C'est Michel Fadat qui m'y a ramenée par le biais de l'écriture automatique, personnelle et collective à la fois. Je suis partie de Beauzelle (ou de Cornebarrieu), c'était au cours de ces 14 heures de démocratie, de tolérance, de portes ouvertes à la Parole. Paroles verbales parfois, mais le plus souvent paroles écrites sur la feuille... sur les feuilles.... afin de laisser quelques traces qui iront peut-être se tracer dans la Boutique d'écriture du Grand Toulouse .
Michel Fadat, je le connaissais de vue et d'écriture, à cause d'un atelier de Bages dirigé par Simone Salgas sur le thème " Visages". Son texte, long, riche, superbe, foisonnant, m'avait impressionnée, avait impressionné tout le monde.
Ce qui est étrange, c'est que j'ai rencontré d'autres personnes ayant participé à l'atelier de cet après-midi-là, en mai 2004, si mes souvenirs sont bons .
En automne 2007, à l'Abbaye de Sorèze où Anne-Marie Denis m'avait invitée pour représenter les Editions Empreinte (un honneur et une responsabilité dont j'étais fière) et signer mes opus (Pelharot et Etoile du Midi), j'ai parlé avec une dame qui regardait les livres en disant: "C'est drôle, j'ai vu votre visage quelque part et j'en suis sure ".
En cherchant bien, "le quelque part" c'était Bages et il s'agissait toujours du même atelier d'écriture. Pourtant au cours du long week-end de cette année -là et des années suivantes, j'en ai fait bien d'autres, ateliers d'écriture.
En 2006, au salon du livre de Balma, s'est plantée devant moi, une personne que je reconnaissais et qui me reconnaissait, puisque nous étions côte à côte à l'atelier de Simone Salgas et que la consigne était de décrire le Visage du voisin ou de la voisine avec des métaphores, en évitant les mots habituels (nez , bouche , cheveux, etc...)
Visages écrits, visages décrits, visages inscrits....

Mai 2007, à Bages, comme un poisson dans l'eau....un poisson rouge.
Mai 2007, à Bages, comme un poisson dans l'eau....un poisson rouge.
