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Publié le Lundi 31 décembre 2007 à 15:11:38
Par Jo
Citation du jour "Sans la justesse de l'expression, pas de poésie."
Oui, il y a comme... la fin damnée !
Le retour du moi
Il espère encore... il se perd encore !
"Six pieds sous terre l'air est beaucoup moins vif, les vers nettement plus voraces."
Le voyage et les chemins furent ténébreux, longs, angoissants et de plus très éprouvants. Pourtant, je n'ai pas marché très longtemps. Neuf jours et neuf nuits chaotiques, la pierraille était lourde et pointue sous mes pieds traversant les immondices.
La nuit était partout, l'air oppressant et étouffant était avide de néant. J'ai ressenti ce qu'ont ressenti Gimli le nain et Elessar sur le chemin des morts*.
C'est vrai, je n'ai pas eu à combattre, sauf peut-être contre moi-même. Mais j'ai eu à subir l'excentricité d'un maître des ténèbres abject et répugnant, avide et insensible.
Happé par le vide, la nature humaine battante revient vite à la lumière sur les sentiers battus... Du fond des cachots je me suis enfui. Les étoiles et la lune, puis le soleil étaient mes guides. J'ai rencontré les anciens de Lovecraft, omnipotents et immobiles, pourtant si terrifiants... mais impassibles. Ils m'ont laissé passer, stoïques.
Lentement, faisant profil bas, j'ai avancé, ombre parmi les ombres, sans me retourner, les laissant à leurs tristes tourments et leurs terribles cauchemars. Il y eut des nuits et des nuits et des nuisibles. Sombres furent ces heures, douloureux les heurts, les coups dépassaient souvent la douleur...
Les cachots sinistres et puants restent à jamais gravés dans ma mémoire. Le silence sourd résonne encore dans mes oreilles, même dans la douleur, la délivrance est douce.
Je ne sais plus qui disait "partir, c'est mourir un peu". Mais revenir, c'est renaître aussi !
J'ai maintenant secoué les cendres sur mes épaules, nettoyé la boue que celles-ci ont laissée sur mon visage en se mélangeant à mes larmes. Il y a des victoires amères... mais "ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort..." disait le sage.
José Spéret (Thanatrotteur 'retour d'outre-ombre')
*Le Seigneur des anneaux 'Le retour du roi', JRR Tolkien, Editions Bourgois.
Publié le Dimanche 30 décembre 2007 à 09:11:38
Par Jo
Citation du jour "Le hasard nous ressemble".
Publié le Samedi 29 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler."
L’amour des livresHOMMAGE A JULIEN GRACQ
Julien Gracq est un de ces écrivains que l’on associe à un chef-d’oeuvre : ‘Le Rivage des Syrtes’. Mais Gracq était plus que ça, un auteur d’exception, à l’oeuvre riche et complexe, dont la singularité le poussa même à refuser le prix Goncourt en 1951. Le glas a sonné pour Julien Gracq. Les plus haut placés exécutent sobrement et efficacement leur nécessaire message officiel pour satisfaire les conventions. Les autres parlent d’un homme d’exception en soulignant quelques trivialités de circonstance pour saluer la disparition d’un de leur pair. Quant aux médias, ils exhument la nécro, prête depuis que l’écrivain avait atteint l’âge canonique qui vous fait passer de la catégorie des personnalités à celle, encore plus cynique et morbide, des errants de l’entre-deux, qu’il faut récompenser pour “l’ensemble de leur carrière”, avant qu’il ne soit trop tard. Longues énumérations, sans âme, funestes inventaires dont on ne retient que des dates, des titres, sans saveur ni odeur, pour alimenter les bibliothèques et les anthologies, et qui rappellent “les livres tristes, innombrables, sur leur tranche de craie pâle” dénigrés par Saint-John Perse. “Sécheresse et supercherie d’autels”… Nul ne sait si Louis Poirier a souffert à l’approche de la mort, mais il ne fait aucun doute que Julien Gracq - l’identité de l’écrivain, et par nature immortelle - doit avoir les oreilles qui saignent d’entendre ainsi prostituée l’oeuvre qu’il a composée.
Les cercles littéraires en horreur
Car Julien Gracq a toujours fui les cercles littéraires, et la médiatisation en général. Pour lui, la littérature n’avait rien à gagner à se travestir sur les petits écrans pour vendre encore et toujours plus. Aussi a-t-il toujours veillé à choisir ses rares confessions, préférant la plume pour s’exprimer, comme en 1985, quand il livre sa vision de la littérature dans son essai ‘En lisant, en écrivant’ . Il a toujours fait fi des critiques acerbes des observateurs qui ont vu dans sa décision de ne pas publier ses écrits en édition de poche l’expression d’un élitisme suranné.
Une relation charnelle avec le livre
La vérité est plus romantique. Pour Gracq le lecteur noue une relation intime avec le livre, presque charnelle, partageant avec lui une histoire qu’il peut achever à chaque moment. Chaque page lue est un moment d’extrême fragilité, l’essence même de la passion, instable mais intense. Et pour matérialiser cette proximité, cette relation, il a tenu en collaboration avec son éditeur Corti à ce que les feuillets ne soient pas massicotés, comme l’a uniformisé le marché, de sorte que le lecteur dût à chaque page découper lui-même à l’aide d’un coupe-papier. A l’ancienne, diront les insensibles. Selon la tradition, apprécieront les vrais amoureux des livres. Voilà pourquoi il abhorrait tant l’industrialisation du marché littéraire, le “bouquin” devenant un objet de consommation, sacrilège ultime. Le symbole de sa marginalisation du cercle littéraire reste ce spectaculaire refus du prix Goncourt en 1951, pour ‘Le Rivage des Syrtes’, qui reste pour beaucoup son plus beau joyau. Seule coquetterie qu’il s’est permise : il a accepté de voir ses oeuvres publiées par la Pléiade, la collection qui consacre les plus grands, devenant un des sept privilégiés à recevoir cet honneur alors qu’il était encore en vie.
Ecriture précise et poétique
Mais il ne faudrait pas restreindre Julien Gracq à cette image du paria de la littérature française. Car comme tout écrivain digne de ce nom, c’est la qualité de son écriture qui a séduit, envoûté même tous ceux qui ont pris la peine de découvrir les oeuvres de cet ancien professeur de géographie. Exigeante, précise et poétique, elle a été diversement appréciée par ceux qui lui préféraient des produits plus conventionnels, standardisés, et infiniment moins subtils. Explorant les vertus poétiques de la prose, Julien Gracq a toujours su rechercher les formules les plus improbables, les métaphores les plus audacieuses, mêlant les sens les moins complémentaires en apparence, le concret et l’abstrait pour offrir des images paradoxales, fulgurantes mais durables, de celles qui relèvent de la sensation. Sa prose poétique est devenue une déclinaison empirique des sensations, qui rendait son écriture si sensuelle et sensitive. La métaphore est alors réinventée. Et Julien Gracq de toucher du bout de sa plume l’essence même de la poésie, au sens étymologique du terme, celui de la re-création du verbe. Difficile d’ailleurs de classer l’oeuvre de Gracq, lui-même refusant à la fin de sa carrière l’étiquette du roman, lui préférant le sous-titre “récit”, comme pour mieux brouiller les pistes.
Une description narrative
Tout aussi déroutante, sa conception du roman. Le XXe siècle n’a eu de cesse d’être en rupture avec le roman du siècle précédent, d’André Breton dont Gracq fut assez proche au départ, jusque Robbe-Grillet avec lequel il est toutefois en farouche opposition. A cet égard, sa conception de la description est symptomatique : “Toutes les maisons, tous les jardins, tous les mobiliers, tous les costumes des romans de Zola, à l’inverse de ceux de Balzac, sentent la fiche et le catalogue”, écrit-il. Adoptant la pensée commune qui rejette la description gratuite, qui remplit avec forfanterie et sans art, il ne l’élimine pas pour autant de ses récits. Bien au contraire. Refusant de se contenter d’embellir, la description raconte chez Gracq. Elle n’est pas une partie du récit, mais sa composante principale, si bien que le lecteur mal averti, tenté de sauter les descriptions, se verrait atteindre irrémédiablement la quatrième de couverture, sitôt le premier feuillet découpé. Le contre-pied est chez lui comme une seconde nature.
La guerre, la nature et les femmes
La nature, justement, au centre de la thématique gracquienne. Elle est décrite, avec précision et poésie, avec érudition et passion. Les lectures de ses récits sont autant de promenades sylvestres pour le lecteur, enivré par la virtuosité de l’artiste. La femme n’est jamais absente, mais souvent mystérieuse, opaque, difficilement perceptible pour les personnages, qui sont souvent autant de doubles fictifs de l’écrivain. La guerre enfin, qu’il aura vécue en 1940, avant d’être réformé et qui hante ses récits, du ‘Rivage des Syrtes’ à ‘Un balcon en forêt’, sans oublier le ‘Roi Cophetua’. L’existence de l’homme, Louis Poirier, devenait la Muse de Julien Gracq, dont il traduisait les émotions pour les transmettre à ses personnages, comme Grange.
Aujourd’hui l’on entend les commémorations, qui se répondent et radotent à l’unisson. Mais c’est encore en lisant ou en redécouvrant les oeuvres de Gracq que l’on pourra sobrement et dignement rendre hommage à cet homme de la littérature, et qui l’aimait trop pour ne pas s’apparenter aux fantoches qui prétendent l’honorer.
Yves Delahaie pour Evene.fr - Décembre 2007 |
Publié le Samedi 22 décembre 2007 à 09:11:38
Par Jo
Citation du jour "Cet épineux fardeau qu'on nomme vérité."
La lettre d'@rrêt sur images, n° 13
Cette semaine, par exemple, nous vous racontons l'intense bataille de papier glacé, qui s'est déroulée en coulisses de l'affaire Sarkozy-Bruni. Le saviez-vous ? Plusieurs groupes de médias ont tenté de faire croire qu'ils avaient les meilleures photos de la sortie du nouveau couple présumé à la parade de Mickey. Si vous voulez revoir comment les responsables du très sérieux magazine L'Express se sont laissés enrôler au service des intérêts supérieurs de leur groupe Roularta, qui regroupe aussi le magazine people Point de vue, cliquez ici (1). Et aussi ici (2). Et encore là (3).
Nous vous rappelons que le tarif de l'abonnement à notre site est de 30 euros par an. En cas de difficultés financières, vous pouvez bénéficier de conditions préférentielles, voire de la gratuité. Pour découvrir les détails de notre offre, cliquez ici (4).
Je souhaite de tout coeur vous compter, en 2008, parmi nos abonnés.
Publié le Vendredi 21 décembre 2007 à 09:11:38
Par Jo
Citation du jour "La tragédie n'est pas une solution."
Les enfants de Húrin
 de John Ronald Reuel Tolkien, traduit de l'anglais par Delphine Martin.
Des milliers d’années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C’est contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier. Les Enfants de Húrin, oeuvre entreprise par Tolkien au cours de la Première Guerre mondiale, s’adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l’histoire de Túrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu. Extrait
Préface de Christopher Tolkien : Il est indéniable que pour un très grand nombre de lecteurs du Seigneur des Anneaux, les légendes des Jours Anciens, telles qu’elles ont déjà été publiées, sous des formes diverses, dans le Silmarillion, les Contes et légendes inachevés et les volumes de L’Histoire de la Terre du Milieu, demeurent totalement inconnues, sinon à travers une réputation qui leur attribue un style et un genre étranges et hermétiques. C’est pour cette raison que j’ai depuis longtemps dans l’idée qu’il y a tout lieu de présenter la version longue de la légende des Enfants de Húrin, écrite par mon père, comme une œuvre indépendante, à part entière, en réduisant l’intervention éditoriale à son minimum et surtout en veillant à une continuité du récit, sans ellipses ni interruptions, pour peu que cela puisse être réalisé sans distorsion ou invention, en dépit du fait que mon père a laissé certaines des parties inachevées. J’ai pensé que si l’histoire de la destinée de Túrin et de Niënor, les enfants de Húrin et de Morwen, pouvait être présentée de cette manière, elle pourrait ouvrir une fenêtre sur un décor et une histoire appartenant à une Terre du Milieu inconnue, et bien vivants et proches, bien que conçus comme nous parvenant de temps reculés : les terres englouties, à l’Ouest, au-delà des Montagnes Bleues, que Sylvebarbe a parcourues dans sa jeunesse, et la vie de Túrin Turambar en Dor-lómin, en Doriath, à Nargothrond et dans la Forêt de Brethil. […] Il serait tout à fait contraire à l’esprit dans lequel le présent livre a été conçu d’en ralentir la lecture par une pléthore de notes donnant des informations sur des personnages et des faits qui n’ont, de toute façon, que rarement une importance réelle et directe pour le récit. Une aide peut cependant se révéler utile, ici et là, et j’ai en conséquence inclus dans l’Introduction une très brève présentation du Beleriand et de ses peuples, vers la fin des Jours Anciens, au moment où naissent Túrin et Niënor ; et, à une carte représentant le Beleriand et les terres septentrionales, j’ai ajouté une liste des noms apparaissant dans le récit avec quelques indications succinctes pour chacun d’eux, ainsi que des arbres généalogiques simplifiés.
Extrait du chapitre 2 :
L’éclat des épées que les Noldor tiraient des fourreaux était semblable à l’embrasement d’un champ de roseaux ; et si féroce et vive fut leur attaque que les plans de Morgoth faillirent être déjoués. Avant que l’armée qu’il avait envoyée vers l’ouest pour servir d’appât puisse être secourue, elle fut balayée et anéantie, et les bannières de Fingon traversèrent l’Anfauglith et furent hissées devant les murailles d’Angband. Toujours en première ligne des combats allaient Gwindor et les gens de Nargothrond, et même là, rien ne put les arrêter ; et ils enfoncèrent les portes extérieures et tuèrent les gardes dans les cours mêmes d’Angband ; et Morgoth trembla sur son trône souterrain en les entendant frapper contre ses portes. Mais là, Gwindor fut pris au piège et capturé vivant, et ses compagnons massacrés ; car Fingon ne put lui venir en aide. Par de nombreuses portes dérobées, Morgoth lâcha hors du Thangorodrim le gros de son armée, qu’il n’avait pas encore lancé dans la bataille, et Fingon défait dut battre en retraite avec force pertes hors des murailles d’Angband. Alors, sur la plaine de l’Anfauglith, au quatrième jour de cette bataille, commencèrent les Nirnaeth Arnoediad, dont aucun récit ne peut rapporter toutes les souffrances. De tout ce qui advint lors de cette bataille à l’est : de la déroute infligée à Glaurung le Dragon par les Nains de Belegost, de la trahison des Orientaux, de la défaite de l’armée de Maedhros et de la fuite des fils de Fëanor, on ne dira rien ici. A l’ouest, l’armée de Fingon fit retraite au-delà des sables, où périrent Haldir fils de Halmir et la plupart des Hommes de Brethil. Mais alors que la nuit tombait sur le cinquième jour, et que les Ered Wethrin étaient encore loin, les armées d’Angband encerclèrent celle de Fingon, et les combats durèrent jusqu’à l’aube, resserrant l’étau. Au matin vint l’espoir, lorsque l’on entendit les cors de Turgon, qui s’avançait avec l’armée principale de Gondolin ; car Turgon avait été posté au sud pour garder les Passes du Sirion, et il avait empêché la plupart de ses soldats de se joindre au téméraire assaut. A présent, il accourait pour aider son frère ; et les Noldor de Gondolin étaient forts, et leurs rangs étincelaient comme une rivière d’acier sous le soleil, car l’épée et le harnais du dernier des guerriers de Turgon avaient plus de valeur que la rançon de n’importe quel roi des Hommes. Alors la phalange de la garde royale enfonça les lignes des Orques, et Turgon se fraya à l’épée un passage jusqu’aux côtés de son frère. Et l’on raconte que les retrouvailles de Turgon et Húrin, qui accompagnait Fingon, fut un moment de joie au milieu de la bataille. Et pendant un moment, les armées d’Angband furent repoussées, et la retraite de Fingon put reprendre. Mais une fois Maedhros en déroute à l’est, Morgoth eut de nouveau d’importants renforts à sa disposition, et avant que Fingon et Turgon ne puissent se mettre à l’abri des collines, ils furent assaillis par une marée d’ennemis, trois fois plus nombreux que toutes les forces qui leur restaient. Gothmog, le premier Capitaine d’Angband, était présent ; et il coupa en deux l’armée des Elfes, encerclant le Roi Fingon et repoussant Turgon et Húrin vers les Marais de Serech. Puis il fit face à Fingon. Et ce fut un funeste affrontement. A la fin, Fingon se retrouva seul, au milieu des cadavres de sa garde, et il lutta contre Gothmog jusqu’à ce qu’un Balrog ne se glisse dans son dos, l’emprisonnant avec un fil d’acier. Alors Gothmog abattit sa hache noire, et une flamme blanche jaillit du heaume de Fingon au moment où il se fendit. Ainsi tomba le Roi des Noldor ; et ils le frappèrent dans la poussière avec leurs masses, et sa bannière, bleu et argent, ils la piétinèrent dans la boue formée par son sang. Cette bataille fut perdue ; mais Húrin et Huor et ceux qui restaient de la Maison de Hador tenaient bon avec Turgon de Gondolin ; et les armées de Morgoth ne parvenaient toujours pas à gagner les Passes du Sirion. Alors Húrin s’adressa à Turgon : « Pars maintenant, seigneur, tant qu’il est encore temps ! Car tu es le dernier de la Maison de Fingolfin, et en toi réside le dernier espoir des Eldar. Tant que Gondolin résistera, Morgoth connaîtra la peur en son cœur. » « A présent, Gondolin ne pourra demeurer longtemps cachée, et une fois découverte, elle finira forcément par tomber », répondit Turgon. « Pourtant, si elle résiste encore un peu, dit Huor, alors de ta Maison viendra l’espoir pour les Elfes et les Hommes. Cela je te le dis, seigneur, avec la mort dans les yeux : même si nous nous séparons ici pour toujours, et que je ne pose plus jamais les yeux sur tes blanches murailles, de nos deux lignées une nouvelle étoile se lèvera. Adieu ! »
ISBN : 978-2-267-01965-0parution : 2008
Publié le Jeudi 20 décembre 2007 à 18:11:38
Par Jo
Citation du jour "La tentation la plus dangereuse : ne ressembler à rien."
Christian Bourgois est mort
Christian Bourgois avait notamment édité Boris Vian et de nombreux auteurs étrangers. Il est mort des suites d'une longue maladie. 
Christian Bourgois (DR) L'éditeur Christian Bourgois est décédé, jeudi 20 décembre, à Paris à l'âge de 74 ans des suites d'une longue maladie. Né en 1933 à Antibes (Alpes-Maritimes), Christian Bourgois avait commencé dans l'édition au début des années 1950 au côté de René Julliard. Il exerça des responsabilité dans pusieurs maison d'édition dont Plon et Perrin (1989-91). Il a dirigé de 1968 à 1992 la collection "10/18". A la mort du fondateur de Julliard, il reprend la maison d'édition en main et devient l'un des éditeurs les plus en vue. Il créa en 1966 les Editions Christian Bourgois, qui ont notamment bâti leur réputation sur leur domaine étranger. Editeur de la "Beat génération"Marié en première noce à la créatrice de mode, Agnès B., Christian Bourgois a notamment été l'éditeur en France des écrivains américains de la "Beat génération", Allen Ginsberg ou William Burroughs, et de Jim Harrison. Il publia aussi les Versets sataniques de Salman Rushdie et est également l'éditeur de deux écrivains à succès : Boris Vian et J.R.R. Tolkien. En 1992, suite à des désaccords avec les Presses de la Cité qui détiennent la majorité des éditions Christian Bourgois, il s'installe enfin à son propre nom avec sa femme Dominique.
"Un seigneur de l'édition"
La ministre de la Culture Christine Albanel a salué "un seigneur de l'édition". "Le (style Bourgois) était fait d'élégance et de lucidité, de distance et de curiosité. C'était un homme de goût, classique dans son allure, dans son tempérament, mais aussi résolument moderne dans ses choix et ses intuitions éditoriales", écrit-elle dans un communiqué. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, a souligné pour sa part l'engagement de Christian Bourgois pour la diffusion de l'oeuvre de Salman Rushdie, condamné à mort en 1989 par une fatwa, quand de nombreux éditeurs hésitaient à le publier. Christian Bourgois a également exercé diverses fonctions dans des organismes professionnels et culturels. Il a notamment présidé à deux reprises la Commission d'avance sur recette du cinéma, dans les années 1980-1990. En janvier 2006, le Centre Pompidou lui avait rendu hommage à l'occasion du 40e anniversaire de sa maison d'édition.
Publié le Lundi 17 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "La réponse est le malheur de la question."
Ah, fausses rimes ! (Morceaux choisis, mais pas triés.)
Il faut compter sa peine, sans oublier de conter son chagrin.
L'art de la dissimulation par l'étalage, sur la table, met en avant le fromage.
Je peux compter sur moi, ça fait un ; je veux compter sur toi, ça fait deux ; et jamais deux sans... je sais compter, ça fait donc toi...
Le stand-up est l'art Debbouze, mais pas assis.
Un verre d'alcool est très grisant ; un ver de terre est souvent gisant ; mais un vers d'esprit... est vertigineux.
L'ombre amère des souvenirs n'est ni devant, ni derrière nous, mais en nous.
L'alarme du riche est acide, la larme du pauvre est amère. L'une est trop bruyante, l'autre trop silencieuse.
Pisse-copies de tous pays, unissez-nous !
Poètes de tous pays, unissez-nous !
Au début était le verbe... puis vint la verve...
José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le Dimanche 16 décembre 2007 à 19:11:38
Par Jo
Citation du jour "On ne nie bien que dans le concret."
Là-bas Hebdo n° 27 du 16 décembre 2007
Entre le 18 juin 2006 et le 8 juillet 2006, vous avez été plus de 200 000 à signer la pétition « Sauvons là-bas », soit 10 000 par jour pendant 20 jours. Un record inégalé. A ces Auditeurs Modestes et Géniaux nous adressons chaque semaine (ou presque) quelques nouvelles du front.
« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. » Rosa Luxembourg
Chers Amg,
Pour prolonger la série Colombie, cette semaine un super cadeau en exclusivité mondiale ! CENT PHOTOS DE COLOMBIE
 cliquez ici pour accéder au diaporama La jungle, la mort, le sexe, les plus grands reporters vivants, avec la participation de Jésus-Christ et d'Ignacio Ramonet.
Tout ça gratuitement pour nos fidèles Auditeurs Modestes et Géniaux.
Comme nous.
Et comme cette fable que Marie-Paule a rappelé sur le répondeur cette semaine. Lhistoire des deux petites souris qui se disputent un fromage. Renard qui passe par hasard offre courtoisement ses bons offices. Pour faire la paix, il propose de partager le fromage en deux parts égales. Oh oui, oh oui, sécrient les deux petites souris. Et Renard, avec bonté, partage le fromage en deux parts égales. Et les deux petites souris sapprêtent à se régaler. Mais, oh, dit une souris, ce nest pas juste, ma part est plus petite ! Ah, bon, voyons ça, dit Renard, eh oui, en effet ! Et croc, il croque afin de faire deux parts égales. Mais, oh, dit lautre souris, ce nest pas juste, maintenant cest ma part qui est plus petite. Ah, bon, voyons ça, dit Renard, eh oui, en effet ! Et croc, il croque afin de faire deux parts égales. Mais, oh, dit la première souris, ça ne va pas, maintenant cest ma part qui est plus petite ! Ah, bon, voyons ça, dit Renard, eh oui en effet et croc, il croque
Et ainsi de suite jusquà ce quil ne reste plus que deux petites miettes pour chacune des deux souris. Et que Renard en souriant sendorme le ventre plein.
Et maintenant, tous ensemble, « El pueblo unido. »
Là-bas, 16 décembre 2007
Publié le Samedi 15 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "Le hasard est le plus grand romancier du monde ; pour être fécond, il n'y a qu'à l'étudier."
Retour au tonneau tordu (haut lieu de la poésie expert e-mental.)
Rencontre autour du pot éthique 2 Pièce courte en un acte.
(Intérieur jour : bar sobre, une table haute, deux tabourets. Face à face, un brog* à la main : José Spéret et Libre Rogne. Dans le fond, des clients au bar.)
Dialogue qui s'entend... ou pas !
J.S. : - Ce qu'il faut, c'est une idée...
L.R. : - Oui, mais pour quoi faire ?
J.S. : - Pour changer le monde !
L.R. : - Utopique !
J.S. : - Comment, utopique ?
L.R. : - La moindre petite idée peut changer le monde, lui faciliter son petit train-train...
J.S. : - Déjà, il faut l'idée d'avoir l'idée, sans même y penser.
L.R. : - Un coup de génie ?
J.S. : - Plutôt un rêve éveillé, une formule pour créer de l'eau.
L.R. : - Et pourquoi pas un élixir, pour ne point vieillir ?
J.S. : - Il faut toujours que tu grossisses le trait !
L.R. : - Et alors, c'est mes traits qui sont tirés...
J.S. : - Oui, oui. Je vois que tu te dérides. Mais pour ce qui est des idées ?
L.R. : - Euh, j'ai fait une grève... non, plutôt j'ai fait une greffe... Euh non, j'ai fait un rêve... où je restais dedans !
J.S. : - Dans ton rêve ?
L.R. : - Bien sûr, je ne me réveillais pas, je passais ma vie à rêver !
J.S. : - C'était pas ta dernière cuite, ça ?
L.R. : - Peut-être bien... mais j'aime bien l'idée de ce rêve !
J.S. : - Et moi qui cherche une idée de rêve !
L.R. : - C'est simple, fais comme moi !
J.S. : - C'est quoi l'idée ?
L.R. : - Dors !
Rideau !
* Brog : breuvage de couleur rouge de composition secrète. A consommer avec une ration de poésie expert e-mental… sans modération.
Publié le Mardi 11 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "Ça peut être génial sans que se soit idiot."

http://www.beemovie.fr/
http://cinesavoie.free.fr/
Publié le Dimanche 09 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "J'aime les calculs faux, car ils donnent des résultats plus justes."
H t'es P. www. inter net, pas toujours...
Le oueb est un univers superficiel et souvent métaphorique, jalonné d'icônes et de cryptogrammes... "bar b'art", ray b'art" et "atif" de surcroît.
C'est l'espace métaphorique par excellence, lisible sur des milliers de niveaux. Indéchiffrable, d'ailleurs, il ne sert à rien de chercher à le déchiffrer.
La narration visuelle est toutefois assez transcendante : certaines images sont parfois inoubliables et d'autres carrément misérables...
Pour la plus grande part des sites de ce gigantesque souk virtuel, le tout est trop clinquant et forcément nuit et jour gravement à la santé mentale.
L'angoisse naît souvent lors de notre passage dans ce déroutant dédale de signes, de glyphes et de symboles ésotériques. Il y a beaucoup trop de pages inertes, vides de sens, inachevées...
Le oueb, on ne l'explique pas... ou plus. C'est trop dense, trop touffu. La jungle, quoi !
José Spéret ("Mémoires d'après-demain")
Publié le Mardi 04 décembre 2007 à 18:11:38
Par Jo
Citation du jour "Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent."
Là-bas Hebdo n° 26 du 3 décembre 2007
Entre le 18 juin 2006 et le 8 juillet 2006, vous avez été plus de 200 000 à signer la pétition « Sauvons là-bas », soit 10 000 par jour pendant 20 jours. Un record inégalé. A ces Auditeurs Modestes et Géniaux nous adressons chaque semaine (ou presque) un rappel du programme de la semaine à (ré)écouter, ainsi que quelques nouvelles du front. « Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. » Rosa Luxembourg
Chers Amg,
Embarquement pour la Colombie !
Ci-joint la feuille de route de cette série à ne manquer sous aucun prétexte « Colombie, la mort facile, les preuves de vie » (cliquez ici pour la consulter).
Au moins pour constater un étonnant mystère dans les médias de notre beau pays. Cest à celui qui tapera le plus fort sur ce gorille antisémite de Hugo Chávez et sa « protodictature », alors que son voisin colombien, Alvaro Uribe - compromis jusquà los dans le scandale qui le lie à la parapolitique et aux paramilitaires (responsables de 70% des meurtres et des disparitions dans le pays) -, est épargné, voire totalement ignoré, par ceux qui voient et pensent si courageusement pour nous.
Dautant que parmi ceux qui nont pas vraiment envie de voir notre Ingrid Betancourt en liberté, Uribe nest pas le dernier.
Curieux, non ?
Mais Chavez vient de perdre son referendum. En attendant le prochain épisode vénézuelien, nos vaillants éclaireurs vont avoir tout le temps pour se pencher sur le cas du voisin colombien, nous nen doutons pas.
La comparaison Chávez /Uribe dans les médias est une parfaite illustration des démonstrations de Chomsky sur le lavage de cerveau dans les sociétés démocratiques. Une petite comparaison sur nimporte quel moteur de recherche montre laplomb étonnant de nos bons chiens de garde.
Dailleurs cette année, gardez vos sapins de Noël en place jusque fin janvier, début février 2008, date de la sortie du « CHOMSKY et Cie ». (cliquez ici pour renvoi sur le site). Un beau cadeau qui, grâce à nous, permet dallonger la période des fêtes. Merci Là-bas !
A part ça nous avons une pensée pour les malheureux qui auraient manqué nos dernières émissions. Voici quelques rappels pour leur permettre de rattraper le peloton des AMG avec leurs grandes oreilles toujours en tête, en montagne comme en plaine.*
Eloignement forcé, Au revoir les enfants.
 Cliquez ici pour écouter l'émission du 29 novembre 2007 Cliquez ici pour écouter l'émission du 30 novembre 2007 Comment au bout de 32 jours dans le CRA de Lyon (Centre de Rétention Administratif) la famille Ali et leurs deux enfants, depuis deux en France, Sarah (3ans) et Léa (18 mois) sont reconduits en Albanie, par les soins du pétulant Brice Hortefeux.
Propaganda, Edward Bernays.
 Cliquez ici pour écouter l'émission du 26 novembre 2007 Avec Normand Baillargeon, présentation de Bernays, neveu de Freud et inventeur des « relations publiques » quil nommait aussi franchement « propagande ». La recette du lavage de cerveau non pas dans les régimes totalitaires mais dans les sociétés libres et démocratiques.
Tout nest pas foutu Kahina est dans la rue.
 Cliquez ici pour écouter l'émission du 16 novembre 2007 Tout au long de la manif, Kahina (23 ans) se raconte et raconte les luttes en cours. Pour en finir avec les ancêtres qui ont voulu mettre des enclumes dans les poches des enfants.
Les Mémoires dun vieux con.
 Cliquez ici pour écouter l'émission du 31 octobre 2007 Une superbe archive. Dans les années 80, Claude Dominique interroge Roland Topor, auteur de Les mémoires dun vieux con.
LAfrique désenchantée
 Cliquez ici pour écouter l'émission du 4 septembre 2007 Comment lItalie a-t-elle pu engendrer et supporter Berlusconi ? Beaucoup ditaliens effarés se posent aujourdhui la question. Nous nous poserons une question semblable un jour. Pour en être certain on peut réécouter commentaires et analyses sur lébouriffant discours de Nicolas Sarkozy à Dakar.
Et ainsi de suite.
Là-bas, 3 décembre 2007
* Peloton qui a dailleurs augmenté à en croire ( ?) les derniers sondages Médiamétrie. Vous seriez 325 000 à lécoute chaque jour. Nettement moins quà 17 heures, où vous étiez 500 000, mais nettement plus que lorsque nous avons repris la tranche de 15 heures qui comptait environ 150 000 auditeurs, toujours selon Médiamétrie.
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 18:11:38
Par Jo
Citation du jour "Toute matière commence par un dérangement spirituel."
Publié le Dimanche 02 décembre 2007 à 08:11:38
Par Jo
Citation du jour "Le public aspire au poncif, inlassablement."
Didier Porte sur scène Après L’ami des vedettes, après Entracte manqué, après Didier Porte joue et gagne à être connu, le dernier spectacle s’intitule :
« Didier Porte aime les gens »
Voici les dates connues à ce jour des prochains spectacles de Didier Porte :
- Vendredi 7 décembre à Pontaut-Combault, au cinéma Apollo, 62 avenue de la République. Téléphone : 01 60 34 66 88 - Lundi 10 décembre, au Café de la Gare, 41 rue du Temple, à Paris. Téléphone : 01 42 78 52 51 - Vendredi 18 janvier 2008 au Théâtre Jeanne d’Arc de Bellegarde (01). Téléphone : 04 50 48 24 82 - Vendredi 25 janvier à l’ECLA de St-Vallier (71) - Vendredi 15 février à Saint-Vallier (26) - Vendredi 7 mars à Chambéry (73) - Vendredi 28 mars au Puy-en-Velay (43) - Vendredi 4 avril à Pertuis (84) - Samedi 5 avril à Pont-du-Château (63) - Jeudi 24 avril, au Centre d’Animation Régionale, rue Terrier Blanc, 86500 Montmorillon. Téléphone : 05 49 91 04 88 - Vendredi 2 mai à Issoire (63) - Vendredi 23 mai, au Centre Culturel Jean-Carmet, 37 route de Nantes, 49610 Mûrs-Erigné. Téléphone : 02 41 57 81 85 À la radio
Tous les jours, Didier Porte assure la chronique de la télévision dans Le fou du roi, sur France Inter, juste après le bulletin d’informations de midi.
http://www.didierporte.eu/bio.htm
Publié le Samedi 01 décembre 2007 à 18:11:38
Par Jo
Citation du jour "On ne doit que la vérité aux absents."
Faisons vite, ça chauffe !
Dessin hors de son contexte vu dans www.courrierinternational.com
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