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Publié le Samedi 01 septembre 2007 à 03:11:38
Par Jo
Citation du jour
"Perdre un ennemi est une grande perte."

Parfois une simple photo peut inspirer...



Oyez ! Bonnes gens !

Le dragon est parti
Les bois fument encore

Oyez ! Bonnes gens !

C'est certain, il est parti
N'ayez plus peur
Le héraut brave et solitaire
l'a vaincu

Oyez ! Bonnes gens !

Quittez vos chaumières
le vil ver ne reviendra plus
il a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Damoiseaux et damoiselles
vous pouvez à nouveau revenir
Le dragon a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Le château est libéré
sa tour peut respirer

Oyez ! Bonnes gens !

Notre seigneur est sauvé
Il pourra continuer
à prélever la dîme

Oyez ! Bonnes gens !

Vous regrettez le dragon
Ne craignez rien
il a déjà un remplaçant

Oyez ! Bonnes gens !

Quand vous vous en apercevrez
il sera trop tard

Il est... trop tard

Adieu ! Bonnes gens !

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le Vendredi 17 août 2007 à 03:11:38
Par Jo
Citation du jour
"Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous."



L'air que l'on respire ne nous appartient pas.
C'est pour cela que l'on expire.

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le Vendredi 10 août 2007 à 03:11:38
Par Jo
Citation du jour
"Si tu te résous toi-même, le problème du monde est résolu."




L'autre côté du bol. (Pot et Cie expert e-mental)*

Retourné, il a la forme d'un dôme.
Ustensile de coiffure, il effrayait les mômes.

Pour le mélomane, il était le bol, héros de Ravel.
Pour les gourmands, le bol, Duc de la vaisselle.

Chez les blondes, le bol aux niaises est très prisé.
Dans l'armée, le para bol est éjecté.

Dans la rue, parfois, on vous demande l'obole.
Si vous refusez, on vous traite de Bol chevik.

Si le bol est, le bol y vient,
quoi que le bol en dise.

Je vais arrêter mes fariboles,
avant que vous en ayez ras-le-bol.

Pas d'bol !!! Il va vite, le bol idéal...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

*poésie expérimentale





Publié le Dimanche 05 août 2007 à 14:01:30
Par Jo

Citation du jour
"Par la rue du plus tard, on arrive à la place du jamais."

Salle d'attente


Je hais les salles d'attente.
Là, naissent toutes les angoisses.


Confinés, les patients, qui ne le sont pas du tout,
se cachent la bouche en entendant les autres et leur toux.


Je hais les salles d'attente.
Elles me crispent, plus encore que les corbeaux qui croassent.


L'appréhension est démultipliée,
dans ce lieu confiné.


Les magazines ont toujours au moins deux ans,
on les regarde sans voir ce qu'il y a dedans.


Les multiples chaises
me mettent mal à l'aise.


Les gens vous regardent, effarés,
comme si vous étiez bigarrés.


Sur les murs, les posters
sont toujours des plus austères.


Il y a souvent deux portes, si ce n'est trois,
et la bonne n'est jamais celle qu'on croit.


Les lustres suspendus
projettent l'ombre du pendu.


Il y fait trop chaud et l'on n'arrête pas de transpirer.
Ou la clim est à fond et l'on est glacé.


A force d'avoir trop attendu,
dans mes rêves, je me suis perdu.


Le cauchemar est au réveil,
quand la cloche me tire du sommeil.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Samedi 28 juillet 2007 à 12:20:38
Par Jo

Citation du jour
"C'est être bien riche que de n'avoir rien à perdre."



Ah ! les vacances...

C'est bien mais, avant de partir, ce qui est agréable, c'est surtout l'idée que l'on s'en fait.

L'imagination est le moteur du désir. Je ne sais plus qui disait "partir, c'est mourir un peu". A cela, j'ajouterais "revenir, c'est se souvenir un peu". Le souvenir est aussi précieux que le désir...

Somme no land...

La lune a ouvert des sentiers
Qui mènent aux étoiles

Dans mes rêves
Ces sentiers je les ai parcourus

Ombre parmi les ombres
J’ai couru

Perdu

J’ai guetté le soleil
Partout je l’ai cherché

Jamais je l’ai trouvé

C’est au réveil
A travers les volets

Entre les rideaux ténus

Que ses rayons m’ont trouvé

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Jeudi 26 juillet 2007 à 03:11:38
Par Jo

Citation du jour
"Les choses ne changent pas, ce qui change c'est la façon de les regarder."

 


 Il ne faut pas que je m'em... porte...


 Je hais les portes !

 Petit, déjà, je les trouvais closes.

 j'y retournerai demain, je re... porte.

 Il faut que j'ose !

 A l'école, j'aimais pas qu'on rap... porte.
 En sport, personne ne me supporte.

 Là encore, je prose.

 Il faut voir comment je me comporte.
 Et ce que je vous apporte.


 Peut-être, j'ose.


 Là, je me déporte...
 Je vous énerve, alors je me téléporte...


 Il y a quelque chose.


 Trop tard ! Vous avez déjà claqué la porte.

 Aujourd'hui encore, elle est close...

 Et ils colportent
 que je suis un cloporte !


 Je m'oppose...


 Ils porte-à-faux...
 C'est dur d'être mis à la porte.


 De plus en plus, je m'expose.


 Il faut que ma parole porte,
 alors je repars faire du porte-à-porte !


 Demain, je me repose.




 José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).



 
 
Publié le Mardi 24 juillet 2007 à 03:11:38
Par Jo

Citation du jour
"Seules les œuvres inachevées, car inachevables,
nous incitent sur l'essence de l'art."



Ombres siamoises

En poétique,
pays de l'éther,
ce pays fantastique,
les mots sont éphémères
et magnifiques.

On peut se souvenir, en vers,
d'un coucher de soleil
inoubliable, au bord de la mer,
comme d'un rêve vermeil.

Le pire est de ne pas trouver les mots
pour le décrire.
La description est une galère,
si l'on ne veut pas être mièvre et rigolo.

Il n'y a pas de mot assez beau
pour définir le bonheur.
Pas de mot assez haut
pour toucher les cœurs.

Sous les pavés d'émotions, la page reste vide,
le stress envahit l'écriture.
Sous le stylo, celle-ci devient torture,
Immaculé, le papier devient avide.

Les rêves en nous sont enfouis,
les cauchemars sont là... encore.
En poésie, personne ne se réjouit,
dans les vers sont les remords.

La pensée est dissipée,
dans les strophes sont les accords.
Les couleurs des idées
restent au port.

Le doute est vague,
le goût amer.
L'esprit divague,
dans les cieux, en l'air.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Jeudi 19 juillet 2007 à 02:11:38
Par Jo

Citation du jour
"Après que tout soit dit et fait, beaucoup plus est dit que fait."



Monde à part

J'ai traîné ma solitude
sur de vagues incertitudes,
balloté d'habitudes
par le ressac des remords,
la fierté n'est que le regret des forts.

J'ai oublié cette ville, son phare, son port,
le cri muet des mouettes
m'a réconcilié avec les poètes.

J'ai relu Rimbaud, Aragon, Verlaine, Camoes, Pessoa,
des prophètes...
Ici, nul ne l'est en son pays.

Le pays de l'homme est tout simplement la vie,
un vague chemin de passage,
semé d'embûches...

On naît d'une rencontre,
mais l'on meurt comme l'on pense, seul.

Espérant voir cette lumière blanche
et passer au-delà,
retrouver tous ceux qui nous ont laissés trop tôt
et suivre le chemin, la lumière blanche...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Lundi 02 juillet 2007 à 02:11:38
Par Jo
Humeur : Au secours !
Poésie alter-conneriliste


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).
Publié le Samedi 23 juin 2007 à 01:11:38
Par Jo

 Ainsi naît ma colère !

 

Genèse pas comment commencer…

Ah ! oui. D’abord, il y eut le noir et blanc, des images lentes, saccadées et silencieuses. Un cinéma muet, toussotant et crachant. Pas très net, même un peu flou. Trépignant, hésitant, tressautant, sous-titré et parfois dramatiquement drôle. Des coups distribués dans tous les sens, à tour de rôle. Puis lui vint la parole, au début bégayante et un peu folle.

 

Des castings de magazine, faits de pin-up et de play-boys.

 

Un cinéma pop-corn, articulant et chantant, criant la douleur et la peur.

Le pauvre spectateur était souvent sauvé par l’entracte : les braves esquimaux chauffaient l’ambiance.

 

Là, la la la…  les fictions musicales et les comédies animales formaient un cirque sans chapiteau.

 

Puis, la couleur vint impressionner la pellicule : les cris ne suffisaient plus, il fallait voir le sang. Que de faux-semblants…

 

L’entracte et les pop-corn

 

Certains firent de l’art un essai : plan serré ou plan large, travelling et plan séquence. Le succès allait aux gros plans et aux multiplans tirant sur un grand singe. Puis, plus de scoop !

Mais du cinémascope. Oubliées mes liesses, oubliées mes lumières ; que de séances sans conséquence, que de navrants péplums et de poursuites à fond la gomme…

 

L’entracte et les pop-corn

 

Galopant dans de grands espaces, des Indiens et des cow-boys, dans un décor carton-pâte,
dans un Ouest terne… très terne.

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Mais, mourir la corde au cou, d’une balle ou d’une flèche n’amusait plus personne.
Avec les multiplexes, là, il fallait du sensationnel ! Les catastrophes s’abattirent sur terre, sur mer, dans les airs : dans les buildings, sur les bateaux, les sous-marins, les dirigeables et les avions.

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Des explosions de maquettes en cascade et profusion de cascades sur la moquette.

Alors, la menace vint du plus lointain de l’espace, là ou personne ne vous entend crier.

 

Ce fut la réalité, que la fiction dépasse.

 

Et la réalité dépasse les fictions…

Un os dans l’espace. Pourquoi pas un homme sur la lune ?

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Le cinéma, c’était des monstres, du sexe, du sang et des extras pas très terrestres.

Et des remakes et des remakes d’autres remakes… et vinrent les fesses estivales de Cannes. Nombrilisme international, supermarché de la frime et remise de palme (pour une cane, c’est normal).

C’est l’horreur autour des marches, où se pressent et se compressent les photographes voulant immortaliser la montée des marches… Tapis rouge, de promotion interne, où s’essuient les pieds ceux qui ont les pieds sales… de cinéma. Ça, du cinéma ? Non. Du cirque, oui !

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Mesdames, Messieurs, le grand prix ne le sera plus…


Oui, ils revendiquent, en plus.

Je ne parle pas des pauvres intermittents. Non, ce sont les larmes des pauvres producteurs et distributeurs qui voient leurs films s’effilocher sur la toile… DivX, divX, vous avez dit vix ? Comme c’est divX !

Là, croyez-moi, se sont des rôles de composition ou de décomposition, qui méritent vraiment le prix d’interprétation…

 

Le ciné m’a toujours plu, du clap de début au clap de fin, même l’entracte et les pop-corn. Quel outil magnifique que la cinématographie, pour raconter des histoires… dans les mains des créateurs, bien sûr ! Alors que dans les mains des financiers, il est devenu mercantile… Le voilà dérisoire, oubliant les cinéphiles, les transformant en cons (so) mateurs : voyez, voyez, voyez, buvez et surtout… ACHETEZ !

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

C’est leur nouveau credo, payer, payer, payer encore…

Vous ne pouvez pas… Voyons, mais si : il y a le crédit ! Dans la pub, dans le film, même à l’entracte et sur les gobelets de pop-corn.

 

Vivement que tombe le mot …


 
Fin (The end)

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).



Fête du cinéma 24, 25, 26 juin 2007

Publié le Mercredi 20 juin 2007 à 01:11:38
Par Jo

A propos de poésie expérimentale (expert e-mental)

Ce sont des textes "génietiquement" non modifiés (en bref, écrits sans génie),
un assemblage, pas si simple, de mots "border line".
Références trouvées dans l'ouvrage
"Que deviennent les mots quand on les enlève du dictionnaire ?"
sous-titré "Y a-t-il un ouvrage qui les regroupe et comment s'appelle-t-il ?"
(par G. Lamy-Graine).


La poésie expérimentale ne se décline pas forcément en vers (et contre tout).
Utilisant les rimes ou pas, lourde et légère, on se pâme
devant (spam dans le vent)
et se paume derrière...

Un texte plutôt Rabelais "rond" que Racine "carré", en tout cas cherchant toujours le bon mot.

Adeptes, sans le savoir, de la poésie expérimentale, les regrettés Pierre Dac, Francis Blanche, Boris Vian, Pierre Desproges et Jean Yanne ont posé les fondations et les murmures -oui les murmures- (comme ça, ça fait quatre murs, c'est plus solide) d'une expression vibrante et bancale, poétique et prosaïque que Raymond Devos n'aurait pas reniée et Guy Bedos, pas bégayée. Pour ce qui est des chanteurs, Georges Brassens (dessus-dessous) et Jacques Brel (n'en était pas une...) ont rajouté le toit...



Voilà une belle maison et eux,
tous au ciel
(illustration : logiciel libre, enfin un logis sous le ciel libre de droits).

C'est dans ce joli logis que se sont retrouvés les soi-disant
esprits mentaux et pas expérimentés, griffonneurs de sornettes, jongleurs de sonnets, affubleurs de fables et compteurs jets d'air d'histoires. Leurs mots d'ordre : raconte, rencontres et raconte encore !

Donc, déchiré du papier peint d'une des pièces de ce joli logis, voici un extrait de cette poésie expérimentale.

L'auteur lui a donné un titre provisoire  : "Mais... Lody... écoute-moi".

Ecoute la mélodie

Elle se lève, pianotant dans le matin,
rampante et frémissante dans le bassin.

Ecoute la mélodie

Ouvre tes oreilles,
ouvre ton cœur.

Ecoute la mélodie

Oh ! jamais musique pareille
ne fera faner les fleurs.

Ecoute la mélodie

Ta haine, tu l'oublies,
mets tes chaînes au cachot.


Ecoute la mélodie

Laisse la nostalgie
envahir un autre badaud.

Ecoute la mélodie

Elle ronronne,
et toi, tu chantonnes.

Ecoute la mélodie

Elle dissipera ton chagrin,
j'écoute, mais l'eau dit rien !

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Mardi 12 juin 2007 à 01:01:38
Par Jo



"Vague à l'âme"

L'art de la poésie permet de se plaindre des maux par l'écriture.
Parfois, sans sombrer dans la caricature.

On peut décrire, sans être ridicule,
un homme politique comme un rejeton de pustule !

Il est possible que certains tiquent
ou que ce dernier s'offusque, pathétique !

Et alors, ce ne sont que des mots qui piquent,
évidemment pas très sympatiques.

Tordus, tout nuls,
assez pointus pour s'accrocher au pull.

Comme des uppercuts,
frisant parfois l'insulte.

Peu importe le support,
s'il mène le message à bon port.

Si l'on fait comme les vieux sages,
on reste là, à se taire, rongeant sa rage.

Par contre, on peut aussi y croire,
et s'en prendre aux pouvoirs.

On hausse la voix !

Surtout, on n'oublie pas de passer par l'isoloir
et de laisser sa voix.

Là, sans se casser la voix,
on peut, peut-être, influer sur la voie...

Même si elle est sans issue !
Je m'arrête là, le manque d'espoir tue !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

C'est chat l'info du jour !

Pour les nostalgiques des vieux jeux sur pc, il y a ce site.
Attention, c'est culte !
http://www.abandonware-france.org

Publié le Lundi 11 juin 2007 à 01:53:48
Par Jo


Si au rang de philosophe
je suis bien après le dernier

Cioran lui était le premier


Il est affreux de dire cela
Il est à Freud de me dire cela


A l'un qui se prend pour Dieu
Alain répond qui est Dieu


Dieu voit mieux que tous
Dix yeux voient mieux qu'un oeil


Les chemins sont tracés sur les feuilles

Des cartes pour les voyages touristiques
Descartes là c'est plutôt mathématique

Et pourtant le regard aiguisé du scientifique
ne voit pas la paille enfoncée dans la poutre

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).




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