Citation du jour
"L'espoir est un bon petit déjeuner, mais c'est un méchant souper."
La gazette d'@rrêt sur images, n° 79
Peut-on alerter sur les cataclysmes écologiques qui nous menacent, avec de belles images ? Home, de Yann Arthus-Bertrand, est un film paradoxal. Un film antipollution financé par un pollueur, même si ce n'est pas le pire (le groupe Pinault). De magnifiques images, pour montrer l'horreur des saccages. Une initiative totalement désintéressée, mais qui brasse des millions. Qui est Arthus-Bertrand, l'homme qui regarde la terre depuis le ciel ? Docteur Arthus, ou Mister Bertrand ? Une fois n'est pas coutume: c'est lui qui nous a appelés, révolté et blessé d'avoir lu qu'il serait mû par l'argent, ou qu'il vient au travail tous les jours en hélicoptère. L'occasion était trop belle, de le cuisiner sur ses contradictions, et son efficacité. Son côté "tout le monde est gentil" exaspérera autant qu'il séduira. Son film au total, est-il utile ou non ? Vous vous ferez votre idée. Reste que Home est une oeuvre magnifique, que vous pouvez encore voir gratuitement sur YouTube. Mais dépêchez-vous : son ami Luc Besson (le producteur) veut le retirer de la plateforme. Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2).
Les nouvelles révélations judiciaires sur l'attentat de Karachi sont une affaire d'Etat en puissance. Et pourtant, la machine médiatique ne s'en empare qu'avec des pincettes. Quand Sarkozy affirme à un journaliste de l'AFP que "le secret d'Etat n'existe plus" en France, nul ne le contredit. Eh bien, nous rappelons (3) que le secret-défense s'est considérablement étendu depuis le début du quinquennat. Quand le même Sarkozy plaisante sur le même sujet, on entend des rires de confrères dans la salle. Oui, des rires. Pauvre journalisme ! Ici et là, pourtant, des journalistes font leur travail. Nous avons ouvert un dossier, pour relayer au jour le jour les progrès des enquêtes. En attendant mieux. Notre dossier est ici (4). Et souvenez-vous : vous pouvez maintenant vous abonner à l'essai, pour un mois. Pour vous abonner, c'est là (5).
Daniel Schneidermann







