Curieusement le principe de l'addiction à l'argent ne semble pas inspirer grand monde. Pourtant nous connaissons tous des personnes qui courent après l'argent au delà de l'utile ou du raisonnable. Combien d'individus ont suffisamment sur leurs comptes en banque pour assurer la subsistance grasse de 3 ou 4 générations derrière eux. Malgré cela ils courent toujours. J'ai connu une personne qui ne circulait que sur un vieux vélo: elle aurait pu se l'acheter en or massif ce vélo. Elle n'hésitait à faire 15 kilomètres pour aller chercher 10 kilos de patates parce qu'elles étaient moins chères de trois sous au kilo.
L'argent est sacrée, elle permet de vivre et de faire vivre d'autres personnes. Parler d'addiction à l'argent est un sacrilège, mais voila qui est fait: L'avare, un ouvrage paru grâce aux clartés d'un auteur qui se cache sous le pseudonyme de Molière, met en scène un personne remarquable, Harpagon. L'homme court après ce divin métal, l'empile dans une cassette, et entretient avec une relation intense, permanente, fusionnelle, exclusive et surtout douloureuse. Quel meilleur portrait pour définir un personnage addict!
| "L'avare" dans toutes les bonnes librairies, à lire absolument. La première édition (1668) est déja épuisée, qu'on se le dise. |
JPeG







