Citation du jour "Il vaut mieux jeûner avec les aigles que picorer avec les poulets."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 61
Vous avez peut-être entrevu les photos sur la Toile: des militaires de la Légion Etrangère, en slip, dans ce qui semble être un exercice d'humiliation publique. Ce sont nos confrères de Rue 89, alertés par une association de défense des militaires, qui les ont mises en ligne. Emoi immédiat. Agitation dans la « kakisphère » (1). Après quelques jours, l'Etat-major reconnait qu'il s'agit bien d'une bavure. Une fois de plus, c'est un site qui a joué le traditionnel rôle d'alerte incombant aux médias, et fait pénétrer le souffle de la transparence chez des journalistes « embedded », trop souvent au garde à vous. Les fameuses photos, on ne les a pas vues au 20 Heures. De nouveaux médias montent en puissance, des dinosaures vacillent : comment se redessine le paysage de l'information ? Vieille question, qui nous taraude depuis le début du site. C'est le thème de notre (très animée) émission de la semaine. Ne ratez pas le moment où David Servenay (Rue 89) interpelle soudain son confrère Frédéric Pons (Valeurs actuelles): "est-ce le journaliste, qui parle, ou l'officier de réserve ?" Notre émission est ici (2). Ses meilleurs moments sont là
A propos d'institutions, la Justice s'en prend à la toute-puissante télévision. Une journaliste, qui a tourné une enquête pour Zone interdite (M6) sur les piercings, scarifications, et autres automutilations spectaculaires d'adolescents, est poursuivie à Toulouse. Motif: elle aurait incité un jeune, pour les besoins du tournage, à se planter des crochets dans le dos. Elle proteste: elle s'est contentée de filmer. Regardez les images (4), et tentez de vous faire une opinion: une caméra n'est-elle que témoin, ou sa seule présence modifie-t-elle le réel ? Beaucoup de questions, peu de réponses, regretteront certains. Mais nous l'assumons. Poser les bonnes questions, n'est-ce pas déjà énorme ? Des réponses toutes faites, vous en trouverez ailleurs, autant que vous voudrez. Pour vous abonner, c'est là (5).
Citation du jour "Le peuple voudrait en finir ; or il n'y a pas de fin."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 60
Décidément, Audrey Pulvar (France 3) n'est pas une présentatrice tout à fait comme les autres. Une journaliste prête à débattre de ses choix, sans forcément penser a priori à se justifier, comme tant de ses confrères : quel plaisir ! Pourquoi la télévision a-t-elle démarré à retardement à traiter de la crise antillaise ? Fallait-il diffuser les accusations d'un syndicaliste guadeloupéen qui assure avoir été l'objet d'insultes racistes des policiers ? Quel regard, elle Martiniquaise, porte-t-elle sur les fameux "békés" sur lesquels se braquent aujourd'hui les projecteurs ? Pulvar en débat avec François-Xavier Guillerm, journaliste à France-Antilles, et Luc Laventure, directeur des antennes de Radio France Outremer. Ecoutez ce dernier reconnaître ironiquement que les Guadeloupéens ont eu le tort, pour les JT, de commencer leur grève...trop calmement : quelques pneus qui brûlent, voyons, et on parlera de vous ! De tels moments de franchise sont rares. Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Et si voulez en savoir plus, tout notre dossier sur la crise antillaise est ici (3).
Vous suivez sans doute les réponses désordonnées du pouvoir à la crise financière. Avez-vous bien compris quelle "meilleure répartition des dividendes" souhaite Nicolas Sarkozy ? Rassurez-vous, nous non plus (4). Vous étonnez-vous de voir, au lendemain de l'allocution présidentielle, les ministres coloniser les radios du matin ? Nous aussi (5). Et pour vous abonner c'est là (6).
Citation du jour "Faites ce que je dis et non ce que je fais."
Aujourd'hui, deux billets : un d'actualité locale et un d'actualité sidérale !
Ce soir, vendredi 20 février 2009, c'était le vernissage de l'expo "J'aime" d'Alexandre Modesto "ça se passe" au cloître de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie, France, Monde, Univers). Pour l'occasion, le clocher rougit ses cloches et s'est transformé en phare. Et si l'on tend bien l'oreille, on entend une corne de brume et les mouettes...
Dark Bane : la règle des deux
Drew KARPYSHYN Dark Bane, à force d’entraînement et de persévérance, est devenu le leader de l’ordre Sith, qu’il n’a pas hésité à éradiquer, pour mieux le faire renaître de ses cendres… La première partie de son plan a fonctionné, il est le dernier Sith encore en vie ! Il doit maintenant trouver un apprenti pour mettre à exécution la deuxième partie de son projet. Celle qu’il appelle la « règle des deux ». Pour que ce nouvel ordre puisse prospérer, il faut deux individus, pas un de plus, pas un de moins. Le premier pour incarner le pouvoir, l'autre pour le convoiter. Et son choix ne se fait pas attendre. Il jette son dévolu sur la jeune Zannah, habitée par le Côté Obscur de la Force et pourvue de pouvoirs considérables en dépit de son âge… Leur plan perfide destiné à éliminer définitivement les Jedi s’organise, mais c’est sans compter sur la détermination du Padawan Johun Othone, qui a assisté à la mort de son Maître des mains de Bane et compte bien se mettre en travers de leur chemin ! A paraître le 26 février
Citation du jour "Enseigner, c'est apprendre deux fois."
J'ai reçu l'autre jour ce p'tit texte ânonyme, je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager.
Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et s'est mis à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !
La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc, pour se sortir du trou, est de se secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais... Il ne faut jamais abandonner !
Citation du jour "Qui sait si la raison de l'existence de l'homme ne serait pas dans son existence même ?."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 59
C'est un vieux Monsieur, qui nous arrive tout droit de la préhistoire de la télévision française. Marcel Bluwal, 83 ans, réalisateur de télé depuis 1950, est un mégalithe. Si vous voulez entendre la voix de la télé des années 60 et 70, celle qui se fixait comme objectif d'élever le niveau du "mineur d'Anzin" en l'amenant à regarder Dom Juan, écoutez-le parler, une heure durant, sur notre plateau. Nous avions déjà tenté de l'inviter, lors du débat sur la loi audiovisuelle. Mais il est très occupé (il tournait alors une série, qui a été diffusée sur France 3 dimanche dernier). Cette fois aura été la bonne. Bluwal parle de son film, bien entendu, mais aussi des images d'aujourd'hui, qu'il regarde avec gourmandise et accablement: Kerviel, Delarue, Navarro, Sarkozy, et les békés martiniquais. C'est une voix étonnamment jeune et claire, comme on n'en entend plus. Notre émission est ici (1). Et ses meilleurs moments sont là (2).
A propos du rôle pédagogique de la plongée dans le passé, je vous conseille de faire un tour par notre nouveau rendez-vous, le "JT d'il y a dix ans (3)". C'était l'époque des bagarres sur les 35 heures. Jean-Pierre Pernaut y célébrait déjà la Saint Valentin. Si vous l'avez raté mercredi, vous pouvez le retrouver dans notre magazine dominical, « Même le dimanche (4) ».
Cette semaine, bien entendu, nous nous sommes aussi intéressés à l'actualité. Sur le rôle ambigu des médias dans l'affaire de l'évêque révisionniste Williamson, lisez l'enquête de Sophie Gindensperger (5). Et si vous voulez voir la vidéo de l'allocution de Sarkozy qui a enflammé les enseignants-chercheurs français, Justine Brabant vous en raconte l'histoire ici (6). Et pour vous abonner, c'est là (7).
Pierre Péan sort de nos bureaux.. Et je viens de raccompagner à la porte un homme blessé, blessé par mes questions, et qui a brusquement quitté le plateau avant la fin de l'interview. C'est la première fois que cela nous arrive, dans la courte histoire du site. Suis-je sorti de mon rôle en interrogeant mon confrère sur les accusations d'antisémitisme qui lui sont adressées par Kouchner et ses défenseurs, après la publication de son livre-choc « Le monde selon K. » ? Vous jugerez. En arrivant, il m'avait dit ressentir douloureusement ces accusations d'antisémitisme. Je l'avais prévenu que je l'interrogerais notamment sur ce sujet. Je savais donc marcher sur des œufs. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas poser les questions. De grâce, ne vous contentez pas de la fin de l'émission ! Toute la première partie s'est parfaitement déroulée, Péan nous racontant avec une certaine allégresse le lancement du livre. Nous avons un échange intéressant sur le patriotisme et la recherche de la vérité. Il évoque sans réticence sa principale motivation anti-Kouchner : la position du ministre sur le Rwanda. On plonge dans la mécanique intérieure d'un enquêteur de haute volée. C'est en regardant l'image de l'intervention de Kouchner à l'Assemblée que je l'ai vu se rembrunir, exactement à l'instant où le ministre lance que Péan lui reproche d'être "un mauvais Français, aux origines douteuses". Le reste, à vous de le regarder. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Le résumé du livre est ici (3). Et pour vous abonner, c'est là (4).