, le 2 juin 1985, dont un des moments les plus forts fut le duel que se livrèrent devant quelque 20.000 personnes, la baleinière de la ville des Sables d’Olonne, barrée par son Maire, M.Guedon, et celle de la cité allemande qui lui est jumelée de Schwabach, dont le Maire, M.Reiman, lui donna la réplique.
Les efforts du comité du siége et des collectivités locales combinés aboutirent à la construction par les chantiers Bernard, de Lorient, du « Jack Morisseau ».
Le « Jack Morisseau » construit à Locmiquélic a été affecté aux Sables d’Olonne le 13 juillet 1986, sous le matricule SNS 061. Comme la plupart des bateaux de cette catégorie, sa coque mesure 17,60m de long pour 4,40m de large avec un déplacement de 21 tonnes. Ses deux moteurs diesel propulsent à 15 nœuds. Tirant d’eau 1,30m Le canot Patron « Jack Morisseau ", porte le nom de la victime de l’un des premiers sauvetages de la SNSM, cet homme fut emporté par une lame de fond au cours d' une intervention à bord de la vedette snsm Belle Olonnaise .
Après avoir été désarmé, le canot Docteur Paul LE Dien est restauré par la ville des Sables, qui l’installe sur un ber en ciment à quelques mètres de la capitainerie de Port Olonna ou est amarré à son ponton le nouveau canot.
La vedette de 3e classe « La Belle Olonnaise » immatriculée SNS 321 de Bénéteau type antarès en plastique mesure 8m de long. Mise en service en 1980 elle quitte la station des Sables en 1993 pour être affecté a la station de st Briac ou elle sera rebaptisée « Notre Dame de l’Epine » en 1994.
La première maison abri construite à la Chaume au pied de la tour d’Arundel est démolie au début de l’année 1996 par un permis en date du 17 novembre 1995." 
