"Ils rendent le bruit même agréable au silence."
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La gazette d'@rrêt sur images, n° 18
Sans pub, pas de presse. A de très rares exceptions près (dont @rrêt sur images, bien entendu) c'est la publicité qui nourrit la presse. Et qui, souvent, l'oriente.
C'est peut-être dans les magazines féminins, que ce système de financement atteint sa logique ultime : articles et publicité s'y interpénêtrent, au point qu'une lectrice n'y retrouverait pas ses informations. Les articles sont commandés aux journalistes en fonction du planning publicitaire, ils ne doivent pas déplaire aux annonceurs, et la lectrice (ou le lecteur), à la fin, ne sait jamais si elle lit une page de pub, ou un « conseil consommation ».
Il est vrai que l'enjeu économique est important : chaque Française dépense en moyenne 165 euros de produits de beauté par an.
Quelles sont les contraintes, très particulières, qui pèsent sur ces journalistes ? Que leur arrive-t-il, si elles critiquent une crème de beauté ? Le système a-t-il toujours fonctionné ainsi ? Sur notre plateau cette semaine, nous plongeons dans les coulisses d'une presse où la publicité dicte sa loi. Les meilleurs moments de notre émission sont ici (1).
Pour autant, nous ne perdons pas de vue l'actualité politique. Si vous souhaitez prendre une ministre en flagrant délit de gros mensonge, c'est ici (2).
Et bien entendu, il n'est pas trop tard pour vous abonner à @rrêt sur images. Si vous avez la bonne idée de le faire, c'est par ici (3).
Daniel Schneidermann







