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Publié le 26/07/2007 à 09:41
Par Jean-Rémy
De nouvelles aventures pour le petit colibri vélivole!
Florent me met sur le Janus avec Jean-Bernard, génial! Un beau vol en perspective. Les planeurs sont en piste, on s'installe à 14h30. Je suis en place avant du Janus, donc c'est moi qui gère la radio et les godasses (train d'atterrissage).


L'équipage de choc: petit colibri et grand condor!

On décolle à 14h50, cap sur Amboise.
Je largue le cable dans une pompe à 2m/s, et je monte l'Hotel Bravo au plafond, 1300m. Je file le long de la Loire, JB me donne des conseils sur l'utilisation des volets en spirale et les vitesses.

On reste au plafond jusqu'à Amboise, et à partir de la, la base des nuages descend.
1200m, puis 1100m. On a voulu tirer jusqu'à Loches, mais nous buttons devant un grand trou bleu. Je peine à rester au plafond, et JB décide finalement de partir vers Romorantin.

De beaux cumulus sur la route, et nous retrouvons le LS3 qui galère à 700m vers St Aignan.
Nous spiralons avec lui, ce n'est pas terrible. Nous apperçevons un cumulus un peu plus loin, on tente notre chance. JB me botte les fesses pour m'encourager, je m'applique. Il n'a d'ailleurs pas touché au manche de tout le vol.
Le vario monte, j'enroule, et je me concentre à fond dans l'ascendance. JB s'occupe de la sécurité extérieure. Je maintiens fermement 90km/h, de légères corrections tout au long de la spirale pour optimiser la montée, et nous voilà à 1100m. Le LS3 est resté dans sa petite pompe et n'arrive pas à remonter, et se vachera un peu plus tard. Les conditions météo se sont terriblement dégradées...

Cap sur Romo, je guette les autres planeurs.
JB contacte le terrain et annonce que nous aurons peut-être besoin de nous y poser.
On prend une pompe avec d'autres machines, dont une reste dangereusement derrière moi à mon goût. Je tourne la tête, je l'estime à moins de 20m derrière, 3m plus haut. Je me dis que si je prends une grosse pompe je l'emplafonne!!!
"T'occupe pas de lui, me dit JB, il a visuel sur toi".

Un peu avant le plafond, on prend un cumulus un peu plus loin.
On remonte, puis cap sur Vierzon. On tente les cumulus sur la route, pas terrible...
Nous arrivons à Vierzon vers 600m, ça ne sent pas bon!
On cherche les pompes, rien...
On se prépare donc à une vache aéro sur le terrain au sud de la ville.

On commence l'approche, je sors le train, et le varion bondit à +1. JB reprend les commandes et enroule. Il arrive à remonter à 600m, et tente un cumulus au dessus de la gare de la ville. Nous montons à 1000m, on est à 30km de Romo. Si on pouvait se vacher la-bas, on serait à mi-chemin de Blois. On tente le coup!
Mais ça dégueule trop vite, on n'y arrivera pas. Demi-tour, on se pose à Vierzon.

Prise de terrain, godasses dehors, et JB pose le Janus sur la piste à 18h50. On sort, j'ai vu un avion sorti devant les hangars, je vais voir.
Un type est en train de réparer un moteur d'ULM, il ne nous a pas vu nous poser. Il me dit que la piste fait 700m de longueur, ça ira pour décoller.
Il vient voir le planeur, le premier qu'il voit de près.


Le Janus vaché à Vierzon, remis en piste et prêt au décollage.

Papa Charlie arrive une demi-heure après.
Décollage en radada pour prendre de la vitesse et cap sur Blois, il est 20h20. Le convoyage dure 40 minutes, face au coucher du soleil. C'est superbe!
Nous nous relayons pour suivre le remorqueur, et JB largue à 5km de Blois. Il annonce un passage bas sur le terrain, et pousse sur le manche. 240km/h au badin, on double le Rallye, et on passe à 20m au dessus des pistes de Blois, c'est extra!!!


Remorquage du planeur: rien que pour voir ce ciel, cela vallait le coup de se vacher!

Nous nous posons à 21h, Eric est déja rentré de sa vache. Hans s'est vaché à 150km au sud de Blois, dans un terrain peu accessible. L'équipe de dépannage ne sera de retour au terrain que vers 1h30 du matin.

Mon petit bilan: Un vol très riche pour moi, j'avais le Janus bien en main. Rien à voir avec mes premiers vols dessus. JB trouvais que je pilotais très bien, ça me suffit!
Première vache, même si elle est aéro, premier passage, et 4h40 de vol au total.
Publié le 26/07/2007 à 09:28
Par Jean-Rémy
J'ai encore mal dormi à cause du froid. Je suis levé depuis 7h du matin.
Les autres émmergent doucement, les uns après les autres.
On déjeune, et nous allons en piste nettoyer les machines et les aligner.
Briefing à 11H.
Christian tentera ses 5h aujourd'hui, Jérémy partira en Janus avec Bernard, et je serais sur un Pégase, le Fox Alpha. Si je peux, j'essaie de faire mes 5h moi aussi.

Une première vague de décollages à 11h45, pour des tours de pistes, tandis que ceux qui partent en circuit mangent.
Nous allons en piste pour être prêts à 13h. Je m'installe dans le Pégase, et je pars derrière le Janus. Je me lergue dans une pompe, j'ai entre 1 et 2m/s. Le DG505 de Compiègne vient spiraler avec moi. Nous galèrons, car la pompe ne donne plus que du 0,5 m/s à partir de 800m. Le DG s'en va plus au sud, sous un gros paquet noir ou spiralent d'autres planeurs. J'essaie de le suivre, mais je passe par une grosse dégueulante, et je préfère revenir dans ma pompe merdique. Je galère pour la retrouver, et mon bilan altitude est bien négatif.

Direction la zone de perte d'altitude, je sors le train et la cale est en place.
Vent arrière, je prends ma vitesse d'approche, et je m'annonce. Un planeur est en finale, et au moment ou je m'annonce en base, le K21 piloté par Craig s'annonce en vent arrière.
Ca en fait du monde! Le planeur devant moi s'est posé sur la partie droite, je dégage vers la gauche, laissant au K21 une bonne bande de piste libre. 35 petites minutes, j'ai du progrès à faire!

Hervé mets son Pégase en piste, je décide de repartir après lui.
Le décollage se passe bien, je commence à maitriser l'oiseau. Je me largue dans une belle pompe, mais au finale je retrouve encore du 1m/s. Je galère pour monter au plafond et vais vardrouiller un peu en local. Grand local même, puisque je suis allé jusqu'à Chateau-Renault, soit 20km du terrain environs. Ca paraît si simple avec le Pégase. Pendant le trajet, j'appercevais Vendôme, ou je suis allé en Astir l'autre jour. En Pégase, j'avais la sensation d'être presque au dessus de la ville, alors que j'en étais éloigné de 10km.

C'est vraiment une toute autre dimension de vol.
Je spirale un peu avec le Duo Discus de Blois, un LS1 et parfois un Ventus qui ne se gêne pas vraiment pour couper les trajectoires...
Je retourne plus à l'ouest, et Nicolas me rejoint avec l'Oscar Charlie. Il me suit dans la pompe, en restant derrière moi. Je l'appercois en tournant la tête, un super vol en patrouille.


Nicolas en Pégase, me suivant...

Mais je commence à bailler, et j'ai pas envie de faire de bêtise. Donc cap sur le terrain. Nicolas reste dans la pompe.
Entre le cumulus et le terrain, un grand trou bleu, pas une pompe. J'arrive en zone de perte d'altitude, j'ai 300m à perdre...
Je sors le train, mets la cale, et fais mon approche.
L'atterrissage est encore bon, malgré les trous de la piste, secouant le planeur.
2h30 de vol, je ne suis pas mécontent!

Christian rentrera après un peu plus de 5h de vol, c'est réussi pour lui.
Craig à été laché Astir, Benjamin lâché tout court (et s'est éloigné à 6km pour 400m, en Alliance...), et Clémence relâchée sur le K21.


Le Janus de retour.

Florent nous réquisitionne, Nicolas et moi, pour arroser les lâchés et Christian comme le veut la tradition. Mais il a eu droit aussi à son seau d'eau, puisque c'était son premier lâché depuis qu'il est instructeur!

Une belle journée de vol, arrosée aussi à la bière!
Publié le 23/07/2007 à 10:33
Par Jean-Rémy
Journée fraiche, j'ai mal dormi. Je me réveille à 4h du matin, sorti de mes rêves par le froid. J'enfile un pull et des chaussettes, et essaie de me rendormir.
8h, mon réveil sonne. Je vais me laver, consulter mes mails, et prendre mon petit déjeuner. Puis nous allons en piste monter les planeurs vachés, nettoyer les autres et tout mettre en piste.

Briefing.
Nous consultons la météo, Florent est confiant. Clémence et moi nous échangons nos photos, et j'entends derrière moi
"JR, tu payes un coup ce soir!
_ Hein, quoi? Pourquoi donc?
_ Ah non, je croyais que t'étais laché Pégase aujourd'hui!"
C'est quoi ce zouk? Je me lève, et vais voir le planning machines. Mon nom est en face de HP, l'Astir.
"Ptain, vous m'avez fait une fausse joie la"

Nicolas partira sur Pégase aujourd'hui, il est laché.
Florent m'a mis sur l'Astir, Christian n'étant pas la. Puis un peu plus tard, il me dit
"Bon, Nico va partir sur Pégase, tu prendra l'Astir, et si en fin de journée ça se présente bien, tu partira sur Pégase aussi. Ca te va?
_ Bah ça ne se refuse pas!"

Le repas est vite expédié, et nous partons en piste après mon tour de vaisselle, aidé par Hans et Patricia.

Arrivée en piste, je fais la prévol de l'Hotel Papa, et nous voyons Christian arriver. Comme il repart le surlendemain, je lui laisse l'Astir.

Nico_peg
Nicolas pendant le remorquage du Pégase.

On envoie nos 8 machines en l'air, et je patiente au bord de la piste, tantôt au frais à l'ombre des cumulus, tantôt grillé au soleil.
Florent se pose après quelques vols d'instructions, et appelle Fox Alpha. Tout va bien pour Nicolas, il se débrouille à merveille!
Flo appelle ensuite Oscar Charlie, et lui demande ou il en est. Il me dit qu'une fois posé, je partirais avec.
Un quart d'heure plus tard, Jérémie est posé. J'attrape vite mes affaires, et je marche vers le Pégase, MON Pégase. Le rêve devient réalité! Cette machine qui fait tant rêver les jeunes pilotes débutants!
Je marche en tenant mon sac sous le bras, et en voyant toute la trouve autour du pégase, j'ai l'impression d'être le pilote de chasse qui marche vers son avion, portant son casque sous un bras, et son sac de vol de l'autre. On se sent aussi pilote d'essai, on va voler sur une machine que l'on ne connait pas.
Train rentrant, 41 de finesse, pas forcément le dernier cri, mais une belle machine!
Bernard me fait un briefing, les points à surveiller, etc.

Me voila sanglé dans le cockpit d'Oscar Charlie, un nom nouveau pour moi, tant habitué à Hotel Papa. J'ai l'impression de vivre un peu "Le Grand Cirque", quand l'auteur raconte son premier vol sur Typhoon. On découvre, on inspecte, on surveille cette machine nouvelle pour nous et qui nous impressionne! Et on sait juste pour le moment que ça ira beaucoup plus vite qu'avant!

JR_peg
Moi, sanglé dans mon Pégase...

Le câble est tendu. AF rentrés et verrouillés, pilote sanglé, verrière fermée, je lève le pouce. Jérémy lève mon aile, et Papa Charlie met les gaz.
Je maintient l'axe, les ailes droites. Je tiens le manche comme m'a expliqué Bernard, de façon à ne pas laisser mon bras faire les mouvements induits par le planeur.
Je pousse légèrement pour le mettre en ligne de vol. Alors que le nez s'abaisse doucement, le planeur décolle!!
J'essaie de rattraper le coup, et le planeur rebondit une fois, deux fois, puis voyant le remorqueur décoller, j'empêche le Pégase de toucher le sol à nouveau.
"Ne pas le laisser s'échapper" me dis-je sans cesse!

La suite du remorquage se passe sans soucis. Arrivés à 550m, je sens une secousse, le vario est à +5, je largue.
Un tour, ça monte. Je rentre le train.
"Chclang!", puis le silence. Plus de trainée de roue, le badin à pris 15km/h. Ca file effectivement plus vite qu'avant! J'apperçois en même temps un énorme grain au sud-ouest, à surveiller.
Je tire un peu et je me retrouve vite à 1400m.
Mais le vent m'a emporté, je reviens vers le terrain. J'en profite pour "tâter" la bête, voir comment elle réagit et tenter de l'apprivoiser. Un coup de manche à droite et à gauche, d'avant en arrière, et un coup de botte de chaque côté.J'essaie les AF pour ne pas découvrir le comportement en approche. Je tire la poignée bleue, "Clang", déverouillage, et me voila projeté en avant, dans mon harnais. Diable, ils sont vraiment efficaces!
Seulement, le grain se rapproche et nous arrive droit dessus...
Je commence à descendre pour me poser, et Florent m'appelle en me disant de ne pas trainer pour atterrir.
"Oscar Charlie en vent arrière pour la 30 herbe à Blois, le train sorti verrouillé cale en place".
Prise de terrain à 100km/h, derrière le Papa Charlie. Je tourne en base, avec une correction de dérive d'au moins 20°!!
Finale, je garde mon plan et ma vitesse, scrupuleusement! Les AF sont terriblement efficaces, on est projeté dans le harnais dès l'ouverture.
En courte, je prends une dégueulante, vite, les AF rentrés et on monte, je rattrape.
Je pose tout en douceur, un superbe atterrissage...rien à voir avec mon dernier vol. Pleins AF, manche au ventre et frein. Ca freine beaucoup mieux que l'Astir.

A peine posé, le rideau de pluie que je voyais d'en haut est arrivé, et tnous nous réfugions dans les voitures. Deux planeurs sont toujours en vol. Le K21 se pose un peu plus tard sur la piste en dur, il n'arrivait pas à voir les pistes en herbe.
Et le LS3 s'est vaché dans un champ à 7km du terrain. Il est passé dans une grande dégueulante, l'obligeant à se vacher.

Nous le localisons, il est vite démonté et mis en remorque, et nous rentrons.

Mon lacher aura bien été arrosé!
Publié le 19/07/2007 à 21:17
Par Jean-Rémy
Arrivée à Blois par air, 2h de convoyage, assis en place arrière de l'Alliance. Départ de Soissons à 10h25, ciel bâché...On passé Chateau-Thierry, grand ciel bleu!
Nous passons par Pont-s/-Yonne, Phitiviers, verticale Orléans Bricy (et ses nombreux C130 et C160 parqués), et arrivés à Blois.
Le vol s'est très bien déroulé, malgré la fin un peu sportive.

Gros coup de malchance, le restaurant du club est fermé...Bernard, qui doit rentrer à Soissons en Marchetti, nous emmène manger à Amboise, avant de partir à Soissons en m'ayant déposé à Blois. J'aurais donc fait un tour un Alliance et en S208 la même journée, bon plan!

Pour quelques photos, c'est par ici : http://asvsoissons.free.fr/activite_2007.html

Dès la première nuit de camping, nous essuyons un superbe orage, avec sons et lumières sans oublier la douche. Je me suis fait tout petit sous ma tente!!!
Le lendemain, pluie toute la journée...

Nous sommes d'attaque mardi matin pour monter nos planeurs.
Tous sont montés et mis en piste en 3h, nous battons Compiègne muahaha!

Je fais un vol avec Bernard, car je n'ai jamais volé à Blois. Il me montre le tour de piste, je prends mes repères pendant qu'il mange sa banane!! Il a voulu jeter la peau par le fenêtre, mais elle s'est collée sur le bord d'attaque, je n'ai même pas senti qu'il s'agitais pour l'enlever.

Je repars un peu plus tard seul sur l'Alliance, pour une petite heure de vol.


Christian en Astir

Mercredi, nous sommes encore prêts avant Compiègne. Florent me désigne chef de piste, donc à la tenue de la planche et la radio.
Tous les planeurs décollent, Christian tentera ses 5h sur l'Astir. Je prends l'Alliance en fin d'après midi pour faire un peu plus de 2h de vol, en etant monté à 1600m (fait froid la haut à 19h).

Jeudi, c'estcette fois moi qui est sur l'Astir. Florent me prépare un logger pour faire mon circuit local de 90km, mon ascendance de 1000m, et si possible mes 5h. Je ferais des allers retour Blois-Vendôme. Je monte très vite à 1700m, cap sur Blois.

1700m dans l'Astir
Pas beaucoup de nuages la-bas, je ne m'y éternise pas...Retour sur le terrain, j'essaie de rester haut. Mais les grands trous de bleu me font faire des lignes droites de 5-6km vers les cumulus (ce que Florent à remarqué en déloggant). Je tourne Vendôme, et je revient vers Blois sous une rue de cumulus, 3-4km en ligne droite, avec le vario sur +2m/s. Je tourne Blois à nouveau, et lors d'une spirale, un planeur arrivant face à moi en sens inverse de spirale m'oblige à dégager. Manche en avant, je ne tourne pas pour le garder en visuel. 170 au badin, mais le danger est passé.

Je reprends sous le cumulus d'à côté.
Je passe verticale du terrain, je contacte Florent. A priori, le 90km est fait, mais je décide de refaire un aller retour vers Vendôme pour assurer le coup. En théorie, ça me fera un circuit de 120km du coup, comme ça, y a de la marge pour que le 90 soit validé.

Thomas m'accompagne en Pégase, un peu en dessous. Nous tournons Vendôme, il repart vers blois au nord de la route qui relie les deux villes. Je décide de rester un peu au sud de Vendôme, et pourquoi pas de tirer jusqu'à la Loire. Il me reste plus de 2h à patienter pour les 5 heures de vol.
peg
Le pégase de Thomas
Je vaddrouille un peu sous les cumulus, et j'observe. Je suis à plus de 1500m de hauteur, à 15km du terrain...et je reste dans ce rayon.

Puis le ciel se bâche, un grand voile d'altocumulus empêche toute convection. Misère...
Je galère pendant près de 2h dans du 0m/s, parfois un petit 1m/s, Florent me signale un bonne pompe. Je monte à 1650m, un peu de répit... Je cherche, je me bagarre avec des petites ascendances, mais plus rien.
Deux planeurs se sont vachés sur des aérodromes, et un troisième est rentré ric-rac.

Je ne trouve plus rien, et me pose finalement, après 4h53 de vol. L'épreuve de durée m'échappe pour 7 minutes!
Pour couronner le tout, l'atterissage et plus que mauvais, et l'Astir ne fait que rebondir dans les trous de la piste!!!
Je sors de mon cockpit, cassé, épuisé!

De beaux jours sont annoncés pour plus tard, j'aurais d'autres occasions!
Publié le 09/07/2007 à 03:43
Par Jean-Rémy

La frustration avait commencé hier soir, lorsque la présentatrice de la météo annonce une perturbation « surprise » pour Samedi. Je suis vert…Il y a deux heures encore, Météo France annonçait une journée magnifique ! Les prévisions spécialisées sont plus optimistes que les chaines télé…Je me lève donc ce matin vers 9h, prépare mes affaires et en route vers le terrain. Il y a déjà quelques cumulus dans le ciel, surmontés d’un grand voile nuageux empêchant toute apparition du soleil.

Je suis le premier à arriver. Florent arrive peu après, suivi de Jean-Bernard et Nicolas, puis les parents de Florent. Etant donnée la météo pourrie, nous commençons à préparer le camion pour le départ à Blois la semaine prochaine. Florent me montre aussi le pépin du Dimona : un atterrissage dur par vent trop fort à fendu la jambe gauche du train d’atterrissage, tordue. On voit clairement que les roues ne sont plus parallèles.

On nous annonce ensuite l’arrivée d’un prototype, prévue autour de 11h. C’est son concepteur en personne qui le pilote, rien que pour nous. C’est un ULM, configuré au choix en « avion » ou en « planeur », avec dans ce cas 40 de finesse !!!

Le voila qui surgit au dessus du hangar. Il me fait penser à un Grob 115 au premier abord, mais en beaucoup plus fin. Il est superbe ! Tout blanc, vierge de toute immatriculation.

Il vient se garer devant le hangar, et nous l’admirons avec de grands yeux d’enfants. JB est emballé !! Moi aussi à vrai dire… Son équipement n’a rien à envier aux avions actuels équipés glass cockpit (Cirrus, Lancair, Garmin G1000…). Florent part faire un tour dedans, nous gratifiant d’un passage rapide sur la piste. Il est superbe, et tellement silencieux ! Je ressens une chaleur dans le cœur et j’ai la chair de poule en admirant cette petite fusée.

En se reposant, son propriétaire/concepteur dit qu’il est heureux de faire la première sortie de l’engin à Soissons. Il a fait 310km pour venir en un peu plus d’une heure !!

« Comment s’appelle-il ?

-Ben pour le moment il n’a pas encore de nom. »

Une caractéristique laisse rêveur : 280km/h en croisière pour 11 litres/heure (un peu moins de 4 litres aux cent).

Voila déjà que midi sonne, nous montons au « club house », la maman de Florent nous a préparé un petit casse-croute.

 

Nous revenons dans le hangar, et replions les ailes du Dimona, pour le ranger ensuite dans le hangar. Et nous sortons enfin les planeurs. Le ciel s’est dégagé, le voile d’Altocumulus s’est dégagé, mais on peut en apercevoir d’autres à l’ouest. En gros on sera emmerdés continuellement dans l’après midi.

Je prends l’Astir, Thomas un Pégase, Nicolas l’Alliance et JB le LS3. Nous amenons tout ça en piste et le remorqueur arrive. Thomas part devant moi, puis l’Alliance et enfin le LS3.

Décollage à 14h40, j’ai l’impression que le planeur « vibre ». Très curieux…puis ça s’arrête. On traverse de grosses pompes, d’ailleurs le Pégase s’est largué bien rapidement juste avant. L’attelage arrive à 600m, et fait un bond. L’aiguille du vario bondit elle aussi, en butée. Vindjiou, ‘doit y en avoir une belle ici ! Le remorqueur fait demi-tour, et je me largue quand le vario décolle à nouveau.

Me voila lâché, à 650m. Je ne retrouve pas les +5m/s de tout à l’heure, mais je me contente d’un 2m/s.  L’Alliance décolle à son tour, tandis que je cherche à monter le mieux possible. Je me dis que je resterai à l’ouest du terrain, étant incertain du temps, et le vent venant….d’ouest ! JB veut partir sur St-Quentin, mais on n’a pas le même niveau lui et moi ! Je suis encore un petit colibri, et lui déjà un grand Condor !

LFJS

Le terrain...

Me voila donc en train de vadrouiller à l’ouest, entre 1000 et 1200m. Puis, en volant au gré des cumulus, je me retrouve à l’ouest de Soissons, au nord-ouest du terrain donc. Des cumulus au nord, j’essaie d’aller vers Tartiers. Le temps au sud n’est pas mal non plus, je me dis alors que je pourrais tenter le petit circuit que j’ai voulu faire la dernière fois. Je fais donc mon plafond, et mets le cap au sud, vers Hartennes (20km). Evidemment, la ligne n’est pas droite, on zigue-zague sous les cumulus. J’essaie de rester au dessus de 1000m, tout en faisant un plafond à chaque pompe. J’arrive au plafond, et les prochains cumulus sont à Hartennes ! Me voila parti pour 6km de transition je reste en finesse max. J’arrive au dessus de mon point de virage, avec pas mal d’eau sous la quille, et les cumulus sont présents.

Soissons

La ville de Soissons en bout de plume, vue depuis 1200-1300m de hauteur...

Retour au nord, mais en voyant toujours autant de beaux nuages, je tente de rallier à nouveau Tartiers, re-20km.  Je galère un peu plus au dessus de Soissons cette fois, mais ça passe. Des beaux cumulus se sont formés au nord, c’est à l’est de mon point de virage, mais au moins je pourrais grimper. Je tourne pas mal avec l’Alliance, puis me retrouve seul au bout d’un moment. Je fais un plafond vers 1400m, et mets le cap sur Tartiers. En plus c’est magnifique, un beau cumulus se trouve pile devant moi ! Je fais 3-4 km en ligne droite, en passant par moment dans du 0m/s, le panard !

Verticale Tartiers, rien sous mon cumulus. Tant pis, j’ai encore pas mal de réserve. Cap Vers le sud-est, en grimpant dans ce qu’on trouvera. C’est reparti pour 20km ! Un peu plus galère cette fois. Je ne trouve rien jusqu’au terrain. Heureusement le vent à tourné et vient maintenant du nord-ouest. J’arrive donc aux alentours du terrain vers 1000m, et trouve un petit quelque chose. J’observe les nuages autour de moi en essayant de grappiller le plus de hauteur possible. De bons gros pétards se sont formés à l’est, un peu au sud de Belleu. Je grimpe dans du 2-3m/s, jusqu’au plafond, 1400m. J’ai 10km jusqu’à Hartennes, puis 10km pour le retour au terrain au cas où. Il n’y a que de petits nuages devant moi, et le voile d’altocu est revenu. Bon, que faire. Je suis au plafond, 1400m, je tente mon point de virage. En prenant 20 de finesse, 1100m de donnent 22km, c’est jouable. J’aurais du vent légèrement de dos à l’aller, et donc de face au retour. A finesse max je suis à 37, ca doit passer.

HQ

Je pars encore pour 7-8km de ligne droite, en passant par les barbules que j’aperçois. Pas grand-chose, et j’arrive au dessus de Hartennes, avec 1000m à l’alti. 700m exploitables, 14km à finesse 20, je suis à 10km du terrain. J’essaie les cumulus autour de moi, rien… Cap sur le terrain, je n’irai sûrement plus à Tartiers. Verticale de la piste à 700m, 300m perdus sur 10km…Le Pégase de Thomas est plus bas, et entame sa prise de terrain. Un autre Pégase, celui de Jérémy, parti une heure après moi, est plus haut, et cherche aussi des pompes. J’essaie de le suivre un peu, mais je ne trouve plus rien, et mets le cap sur la zone de perte d’altitude. Je commence à avoir mal au dos…

J’arrondis au raz de l’herbe, je crois que je n’ai pas sorti assez d’aérofreins, et le planeur glisse un peu à quelques centimètres du sol, rebondit légèrement et se pose enfin, il est 17h50, soit 3h10 après mon décollage. J’ai battu mon record de durée de vol, c’est pas mal du tout !

Mon petit circuit improvisé m’aura fait parcourir 80km en local (*), avec quelques cumulus en plus j’aurais pu viser 100km. Mais c’était un bon vol d’entrainement tout de même, j’en suis très content (et lessivé !) .

gps

La trace GPS de mon vol...

(*) 80km est la distance du circuit, en distance absolue, j’ai parcouru un peu plus de 300km.

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