"Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse."
![[LOGO @SI]](http://ww2.arretsurimages.eu/medias/asi/bandeau-30052008.gif?rnd=1236414663546&rnd=1236715431953&rnd=1237572711265&rnd=1238177319390&rnd=1239384388140&rnd=1239992910812&rnd=1240649809203)
La gazette d'@rrêt sur images, n° 69
Tout ça pour ça ? Quel incroyable emballement, a suivi l'étrange montage, par Europe 1, de quelques phrases de Rachida Dati en meeting, ponctuées d'éclats de rire et de bafouillements ! On apprend le lendemain qu'il s'agissait d'un « jeu ». L'emballement laisse un goût de malaise (1). Quelques jours plus tôt, un embrasement identique avait suivi les étranges petites phrases de Sarkozy sur Zapatero. Un porte-parole de l'UMP traitant Libération de tract, le directeur de Libé le taxant en retour de "roquet": les deux affaires laissent un identique goût de malaise. Ces têtes d'épingle valaient-elles tout ce barouf ? Dans les deux cas, oui et non. Têtes d'épingle, certainement, mais significatives. Le relâchement du langage présidentiel, et celui de Dati, traduisent bien la désinvolture du pouvoir à l'égard des fonctions (et accessoirement, à l'égard du langage lui-même). Nous recevons cette semaine à @rrêt sur images un témoin clé de "l'affaire Zapatero" : le député Vert François de Rugy, celui qui a fait fuiter les petites phrases fatales dans Libération. Ecoutez bien son témoignage. Un député qui rompt les codes, en racontant sur son blog, ou sur un plateau de télévision, une grosse gaffe présidentielle, c'est rare. Mais il faudra s'y habituer. Pour le meilleur et le pire. L'émission est ici (2). Et pour tout savoir de la question qui n'a pas pu être posée à MAM à France Inter, c'est là (3).
Gardez du temps pour écouter Claude Lanzmann, dans notre nouvelle émission, d@ns le texte. Vous croyiez connaître Lanzmann, l'ombrageux auteur de Shoah ? Le voilà entre les pattes de Judith Bernard, et Frédéric Ferney. Il n'en revient pas, Lanzmann. Déstabilisé, oui, mais...la chose ne semble pas lui déplaire. L'émission est ici (4). Ses meilleurs moments sont là (5). Et pour vous abonner, c'est là (6).
Daniel Schneidermann







