"L'art de doit chercher son langage dans le langage et contre le langage."
![[ASI]](http://ww2.arretsurimages.eu/medias/asi/bandeau-04072008.gif?rnd=1217615230062&rnd=1218212278109&rnd=1218726544428&rnd=1219428840125&rnd=1220030816796&rnd=1220687823687&rnd=1221243562109&rnd=1221918222468&rnd=1222505289375&rnd=1223053057281&rnd=1223673724375&rnd=1224363482953&rnd=1224950556140&rnd=1225391995093&rnd=1226081612170)
La gazette d'@rrêt sur images, n° 45
Et maintenant ? Les fumées d'encens de l'Obamania commençant à se dissiper, que peut-on attendre du nouveau président des Etats-Unis ? Comme beaucoup d'entre vous sans doute, l'élection d'Obama m'a formidablement ému. Mais comme toutes les grand-messes, son exubérante célébration médiatique, à la Ingrid Betancourt ou à la Soeur Emmanuelle, fait lever davantage de questions que de réponses.
Nous nous sommes essayés, dans l'équipe, à un exercice difficile, et plus difficile que jamais à propos d'Obama: l'enthousiasme critique. Comment rester insensible à la dimension historique de l'événement, et aux images de joie des Noirs américains ? Certains matins, il n'y a pas d'autre choix que de les laisser, simplement parler (1). Mais en même temps, il nous fallait pointer les ridicules des présentateurs-vedettes français (2), fondant sur Manhattan comme des sauterelles (3). Il nous fallait pointer leurs a-priori parfois extravagants sur les Etats Unis, et je vous conseille à ce sujet notre analyse des reportages de l'envoyée spéciale de France 3 (4).
Désir de passer à présent derrière l'icône (5) : au fond, notre invité de la semaine, le démographe iconoclaste Emmanuel Todd, est dans la même attitude. Je vous conseille sa réaction, après visionnage d'un savoureux montage de présentateurs français se bousculant à Manhattan. Il y décèle un "désir de servitude". Les Etats-Unis ? « Ce n'est plus une hyperpuissance, c'est une hypernuisance ». Quant à Obama, "c'est le candidat de l'establishment financier" assure-t-il. Vrai ? Faux ? Nous nous sommes empressés d'enquêter (6). Et les chiffres, publics, révèlent que c'est vrai : Obama a reçu davantage d'argent des banques que McCain. On n'a peut-être pas fini d'en parler. Notre émission est ici (6). Son début est là (7). Et pour vous abonner, c'est là (8).
Daniel Schneidermann







