"La vie est un oignon qu'on épluche en pleurant."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 77Nous l'avons appelé, dans un dossier (1), "le sondeur qui aimait Sarkozy". Il s'appelle "Opinionway", et c'est le sondeur préféré du Figaro. Dans ses sondages miraculeux, le président est toujours approuvé par les Français, ses allocutions télévisées suscitent toujours l'enthousiasme, de préférence en gros caractères, et à la "Une". Un des dirigeants d'Opinionway, Hugues Cazenave, est sur notre plateau. Ecoutez-le se défendre de l'accusation de sarkozysme chronique, en distinguant ce qui vient du sondeur (les chiffres) et ce qui ressort du journal (les titres et la mise en page). Vous y apprendrez beaucoup de choses. En prime, vous y apprendrez aussi pourquoi les sondeurs ne publient jamais, au grand jamais, les "données brutes" recueillies lors de leurs enquêtes. Cohn-Bendit, Bayrou, Besancenot, Le Pen et les autres, tous passent au filtre de mystérieux "redressements". Les sondeurs devraient-ils publier aussi ces "données brutes" ? Oui, pense Cazenave. Non, réplique notre autre invité, son confrère Stéphane Rozès. Notre débat est ici (2). Ses meilleurs moments sont là (3).
Dire, dévoiler, publier, est une bonne manière d'éviter bien des pièges. C'est pourquoi aussitôt après avoir raccroché, j'ai raconté (4) l'appel téléphonique que venait de me passer François Bayrou, à propos de la désormais fameuse affaire Cohn-Bendit (5). Quant à Jean-François Kahn, voilà bien un piège qui ne le guette pas. De sa malheureuse mais instructive incursion en politique, il est ressorti sans avoir rien perdu de son franc-parler. Non non non, répète-t-il à Guy Birenbaum, il n'a franchi aucune ligne jaune. Cette émission est ici (6). Ses meilleurs moments sont là (7).
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Daniel Schneidermann







