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Publié le 07/01/2007 à 18:31
Par joseline.briffon
 Le 31 décembre 2006, j'ai rendu visite à mon cousin Francis, à Ondres, et j'ai vu mon oncle Zacharie. Il était couché et avait du mal à respirer; je lui ai demandé des nouvelles de sa santé; il m'a répondu:" je suis oppressé....... mais tout va bien!
"En début de semaine j'ai reçu un mail:
Chers tous
Nous avons le regret de vous avertir que mon père, Zacharie Jean Marius Borrut, est décédé cette fin de nuit, soit ce matin d'aujourd'hui,du 3 janvier 2007. D'après l'infirmière et le médecin, d'après son visage reposé et détendu , il serait mort sans souffrir.........
Demain, lundi 8 janvier, la famille se retrouvera sur l'Atlantique, pour un repas d'adieu ,avant l’incinération. Mon oncle Zacharie avait 95 ans depuis le 3 novembre 2006.
Souvenez vous du début de Pelharot:: "A trois heures de l'après- midi, les choses faillirent tourner au drame. L'enfant tomba du lit en arrivant au monde et le cordon ombilical se sectionna au ras du nombril.... C'était le 3 novembre 1911..." Zacharte, une arrivée brutale dans la vie, une vie pleine et parfois mouvementée ( 5 évasions en Allemagne, dont une lui valut une année à Rava Ruskra, le camp des prisonniers évadés récidivistes), des talents de conteur, un esprit lucide, curieux et positif, une énorme gentillesse. 95 années, une vieillesse sereine, une mort douce dans son lit, le confort et l'affection. Sacré Zacharie. Adèu!
Hommage à Zacharie, par Joan Jaume Borrut, son neveu, le 8 janvier 2007.
Zacharie, vient de nous quitter. Discrètement, progressivement de manière à nous laisser le temps d’accepter son absence, l’absence. Ce vide… familial, il nous appartient désormais de le combler en perpétuant sa mémoire dans la leçon de vie.Oui, leçon de vie au constat de la sienne vie, si simple, si minimale que l’on s’interroge comment son histoire peut s’inscrire, peser sur l’Histoire, et cependant… Cette aventure d’homme, nous concerne. Elle souligne la force, les possibilités d’adaptation en toutes situations de cet être. Qualités affirmées par sa longévité. Homme simple, goûtant la vie dans la simplicité, disponible, il a su ajouter la parole à l’acte, et faire rêver, nous emporter dans l’aventure des mots.C’est dans cet acte de parole que Zacharie est né mille fois, dans ces dérives de plus en plus éveillantes, qui l’ont porté à la sagesse. Que reste t-il de toute saga certifiante ? Zacharie dans ce dernier chapitre - celui de son incinération - met un terme à toute trace, pouvant susciter les confections mentales, laissant la vie libre de vie, tout bonnement, il se peut dans un parfum de fleurs au cœur d’un pommier oublié. Zacharie avec toi…
A toi Zacharie notre père pour cette ultime évasion, après une longue vie bien remplie. Notre père, après tes frères Joseph, Jacques et Jean, tu nous quittes à ton tour définitivement…De poussière tu redeviendras poussière, et depuis le début de l’existence de l'humanité, cela est et reste la finalité incontournable pour tout être humain. Conscient de cela, tu nous fis part il y a quelques mois que tu désirais être incinéré, et que tes cendres soient portées aux racines d'un arbre. Cela montre que tu avais ta propre philosophie de la vie et du destin humain : soit de sa précarité, jusqu'à sa finalité. Maintenant, quoique ayant été enfant de choeur et étant devenu non croyant, tu sais désormais s’il existe un autre monde spirituel, ou non... Nous penserons tous à toi, papa, jusqu'à notre propre mort avec affection et tendresse. Jean Francis et Pierre
PS: Décès de Zacharie Borrut au 03.01.07, vers 6h du matin. Ce Lundi 8,dernier adieu de ses proches avant crémation. *Un livre écrit par notre cousine Joseline, sur ta vie de 1911 à 1932 a été édité, 'Pelharot, les mémoires de Zacharie' lettres du Sud, éditions Empreinte.
Publié le 01/01/2007 à 17:32
Par joseline.briffon

Nous changerons de paysage.Nous irons au bord des étangs et nous verrons la mer. Mais aussi la garrigue et les vignes. Soleil et vent. Ce sera à La Palme, dans l'Aude, à l'époque où " il fallait tout un village pour élever un enfant"; à l'époque où la nature et plusieurs épiceries nourissaient les habitants; à l'époque ou un cinéma faisait rêver les gens. Et quand un cinéma et une épicerie se trouvaient face à face, il y avait des choses à se dire. Et quand une petite fille grandissait au milieu, elle ouvrait les yeux et les oreilles. Et quand Laure de L'Etoile faisait rayonner tout ça, en compagnie de Marie Durand, la vie devenait un livre.
Publié le 22/11/2006 à 16:17
Par joseline.briffon

Le site du livre Pelharot: http://pelharot.monsite.orange.fr/
"Pelharot.... Pel de lapi! ". Cétait le cri du chiffonnier qui parcourait jadis villes et villages. Voilà pour le cliché. Celui qui fait sourire les sexagénaires et leur rappelle de bons souvenirs d'enfance. Mais le personnage pittoresque était un véritable professionnel que nous fait connaître ce livre à travers le métier qu'exerçèrent des Catalans espagnols dans la Haute-Garonne et le Gers. C'était le recycleur du siècle dernier. Ne le prenez pas pour un personnage ringard et passéiste. Il revient dans notre paysage moderne pour y lancer son cri d'alarme et nous faire réfléchir sur l'avenir de nos déchets. Ecologie ou suicide collectif?
Pelharot c'est un terme occitan. Tout un symbole. Celui de l'intégration. "Pelharot "ne recycle pas que des objets . Au fil des pages, nous voyons s'effectuer le recyclage des Catalans du nord de l'Espagne en Occitans du sud de la France. En effet l'intérêt de ce livre va au-delà du personnage folklorique. Il s'agît de l'histoire" in situ" , car à travers ma saga familiale( reconstituée grâce aux écrits de Zacharie, ceux de son frère aîné Jacques, des anectodes familiales et beaucoup de documents ) on découvre la dure vie des Catalans, à la fin du XIXe siècle, au plus profond des Pyrénées. On suit les "traginers" dans les périlleuses traversées des montagnes; puis c'est l'exode vers la France, pour survivre dans des villages( Boulogne-sur-Gesse, Masseube, Mirande)ou arriver à vivre ( Auch).
Dans ce livre, édité par les Editions Empreinte, la parole est à Zacharie, car il m'avait fourni son manuscrit quelques années auparavant et je m'étais intéressée à la vie de ma famille et à l'enfance de mon père Joseph, un épisode que je connaissais peu. Et puis Zacharie, chef de famille à 14 ans, exerça le métier de Pelharot, succédant ainsi à son père et son grand-père. Au départ, il s'agissait de concrétiser une promesse. Revoir et corriger le texte de mon oncle Zacharie pour en faire un souvenir de famille. C'était un tremplin et je me suis prise au jeu. Je suis partie dans ce voyage passionnant et enrichissant. En découvrant les va- et -vient et la migration des Pyrénéens espagnols vers les collines du Gers et de la Haute-Garonne un sujet original et méconnu, j'ai pensé que ce livre intéresserait au delà de la famille. J'avais raison. Beaucoup de coups de fil l'ont confirmé avec enthousiasme. Et puis, ce qui ne gâte rien, j'ai fait connaissance de beaucoup de cousins et l'année 2006 a favorisé des repas de famille élargie.Convivialité! Cent ans que mes grands-parents paternels se sont installés à Boulogne- sur-Gesse! Le livre est sorti l'an dernier. Juste avant l'anniversaire de mon oncle Zacharie. J'ai pu le lui offrir pour ses 94 ans et il est venu dans son village natal faire des signatures en ma compagnie. Zacharie a 95 ans depuis le 3 novembre! En ce moment, il vivote.
 Zacharie et Ludmilla,sa belle-fille.
Une naissance dure, une vieillesse douce.
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Pascal : Merci pour l'insertion du lien avec Autan et Tramontane
Claudine : Bravo pour ton second opus, on attend le troisième
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