Dés qu'une activité devient un peu prédominante dans la vie d'une personne, pour peu que cette activité dérange , le mot "addicte" vient à l'esprit.
Un peu d’histoire sur le mot « addiction », ce n’est pas du luxe. Avant, il y avait «toxicomanie ». Ce mot couvrait toutes les drogues illégales pour le grand public, quelque soit la quantité quotidienne absorbée et l’état du consommateur. Pour l’alcool le terme d’alcoolisme prédominait: Monsieur « tout le monde » ne voulait pas mélanger les torchons et les serviettes.
Dans le milieu médical, chaque usage avait un nom ou presque : alcoolisme, tabagisme, héroïnomanie, cocaïnomanie. Avec le temps et l'observation, la similitude des problèmatiques des personnes affectées, indépendamment du produit, était flagrante. D’autres comportements très anormaux comme l’anorexie se retrouvaient ou alternaient chez les toxicomanes.
Aujourd’hui, on parle d’addiction à des quantités de choses. Le mot fait surface dés que l’on craint pour sa progéniture, dés que le gamin ou le jeune voisin dérange, ou dés que l’on veut montrer sa culture. Dans certains salons, il est de bon ton d’avoir un enfant addicte ou de l’être un petit peu histoire de ressembler à quelque chose.
Dans la très grande majorité des cas il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter s’il n’y avait pas les risques de santé et d’accident de la route.
Alors quand s’inquiéter: lorsque le trouble du comportement devient envahissant.
Faut-il créer une nouvelle expression avant qu’une nouvelle terminologie à consonance texane ne vienne s’imposer, pourquoi pas. « Troubles envahissants du comportement » paraît une bonne terminologie qui rappelle les troubles envahissants du développement décrit chez les autistes, et sous tend comme éléments communs la plasticité cérébrale et le déficit relationnel.







