Citation du jour "Le monde ressembe affreusement au monde"
La gazette d'@rrêt sur images, n° 22
Pauvre télévision publique ! La France entière a appris en janvier dernier, de la bouche de Nicolas Sarkozy, qu'elle devrait se passer de publicité. Et la France vient d'apprendre, de la bouche du même Sarkozy, qu'elle devra aussi se passer de toute hausse de la redevance. Crise de nerfs et noms d'oiseaux à la commission Copé, qui avait justement été créée pour réfléchir aux nouveaux financements, et qui ne sert plus à rien. Deux députés, tous deux membres de cette commission, l'un UMP (il reste) et l'autre socialiste (il part) sont sur notre plateau. Regardez-les débattre. Le ton est certes courtois. Mais le débat permet de réaliser que la télévision publique est mal partie. Et rend perplexe sur la pratique politique du pouvoir actuel. Les meilleurs moments de l'émission sont ici (1). Et en prime cette semaine, si vous voulez comprendre comment Sarkozy, dans une démonstration sur le temps de travail, a confondu des grues et des grutiers, c'est là (2).
Pendant ce temps, la télévision privée continue d'occuper le terrain, et d'imposer ses modèles d'accès à la notoriété. Avez-vous entendu parler de Cindy Sander ? Si non, c'est que vous ne regardez jamais M6, ni Canal+, ni TF1. Depuis qu'elle a été recalée, de manière humiliante, par le jury de la Nouvelle Star (M6) cette jeune chanteuse originaire de Lorraine, hier encore inconnue, est la coqueluche les plateaux des émissions des chaines privées. Créature hybride de la télé-réalité, du Net, et de la compassion du public pour les personnalités atypiques, rejetées par les « élites », Cindy Sander nous en dit beaucoup sur la télévision, et sur la société, d'aujourd'hui. Pour nos abonnés, notre enquête est là (3). Eh oui, il vous faut être abonné ! Notre travail a un coût. Nous vous attendons. Pour vous abonner, c'est là (4).
Citation du jour "Il n'existe pas de chanson sentimentale pour l'avenir."
Les Assises Internationales du roman 2008
Du 26 mai au 1er juin se tient la deuxième édition des Assises internationales du roman organisées par Le Monde et la Villa Gillet à Lyon. Une semaine de conférences, de lectures et de débats autour du thème: "Le roman, quelle invention!". Y sont invités des auteurs du monde entier, dont les contributions seront regroupées dans un recueil qui paraitra dans la collection Titres en novembre 2008. Parmi les participants, vous pourrez notamment retrouver Peter Esterhazy , auteur de "Voyage au bout des seize mètres", Alberto Garlini ("Un sacrifice italien") et Dimitri Verhulst ("Hôtel Problemski").
A cette occasion, et dans la même collection, les éditions Christian Bourgois publient le "Lexique nomade". Chaque écrivain invité en 2008 mais aussi en 2007 s'est vu demander un mot-clef qui ouvre les portes de son oeuvre et dont il dévoile son approche et sa perception, le tout constituant un dictionnaire original et inattendu qui offre un voyage dans la littérature d'aujourdhui.
Citation du jour "Les lois sont semblables aux toiles d'araignée : les faibles et les petits y restent pris ; les puissants et les riches les déchirent et passent"
En librairie depuis peu...
Ce jeu de mots à hurler de rire est le titre du dernier livre de Didier Porte, paru le 7 mai, en vente pour la somme dérisoire de 17 euros. C’est moins cher que des Ray-Ban ou qu’une pince à moule signée Nadine de Rothschild.
Pour ce qui est du contenu, la couverture est assez parlante. Et on ne fera pas de commentaire sur le mot pires (du genre : « Oui-oui, on confirme »).
En attendant que vous vous précipitiez pour l’acheter, voici quelques extraits du courrier reçu par France Inter, émanant de courageux auditeurs qui n’hésitent pas à écrire à la direction pour encourager les chroniqueurs du Fou du roi.
Florilège :
- Je ne peux pas vous laisser débuter cette année [sic du webmaster de ce site] sans vous dire tout le dégoût que j’éprouve [re-sic] à savoir que votre chroniqueur Didier Porte continue à sévir sur vos antennes. Dommage que cette émission soit devenue une véritable ... (ajoutez le mot qui convient. Il y a des caniveaux pour évacuer ce genre...)
- Monsieur Bern, je ne peux plus supporter le venin et la haine du critique Didier Porte ! Ce pisse la Haine [re-re-sic] gaucho est vraiment insupportable. C’est radio gaucho on le sait mais là çà [re-re-re-sic pour cet auditeur probablement tibétain] devient limite. Et vous cela [re-si-sic] semble vous amuser ? Ce connard de Didier Porte vous est il imposer [bon, on arrête les sic, la réserve est à sec] par la direction ? Il est quoi et qui ce mec, un acteur raté, un journaliste raté, un rien raté, le néant avec une langue de pute ? C’est si facile comme ces critiques de cinéma, de théatre, littéraires, ou de restaurant qui ne sont en fait que des ratés, des doublures, des minables audibles avec l’argent du service publique sur une radio. Honte a France Inter . et MERDE a ce con de Didier Porte ! Au chiotte les gauchos de sa race ! Vive Sarkosy !!!!!!
- Mais quel gros naze ce D. Porte ! Vous ne pourriez pas changer de rengaine avec ce pseudo humoriste en mal de spectateurs ? Moi, ce qui me fait hurler de rire, c’est ces gaucho-humoristes style tête de crapaud (Porte) qui déblatèrent sur le soi-disant contrôle des médias et éructent au micro du service public leur fiel frustré de pseudo pamphlétaire des bac à sable à l’encontre des gens qui les font becter !!! Sorti du Fou du roi, qui connaît Porte ?
- J’adore votre émission, c’est un bon moment de détente quotidien. Merci à M Bern et à toute son équipe. (Hormis a Mr Didier Porte, Journaliste raté, Artiste raté, mais vrai gauchiste aigri. Je ne le supporte plus.)
Voilà, chers crapauds qui déblatèrent. Et rendez-vous dans votre librairie préférée.
Citation du jour "Rien d'excellent ne se fait qu'à loisir."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 21
Quelles belles scènes ! Le président parle aux infirmières. Le président parle aux cheminots. Le président parle aux pêcheurs. Le président est à l'écoute. Le président comprend, il compatit, il est si proche ! Le week-end dernier encore, vous avez peut-être entrevu au JT (ou vu plus longuement sur la Toile) le dialogue entre Nicolas Sarkozy et une syndicaliste CGT de l'ANPE. « Beau parleur ! » lance l'une, après des minutes d'échanges sans concession. « Pourquoi beau ? » rétorque aussitôt l'autre, mettant (pour la première fois dans ce genre de circonstance) les rieurs de son côté. TF1 a adoré cet instant. Mais TF1 n'a pas raconté (pas plus que les autres chaines) que leur matériel syndical avait été confisqué aux militants, avant l'arrivée du cortège.
Pour les militants qui viennent ainsi manifester leur opposition, faut-il engager le dialogue avec le président, au risque de lui servir de faire-valoir ? Nous avons eu envie de le demander à Margot Undriener, cette responsable CGT de l'ANPE qui a débattu de longues minutes avec un Sarkozy très tactile, avant de lui lancer, sous les rires encore : « mon amoureux ne veut pas que vous me touchiez ». « Je vous présenterai Carla » a lancé le président à l'amoureux en question.
Citation du jour "Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes."
Avec la sortie du ô combien attendu quatrième volet des aventures de l'homme au fouet en mai prochain, on risque de manger du Indiana Jones à toutes les sauces. Les petits gars de chez LucasArts ont d'ailleurs bien pressenti la déferlante médiatique qui allait nous submerger au printemps prochain et se sont fendus d'une version Lego des aventures de l'archéologue, histoire de bien surfer dessus comme il faut. Encore en plein développement, la version 360 a tout de même osé sortir de son trou une petite heure pour nous montrer de quoi il en retournait. Ta talataaa, ta talaaa...
Après s'être amusé avec tout un tas de versions de LEGO Star Wars pour divertir petits et grands, LucasArts a donc une nouvelle fois demandé à Traveller's Tales de legoliser une autre de ses prestigieuses licences. C'est ainsi l'ensemble de la trilogie originale que l'on pourra traverser avec nos petits héros en plastique. Le quatrième volet, lui, restera pour l'instant réservé aux salles obscures. La recette appliquée à Star Wars est donc à peu près la même ici et c'est dans un jeu d'action/aventure que l'on pourra incarner Indy et toute la galerie de personnages croisés dans les films (plusieurs dizaines sont d'ores et déjà annoncés). En revanche, LEGO Indiana Jones semble moins miser sur l'action que sur l'exploration et la recherche. Notre chemin sera donc parsemé de passages de plates-formes, mais les niveaux auxquels nous avons pu jouer était surtout composés de mini-énigmes pour déverrouiller telle porte ou passer tel précipice. Il faudra donc ouvrir grands ses yeux et, surtout, profiter de la présence du second personnage jouable qui sera toujours à nos côtés. Car, si Indy peut compter sur son incontournable fouet pour se balancer au-dessus du vide et atteindre de nouvelles zones ou encore attirer à lui certains items hors de portée, ses différents acolytes auront également chacun une spécialité qui saura se montrer utile à certains moments - pour déterrer un mécanisme important, par exemple. Cette coopération sera d'autant plus appréciable qu'il suffit de brancher une seconde manette pour qu'un camarade passant par là puisse automatiquement diriger l'autre personnage.
En tout cas, l'ambiance Indiana Jones à la sauce Lego fonctionne vraiment très bien avec, comme c'était déjà le cas pour Star Wars, un humour omniprésent qui sied tout à fait à l'univers des petits bonshommes à têtes jaunes. Techniquement, le jeu ne fait, bien sûr, pas franchement dans le stupre visuel, mais propose des décors plutôt sympathiques à la fois colorés et assez détaillés. Ils nous permettent, en tout cas, de voir du pays en revisitant les lieux bien connus par les amateurs de la trilogie de Spielberg. Bref, LEGO Indiana Jones reste prudemment dans la lignée des jeux Star Wars, mais devrait proposer quelques heures rigolotes en compagnie de notre archéologue préféré. Il faudra en revanche patienter jusqu'au mois de juin prochain pour enfiler son chapeau poussiéreux.
Citation du jour "La matière retombe toujours dans la tristesse."
FESTIVAL DU PREMIER ROMAN, RENCONTRES A SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE AVEC EVA KRISTINA MINDSZENTI ET JEANNE LABRUNE DEVANT LA CAMERA DE LA FIBRE MAURIENNAISE