"un jour, peut-être, je vous dirais pourquoi !"
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Publié le Mercredi 11 novembre 2009 à 17:11:38
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Publié le Vendredi 04 septembre 2009 à 21:11:38
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"J'essaie de donner mauvaise conscience à mon désespoir." La gazette d'@rrêt sur images, n° 89 A propos des vaccins, il y a l'information officielle, et l'autre. L'information officielle, distillée par les autorités sanitaires, tient souvent du "circulez, rien à voir..." : les vaccins mis sur le marché sont sûrs, efficaces, et seront prêts à l'heure. Faisons confiance aux autorités compétentes de notre pays, et courons au gymnase réquisitionné, recevoir notre vaccin anti-grippe. Mais dès lors que l'on quitte le journal de TF1 et les colonnes du Monde, et que l'on s'aventure sur le Web, c'est la panique. Informations et rumeurs se mélangent : les tests sont bâclés, les essais-éprouvette ne veulent rien dire, et les médias cachent tout. Méfiance, méfiance ! Entre les deux ? Rien, ou presque. Au patient, de se débrouiller tout seul. Sur le plateau de notre émission de rentrée, nous avons donc réuni deux médecins médiatiques (Patrick Berche, qui intervient chaque jour sur RMC, et Michel Cymes, de France 5), avec le docteur Marc Girard, dont on se propage de site en site les appels à la "pharmaco-vigilance". A regarder de toute urgence, avant de décider de vous faire vacciner (ou non) contre la grippe A. Et deux innovations de rentrée : un zapping des perles de la télé, par Pierre-Henri Moreau, et un savoureux portrait Google de nos invités, par Anne-Sophie Jacques. Ne manquez pas son échange avec Michel Cymes (1) ! Notre émission est ici (2). Ses meilleurs moments sont là (3). Et pour vous abonner, c'est là (4). Daniel Schneidermann Publié le Lundi 31 août 2009 à 19:11:38
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"Ma foi, les beaux habits servent bien à la mine." Le retour de Guillon Publié le Samedi 29 août 2009 à 14:11:38
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"Le succès flatteur est de conquérir et non de conserver." La gazette d'arrêt sur images, n° 88 Et un mystère de plus, dans cette panique montante sur la grippe A ! Alertée par un virologue américain, Tom Jefferson, la presse allemande est en train de lever un drôle de lièvre, qui pourrait bien nourrir les débats de la rentrée. Elle relève l'étrange modification par l'OMS de sa définition de la "pandémie". En substance, auparavant, il fallait "de nombreux morts" pour que l'on puisse parler de pandémie. Or l'OMS vient de modifier en catastrophe cette définition. Exit la nécessité des "nombreux morts". Simple querelle sémantique ? Peut-être. Mais ce n'est pas l'avis de certains scientifiques, comme Jefferson, qui décèlent sous ce changement un coup de pouce donné par l'OMS à l'industrie pharmaceutique (dont elle a besoin pour financer ses actions) pour écouler davantage de vaccins. La grande chaîne publique ZDF, l'hebdomadaire Der Spiegel, ont ouvert le dossier. Accusation fondée ou non ? On aimerait que les spécialistes médicaux des médias français nous aident à y voir plus clair. Malheureusement, les médias français n'ont jamais entendu parler du docteur Jefferson. Cela viendra sûrement bientôt. En attendant, les pièces du dossier sont là (1). Le saviez-vous ? Nous avons créé cette année une émission littéraire. Une émission qui n'existe nulle part ailleurs : l'on y plonge dans les secrets de fabrication des écrivains. Elle s'appelle : D@ns le texte. Elle est animée par Judith Bernard, ancienne chroniqueuse de notre émission, et professeur de lettres. Car, n'en déplaise au sempiternel lamento, on publie encore des textes, en France, aujourd'hui. De vrais beaux textes. Mais il faut les dénicher, sous le tumulte promotionnel. En cette période de rentrée littéraire, cette émission aura aussi pour but de vous aider à faire le tri entre les vrais écrivains et les fausses valeurs qui -copinage, facilité, renoncement- encombrent les colonnes des journaux, et les présentoirs des librairies. A l'heure où les pages littéraires se confondent avec les pages people pour tenter de faire passer un PPDA ou un Beigbeder pour des écrivains authentiques, nous voulons croire qu'il n'y a pas de fatalité, à la colonisation de la littérature par les fausses valeurs médiatiques. Tout au long des semaines qui viennent, nous allons donc vous faire découvrir des écrivains que nous avons appréciés. Pour que vous puissiez faire connaissance de notre émission, et vous aussi plonger D@ns le texte, toutes nos émissions de la saison dernière sont en accès libre pendant une semaine, à partir d'aujourd'hui. Pour voir Judith s'attaquer au monument Claude Lanzmann, ou faire naître une larme à la paupière d'Agnès Desarthe, cliquez ici (2). Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, nous avons décidé de mettre aussi en accès libre le best-of de nos @rrêts sur images de l'été. Il est ici (3). Nous espérons que ces découvertes vous donneront envie de nous rejoindre. Pour vous abonner, c'est ici (4). Daniel Schneidermann Publié le Samedi 22 août 2009 à 01:11:38
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"Voici demain qui règne aujourd'hui sur la terre." La gazette d'arrêt sur images, n° 87 Pendant que les télés françaises, en mode vacances, ne vous parlent que des noyades de l'été, Obama mène une grande, une prométhéenne réforme de gauche : donner une couverture sociale à tous les Américains, et notamment aux 46 millions qui n'en bénéficient pas. Grand projet contre petites manoeuvres : on avait perdu l'habitude, en France, du déchaînement médiatique que suscite une tentative de réforme heurtant de puissants intérêts économiques. Sauf que... De loin, les choses semblent simples : le gentil Obama contre les méchants labos pharmaceutiques, et les assureurs cupides. De près, comme toujours lorsqu'on s'approche, c'est plus compliqué : saviez-vous par exemple que ce sont les laboratoires qui financent, à coups de dizaines de millions de dollars, le dernier spot de pub en faveur de la réforme ? Ah tiens ! Et dans quel dessein ? Nous vous l'expliquons ici (1). Les hasards de l'actualité font se rencontrer sur notre site Obama et ... Jean Moulin. Choc de deux icônes. Saviez-vous que le secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, est vivant, bon pied bon oeil, et vient de publier ses souvenirs ? Notre dernière émission d'été était pour moi l'occasion rêvée d'interroger un témoin exceptionnel et de passer, avec lui, derrière l'image d'Epinal de "l'unificateur de la Résistance". Car dans son Alias Caracalla (Gallimard), Cordier raconte tout : comment cette "unification de la Résistance" fut un combat âpre, interminable, parfois mesquin, entre les égos surdimensionnés des chefs de réseaux (pour un peu on se serait cru au PS d'aujourd'hui). Et comment la Résistance, avec ses combats d'appareil, fut "un film au ralenti", parfois bien loin des représentations héroïques. Moulin, Obama : deux icônes qu'il ne faut pas se priver d'admirer. Mais admirer n'oblige pas à la cécité ou à la myopie. Notre émission est ici (2). Ses meilleurs moments sont là (3). Et pour vous abonner, pour un mois ou pour un an, c'est là (4). Daniel Schneidermann Publié le Vendredi 14 août 2009 à 18:11:38
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"Rien étonne quand t'étonne : c'est l'état des enfants." La gazette d'@rrêt sur images n°86 Au coeur de l'été, se prépare une rentrée agitée : il est sérieusement question de fermer les écoles en septembre. Le ministre y est prêt. Diable, l'ennemi rôde : le virus de la grippe A n'a pas désarmé. Dès septembre, attendez-vous à voir déferler les polémiques. Les autorités sanitaires en font-elles trop, ou pas assez, comparativement à d'autres pandémies ? Les vaccins sont-ils efficaces ? Dès à présent, sur certains sites, circulent les rumeurs les plus délirantes : un vaste complot, rassemblant Obama, le chancelier d'Autriche et évidemment un Rockefeller, viserait à faire baisser la population mondiale, en lui inoculant un vaccin génétiquement modifié. Sur ce sujet davantage que sur d'autres, vous aurez besoin d'être correctement informés. Nous avons donc entrepris de recenser ces rumeurs, de tracer leur provenance et leur parcours, d'en souligner les incohérences quand elles sautent aux yeux. Vaste travail, que nous sommes pour l'instant seuls à faire. Mais travail nécessaire. Notre enquête est ici (1). (Quant aux écoles, ne vous inquiétez pas, tout est prêt. Les cours seront assurés...par la télévision. Nous vous l'avions révélé depuis longtemps (2)). Notre émission estivale de la semaine est animée par Alain Korkos (3). Comme il avait carte blanche, il a décidé de s'intéresser...aux Noirs. Et le voilà parti, de la BD aux couvertures de magazines de mode, en passant par les romans-photos et...les billets de banque, en exploration dans l'image des Noirs, vue par les Blancs et...par les Noirs eux-mêmes. Conclusion : le racisme va parfois se nicher où l'on ne l'attendrait pas. Et si vous voulez savoir pourquoi il ne faut surtout pas parler des "Blacks", regardez l'émission. Elle est ici (4). Ses meilleurs moments sont là (5). Et pour vous abonner, pour un mois ou pour un an, c'est là (6). Daniel Schneidermann Publié le Lundi 03 août 2009 à 21:11:38
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"La cause la plus ordinaire de la fièvre lente est la tristesse." La gazette d'@rrêt sur images n°84 Il avait tout prévu, dès 2007. Dans un article prophétique du Monde diplomatique, l'économiste Frédéric Lordon avait prévu la crise du capitalisme financier de l'automne 2008, et le mode d'effondrement du système des subprimes. Aucun mérite, nous dit-il en substance sur le plateau, toutes les crises du capitalisme fonctionnent de la même manière. N'empêche : cette prévision donne aujourd'hui tout son poids à sa parole. Aussi, quand Maja Neskovic (eh oui, elle revient, le temps d'une émission !) m'a suggéré d'inviter Lordon, pour cette nouvelle émission d'été, j'ai sauté sur l'occasion. Pourquoi la voix de Lordon a-t-elle été si peu entendue avant la crise ? Nous plongeons ici au coeur d'une contradiction : celle de certains économistes critiques, qui refusent le tempo, les exigences, le formatage des médias de masse. Lordon reproche au 20 Heures (à juste titre) de produire un discours monocolore, et simplificateur. Mais comment faire se rencontrer les exigences des dissidents, et la mécanique du système ? Vaste problème ! Notre émission est ici (1), ses meilleurs moments sont là (2). Autre chose. Vous avez encore en mémoire les empoignades du printemps sur la burqa (notre dossier) (3). Tout d'un coup la République terrifiée sonna l'alerte générale, devant la menace d'invasion par le voile intégral. Même Sarkozy, dans la pompe et la majesté du Parlement rassemblé à Versailles, crut nécessaire de préciser que la burqa "n'était pas la bienvenue". Eh bien la France compte exactement...327 burqas, vient de déclarer fort sérieusement, au coeur de l'été, la police chargée de l'enquête. Evidemment, la précision absurde du chiffre fait sourire. Mais les rapports confirment tout de même ce que l'on pressentait : ce "danger" est avant tout le produit d'un accès de fièvre médiatique. Et un gros plan au 20 Heures a vite fait de faire croire, à tort, à un phénomène de société. Pour vous aider à résister aux prochains emballements, notre enquête sur les embrasements médiatiques périodiques à propos de la burqa, et du voile, est ici (4). Et pour vous abonner (pour un mois ou pour un an) c'est là (5). Daniel Schneidermann Publié le Samedi 01 août 2009 à 15:11:38
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"La mémoire oui, la persistance dans l'opprobre non !" La gazette d'@rrêt sur images, n° 84 Il avait tout prévu, dès 2007. Dans un article prophétique du Monde diplomatique, l'économiste Frédéric Lordon avait prévu la crise du capitalisme financier de l'automne 2008, et le mode d'effondrement du système des subprimes. Aucun mérite, nous dit-il en substance sur le plateau, toutes les crises du capitalisme fonctionnent de la même manière. N'empêche : cette prévision donne aujourd'hui tout son poids à sa parole. Aussi, quand Maja Neskovic (eh oui, elle revient, le temps d'une émission !) m'a suggéré d'inviter Lordon, pour cette nouvelle émission d'été, j'ai sauté sur l'occasion. Pourquoi la voix de Lordon a-t-elle été si peu entendue avant la crise ? Nous plongeons ici au coeur d'une contradiction : celle de certains économistes critiques, qui refusent le tempo, les exigences, le formatage des médias de masse. Lordon reproche au 20 Heures (à juste titre) de produire un discours monocolore, et simplificateur. Mais comment faire se rencontrer les exigences des dissidents, et la mécanique du système ? Vaste problème ! Notre émission est ici (1), ses meilleurs moments sont là (2). Autre chose. Vous avez encore en mémoire les empoignades du printemps sur la burqa (notre dossier) (3). Tout d'un coup la République terrifiée sonna l'alerte générale, devant la menace d'invasion par le voile intégral. Même Sarkozy, dans la pompe et la majesté du Parlement rassemblé à Versailles, crut nécessaire de préciser que la burqa "n'était pas la bienvenue". Eh bien la France compte exactement...327 burqas, vient de déclarer fort sérieusement, au coeur de l'été, la police chargée de l'enquête. Evidemment, la précision absurde du chiffre fait sourire. Mais les rapports confirment tout de même ce que l'on pressentait : ce "danger" est avant tout le produit d'un accès de fièvre médiatique. Et un gros plan au 20 Heures a vite fait de faire croire, à tort, à un phénomène de société. Pour vous aider à résister aux prochains emballements, notre enquête sur les embrasements médiatiques périodiques à propos de la burqa, et du voile, est ici (4). Et pour vous abonner (pour un mois ou pour un an) c'est là (5). Daniel Schneidermann Publié le Dimanche 26 juillet 2009 à 02:11:38
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"Quand le chagrin ne tue pas tout de suite, il use." La gazette d'@rrêt sur images, n° 83 Pendant six mois, Julien Dray s'est tû. Les journaux le présentaient comme un acheteur compulsif de montres de luxe, à la limite de la pathologie. Avec force manchettes, on disséquait les prêts gracieux consentis par ses amis, en échange certainement de juteuses attributions de marchés publics. Ses relevés bancaires n'avaient plus de secret. Ses camarades de parti se taisaient. Chacun retenait son souffle. "Il ne s'en relèvera pas" pensait-on. Sur notre plateau de cette semaine, je me trouvais à cinquante centimètres de Dray. J'ai vu un animal politique, resserré sur lui-même, concentré mais indemne, une boule de détermination. Ayant retrouvé "la radicalité de ses vingt ans", comme il dit, avec une sorte d'allégresse, il rame contre les manchettes, les fuites et les rumeurs. La Justice dira si Dray est innocent ou coupable. Mais s'il est blanchi, cette même Justice (et la presse, chambre d'écho permanent des fuites policières) devront faire un sérieux examen de conscience. Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Notre découverte la plus stupéfiante de la semaine concerne le traitement de la grippe A. Sans doute avez-vous entendu parler, par vos journaux écrits ou télévisés, des "grippe parties", ces séances de contamination volontaire auxquelles s'adonneraient les adolescents écervelés, britanniques et américains. Eh bien...elles n'existent pas. Pure invention des médias français. D'où ont-ils sorti cette faribole ? Vous aurez peine à le croire. Nous vous le racontons ici (3). Mais ce ne sont pas ces graves sujets qui mobilisent nos forums. Depuis quelques semaines, ils se sont embrasés à propos du problème...des toisons pubiennes. Quoi de plus mystérieux et polysémique que l'image de la toison pubienne, de Michel Ange aux films pornos, en passant par les mangas ? Quel est son rapport au péché dans les peintures d'Adam et Eve, ou à l'aliénation féminine dans les magazines féminins ? Le sexe et ses pilosités, donc, sont chez nous un objet d'intenses réflexions participatives, signe que nos abonnés aiment autant utiliser leur cerveau que leurs organes reproducteurs, même en vacances. Notre dossier le plus inattendu de l'été est ici (4). Et pour vous abonner, pour un mois ou pour un an, c'est là (5). Daniel Schneidermann Publié le Dimanche 19 juillet 2009 à 01:11:38
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"Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas." La gazette d'@rrêt sur images, n° 82 Les geeks sont à la mode, parait-il. Binoclards, hagards, caricaturaux, ils s'immiscent dans les spots, dans les clips. Fillon se déclare geek, déclenchant de savantes enquêtes dans vos journaux préférés. Sans oublier Lisbeth Salander, la fascinante geekette de la saga "Millenium". Mais qu'est-ce qu'un geek, au juste ? Simplement un insomniaque qui jongle avec trois consoles ? Non, pas seulement. Du Seigneur des anneaux à Star Wars, la communauté geek se reconnait d'abord dans quelques films, romans et jeux, sur lesquels les médias "sérieux" ne se penchent que pour tenter d'en percer le succès (forcément mystérieux) et alerter l'opinion sur les dangers (forcément innombrables) qui y guettent la jeunesse. Depuis qu'elle séduit et recrute en France, cette culture passe sous le radar des médias majoritaires. Inconnue à l'appel. Pourquoi ? La faute auxdits médias, rebelles à la science et à la science-fiction, ou bien aux geeks eux-mêmes, qui ne sont pas toujours communicatifs ? Auteur de la fameuse trilogie des fourmis, ancien journaliste au Nouvel Obs, et geek revendiqué, notre invité Bernard Werber raconte de manière savoureuse comment la rédaction de l'hebdomadaire, unanime, lui refusa en 1985 un article sur le Seigneur des anneaux, au motif que l'auteur, Tolkien, était né en Afrique du Sud, et était donc forcément raciste. Mais les temps changent. Le même hebdomadaire consacre cette semaine plusieurs pages à persuader ses lecteurs que "geek, c'est chic". Après le rock, le rap, et tant d'autres, une culture souterraine est-elle soluble dans le marketing ? Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Tout autre chose. Avez-vous lu dans vos journaux que la Cour des comptes venait de lever un sacré lièvre, en découvrant que l'Elysée avait co-financé des sondages qui se sont ensuite retrouvés publiés dans Le Figaro, et diffusés sur LCI ? Non. Tout se passe comme si une telle nouvelle, dans la torpeur estivale, n'avait aucune importance. Lisez notre enquête ici [3] (même si vous n'êtes pas abonnés), et venez en discuter ici (4) ou là (5). Pour vous abonner, un an ou un mois, c'est là (6). Daniel Schneidermann Publié le Lundi 13 juillet 2009 à 16:11:38
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"A trop vouloir... trop de pouvoirs !" La gazette d'@rrêt sur images, n° 81 C'est un jeune Sénégalais, convaincant et apparemment si sincère ! Quand il a fait le tour des journaux et des plateaux de télé, l'an dernier, pour raconter le cauchemar qu'il avait vécu sur une pirogue d'immigrants clandestins, aucun présentateur, aucun journaliste, n'a mis en doute le récit d'Omar Ba. Le Monde, au terme d'une longue enquête, vient de révéler que ce récit avait été très largement inventé. Les plus grandes émissions de la télé française se sont donc fait avoir, comme naguère par le récit d'une jeune femme qui expliquait qu'elle avait gagné des championnats du monde de jet ski malgré son cancer, ou par cette autre impostrice, devenue vedette en racontant son adoption par des loups, dans l'Europe de l'après-guerre. Ces impostures spectaculaires sont rarissimes. Beaucoup plus rares (et moins pernicieuses, au total) que les micro-trottoirs creux, les oublis orientés, ou tous les coups de com' dont nous vous parlons chaque semaine. N'empêche : ces piqûres de rappel périodiques permettent de se rappeler que les visages familiers de Harry Roselmack ou de Laurence Ferrari peuvent nous vendre n'importe quelle fable, pourvu qu'elle touche des sujets à gros potentiel de fantasme (l'Afrique, la maladie, l'enfance). L'émission que nous consacrons cette semaine à cette spectaculaire imposture est donc hautement pédagogique. Elle est ici (1). Et ses meilleurs moments sont là (2). A l'inverse, c'est sur un pesant silence, que se penche la Ligne j@une, de Guy Birenbaum. Le silence des médias nationaux, sur l'étrange galaxie socialiste du Pas-de-Calais, sur laquelle l'élection municipale de Hénin-Beaumont a braqué les projecteurs. Clientélisme, fraudes, fausses factures : comment tout cela est-il possible, à 30 kilomètres de Lille, et de Martine Aubry ? Regardez le témoignage, de première main, de Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, catapultée dans le marigot du Pas-de-Calais. Ecoutez un jeune journaliste de La Voix du Nord nous raconter sa découverte des "urnes volantes". Cela ne rend pas optimiste sur l'avenir du PS. Notre émission est ici (3). Ses meilleurs moments sont là (4). Et pour vous abonner, pour un an ou pour un mois, c'est là (5). Daniel Schneidermann Publié le Samedi 04 juillet 2009 à 01:11:38
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"Le temps est le grand art de l'homme." La gazette d'@rrêt sur images, n° 80 Dans n'importe quelle autre démocratie, vous connaitriez son visage. Magali Drouet est la fille de Claude Drouet, chef d'équipe à la Direction des Chantiers Navals de Cherbourg, une des victimes de l'attentat de Karachi. Elle est cette semaine une des invitées de la Ligne j@une de Guy Birenbaum. Pourquoi est-elle venue ? "Pour que la lumière soit faite" sur les causes de l'attentat. Ce qu'elle nous raconte ? Le quotidien d'une victime collatérale d'affaire d'Etat : témoignages coupés sur TF1, aimables pressions du pouvoir pour qu'elle se tienne tranquille, etc. Dans toute autre démocratie, les médias seraient ses alliés. Et en France ? Eh bien en France, c'est...différent. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moment sont là (2), là (3), et là (4). Deux étudiants de Strasbourg viennent de faire vaciller Paris-Match. Ayant gagné un concours amateur de photojournalisme, ils ont admis ensuite avoir mis en scène leurs photos sur la précarité étudiante. Stupeur du jury. Et immense embarras de Match, titillé au point sensible : les photographes, les vrais, eux aussi, ne mettent-ils en scène leurs sujets ? Tel reportage publié récemment sur la prostitution étudiante, photos croustillantes à l'appui, était-il vraiment plus crédible que le canular des deux étudiants ? Les deux provocateurs sont nos invités de cette semaine à @rrêt sur images. L'actuelle direction de Match ayant refusé de venir débattre avec eux, c'est son ancien patron, Alain Genestar, qui est venu défendre (vigoureusement) le photojournalisme attaqué. De manière convaincante ? A vous de le dire. L'émission est ici (5). Ses meilleurs moments sont là (6). Et pour vous abonner (pour un mois, ou pour un an) c'est là (7). Daniel Schneidermann Publié le Vendredi 26 juin 2009 à 18:11:38
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"L'espoir est un bon petit déjeuner, mais c'est un méchant souper." La gazette d'@rrêt sur images, n° 79 Peut-on alerter sur les cataclysmes écologiques qui nous menacent, avec de belles images ? Home, de Yann Arthus-Bertrand, est un film paradoxal. Un film antipollution financé par un pollueur, même si ce n'est pas le pire (le groupe Pinault). De magnifiques images, pour montrer l'horreur des saccages. Une initiative totalement désintéressée, mais qui brasse des millions. Qui est Arthus-Bertrand, l'homme qui regarde la terre depuis le ciel ? Docteur Arthus, ou Mister Bertrand ? Une fois n'est pas coutume: c'est lui qui nous a appelés, révolté et blessé d'avoir lu qu'il serait mû par l'argent, ou qu'il vient au travail tous les jours en hélicoptère. L'occasion était trop belle, de le cuisiner sur ses contradictions, et son efficacité. Son côté "tout le monde est gentil" exaspérera autant qu'il séduira. Son film au total, est-il utile ou non ? Vous vous ferez votre idée. Reste que Home est une oeuvre magnifique, que vous pouvez encore voir gratuitement sur YouTube. Mais dépêchez-vous : son ami Luc Besson (le producteur) veut le retirer de la plateforme. Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Les nouvelles révélations judiciaires sur l'attentat de Karachi sont une affaire d'Etat en puissance. Et pourtant, la machine médiatique ne s'en empare qu'avec des pincettes. Quand Sarkozy affirme à un journaliste de l'AFP que "le secret d'Etat n'existe plus" en France, nul ne le contredit. Eh bien, nous rappelons (3) que le secret-défense s'est considérablement étendu depuis le début du quinquennat. Quand le même Sarkozy plaisante sur le même sujet, on entend des rires de confrères dans la salle. Oui, des rires. Pauvre journalisme ! Ici et là, pourtant, des journalistes font leur travail. Nous avons ouvert un dossier, pour relayer au jour le jour les progrès des enquêtes. En attendant mieux. Notre dossier est ici (4). Et souvenez-vous : vous pouvez maintenant vous abonner à l'essai, pour un mois. Pour vous abonner, c'est là (5). Daniel Schneidermann Publié le Lundi 22 juin 2009 à 23:11:38
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"L'ennemi mortel de l'âme c'est l'usure des jours." La gazette d'@rrêt sur images, n° 78 De l'Iran en ébullition, nous parviennent des récits simples, avec des bons et des méchants. Les bons sont pour la démocratie, pour la liberté de la presse, et se font matraquer par des miliciens motocyclistes. Les méchants consignent les journalistes étrangers dans leurs hôtels, bloquent Internet, portent turban, et nient l'holocauste. Comme chaque fois qu'une crise internationale se trouve ainsi simplifiée, nous nous méfions de nos tropismes d'occidentaux, et avons envie de passer derrière ces images. C'est pourquoi nous avons invité trois journalistes à confronter leurs points de vue. Comment faire le tri dans la multitude d'images et d'informations, mais aussi gérer ses propres préférences et préjugés ? Sur notre plateau, Bernard Guetta (France Inter), Sara Daniel (Le Nouvel Observateur) et Vincent Giret (France 24) en débattent avec vivacité. Et dépeignent une situation tout en nuances, dans laquelle l'interprète imposé par le régime peut aussi emmener les journalistes...chez des opposants, assignés à résidence. Notre émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Plusieurs textes passionnants cette semaine, écrits par des abonnés, qui ont eu envie de nous faire partager leurs réactions à des images. L'une nous raconte (3) comment Home, le film de Yann Arthus-Bertrand, l'a libérée de la contrainte du vote utile. Un autre s'est senti manipulé par une émission sur le procès Courjault (4), des bébés congelés. Miracle d'Internet : ce qu'ils nous disent, nous l'aurions pas mieux dit. Enfin, Judith Bernard et Hubert Artus, dans notre nouvelle émission littéraire, plongent "d@ns le texte" de l'écrivain Pierre Michon. Sacré gibier, Michon. Comme un écrivain sait bien se cacher, en faisant mine de se livrer ! Ou l'inverse. Notre émission est ici (5). Ses meilleurs moments sont là (6). Et n'oubliez pas : vous pouvez maintenant nous essayer, pour trois euros par mois. Vous auriez vraiment tort de vous priver. Pour vous abonner, c'est là (7). Daniel Schneidermann Publié le Samedi 13 juin 2009 à 15:11:38
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"La vie est un oignon qu'on épluche en pleurant." La gazette d'@rrêt sur images, n° 77Nous l'avons appelé, dans un dossier (1), "le sondeur qui aimait Sarkozy". Il s'appelle "Opinionway", et c'est le sondeur préféré du Figaro. Dans ses sondages miraculeux, le président est toujours approuvé par les Français, ses allocutions télévisées suscitent toujours l'enthousiasme, de préférence en gros caractères, et à la "Une". Un des dirigeants d'Opinionway, Hugues Cazenave, est sur notre plateau. Ecoutez-le se défendre de l'accusation de sarkozysme chronique, en distinguant ce qui vient du sondeur (les chiffres) et ce qui ressort du journal (les titres et la mise en page). Vous y apprendrez beaucoup de choses. En prime, vous y apprendrez aussi pourquoi les sondeurs ne publient jamais, au grand jamais, les "données brutes" recueillies lors de leurs enquêtes. Cohn-Bendit, Bayrou, Besancenot, Le Pen et les autres, tous passent au filtre de mystérieux "redressements". Les sondeurs devraient-ils publier aussi ces "données brutes" ? Oui, pense Cazenave. Non, réplique notre autre invité, son confrère Stéphane Rozès. Notre débat est ici (2). Ses meilleurs moments sont là (3). Dire, dévoiler, publier, est une bonne manière d'éviter bien des pièges. C'est pourquoi aussitôt après avoir raccroché, j'ai raconté (4) l'appel téléphonique que venait de me passer François Bayrou, à propos de la désormais fameuse affaire Cohn-Bendit (5). Quant à Jean-François Kahn, voilà bien un piège qui ne le guette pas. De sa malheureuse mais instructive incursion en politique, il est ressorti sans avoir rien perdu de son franc-parler. Non non non, répète-t-il à Guy Birenbaum, il n'a franchi aucune ligne jaune. Cette émission est ici (6). Ses meilleurs moments sont là (7). Pour vous abonner, c'est ici (8) et n'oubliez pas : vous pouvez maintenant "esayer" notre site, pour la modique somme de 3 euros par mois. Pourquoi attendre ? Daniel Schneidermann |
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