Les articles qui précèdent, éminament provocateurs, sont réalistes, la politique de répression contre le dopage ne l'est en aucune façon. En effet, si le dopage, pratique interdite, relève d'un comportement de tricheur logiquement réprimé, il représente aussi un risque grave pour la santé physique et mentale des personnes dopées. Il suffit pour s'en convaincre de voir le nombre de sportifs présentant des troubles comportementaux ou décédant prématurément.
Légaliser le dopage et le rendre transparent est donc très criticable et insatisfaisant. Par contre, permettre à des personnes dopées de porter plainte pour "empoisonnements" contre les gens qui les ont fournis serait une grande avancée contre les dopeurs et pour les tous les sportifs. Bien sûr , pour rendre cette mesure efficace, les sanctions à l'encontre des personnes dopées ne doivent pas être dissuasives, tenant compte de l'âge et de la vulnérabilité du sportif à l'époque des faits, et , ouvrant éventuellement à l'abandon des poursuites à son encontre.
Je ne suis pas certain qu'il faille pour cela modifier la loi. Il est plus important d'informer les sportifs et leurs familles sur la notion d'empoisonnement, et sur les possibilités qui s'offrent à eux pour porter plainte et d'obtenir des dommages et intérêts.
Cette mesure ne saurait être suffisante à elle seule, mais moyennant une lutte antidopage musclée, non limitée (ou presque) au cyclisme, homogène sur tous les sports, on devrait arriver à des résultats intéressants et des changements d'état d'esprit.







