"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !"
le 18 avril sur FRANCE INTER
20 ans après sa mort, Pierre Desproges est plus vivant que jamais. Dans les livres, disques, spectacles de ses chroniques, sketches, émissions... Et sur France Inter le 18 avril.
Ils sont nombreux les auditeurs et les personnels de France Inter à se souvenir des féroces réquisitoires du Tribunal des Flagrants Délires (1980-1983), des ubuesques chroniques de la haine ordinaire (1986) mais aussi des débuts du jeune Pierre dans Saltimbanques de Jean-Louis Foulquier (1978-1979) de l’estival Du varech sur mes espadrilles ou encore de ses chroniques dans l’émission de Thierry Le luron de midi (1980).
Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, pour ceux qui en ont la nostalgie, pour vous, pour nous, Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour... France Inter propose une journée spéciale Desproges le vendredi 18 avril :
Chaque émission commencera par un extrait de Desproges sur France Inter
De nombreux invités viendront l’évoquer
Et, cerise sur le gâteau, France Inter rediffusera un "Tribunal des Flagrants délires" !
Pierre Desproges et France Inter

L'histoire commence en 1978.
Pierre Desproges est sur les ondes de France Inter dans Saltimbanques de Jean-Louis Foulquier et aux côtés de Thierry le Luron dans des parasites sur l'antenne, puis Du varech dans mes espadrilles l'été 79.
Parallèlement, il est également sur scène avec Evelyne Granjean dans "Qu'elle était verte ma salade" au Théâtre des 400 Coups et fait la première partie du spectacle de Thierry Le Luron à Bobino.
L'aventure se poursuit en 1980 avec cette fois une présence quotidienne dans le Luron de Midi puis dans Le tribunal des flagrants délires avec Claude Villers et Luis Rego.
La série du "Tribunal" durera plus de deux ans.
C'est à cette époque qu'a été prise la photo ci-contre.
Cette photo a une petite histoire que nous raconte Monique Delapierre. Aujourd'hui responsable des partenariats et des opérations extérieures de la chaine, elle était à l'époque attachée de presse.
"Desproges est vivant" par François Rollin
Desproges a disparu le 18 avril 1988, et il n'a jamais été aussi vivant !
Pour s'en convaincre, il suffit de voir avec quelle spontanéité ceux qui l'ont connu et fréquenté se mettent à rire d'un bon mot de lui exactement comme s'il venait de le prononcer à l'antenne ou en privé.
"Il me faisait rire, je le faisais rire. Le monde était pour nous un grand bahut dont nous serions les cancres moqueurs" - Guy Bedos
"J'allumais la radio. Et là, miracle ! Un être prénommé Pierre prenait prétexte d'un improbable tribunal pour offrir de la poésie pure, c'est à dire de la liberté, de l'intuition, de l'audace, de la gaieté (forcément inconsolable), de la pudeur, de l'intelligence, de l'utilité, en un mot (car je pourrais en défiler cent) de la force pour redresser la tête et vivre mieux, un peu plus noblement (humainement) jusqu'au soir" - Erik Orsenna
"Desproges a inventé l'effet comique de rupture par l'insertion du plus épais des calembours dans un océan d'érudition, un peu comme une bouse de vache sur le tapis rouge de l'Elysée" - Jean Dujardin

34 hommages
Invités par le Professeur Rollin, ils sont trente-quatre à lui rendre hommage à leur façon: d'aucuns lui adressent une missive drolatique, certains s'essaient au pastiche, d'autres évoquent leurs souvenirs d'auditeur, de lecteur ou d'ami...
Tous parlent d'un individu à l'intelligence rare, à la répartie irrésistible et à l'impertinence salvatrice.
Suivis d'une anthologie
"L'excellente oeuvre de l'édifiant Pierre Desproges classés en 25 rubriques rigoureusement fantaisistes et très indispensable"
Le site officiel de Pierre Desproges
Retrouvez sur ce site la biographie de Pierre Desproges. Biographie préparée par l’attaché de presse de l’époque Jean-Pierre Moreau à l’occasion du spectacle du Théâtre Grévin, annotée par Pierre Desproges juste avant expédition aux journalistes et ce, sous l’œil effaré de l’attaché de presse précité.







