Citation du jour "L'esprit achève ses propres pensées, en les mettant au-dehors."
Réflexions administratives
- Bonjour Madame, pouvez-vous m'indiquer la sortie ? - Passez par où vous êtes entré, ça sera plus court !
- Le service e-versa, s'il vous plaît ? - Pour monter, prenez l'escalier ; pour descendre, prenez l'ascenseur ! - Et au fond du couloir, je reviens sur mes pas ?
- Retenez-moi l'ascenseur ! - Oui, pour quelle date ?
- Le temps est orageux sur la vallée. - C'est vrai, c'est couvercle !
- Il carbure à quoi ? - J'ai pas vu qu'il avait une soutane.
- C'est pour un bilan de santé ? - Non, c'est pour un dépôt.
- Rassurez-moi, vous avez réservé ? - Là-dessus, je reste sur ma réserve... c'est bon ?
- Dans la salle d'attente, j'adore écouter la soul - Ah bon ! l'assistante boit ?
- Dans le service, ils ont les fonctions nerfs à fleur de pot.
José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Citation du jour "Est-ce que le but de la vie est de vivre ?"
Tout de suite après avoir lu l'intrigant et douloureux, mais très beau "Le boulevard périphérique" d'Henry Bauchau, Prix Inter 2008, j'ai lu "Le Papillon des étoiles" de Bernard Werber, qui vient de sortir en poche. Deux ouvrages complètement différents... quoique... Le premier est une tranche de vie brisée racontée avec beaucoup de talent et de pudeur. Le second est tout à fait d'actualité cette année 2008, "Année de la planète"... Bernard Werber est un excellent conteur... et ce récit est tout particulièrement réussi. Je ne déplore qu'une chose : l'histoire est engoncée dans 343 pages, alors qu'il y aurait eu matière à faire une trilogie... ou même deux. Autant l'histoire de Bauchau appelait à une fin pressante... que celle de Werber pouvait durer, durer... le récit se déroule sur plus de 1200 ans... Enfin, libre à nous de prendre notre temps pour le lire... ou le relire. Mais j'ai été frustré par la fin. José Spéret
Le boulevard périphérique
A Paris, en 1980, alors qu’il "accompagne" sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur est repris par le souvenir de Stéphane, l’ami de jeunesse, l’homme qui l’a initié à l’escalade et au dépassement de la peur, avant d’entrer dans la Résistance et de mourir dans des circonstances énigmatiques.
Parce que sa belle-fille, Paule, est hospitalisée pour un lourd traitement contre le cancer, jour après jour le narrateur prend le métro, le RER, le bus ou sa propre voiture, à travers les encombrements du Boulevard Périphérique, sous la grisaille d’un début d’été particulièrement déprimant, jusqu’à cette chambre d’hôpital où en alternance soufflent l’espoir (obligé) ou le pressentiment (coupable) de l’inéluctable. Et comme une ombre portée sur cette chronique d’une fin annoncée, le souvenir terriblement vivant de Stéphane. Et l’énigme de sa mort.Ce qui frappe dans ce livre d’une densité et d’une transparence d’exception, c’est qu’en quelques phrases Henry Bauchau atteint le cœur des choses, glisse du souvenir vers une fiction assumée et trouve un splendide équilibre entre incertitude, spontanéité et maîtrise.
LE PAPILLON DES ÉTOILES
Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s'effondre, il faut partir. Recommencer tout, autrement et ailleurs. Le Dernier Espoir, c'est la fuite.
Décidant d'aller voir si l'aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique un gigantesque voilier solaire, capable de se propulser dans le vide interstellaire. A son bord, 144.000 passagers, dont la descendance aura une chance de parvenir à destination, après un voyage de 1000 ans.
Citation du jour "Quand on est mort, c'est pour longtemps."
BO DIDDLEY
Mort d'un rockeur influent
Bo est mort. Bo Diddley, l'inventeur du Diddley Beat, celui qu'on surnommait «The Originator», nous a quittés, hier, à l'âge de 79 ans, et tous les musiciens qui ont tenu une guitare électrique lui sont redevables.
Celui dont le coeur a cédé hier, à son domicile d'Archer, en Floride, n'aura jamais cédé un pouce d'influence depuis qu'il avait enregistré Bo Diddley, en 1955, chanson éponyme où l'immortelle "bomp ba-bomp bomp, bomp bomp" a été entendue pour la toute première fois. Il est le seul musicien de l'histoire du rock'n'roll dont une rythmique musicale porte le nom.
Rythmique
Influent, le Bo? Il le fut autant auprès de ses contemporains que des générations futures. Buddy Holly avait forgé Not Fade Away sur cette rythmique, chanson qui allait devenir le premier succès des Rolling Stones dans les années 1960, et She's the One, de Springsteen, repose sur le même genre de rythmique.
Les chansons (Who Do You Love, Mona, Road Runner) de l'utilisateur de la guitare carrée née le 30 décembre 1928 à McComb, au Mississippi, ne sont pas que des succès, ce sont maintenant des ouvrages de référence.
Citation du jour "Il n'existe pas de chanson sentimentale pour l'avenir."
Les Assises Internationales du roman 2008
Du 26 mai au 1er juin se tient la deuxième édition des Assises internationales du roman organisées par Le Monde et la Villa Gillet à Lyon. Une semaine de conférences, de lectures et de débats autour du thème: "Le roman, quelle invention!". Y sont invités des auteurs du monde entier, dont les contributions seront regroupées dans un recueil qui paraitra dans la collection Titres en novembre 2008. Parmi les participants, vous pourrez notamment retrouver Peter Esterhazy , auteur de "Voyage au bout des seize mètres", Alberto Garlini ("Un sacrifice italien") et Dimitri Verhulst ("Hôtel Problemski").
A cette occasion, et dans la même collection, les éditions Christian Bourgois publient le "Lexique nomade". Chaque écrivain invité en 2008 mais aussi en 2007 s'est vu demander un mot-clef qui ouvre les portes de son oeuvre et dont il dévoile son approche et sa perception, le tout constituant un dictionnaire original et inattendu qui offre un voyage dans la littérature d'aujourdhui.
Citation du jour "Les lois sont semblables aux toiles d'araignée : les faibles et les petits y restent pris ; les puissants et les riches les déchirent et passent"
En librairie depuis peu...
Ce jeu de mots à hurler de rire est le titre du dernier livre de Didier Porte, paru le 7 mai, en vente pour la somme dérisoire de 17 euros. C’est moins cher que des Ray-Ban ou qu’une pince à moule signée Nadine de Rothschild.
Pour ce qui est du contenu, la couverture est assez parlante. Et on ne fera pas de commentaire sur le mot pires (du genre : « Oui-oui, on confirme »).
En attendant que vous vous précipitiez pour l’acheter, voici quelques extraits du courrier reçu par France Inter, émanant de courageux auditeurs qui n’hésitent pas à écrire à la direction pour encourager les chroniqueurs du Fou du roi.
Florilège :
- Je ne peux pas vous laisser débuter cette année [sic du webmaster de ce site] sans vous dire tout le dégoût que j’éprouve [re-sic] à savoir que votre chroniqueur Didier Porte continue à sévir sur vos antennes. Dommage que cette émission soit devenue une véritable ... (ajoutez le mot qui convient. Il y a des caniveaux pour évacuer ce genre...)
- Monsieur Bern, je ne peux plus supporter le venin et la haine du critique Didier Porte ! Ce pisse la Haine [re-re-sic] gaucho est vraiment insupportable. C’est radio gaucho on le sait mais là çà [re-re-re-sic pour cet auditeur probablement tibétain] devient limite. Et vous cela [re-si-sic] semble vous amuser ? Ce connard de Didier Porte vous est il imposer [bon, on arrête les sic, la réserve est à sec] par la direction ? Il est quoi et qui ce mec, un acteur raté, un journaliste raté, un rien raté, le néant avec une langue de pute ? C’est si facile comme ces critiques de cinéma, de théatre, littéraires, ou de restaurant qui ne sont en fait que des ratés, des doublures, des minables audibles avec l’argent du service publique sur une radio. Honte a France Inter . et MERDE a ce con de Didier Porte ! Au chiotte les gauchos de sa race ! Vive Sarkosy !!!!!!
- Mais quel gros naze ce D. Porte ! Vous ne pourriez pas changer de rengaine avec ce pseudo humoriste en mal de spectateurs ? Moi, ce qui me fait hurler de rire, c’est ces gaucho-humoristes style tête de crapaud (Porte) qui déblatèrent sur le soi-disant contrôle des médias et éructent au micro du service public leur fiel frustré de pseudo pamphlétaire des bac à sable à l’encontre des gens qui les font becter !!! Sorti du Fou du roi, qui connaît Porte ?
- J’adore votre émission, c’est un bon moment de détente quotidien. Merci à M Bern et à toute son équipe. (Hormis a Mr Didier Porte, Journaliste raté, Artiste raté, mais vrai gauchiste aigri. Je ne le supporte plus.)
Voilà, chers crapauds qui déblatèrent. Et rendez-vous dans votre librairie préférée.
Citation du jour "L'aventurier aime la discipline."
Guillermo Del Toro, réalisateur du Labyrinthe de Pan, réalisera bel et bien le projet ''Bilbo le Hobbit''. La nouvelle a été annoncé conjointement par Peter Jackson, Fran Walsh, les producteurs éxécutifs Toby Emmerich le président de New Line et par Mary Parent président des studios MGM.
Nous vous proposons la traduction en français du communiqué officiel de la MGM à ce sujet dans la suite de cet article.
Pour Peter Jackson et Fran Walsh, Guillermo Del Toro:
"C'est un réalisateur d’une capacité exceptionnelle, c’est un véritable conteur qui apporte toute sa passion, son énergie et son imagination dans son travail. Guillermo est un véritable original, c’est un magicien qui n’a pas perdu son âme d’enfant ni sa capacité à s’émerveiller. Il comprend que la fantaisie doit se fonder sur la réalité et que toutes les histoires ne sont en fait qu’un reflet de nous même. Nous avons longtemps admiré le travail de Guillermo et nous ne pouvons penser à quelqu’un d’autre plus inspiré pour prendre à nouveau le chemin de le Terre du Milieu. Nous sommes ravis que Bilbo le Hobbit soit en de telles mains."
Pour le réalisateur mexicain Guillermo Del Toro :
‘‘C’est un véritable honneur et je suis véritablement honoré de pouvoir faire partie de cette communauté cinématographique que Peter, Fran et leurs équipes ont crée en Nouvelle Zélande. Je tiens à les remercier, mais aussi Bob Shaye, Michael Lynne, Toby Emmerich et Mark Ordesky de me confier un projet d’une si grande envergure. Contribuer à l’héritage du Seigneur des Anneaux est un véritable rêve qui devient réalité.’’
Pour Toby Emmerich président de la New Line,
''Guillermo Del Toro a démontré sa capacité à amener de la fantaisie dans le quotidien. C’est le réalisateur idéal pour travailler avec Peter et Fran et pour mettre la bien aimée Terre du Milieu une nouvelle fois à l’écran.''
Il ajoute :
''Comme les distributeurs internationaux nous ne pouvions pas être plus d ‘accord avec Peter Fran et nos partenaires de New Line sur le choix de Del Toro. Les spectateurs du monde entier pourront apprécier son point de vue cinématographique unique. Sa vision, en collaboration avec Peter et Fran, garantira au Hobbit» une expérience particulières pour les spectateurs du monde entier''
Del Toro se déplacera en Nouvelle-Zélande pour les quatre prochaines années pour travailler avec Jackson, Wingnut et ses équipes de production WETA. Il dirigera les deux films le premier racontant l’histoire du Hobbit et sa suite qui portera sur les soixante années entre le Hobbit et la Communauté de l’Anneau, le premier volet de la trilogie de Peter jackson.
La New Line va superviser le développement et gérer la production. Le hobbit et sa suite seront co produits et co financé par New Line Cinema et la MGM, Warner Bros pour la distribution au niveau national, et avec la MGM pour l’international. Peter Jackson et Fran Walsh seront les producteurs exécutifs des films.