iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 06/09/2009 à 13:22
Par Jean-Rémy
Pas mal de nouveautés en ce moment, et ma progression planeur (malheureusement) un peu en stand-by...

Je sors de 2 années de formation de maintenance avion (Bac Pro+mention complémentaire) spécialité turbomachines (avions à réacteurs et turboprops, en clair).
A l'issue de cette formation en alternance au CFA de l'Aérien et chez la compagnie au code barre, j'ai signé mon CDI début septembre 2009. La vie professionnelle commence pour de bon!

En parrallèle à ça, je construis depuis le début de l'année un ULM avec mon père, une machine haute performance (pas LA plus performante, mais quelle gueule ....).
Ca prend pas mal de temps et d'implication, car on repense pas mal de choses au niveau des systèmes, tout en essayant de gagner du poids et de l'efficacité.

C'est en quelque sorte la moitié de mon rêve, concevoir ma machine, mon engin volant...peut-être un jour.....en tout cas, j'ai déja des croquis et des dessins dans mes tiroirs.
Le plus étonnant, quand j'ai vu notre kit en vrai la première fois, je me suis dit qu'il ressemblait à un dessain que j'avais réalisé quelques mois auparavent.

Le brevet ULM est terminé pour moi, mon père retrouve ses marques petit à petit (18 ans sans voler)


Voila, j'espère que maintenant, avec les cours terminés, j'aurais plus de temps pour planer!
Publié le 03/06/2009 à 22:03
Par Jean-Rémy
Je dépoussière un peu mon blog, laissé en veille depuis un petit moment faute de temps.

Une journée de vol sympathique aujourd'hui (03/06/09), bien que je n'ai pas été très bon...
Météo France annoncait une super journée, bien ensoleillée! Je sors de chez moi, GOTO le terrain et.....un super voile bien opaque se bâche tout le ciel!
Nom de d'la! V'la t'y pas qu'y se sont encore gourrés ces ânes la?!
Bon, je poursuis quand même, peut-être ça changera dans la journée.

Arrivée au terrain, Patrick est déja sur place. Vincent arrive un peu plus tard. Nous attendons tous les trois dans la tour, à l'abri du vent frais, et voila Alain qui arrive. On patiente, et on guette les cumulus et le trou bleu au nord, dans cette masse de nuages, qui se décalle vers le sud.
Ca a l'air de devenir pas mal, on sort les machines.
Trois Pégases, et l'Alliance pour Alain. Le temps de mettre en piste, le voile est presque entièrement passé. Seul subsiste ce fort vent du nord, plein travers de la piste, et tenant bien ses 10-15kt.



Patrick part le premier, et semble tenir. Je pars derrière, remorqué par Alain. Je me largue juste au nord du terrain, après avoir pris un bon coup de pied dans les fesses, 500m à l'alti. Un demi-tour, puis plus rien. Bon...on va la chercher, y avait bien quelque chose! Je tourne en rond, cherche...y a bien un cmulus pourtant?! Mais rien...dès lors que je sens un truc pousser (dans la masse d'air, et non pas...), ça se casse la gueule aussitôt. Je me dirige vers Patrick, qui semble monter, mais rien, et me voila rapidement à 300m: demi-tour, direction le terrain. Entre-temps, le Rally a redécollé avec le Pégase de Vincent. Jusqu'a ma prise de terrain, j'aurais essayé de raccrocher un petit quelque chose, mais toujours pareil, ça se casse la gueule a peine entré dans une pompe.
Je me pose, et on remet le planeur en piste pour décoller. On dira que c'était le vol de reconnaissance...
Le fort vent plein travers n'est pas du tout gênant, bien que l'angle de dérive soit impressionnant!
Vincent se pose à son tour, je me dis que je ne suis pas le seul à ne pas avoir eu de bol.



Le pilote du remorqueur a changé, c'est maintenant Jean qui va me mettre en l'air.
Il me dit d'attendre son signal pour me larguer. On monte à 650m, et je recois l'ordre, le câble est largué.
Pendant 1 tour et demi, j'ai un très bon quelque chose, puis plus rien. décidément, c'est pas mon jour!!!
J'essaie de me recentrer, je tâtonne face au vent, je n'ai droit qu'à des bulles, mais rien d'autre...
Je continue à tâtonner, sous les cumulus du coin, la ou ca pourrait déclencher, face au vent, rien.

Vincent à redécollé aussi, puis l'Alliance. Celui-ci semble bien grimper, à l'ouest de Soissons. Je vais les rejoindre, pensant enfin pouvoir grimper.
Mais une fois de plus, la même histoire. Pendant 2-3 tours maximum, j'ai eu du +2m/s, puis ça s'est cassé la figure, je recentre je cherche, mais mon vario fait sans arrêt le yoyo entre positif et négatif. J'essaie de rester au maximum, de tenir. Mais arrivant autour de 350m je me rends à l'évidence, cap sur le terrain, ça ne sera pas pour aujourd'hui!
Je me pose, et ramène la machine devant le hangar.
Le vent n'aidait pas, les pompes étaient bien hachées et sûrement bien plates, et peut-être je n'étais pas en tip-top forme non plus, pas la peine de continuer le massacre.



Les autres ont tous bien volé, ce fput tout de même une bonne journée. Pas évidente, mais bonne.
Au total, 10h de vol pour 4 machines en l'air.
Publié le 25/08/2008 à 13:53
Par Jean-Rémy

Samedi 23/08/08, journée programmée avec Didier, notre ITV. Aujourd’hui, nous devons aller nous poser à Château-Thierry en Dimona pour faire mon atterrissage extérieur, et quelques simulations de vache dans des champs.

Nous décollons vers 14h, et grimpons dans une pompe juste à côté du terrain.

« Bon, quel repère tu va prendre pour aller à Château ?

_ Bah genre la nationale.

_ Ouais, ok. »

 

Et nous voila partis, 35km à faire. On passe par pas mal de pompes, la journée sera peut-être pas mal finalement. On passe à la verticale du terrain pour voir le vent, et je me mets en vent arrière pour la 22. Seulement, le vent est plein travers et assez  fort. Cette piste n’étant pas réputée pour son confort de roulage, et n’ayant pas envie de casser un autre train, on décide de faire une remise de gaz. Et nous battons des ailes en montée pour saluer un « copain » devant un hangar, qui nous fait coucou !

 

Retour sur Soissons, et à peine sortis du local de Château, j’ai droit aux questions à nouveau.

« Bon, on est en planeur, plus de pompe. Tu fais quoi ? dit-il en réduisant le régime moteur.

_ Je prends le champ la bas, bien long, bien dégagé, des routes autour (facilité d’accès pour les dépanneurs), et un village juste à côté possible déclencheur de pompe. »

_ Ok, je te laisse gérer. »

Bon, de par la finesse exceptionnelle du Dimo, je ne serais jamais parvenu jusqu’au village…mais assez haut au niveau du champ pour pouvoir faire un 360° avant de m’intégrer en vent arrière. Tout se passe bien, le plan et la vitesse sont bons, on remet les gaz au raz du sol.

 

On remonte, et cap sur Soissons.

Didier me dit qu’il va contacter Compiègne pour savoir sil ils volent, et que si oui, je me prépare un Pégase pour y aller.

Contact établi, Denis leur chef-pilote est la, ils sont actifs.

 

Une fois posés, je fonce dans le hangar. Didier voulait me mettre sur Fox Charlie, mais à cause du vent de travers et son crochet au niveau du train, il est préférable que je prenne Fox Alpha. JB et Nicolas viennent de décoller, avec le LS6 et Oscar Charlie.

Pendant que je prépare mon planeur, prévol, cartes et tout ce qui va bien, Didier me descend un logger et mon « ordre de mission ». Je pourrais presque me prendre pour un pro avec ça !! Seul petit détail, cette mission consiste à se mettre volontairement « au tas ».

Le Pégase est tiré en piste, et je m’installe tranquillement.

Jean, notre remorqueur, est sceptique sur la faisabilité du parcours aujourd’hui…moi aussi, je l’avoue.

 

Il est maintenant 15h30, et la bonne situation que nous avions tout a l’heure s’est atténuée. Une grosse couche d’altocumulus arrive par le nord-ouest, et coupe l’ensoleillement. Et au sud, les cumulus bourgeonnent….rageant !

Tant pis, je décolle quand même, si ça ne se fait pas aujourd’hui, ca sera la prochaine.

 

Décollage 15h45, tout se passe bien. Malgré le vent de travers assez fort et l’aile droite restée plaquée au sol un bon moment, le décollage se passe sans histoires.

Vers 500m, Jean me dit que je peux larguer. Ce n’est pas vigoureux, mais ça monte…

Les deux autres planeurs sont du côté de Coucy-le-Château, mais font demi-tour. Le nord est complètement bâché !

Didier reste un peu en contact radio, et me demande mon avis.

Le voile a avancé, et je pense que ce n’est pas prudent pour le moment : voile, vent de face, forêt à passer et 1100m de plafond pour 30km à faire. Il demande à JB, même impression. Je lui dis que je reste en l’air, et je regarde comment évolue la situation.

 


 

Nicolas s’est posé entre-temps, et JB est venu jouer avec moi. Dommage qu’il n’avait pas d’appareil photo, il en aurait fait de belles !

La situation météo semble s’améliorer un peu plus tard. Alors que je spirale à 15km au nord-ouest du terrain, Didier demande à JB.

« Si il faut partir, c’est maintenant et par le sud de l’Aisne ».

Mais au fur et à mesure que j’avance, ca se disperse, et plus d’ascendance….mince ! Je reviens vers le terrain. JB est un peu plus au sud, et la situation semble à nouveau s’améliorer. Cette fois c’est parti, et JB m’accompagne. Nous grimpons au plafond, et je vise le prochain cumulus. Encore 20km à faire, et un peu plus de 1000m à l’alti. Le LS6 vole en patrouille avec moi, et rompt la formation à 15km de Soissons pour faire demi-tour. Merci mon JB !

 


 

Les cumulus visés ne m’ont finalement rien donné, et c’est quasiment en ligne droite que j’ai rejoint le terrain de Compiègne. Je m’annonce en arrivée, et constate qu’il y a beaucoup de monde en l’air ! Certains rentrent de circuit avec difficulté. Je passe la verticale du terrain à 350m environs, et un planeur est en zone de perte d’altitude. Je m’engage en vent arrière, mais je ne sais pas s’il m’a vu et s’y engage aussi, entre moi et la piste. Je le préviens par radio que j’ai visuel sur lui.

Je tourne en base « Fox Alpha en base pour le 23 derrière l’Astir ».

La ou ça se corse, c’est qu’un autre planeur s’annonce déjà en vent arrière….Bon, va falloir gérer tout ça ! Je suis l’Astir d’une centaine de mètres a peine, sur sa droite, chacun visant un côté de la piste. Il s’est posé assez court, et mon Pégase n’a pas freiné assez pour dégager avant de le doubler. Je laisse donc rouler pour sortir de piste juste après.

Je me débrelle en vitesse et saute dehors pour dégager la piste, puis aider le pilote de l’Astir à faire de même. Drôle de formalité d’atterrissage ! Il est 18h15, et voila mon premier atterrissage extérieur effectué !

 

Les compiégnois sont assez étonnés de voir ce planeur inconnu à leur bataillon. Celui qui tient la planche surtout : « Alors, celui qui se pose…mais ??? D’où il sort lui, il est pas de chez nous ?! »

Seul Denis semblait au courant de ma venue. On ramène mon planeur au seuil de piste, et une fois le carnet visé, je me prépare à repartir. Le Maule m’emmènera jusqu’en local de Soissons, car les ascendances se sont bien estompées maintenant. Nous décollons à 18h40, et avec le vent dans le dos ca va aller beaucoup plus vite !


Denis me fait larguer au kilomètre 20, pour 1000m de hauteur. Le vol retour aura duré 25min seulement !

 

JB est encore en train de grenouiller au dessus de Soissons à 1200m, moi j’arrive juste avec de quoi faire ma prise de terrain, mais loin d’être mécontent !

Atterrissage final à 19h05 !

Publié le 15/08/2008 à 22:55
Par Jean-Rémy

Je suis venu au terrain ce midi sans vraiment savoir si il y aurait des vols....

Pas grand monde inscrit sur le planning, et pourtant , des cumulus plein le ciel.

Les premiers à me rejoindre sont J-B et Nicolas, suivis de Didier puis Hans.

On commence à sortir les machines, en pensant que ça fera comme l'apéro: c'est en sortant le matos que ça attire les gens.


Didier me dis d'entrée qu'on partira en Janus, pour la formation campagne. Au programme du jour, un circuit Laon-St Quentin-Soissons, ainsi qu'un atterrissage à St Quentin pour valider une épreuve de la formation.

Hervé sera notre remorqueur du jour.


Planeurs mis en piste 25, la zone est activée (tu m'étonnes, vu les pétards qui glissent dans le ciel...) et je m'installe en place avant de l'Hotel Bravo.

Mon instructeur me rappelle comment utiliser les volets au décollage, et c'est parti.

Départ volets -4°, on accélère, et dès que je contrôle le planeur, volets à 0°. Encore un peu plus vite, et je passe sur +8°, le planeur décolle presque tout seul. C'est vraiment différent des autres planeurs, il se détache si facilement du sol, glisse dans un calme parfait... Ca change du Pégase!


Hervé nous amène dans une belle pompe, Didier me fait larguer à 400m. Gloups!

Ca va, la pompe donne bien, +2,5 en moyenne, et nous voilà presque au plafond en quelques tours. Le LS6 (J-B) spirale à 2km au nord de nous, et grimpe mieux, nous le rejoignons, grimpons au plafond, et zou! Cap sur Laon, à 33km devant nous!

«C'est toi qui gère le vol, je touche pas les commandes». No problemo!

Je chemine sous les nuages, selon les consignes de Didier.

Avec le MacCready sur +1, ça nous fait des transitions à 130km/h. Le vent aide un peu, et je ne pensais pas qu'on arriverai aussi vite!


Didier contacte le terrain, savoir si il y a des largages des parachutistes en cours...ce qui est effectivement le cas, nous évitons donc la verticale terrain.

Il me dit de passer pour l'est, au large de la voie ferrée, puis direction St-Quentin, 40km plus loin.

« Tu va faire comment pour aller la bas?

_ Bah on a qu'à suivre l'autoroute, en suivant la rue de cumulus ».

Les autres planeurs sont dans les parages, un peu derrière nous. Nous croisons un DG1000, sans savoir d'ou il vient.

Didier me demande de me repérer, savoir quel est le bled ici ou la...et la j'avoue que j'ai assez merdu.

Pourtant je le fais habituellement, lorsque je vole en solo, mais la, ma carte me gênait plus qu'autre chose. Je commence par me gourrer de côté, et je cherche un village à côté de Soissons au lieu de St-Quentin. Un point en mois...


En fait je me suis trop focalisé sur le pilotage, et je cheminais uniquement en regardant dehors, pas un instant sur ma carte. Pas bon.


Arrivée près de St-Quentin, on contacte le terrain, savoir si le remorqueur est disponible. Ce serait (vraiment) dommage de se poser sans pouvoir repartir...

Pas de réponse, on voit un planeur sorti mais sans plus, aucune activité...on rentre a la maison. Soissons est à 50km. Avant a, trouver une pompe, on est qu'à 500m la...

un cumulus plus au sud, vers Ham nous fait remonter vers 1000m. Puis nous appercevons l'ASH25 de Cambrai à notre droite, qui grimpe aussi, on le rejoint.

Il met le cap au nor, nous au sud une fois le plafond atteint.

Devant nous, un grand trou bleu traversé d'une minuscule « ruelle » de cumulus.

Nous sommes au niveau de Chauny, et nous avons besoin de 1300m sous la quille pour faire une arrivée à finesse 25.

Je spirale sous LE cumulus, et dès notre altitude minimale atteinte, cap sur Soissons.On a de la hauteur, le vent dans le dos, et on traverse quelques pompes, tout va bien.

Pour faire un bonne arrivée, cela se traduit par: manche en avant, volets en négatif (si équipé). Cela donne un bon mélange, transition à 180km/h, volets -7° et constamment au dessus du plan. Et nous finissons gracieusement par un passage verticale terrain à 300m et presque 200km/h. J'aime!

Prise de terrain, première fois que je le pose ce gros Janus. Et c'est la ma plus mauvaise partie du vol, avec une approche terminée en PTC magistrale, un superbe rebond à l'atterrissage (je pense avoir trop majoré ma vitesse a cause du vent, qu'il n'y avait plus...), mais un beau vol au final!


Au même moment, J-B nous préviens que Nicolas a fait sa première vache à 10km du terrain, au nord de la ville. On attend le retour de Hans, et nous voilà parti en dépannage.

Pour sa première vache, il a comme beaucoup choisi un champ énorme, et a stoppé son planeur en plein milieu!! Le bon côté du truc, c'est que le Pégase est très simple à démonter et mettre en boite.

Retour au terrain vers 19h, fin d'une riche journée pour moi, et Nico sûrement aussi!!

Publié le 02/08/2008 à 10:08
Par Jean-Rémy

Annoncée comme une journée top hier, cette journée était finalement  moins bonne que prévue.

Briefing MTO, Bernard annonce : « Bon, on aura un vent du sud-ouest, qui vers le nord-est….Bah oui, le vent va tout droit…. » Cherchez pas, c’est Bernard !

Celui-ci est prévu pour un 500 sur le LS6, Nicolas et Denis un 300 en Pégase.

J’ai pour moi l’Astir, tous les autres partants en circuit…


Notre flotte, prête à décoller...


Le vent est assez fort aujourd’hui, 45° travers pour 10kt… Mais l’Astir est stable au décollage, ça va.

Une fois en l’air, je le trouve difficile au palonnier. Surtout pour les virages à droite. C’est limite si je ne dois pas conjuguer en bottant trèèèès légèrement à gauche. Par contre, pour les virages a gauche, impeccable…

On fera avec.

 

Je me laisse tenter par une petite visite d’Amboise, les conditions n’ont pas l’air trop mauvaises.

Je suis vite rejoint par Denis, et quelques Allemands qui font un peu n’importe quoi. Je préfère changer de pompe…J’arrive finalement au plafond, 1500m environs, et je mets le cap au sud. Je suis au nord du terrain maintenant, emporté par le fort vent.

Je continue de me faire aspirer par les cumulus, et je dois franchement accélérer pour ne pas entrer dans le nuage. J’ai 140 au badin, zéro au vario, et mon planeur blanc glisse sous la base caresse la masse cotonneuse des nuages. J’aurais parcouru quasiment 10km en n’ayant perdu que 200m, et face au vent !

 

Nicolas est dans les parages, il cherche une pompe lui aussi. Nous volons en patrouille, lui à ma gauche, à une trentaine de mètres. Je sens une bulle, le vario monte, j’enroule à droite. Plus rien  après un quart de tour. Au même moment, je vois le Pégase de Nico qui tourne et monte. J’étais du mauvais côté, et je viens enrouler avec lui.

On se prend quelques gouttes de pluie au passage, et le plafond est descendu à 1400m. Je continue vers Amboise, mais plus rien sous les cumulus. J’arrive près de Sainte-Marie des Bois, ou se trouve une piste privée ULM, pile à mi-chemin des 42km séparant les terrains d’Amboise et de Blois.

 

Seulement, mon alti n’indique plus que 800m, je préfère faire demi-tour…Avec le vent dans le dos, ça devrait le faire.

Je me mets face au terrain, à vue d’œil c’est bon, et je vole rigoureusement à finesse max !

Mais je ne passe pas que par de l’air calme, et le vario est plus souvent à -2 que vers -1…

Du coup, j’arrive juste au dessus du début de vent arrière avec 300m à l’alti. Je me prépare à m’annoncer sur la fréquence, et je passe par une bulle. Le nez plonge, le vario monte, je tente.

 

La pompe n’est pas très uniforme, et je peine à prendre 100m. Je reviens face au vent, je reprends ma bulle, et je serre ma pompe, ça grimpe déjà mieux….

Je monte comme ça jusqu’à 800m, vertical terrain. Les planeurs allemands sont toujours la, et certains d’entre eux sont un peu déstabilisants…Je dégage vers un beau cumulus à l’est, et vais du côté de Blois…


Au dessus de la ville...


Je n’ose pas aller voir le château de Chambord, à cause du vent que j’aurais sur le retour.


Je tourne au dessus de la ville à 1300m avec un Pégase, et je quitte encore ma pompe en venant flirter avec les nuages du bout de l’aile. J’avoue même que c’est un merveilleux moment lorsque le nez du planeur vient se frayer un chemin entre ces masses de vapeur, qui cachent un court instant le bout des ailes.

 

Mais je dois malheureusement revenir sur terre, et pas au sens figuré. Non, les nuages se sont étalés comme prévu, et je ne trouve plus rien. Plus de cumulus autour de moi, je mets le cap sur le terrain.

Je me laisse descendre tranquillou, et me pose après 2h15 de vol.


Notre Papa Charlie, devant un superbe remorqueur allemand arrivé la veille...

Pages : 1 2 3 4 5

Ma photo
Pilotaillon à voile....
Trafic
Noter ce blog :
1 5
498 connectés
11734 visiteurs
Ce blog est classé 125ème
Score de ce blog : 3,78