"Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive."
![[LOGO @SI]](http://ww2.arretsurimages.eu/medias/asi/bandeau-30052008.gif?rnd=1236414663546&rnd=1236715431953&rnd=1237572711265&rnd=1238177319390&rnd=1239384388140)
La gazette d'@rrêt sur images, n° 67
Difficile, de se faire une opinion sur le conflit qui s'envenime entre certains enseignants-chercheurs en grève, et Le Monde. Ce conflit va maintenant, nous vous l'avons dit (1), jusqu'à un appel au boycot du journal. Cette arme-là, entre les mains des profs en grève, est-elle légitime ? Est-elle au contraire attentatoire à la liberté de la presse ? Et pourquoi Le Monde, et pas d'autres ? Comme nous étions partagés, nous avons invité deux enseignants (d'avis contraires) sur le plateau (Le Monde a décliné notre invitation). Nous avons débattu articles en main. Boycot ou pas, le cher vieux journal préféré des intellos n'en sort pas grandi. Bien sûr, un journal a le droit d'écrire ce qu'il veut, et heureusement. Encore faut-il séparer les faits et le commentaire. Le Monde, étrangement, a oublié cette règle d'or. Malheureusement pour lui, il est tombé sur des lecteurs particulièrement affûtés, qui avaient le bagage intellectuel nécessaire pour se défendre, et les dents pour mordre. Cela dit, nos deux invités sont partagés. L'un estime que les chercheurs ont perdu la bataille médiatique. L'autre pense le contraire.
Ne ratez pas non plus la première partie de l'émission. Vous y découvrirez que toutes les vidéos de bavures policières colportées par Internet n'ont pas la même chance de passer dans les journaux télévisés français. Entre une bavure de bobbies à Londres, et des bavures de policiers français à Strasbourg ou à Bastia, lesquelles ont le plus de chances d'être reprises par nos 20 Heures ? Devinez. Notre émission est ici (2). Son début est là (3).
Pour vous éloigner un peu de l'actualité, je vous conseille notre nouvelle émission littéraire, D@ns le texte, qui accueille cette semaine l'écrivain Chloé Delaume. Meurtres, désirs de meurtres : de livre en livre, Delaume égrène comme elle respire d'atroces récits. Avec une circonstance particulière : c'est son histoire, qu'elle raconte. Du moins le dit-elle. Mais peut-on la croire ? Peut-on croire une écrivain qui s'est-elle même réinventée ? Plongez d@ns le texte (4), avec Judith Bernard. Pour vous abonner, c'est là (5).
Daniel Schneidermann







