"L'opinion est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance."
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La gazette d'@rrêt sur images, n° 71
Il flotte sur les ondes, ces jours-ci, comme un parfum d'insurrection. Comme une ombre violente, passée par ici, qui repassera par là. Cette ombre sort d'un livre, un petit livre étrangement poétique, qui a fait frissonner les ministères. Un livre qu'on s'est repassé sous les lambris des palais, en se persuadant qu'il pouvait être le détonateur d'une vague d'attentats "anarcho-autonomes". Mystérieuse puissance d'un texte. Passé inaperçu lors de sa publication en 2007, "L'insurrection qui vient" est aujourd'hui un best-seller à basse intensité, dont les journaux télévisés ont longuement filmé les pages ouvertes, comme pour y traquer son secret. Car la police soupçonne que derrière son auteur invisible, se dissimule Julien Coupat, aujourd'hui encore incarcéré, soupçonné d'être un des auteurs des sabotages des caténaires de TGV. Ne pouvant inviter son invisible auteur, nous avons invité son éditeur, Eric Hazan, à plonger avec nous D@ns le texte de "l'insurrection qui vient". Le moins que l'on puisse dire, c'est que Judith Bernard et Eric Naulleau ne l'ont pas ménagé. Les outrances, les fulgurances, le sentimentalisme, les provocations ambiguës à la violence : tout y passe. Le texte, et l'invité, en sortent nus. A la fin de l'émission, il ne reste qu'un mystère : l'identité de l'auteur. Mais cette enquête-là n'est pas de notre ressort. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2).
Autre peur de l'époque : les télés nous ont fait une grosse grippe. Ferrari, Pujadas, Bachelot, l'AFP, l'OMS, en ont-ils trop fait ? C'est le sujet de notre @rrêt sur images de la semaine. Avec son lot de révélations, souvent inattendues : figurez-vous qu'encore aujourd'hui, on ne sait rien, strictement rien, des causes de la mort des victimes mexicaines, sur lesquelles les projecteurs mondiaux sont pourtant restés braqués plusieurs semaines. L'émission est ici (3). Ses meilleurs moments sont là (4). Et pour vous abonner, c'est par là (5).
Daniel Schneidermann







