Citation du jour "Il n'y a que les gens médiocres pour penser à tout."
La lettre d'@rrêt sur images, n° 7
Tous les soirs ou presque, nous sommes bombardés d'effets d'annonce. Au soir de la fin du Grenelle de l'environnement (presque un siècle déjà), les promesses pleuvaient dru au 20 Heures. « Le Grenelle » avait décidé de l'arrêt des constructions d'autoroutes. « Le Grenelle » avait décidé que les poids lourds paieraient désormais une éco-taxe. « Le Grenelle » avait « retenu le principe » de la taxe-carbone, chère à Nicolas Hulot.
Qu'en est-il exactement ?
Comme sur les contrats d'assurance, les 20 Heures n'ont pas lu « les petits caractères ».
La taxe-carbone ? Oui, mais à condition d'une « remise à plat de la fiscalité », autant dire à la Saint-Glinglin.
Une taxe sur la circulation des poids lourds ? Oui, sauf sur... les autoroutes !
L'arrêt des constructions d'autoroute ? Oui, sauf « cas d'intérêt local ».
Etc etc.
Si vous voulez lire vous-même les « petits caractères » que les 20 Heures se sont bien gardés de lire, c'est ici (1).
Vous avez certainement suivi à la télévision le feuilleton de « l'Arche de Zoé ». Peut-être vous êtes vous demandés pourquoi les JT évoquaient parfois deux journalistes, et parfois trois. Problème de comptage ? Pas du tout. La réponse est là (2).
Enfin, nous venons de prendre une décision capitale pour notre site définitif. Nous venons de décider de ne pas faire appel à la publicité. Pas du tout. Nous vous en expliquons les raisons ici (3)
Autant dire que nous ne dépendons donc que de votre soutien. Si vous souhaitez nous aider à être totalement indépendants, abonnez-vous dès aujourd'hui (4).
Citation du jour "Il n'est pas de douleur que le sommeil ne sache vaincre."
... Non, non, c'est le quotidien !
Tout système n'aime pas tout le monde.
Ici, le pauvre hère qui n'en finit pas d'errer.
"Il y a toujours plus malheureux que vous", c'est ce qu'on lui répète à longueur de colonnes de journaux et de flashs radio.
Un travail, Monsieur, sinon rien.
A midi, le journal de la Une en remet une couche et persuade tout le monde que si vous êtes en déchéance, c'est de votre faute et pas celle à pas de chance.
Un travail, Monsieur, sinon rien.
Les trottoirs des rues sont noirs, les vitrines sont illusoires.
Tout système a ses dysfonctionnements.
Il ne faut pas croire... Mais tout nous pousse à croire !
Un travail, Monsieur, sinon rien.
Que vous êtes le rouage cassé, le problème et la cause du problème.
Tout système recycle.
Un travail, Monsieur, sinon rien.
Le parasite rêve de paradis, mais il n'a pas un radis.
Tout individu a un souhait.
Un travail, Monsieur, sinon rien.
L'errance nuit à la santé.
Tout système se protège de ses ombres, tant qu'il est sous la lumière.
Les ombres grandissent, les ténèbres s'étendent.
Les pas sont toujours les mêmes, mais les chaussures sont usées.
Le pauvre hère est blessé, mais toujours debout.
L'errance est proche de la délivrance.
La quête continue, en déshérence... ... sans évidence !
Citation du jour "Plus incertain encore que l'avenir est le passé."
C'est le 5 novembre 1955, dans la paisible ville de Hill Valley, que Doc Emmett Brown, après avoir glissé sur la cuvette des toilettes et s'être cogné la tête, eut une vision :
Le convecteur temporel (illustration ci-dessous)
Ces trois films sont cultes !
Retour vers le futur I, II et III ont été réalisés par Robert Zemeckis et produits par Steven Spielberg.
Pour la petite histoire
Marty McFly, adolescent des années 1980, est déçu par sa situation familiale : son frère est un jeune travailleur, sa mère Lorraine boit beaucoup et surtout son père timide s'écrase sans cesse devant son chef Biff Tannen. Marty a pour ami un extravagant scientifique, le Docteur Emmett Brown, dit « Doc ». Ce dernier met au point une machine à voyager dans le temps, une voiture Delorean DMC-12 modifiée. Mais il est assassiné pour avoir trompé des terroristes libyens, et Marty, pour s'échapper, monte dans la voiture et se retrouve projeté involontairement en 1955, à Hill Valley...
À cette époque, il va croiser ses parents, qui ne sont pas encore mariés, et accidentellement empêcher leur rencontre, sa mère tombant amoureuse de lui, ce qui compromet son existence même (c'est une variante du paradoxe du grand-père ou du complexe d'Oedipe).
Avec l'aide du Doc de 1955, Marty parvient finalement à provoquer la rencontre entre ses parents et à revenir en 1985 en utilisant l'énergie de la foudre pour faire fonctionner la machine qui est privée d'électricité, faute de plutonium. Avant ce départ pour 1985, Marty prévient le Doc de son futur assassinat par les terroristes libyens dans une lettre dissimulée dans sa poche, empêchant ainsi la réalisation de cet événement.
Revenu dans le présent, Marty constate avec grand plaisir que ses actions ont modifié le cours des choses : son père a pris énormément d'assurance (au point que Biff Tannen est devenu un modeste garagiste lui rendant service), sa mère est devenue sportive et dynamique, et ses frères et sœurs ont de bonnes situations professionnelles.
Sites sur la trilogie Retour vers le futur à visiter sans modération :
Citation du jour "L'intelligence ? Une question de chimie organique, rien de plus. On n'est pas plus responsable d'être intelligent que d'être bête."
Alors, il faut se taire.
La solitude du poète nuit gravement à la forêt... Sous prétexte de poser et prendre la parure de l'écriture, il noircit des pages et des pages et, par ricochet, détruit la nature. Oui, le papier vient de la forêt.
Alors, il faut se taire, encore.
Le paraître et les critères sont d'autres prétextes de ne pas se taire.
Alors, il faut plaire.
La mémoire témoigne parfois de notre savoir... Mais il ne faut pas tout croire. Quand j'étais plus jeune, ce qu'écrivait Howard P. Lovecraft me paraissait réel. En fait, pour moi, ça l'était.
Alors, il faut trahir.
Trahir celui qu'on était.
Hors de question ! Les talismans sont toujours magiques, les profondeurs abyssales, infiniment terrifiantes... Un monstre est toujours en sommeil dans chaque être.
Citation du jour "En toute œuvre d'art, la pensée sort de l'œuvre, et jamais une œuvre ne sort d'une pensée."
Là-bas Hebdo n°25
du 31 octobre 2007
A nos AMG (Auditeurs Modestes et Géniaux) nous adressons chaque semaine (ou presque) quelques nouvelles du front.
Chomsky retardé La faute aux AMG !
Eh oui, c’est de votre faute !
Lancée fin Juin, la souscription pour le film « Chomsky et compagnie » est un succès.
Vous êtes plus de 5 000 à soutenir ainsi la réalisation et la diffusion de ce DVD en toute indépendance.
Ce qui a permis des tournages supplémentaires, l’acquisition d’archives, l’apport de dessins…
Ce qui entraîne des délais supplémentaires...
Aussi, « Chomsky et Cie » arrivera en Janvier 2008.
On se fera une petite fête pour l’occasion !
D’ici là, voyez quelques extraits en exclusivité mondiale (cliquez ici).
(En somme, une forme de retour sur votre investissement)
D’ici là, surtout, continuez à souscrire, faites souscrire. (cliquez ici)
Vous aussi faites partie de ceux qui peuvent dire la tête haute, « Moi, Monsieur, je fais avancer la pendule de l’histoire ».
D’ailleurs voici la « spéciale dédicace » du film :
On leur a éteint la lumière, mais ils ne veulent pas dormir. On les appelle les Malgré Tout Malgré tous les gigantesques moyens mis en œuvre pour les persuader qu’ils sont impuissants Malgré tous les efforts pour les pousser à se coucher Malgré toute la violence cachée sous la fausse objectivité médiatique les Malgré Tout ont une oreille qui bouge encore. Et un œil qui reste ouvert Et un poing toujours fermé
C’est aux Malgré Tout que nous dédions ce reportage radiophonique entièrement filmé à la main.
En forme de caisse à outil avec du grain à moudre (et quelques explosifs) qui pourront être utiles un beau jour.
Citation du jour "En dormant à moitié il avait beaucoup retenu."
La lettre d'@rrêt sur images, n° 6
Petit problème élémentaire de journalisme. Le président gaffe ou s'énerve. Toutes les caméras sont présentes. Faut-il montrer cette image, disponible, mais peu conforme à l'image officielle du chef de l'Etat ?
Par deux fois, en quelques jours, plusieurs chaines françaises ont décidé que non. L'image du président gaffant et s'énervant ne devait pas être montrée aux Français.
En visite dans un dépôt SNCF, Nicolas Sarkozy, à la surprise générale annonce, contrairement à son ministre du Travail, que les décotes des retraites des cheminots ne s'appliqueront qu'aux générations futures. Stupeur des syndicalistes rassemblés autour de lui. C'est une énorme gaffe, et le ministre des transports la recadre un peu plus tard.
Le président a gaffé, sur un dossier chaud du moment : est-ce une information intéressante ? Pas pour les chaines officielles TF1 et France 2, qui ne diffusent pas l'image. Si vous voulez la voir, elle est là. (1).
Quelques jours plus tard, la chaine américaine CBS diffuse une interview de Sarkozy. La journaliste lui pose une question sur son divorce. Le président s'énerve, enlève son micro, se lève, et quitte la pièce. Cette fois TF1 diffuse la séquence mais pas France 2. Si vous voulez voir cette interview, elle est là. (2)
Enfin pourquoi Paul Amar a-t-il annulé son invitation au représentant des mal-logés du DAL, dont la ministre Christine Boutin ne souhaitait pas la présence, sur le plateau de « Revu et corrigé » ? C'est une autre invitée, la journaliste Florence Aubenas, qui a mis les pieds dans le plat, en révélant en direct cet aspect des coulisses de l'émission. La séquence et son décryptage sont ici.(3)
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Trente ans de passion pour la saga intergalactique de George Lucas ont suscité des myriades de « fan films » Star Wars, plus ou moins insignifiants. Celui réalisé en 1999 par Joe Nussbaum sort largement du lot. Diplômé de l'University of Southern California (comme Lucas), cet Américain rend hommage à son idole dans une irrésistible parodie de Shakespeare in love où le jeune Lucas, en proie à une panne d'inspiration, essaie d'écrire un film sur un fermier de l'espace... On n'en dira pas plus, tout le piment du pastiche consistant à identifier les multiples emprunts au créateur de Luke Skywalker.
Rien que pour le plaisir de le revoir encore et encore...
Citation du jour "Il faut juger un homme à son enfer."
A chacun son blog !
A chacun ses blagues !
On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Certains sont ridicules et font rire malgré eux... Ceux-là ne me font pas rire du tout. En plus, ils se prennent un peu trop au sérieux... Et pour cause, regardez-les ! Et z'y vas que je me mets dans tous mes états d'humeur et je balance ça sur la grand' place du "oueb" et j'ai mon avis sur ça et je suis contre si (fa sol la mi). D'ores et déjà, là, cette partition est connue de tous. Certains se voyaient déjà en haut de l'affiche, car quelques rires sont arrivés inopinément à leurs oreilles... Quelle galéjade ! Quelle comédie ! Du Desperate housewives puissance dix et j'en retiens plus d'un. Souvenez-vous : je blogue, donc je suis... (Cf. BlogaJo, épisode 116 du 5 octobre 2007). La blogation nuit gravement à la santé mentale de ceux qui s'en servent comme journal intime ; la blogation rend sûr... et le cerveau mis sur la table... n'est bon qu'avec une bonne préparation : un bon élevage sous la mère et nourri comme il faut... accommodé avec une bonne sauce ; relevé, mais pas trop... Laissez mijoter. Non, surtout ne pas en faire trop... Le jour, le sombrilisme nuit à la santé... Grave ! Le nombrilisme aussi.
José Spéret ("Je blogue mais je me soigne"... ouvrage à paraître)
Citation du jour "Les vocations manquées déteignent sur toute l'existence."
J'aurais voulu être un artiste, pour pouvoir faire mon numéro ! Mais nous sommes des numéros, tous sans distinction. Pointés, annotés, triés, vérifiés, croisés, revérifiés, fichés, archivés, stockés, décroisés, marchandés, démarchés et refichés. De drôles de numéros, dignes de la loterie nationale.
Mon matricule est international, voire mondial. Bah, oui ! L'A.D.N., c'est le minuscule chaînon de la grande chaîne universelle. Dans tous les pays, il y a des haines... Oh ! excusez-moi, je m'égare... Dans tous les pays, il y a des chaînes commerciales et gouvernementales qui exploitent ce précieux matricule à toutes fins qui justifient les moyens. Nous sommes des un et des zéro, des milliers de suites de lignes de un et de zéro. A chaque instant, on peut savoir ce que vous pouvez acheter, de quoi vous avez envie, où vous êtes et où vous voulez aller... ce à quoi vous devez penser ! Passeport sécurisé : encore des numéros ; carte de crédit : souvent muette, mais pas pour tout le monde ; carte SIM et puce GPS : sécurité garantie et marquage à la culotte. Des un et des zéro en pagaille, qui circulent partout dans les airs, sous terre, sous mer, partout où mène l'impulsion électrique...
Que de chiffres, que de calculs, d'études, d'expériences... pour arrivé à quoi ? Eh bien, à d'autres chiffres, des statistiques, des prévisions morfales à leur tour de données numériques, des un et des zéro... ceux qui dirigent et ceux qui sont dirigés...
José Spéret ("Plus d'optimisme la prochaine fois", ouvrage à disparaître)