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Addictologie sociale. "Pages ouvertes aux toxicomanes et à ceux qui les regardent"
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Publié le 30/04/2008
Par Docteur Gervaisot

Vous pouvez vous demander de quoi se mêle un addictologue à parler des pédophiles et de leurs victimes. La raison est simple: nous rencontrons beaucoup de victimes de violences chez les gros consommateurs de produits stupéfiants sédatifs (héroïne, alcool, cannabis, médicaments en doses de défonce, mais aussi obésité monstrueuse et anorexie). La pédophilie fait partie de ces violences.

C'est donc un problème important pour nous que la prévention de de type d'agression.

 

Toutes les tentatives de discussion autour du sujet tournent autour des mêmes solutions: peine de mort, castration, emprisonnement à vie. Ces solutions sont sujettes à caution car ayant montré leurs limites ou n'étant pas applicables. N'est jamais évoquée la solution qui consiste à prévenir ces violences, c'est à dire à dépister les personnes à risque accru de pédophilie. C'est une solution de plus, mais elle n'est pas de trop. Elle n'est absolument pas exploitée. Ce n'est pas la plus simple à mettre en place, les habitudes et les mentalités sont à changer.

 

Pour mieux comprendre, il suffit de se mettre en situation.. Imaginez votre grand fils de 16 ou 17 ans vous dire un jour:

"Papa, maman, je crois que je suis pédophile. S’il vous plait, faite quelque chose pour moi."

 

Vous l’interrogez: il n’a jamais que des attirances et des pulsions. Le rassurer en lui disant : «t’inquiète pas, ça va passer” relève de l'inconséquence. Vous n'allez pas non plus le cacher, l'enfermer ou le tuer.

Vous allez l'amener en gendarmerie. La gendarmerie, très honnêtement : mauvaise piste! Que voulez-vous qu’un gendarme fasse à un jeune homme qui n’a jamais fait de mal à personne, mais qui craint simplement être pédophile. La loi ne s’appliquera que quand le futur suspect sera passé à l’acte. Craindre d'être pédophile comme craindre de braquer une banque ou craindre d’assassiner son voisin n’est pas un délit.

 

Le fond du problème est que la pédophilie est tabou, comme tous les comportements déviants. Donc une situation comme celle que je viens de décrire est inimaginable tant pour les parents que pour l'adolescent et un comportement sexuel aberrant potentiel ne fera jamais l'objet d'aucune question directe dans une famille. Michel Fournirer est un exemple parmi tant d'autres. Pour reprendre ses propos, ses actes ne sont pas du domaine de la raison: cet homme a deux modes de vie, le mode de vie de tout monsieur tout le monde et un mode de vie asocial, grave, qu’il ne partage avec personne d’autre, et pour lequel il doit user de perversions pour pouvoir le mener. Ses pulsions ont pu s'assouvir car il a trouvé la femme qui les permettait et, moyennant la disparition de ses victimes, il a pu échapper longtemps à la justice des hommes. A l'époque de Michel Fourniret enfant, les actes qui lui sont reprochés et qu'il a reconnus pour partie, auraient été du registre de l'impensable pour ses proches.

 

Dépister les personnes à risque accru de pédophilie, c'est se poser très tôt le problème de la santé mentale d'un enfant ou d'un pré-adolescent sans arrière pensée sur ce que pourrait être son trouble mental. Il existe une constellation de troubles mentaux que l'on peut classer en grandes familles: névroses, psychoses, psychopathies. Il existe des enfants à risque accru, traumatisés ou déficients mentaux, ou ayant des parents très perturbés par leur passé, par leurs comportements ou par leurs relations. C'est là qu'il faut piocher, prévenir, mettre des limites et surveiller sans se poser le problème de la nature des méfaits très inconstants qu'aurait provoqué la non prise en charge. Ce qu'ils auraient pu devenir ne nous regarde pas.

 

Cette surveillance bienveillante est l’apanage de tout le monde, la prise en charge, délicate, est du ressort médical. La loi vient trop tard.

 

 

Les commentaires
Publié le 04/07/2008
Par psy
Ce n'est pas la pedophilie qui est un crime c'est le viol. Ce qui pause problème c'est la capacité à un enfant à pouvoir décider réellement en connaisance de cause.
Le fait de l'attirance est équivalent à de l'homophobie. Le passage à l'acte, lui, est totalement différent du fait que chez l'homosexuel, c'est entre adultes.
Il y à aussi la notion d'importance du sexe. La société met en avant le sexe et les relation sexuelles comme tabou. Manger une glace fait plaisir mais n'est pas pour autant interdit chez l'adulte et l'enfant. Tout cella est trés compliqué.
Il faut aussi savoir que dans d'autres civilisations, le sexe entre "adulte" et "enfant" n'était pas condamné mais tout à fait normal et les enfants n'en sortaient pas plus choqué du fait que le poid des regard et des gout de la société ne lui faisait pas defaut, cella était normal.
Le viol, sous toutes ses coutures, doit etre condamné. Un enfant, bien souvent, n'est pas capable de comprendre ce qu'est la relation sexuelle au vues de notre société. Il n'a dailleur pas toujours (et selon l'age) la notion de ce qu'est vraiment la sexualité. Lorsqu'une personne viole un enfant, cet enfant doit non seulement assumer cette acte, mais aussi le regard des autres et de ce qu'il sait sur ce qu'en pense la société. De la vient le traumatisme.
J'espere que tous ces psycopathe qui violent et qui tuent irons en prison pour le reste de leur vie, mais je répète, le viol est un crime, pas le fait d'être pédophile qui ne viole personne.
Publié le 16/08/2008
Par JPG
Merci de lancer le débat et désolé du retard de mise en ligne de votre commentaire.
Effectivement comme vous le dite, on ne peut pas reprocher à une personne d'avoir une structuration mentale avec des pulsions sexuelles pédophiles car il n'y est pour rien. Il aurait pu naître dans un pays ou à une époque qui aurait autoriser l'assouvissement de ces pulsions. Quant au choix de l'enfant et son libre arbitre par rapport à une relation sexuelle potentielle avec un adulte, elle ne peut se concevoir ni dans un registre de soumission (viol, rituel sectaire, culte local) ni dans un registre de nécessité alimentaire (prostitution infantile), mais unique dans un registre que je nommerai "adultophilie", c'est à dire une attirance à caractère sexuel d'un enfant vers un adulte, et cela pas dans la symbolique sexuelle (libido), mais bien avec une représentation psychique de ce qu'il veut: une relation sexuelle organique en bonne et dûe forme. Or vous le dites vous même, l'enfant n'est pas capable de comprendre ce qu'est la relation sexuelle, l' "adultophilie" n'existe donc à priori pas chez les enfants, on peut oublier ce néologisme.
Concernant le regard des adultes sur les enfants victimes, il est important de savoir quand commence la compassion et quand commence le voyeurisme, qui induit l'un ou l'autre, le rôle des média y est déterminant. Le voyeurisme et l'incitation au voyeurisme devrait est mieux défini et poursuivable, pourquoi pas!.
Publié le 19/11/2008
Par QUESTION/REPONSE
Publié le 03/06/2008 Par X
http://google.fr slt j'ai 18ans je crois ke je suis un pedo parrcke hé un faible pour les enfant de 13ans ou moins .... achake fois je vois un enfant jé lenvie de sauté sur lui pas pour le violé mé le contrér je veux ke lui il le fasse .... aidez moi s.v.p je peux pas vivre.... je parle envré je jure

Publié le 22/06/2008 Par briser le silence http://briserlesilence.easyforum.fr/
bonjour
je te conseille de aller voir un psy ou en parler
bonne soireé
et bon courage
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