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Publié le Lundi 02 juillet 2007 à 02:11:38
Par Jo
Humeur : Au secours !
Poésie alter-conneriliste


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).
Publié le Samedi 23 juin 2007 à 01:11:38
Par Jo

 Ainsi naît ma colère !

 

Genèse pas comment commencer…

Ah ! oui. D’abord, il y eut le noir et blanc, des images lentes, saccadées et silencieuses. Un cinéma muet, toussotant et crachant. Pas très net, même un peu flou. Trépignant, hésitant, tressautant, sous-titré et parfois dramatiquement drôle. Des coups distribués dans tous les sens, à tour de rôle. Puis lui vint la parole, au début bégayante et un peu folle.

 

Des castings de magazine, faits de pin-up et de play-boys.

 

Un cinéma pop-corn, articulant et chantant, criant la douleur et la peur.

Le pauvre spectateur était souvent sauvé par l’entracte : les braves esquimaux chauffaient l’ambiance.

 

Là, la la la…  les fictions musicales et les comédies animales formaient un cirque sans chapiteau.

 

Puis, la couleur vint impressionner la pellicule : les cris ne suffisaient plus, il fallait voir le sang. Que de faux-semblants…

 

L’entracte et les pop-corn

 

Certains firent de l’art un essai : plan serré ou plan large, travelling et plan séquence. Le succès allait aux gros plans et aux multiplans tirant sur un grand singe. Puis, plus de scoop !

Mais du cinémascope. Oubliées mes liesses, oubliées mes lumières ; que de séances sans conséquence, que de navrants péplums et de poursuites à fond la gomme…

 

L’entracte et les pop-corn

 

Galopant dans de grands espaces, des Indiens et des cow-boys, dans un décor carton-pâte,
dans un Ouest terne… très terne.

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Mais, mourir la corde au cou, d’une balle ou d’une flèche n’amusait plus personne.
Avec les multiplexes, là, il fallait du sensationnel ! Les catastrophes s’abattirent sur terre, sur mer, dans les airs : dans les buildings, sur les bateaux, les sous-marins, les dirigeables et les avions.

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Des explosions de maquettes en cascade et profusion de cascades sur la moquette.

Alors, la menace vint du plus lointain de l’espace, là ou personne ne vous entend crier.

 

Ce fut la réalité, que la fiction dépasse.

 

Et la réalité dépasse les fictions…

Un os dans l’espace. Pourquoi pas un homme sur la lune ?

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Le cinéma, c’était des monstres, du sexe, du sang et des extras pas très terrestres.

Et des remakes et des remakes d’autres remakes… et vinrent les fesses estivales de Cannes. Nombrilisme international, supermarché de la frime et remise de palme (pour une cane, c’est normal).

C’est l’horreur autour des marches, où se pressent et se compressent les photographes voulant immortaliser la montée des marches… Tapis rouge, de promotion interne, où s’essuient les pieds ceux qui ont les pieds sales… de cinéma. Ça, du cinéma ? Non. Du cirque, oui !

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

Mesdames, Messieurs, le grand prix ne le sera plus…


Oui, ils revendiquent, en plus.

Je ne parle pas des pauvres intermittents. Non, ce sont les larmes des pauvres producteurs et distributeurs qui voient leurs films s’effilocher sur la toile… DivX, divX, vous avez dit vix ? Comme c’est divX !

Là, croyez-moi, se sont des rôles de composition ou de décomposition, qui méritent vraiment le prix d’interprétation…

 

Le ciné m’a toujours plu, du clap de début au clap de fin, même l’entracte et les pop-corn. Quel outil magnifique que la cinématographie, pour raconter des histoires… dans les mains des créateurs, bien sûr ! Alors que dans les mains des financiers, il est devenu mercantile… Le voilà dérisoire, oubliant les cinéphiles, les transformant en cons (so) mateurs : voyez, voyez, voyez, buvez et surtout… ACHETEZ !

 

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

 

C’est leur nouveau credo, payer, payer, payer encore…

Vous ne pouvez pas… Voyons, mais si : il y a le crédit ! Dans la pub, dans le film, même à l’entracte et sur les gobelets de pop-corn.

 

Vivement que tombe le mot …


 
Fin (The end)

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).



Fête du cinéma 24, 25, 26 juin 2007

Publié le Mercredi 20 juin 2007 à 01:11:38
Par Jo

A propos de poésie expérimentale (expert e-mental)

Ce sont des textes "génietiquement" non modifiés (en bref, écrits sans génie),
un assemblage, pas si simple, de mots "border line".
Références trouvées dans l'ouvrage
"Que deviennent les mots quand on les enlève du dictionnaire ?"
sous-titré "Y a-t-il un ouvrage qui les regroupe et comment s'appelle-t-il ?"
(par G. Lamy-Graine).


La poésie expérimentale ne se décline pas forcément en vers (et contre tout).
Utilisant les rimes ou pas, lourde et légère, on se pâme
devant (spam dans le vent)
et se paume derrière...

Un texte plutôt Rabelais "rond" que Racine "carré", en tout cas cherchant toujours le bon mot.

Adeptes, sans le savoir, de la poésie expérimentale, les regrettés Pierre Dac, Francis Blanche, Boris Vian, Pierre Desproges et Jean Yanne ont posé les fondations et les murmures -oui les murmures- (comme ça, ça fait quatre murs, c'est plus solide) d'une expression vibrante et bancale, poétique et prosaïque que Raymond Devos n'aurait pas reniée et Guy Bedos, pas bégayée. Pour ce qui est des chanteurs, Georges Brassens (dessus-dessous) et Jacques Brel (n'en était pas une...) ont rajouté le toit...



Voilà une belle maison et eux,
tous au ciel
(illustration : logiciel libre, enfin un logis sous le ciel libre de droits).

C'est dans ce joli logis que se sont retrouvés les soi-disant
esprits mentaux et pas expérimentés, griffonneurs de sornettes, jongleurs de sonnets, affubleurs de fables et compteurs jets d'air d'histoires. Leurs mots d'ordre : raconte, rencontres et raconte encore !

Donc, déchiré du papier peint d'une des pièces de ce joli logis, voici un extrait de cette poésie expérimentale.

L'auteur lui a donné un titre provisoire  : "Mais... Lody... écoute-moi".

Ecoute la mélodie

Elle se lève, pianotant dans le matin,
rampante et frémissante dans le bassin.

Ecoute la mélodie

Ouvre tes oreilles,
ouvre ton cœur.

Ecoute la mélodie

Oh ! jamais musique pareille
ne fera faner les fleurs.

Ecoute la mélodie

Ta haine, tu l'oublies,
mets tes chaînes au cachot.


Ecoute la mélodie

Laisse la nostalgie
envahir un autre badaud.

Ecoute la mélodie

Elle ronronne,
et toi, tu chantonnes.

Ecoute la mélodie

Elle dissipera ton chagrin,
j'écoute, mais l'eau dit rien !

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le Mardi 12 juin 2007 à 01:01:38
Par Jo



"Vague à l'âme"

L'art de la poésie permet de se plaindre des maux par l'écriture.
Parfois, sans sombrer dans la caricature.

On peut décrire, sans être ridicule,
un homme politique comme un rejeton de pustule !

Il est possible que certains tiquent
ou que ce dernier s'offusque, pathétique !

Et alors, ce ne sont que des mots qui piquent,
évidemment pas très sympatiques.

Tordus, tout nuls,
assez pointus pour s'accrocher au pull.

Comme des uppercuts,
frisant parfois l'insulte.

Peu importe le support,
s'il mène le message à bon port.

Si l'on fait comme les vieux sages,
on reste là, à se taire, rongeant sa rage.

Par contre, on peut aussi y croire,
et s'en prendre aux pouvoirs.

On hausse la voix !

Surtout, on n'oublie pas de passer par l'isoloir
et de laisser sa voix.

Là, sans se casser la voix,
on peut, peut-être, influer sur la voie...

Même si elle est sans issue !
Je m'arrête là, le manque d'espoir tue !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

C'est chat l'info du jour !

Pour les nostalgiques des vieux jeux sur pc, il y a ce site.
Attention, c'est culte !
http://www.abandonware-france.org

Publié le Lundi 11 juin 2007 à 01:53:48
Par Jo


Si au rang de philosophe
je suis bien après le dernier

Cioran lui était le premier


Il est affreux de dire cela
Il est à Freud de me dire cela


A l'un qui se prend pour Dieu
Alain répond qui est Dieu


Dieu voit mieux que tous
Dix yeux voient mieux qu'un oeil


Les chemins sont tracés sur les feuilles

Des cartes pour les voyages touristiques
Descartes là c'est plutôt mathématique

Et pourtant le regard aiguisé du scientifique
ne voit pas la paille enfoncée dans la poutre

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).




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