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Publié le 23/07/2007 à 10:33
Par Jean-Rémy
Journée fraiche, j'ai mal dormi. Je me réveille à 4h du matin, sorti de mes rêves par le froid. J'enfile un pull et des chaussettes, et essaie de me rendormir. 8h, mon réveil sonne. Je vais me laver, consulter mes mails, et prendre mon petit déjeuner. Puis nous allons en piste monter les planeurs vachés, nettoyer les autres et tout mettre en piste. Briefing. Nous consultons la météo, Florent est confiant. Clémence et moi nous échangons nos photos, et j'entends derrière moi "JR, tu payes un coup ce soir! _ Hein, quoi? Pourquoi donc? _ Ah non, je croyais que t'étais laché Pégase aujourd'hui!" C'est quoi ce zouk? Je me lève, et vais voir le planning machines. Mon nom est en face de HP, l'Astir. "Ptain, vous m'avez fait une fausse joie la" Nicolas partira sur Pégase aujourd'hui, il est laché. Florent m'a mis sur l'Astir, Christian n'étant pas la. Puis un peu plus tard, il me dit "Bon, Nico va partir sur Pégase, tu prendra l'Astir, et si en fin de journée ça se présente bien, tu partira sur Pégase aussi. Ca te va? _ Bah ça ne se refuse pas!" Le repas est vite expédié, et nous partons en piste après mon tour de vaisselle, aidé par Hans et Patricia. Arrivée en piste, je fais la prévol de l'Hotel Papa, et nous voyons Christian arriver. Comme il repart le surlendemain, je lui laisse l'Astir. Nicolas pendant le remorquage du Pégase.On envoie nos 8 machines en l'air, et je patiente au bord de la piste, tantôt au frais à l'ombre des cumulus, tantôt grillé au soleil. Florent se pose après quelques vols d'instructions, et appelle Fox Alpha. Tout va bien pour Nicolas, il se débrouille à merveille! Flo appelle ensuite Oscar Charlie, et lui demande ou il en est. Il me dit qu'une fois posé, je partirais avec. Un quart d'heure plus tard, Jérémie est posé. J'attrape vite mes affaires, et je marche vers le Pégase, MON Pégase. Le rêve devient réalité! Cette machine qui fait tant rêver les jeunes pilotes débutants! Je marche en tenant mon sac sous le bras, et en voyant toute la trouve autour du pégase, j'ai l'impression d'être le pilote de chasse qui marche vers son avion, portant son casque sous un bras, et son sac de vol de l'autre. On se sent aussi pilote d'essai, on va voler sur une machine que l'on ne connait pas. Train rentrant, 41 de finesse, pas forcément le dernier cri, mais une belle machine! Bernard me fait un briefing, les points à surveiller, etc. Me voila sanglé dans le cockpit d'Oscar Charlie, un nom nouveau pour moi, tant habitué à Hotel Papa. J'ai l'impression de vivre un peu "Le Grand Cirque", quand l'auteur raconte son premier vol sur Typhoon. On découvre, on inspecte, on surveille cette machine nouvelle pour nous et qui nous impressionne! Et on sait juste pour le moment que ça ira beaucoup plus vite qu'avant! Moi, sanglé dans mon Pégase...Le câble est tendu. AF rentrés et verrouillés, pilote sanglé, verrière fermée, je lève le pouce. Jérémy lève mon aile, et Papa Charlie met les gaz. Je maintient l'axe, les ailes droites. Je tiens le manche comme m'a expliqué Bernard, de façon à ne pas laisser mon bras faire les mouvements induits par le planeur. Je pousse légèrement pour le mettre en ligne de vol. Alors que le nez s'abaisse doucement, le planeur décolle!! J'essaie de rattraper le coup, et le planeur rebondit une fois, deux fois, puis voyant le remorqueur décoller, j'empêche le Pégase de toucher le sol à nouveau. "Ne pas le laisser s'échapper" me dis-je sans cesse! La suite du remorquage se passe sans soucis. Arrivés à 550m, je sens une secousse, le vario est à +5, je largue. Un tour, ça monte. Je rentre le train. "Chclang!", puis le silence. Plus de trainée de roue, le badin à pris 15km/h. Ca file effectivement plus vite qu'avant! J'apperçois en même temps un énorme grain au sud-ouest, à surveiller. Je tire un peu et je me retrouve vite à 1400m. Mais le vent m'a emporté, je reviens vers le terrain. J'en profite pour "tâter" la bête, voir comment elle réagit et tenter de l'apprivoiser. Un coup de manche à droite et à gauche, d'avant en arrière, et un coup de botte de chaque côté.J'essaie les AF pour ne pas découvrir le comportement en approche. Je tire la poignée bleue, "Clang", déverouillage, et me voila projeté en avant, dans mon harnais. Diable, ils sont vraiment efficaces! Seulement, le grain se rapproche et nous arrive droit dessus... Je commence à descendre pour me poser, et Florent m'appelle en me disant de ne pas trainer pour atterrir. "Oscar Charlie en vent arrière pour la 30 herbe à Blois, le train sorti verrouillé cale en place". Prise de terrain à 100km/h, derrière le Papa Charlie. Je tourne en base, avec une correction de dérive d'au moins 20°!! Finale, je garde mon plan et ma vitesse, scrupuleusement! Les AF sont terriblement efficaces, on est projeté dans le harnais dès l'ouverture. En courte, je prends une dégueulante, vite, les AF rentrés et on monte, je rattrape. Je pose tout en douceur, un superbe atterrissage...rien à voir avec mon dernier vol. Pleins AF, manche au ventre et frein. Ca freine beaucoup mieux que l'Astir. A peine posé, le rideau de pluie que je voyais d'en haut est arrivé, et tnous nous réfugions dans les voitures. Deux planeurs sont toujours en vol. Le K21 se pose un peu plus tard sur la piste en dur, il n'arrivait pas à voir les pistes en herbe. Et le LS3 s'est vaché dans un champ à 7km du terrain. Il est passé dans une grande dégueulante, l'obligeant à se vacher. Nous le localisons, il est vite démonté et mis en remorque, et nous rentrons. Mon lacher aura bien été arrosé!
Publié le 19/07/2007 à 21:17
Par Jean-Rémy
Arrivée à Blois par air, 2h de convoyage, assis en place arrière de l'Alliance. Départ de Soissons à 10h25, ciel bâché...On passé Chateau-Thierry, grand ciel bleu! Nous passons par Pont-s/-Yonne, Phitiviers, verticale Orléans Bricy (et ses nombreux C130 et C160 parqués), et arrivés à Blois. Le vol s'est très bien déroulé, malgré la fin un peu sportive. Gros coup de malchance, le restaurant du club est fermé...Bernard, qui doit rentrer à Soissons en Marchetti, nous emmène manger à Amboise, avant de partir à Soissons en m'ayant déposé à Blois. J'aurais donc fait un tour un Alliance et en S208 la même journée, bon plan! Pour quelques photos, c'est par ici : http://asvsoissons.free.fr/activite_2007.html Dès la première nuit de camping, nous essuyons un superbe orage, avec sons et lumières sans oublier la douche. Je me suis fait tout petit sous ma tente!!! Le lendemain, pluie toute la journée... Nous sommes d'attaque mardi matin pour monter nos planeurs. Tous sont montés et mis en piste en 3h, nous battons Compiègne muahaha! Je fais un vol avec Bernard, car je n'ai jamais volé à Blois. Il me montre le tour de piste, je prends mes repères pendant qu'il mange sa banane!! Il a voulu jeter la peau par le fenêtre, mais elle s'est collée sur le bord d'attaque, je n'ai même pas senti qu'il s'agitais pour l'enlever. Je repars un peu plus tard seul sur l'Alliance, pour une petite heure de vol. Christian en Astir
Mercredi, nous sommes encore prêts avant Compiègne. Florent me désigne chef de piste, donc à la tenue de la planche et la radio. Tous les planeurs décollent, Christian tentera ses 5h sur l'Astir. Je prends l'Alliance en fin d'après midi pour faire un peu plus de 2h de vol, en etant monté à 1600m (fait froid la haut à 19h). Jeudi, c'estcette fois moi qui est sur l'Astir. Florent me prépare un logger pour faire mon circuit local de 90km, mon ascendance de 1000m, et si possible mes 5h. Je ferais des allers retour Blois-Vendôme. Je monte très vite à 1700m, cap sur Blois. 1700m dans l'AstirPas beaucoup de nuages la-bas, je ne m'y éternise pas...Retour sur le terrain, j'essaie de rester haut. Mais les grands trous de bleu me font faire des lignes droites de 5-6km vers les cumulus (ce que Florent à remarqué en déloggant). Je tourne Vendôme, et je revient vers Blois sous une rue de cumulus, 3-4km en ligne droite, avec le vario sur +2m/s. Je tourne Blois à nouveau, et lors d'une spirale, un planeur arrivant face à moi en sens inverse de spirale m'oblige à dégager. Manche en avant, je ne tourne pas pour le garder en visuel. 170 au badin, mais le danger est passé. Je reprends sous le cumulus d'à côté. Je passe verticale du terrain, je contacte Florent. A priori, le 90km est fait, mais je décide de refaire un aller retour vers Vendôme pour assurer le coup. En théorie, ça me fera un circuit de 120km du coup, comme ça, y a de la marge pour que le 90 soit validé. Thomas m'accompagne en Pégase, un peu en dessous. Nous tournons Vendôme, il repart vers blois au nord de la route qui relie les deux villes. Je décide de rester un peu au sud de Vendôme, et pourquoi pas de tirer jusqu'à la Loire. Il me reste plus de 2h à patienter pour les 5 heures de vol. Le pégase de ThomasJe vaddrouille un peu sous les cumulus, et j'observe. Je suis à plus de 1500m de hauteur, à 15km du terrain...et je reste dans ce rayon. Puis le ciel se bâche, un grand voile d'altocumulus empêche toute convection. Misère... Je galère pendant près de 2h dans du 0m/s, parfois un petit 1m/s, Florent me signale un bonne pompe. Je monte à 1650m, un peu de répit... Je cherche, je me bagarre avec des petites ascendances, mais plus rien. Deux planeurs se sont vachés sur des aérodromes, et un troisième est rentré ric-rac. Je ne trouve plus rien, et me pose finalement, après 4h53 de vol. L'épreuve de durée m'échappe pour 7 minutes! Pour couronner le tout, l'atterissage et plus que mauvais, et l'Astir ne fait que rebondir dans les trous de la piste!!! Je sors de mon cockpit, cassé, épuisé! De beaux jours sont annoncés pour plus tard, j'aurais d'autres occasions!
Publié le 09/07/2007 à 03:43
Par Jean-Rémy
La frustration avait commencé hier soir, lorsque la présentatrice de la météo annonce une perturbation « surprise » pour Samedi. Je suis vert…Il y a deux heures encore, Météo France annonçait une journée magnifique ! Les prévisions spécialisées sont plus optimistes que les chaines télé…Je me lève donc ce matin vers 9h, prépare mes affaires et en route vers le terrain. Il y a déjà quelques cumulus dans le ciel, surmontés d’un grand voile nuageux empêchant toute apparition du soleil. Je suis le premier à arriver. Florent arrive peu après, suivi de Jean-Bernard et Nicolas, puis les parents de Florent. Etant donnée la météo pourrie, nous commençons à préparer le camion pour le départ à Blois la semaine prochaine. Florent me montre aussi le pépin du Dimona : un atterrissage dur par vent trop fort à fendu la jambe gauche du train d’atterrissage, tordue. On voit clairement que les roues ne sont plus parallèles. On nous annonce ensuite l’arrivée d’un prototype, prévue autour de 11h. C’est son concepteur en personne qui le pilote, rien que pour nous. C’est un ULM, configuré au choix en « avion » ou en « planeur », avec dans ce cas 40 de finesse !!! Le voila qui surgit au dessus du hangar. Il me fait penser à un Grob 115 au premier abord, mais en beaucoup plus fin. Il est superbe ! Tout blanc, vierge de toute immatriculation. Il vient se garer devant le hangar, et nous l’admirons avec de grands yeux d’enfants. JB est emballé !! Moi aussi à vrai dire… Son équipement n’a rien à envier aux avions actuels équipés glass cockpit (Cirrus, Lancair, Garmin G1000…). Florent part faire un tour dedans, nous gratifiant d’un passage rapide sur la piste. Il est superbe, et tellement silencieux ! Je ressens une chaleur dans le cœur et j’ai la chair de poule en admirant cette petite fusée. En se reposant, son propriétaire/concepteur dit qu’il est heureux de faire la première sortie de l’engin à Soissons. Il a fait 310km pour venir en un peu plus d’une heure !! « Comment s’appelle-il ? -Ben pour le moment il n’a pas encore de nom. » Une caractéristique laisse rêveur : 280km/h en croisière pour 11 litres/heure (un peu moins de 4 litres aux cent). Voila déjà que midi sonne, nous montons au « club house », la maman de Florent nous a préparé un petit casse-croute. Nous revenons dans le hangar, et replions les ailes du Dimona, pour le ranger ensuite dans le hangar. Et nous sortons enfin les planeurs. Le ciel s’est dégagé, le voile d’Altocumulus s’est dégagé, mais on peut en apercevoir d’autres à l’ouest. En gros on sera emmerdés continuellement dans l’après midi. Je prends l’Astir, Thomas un Pégase, Nicolas l’Alliance et JB le LS3. Nous amenons tout ça en piste et le remorqueur arrive. Thomas part devant moi, puis l’Alliance et enfin le LS3. Décollage à 14h40, j’ai l’impression que le planeur « vibre ». Très curieux…puis ça s’arrête. On traverse de grosses pompes, d’ailleurs le Pégase s’est largué bien rapidement juste avant. L’attelage arrive à 600m, et fait un bond. L’aiguille du vario bondit elle aussi, en butée. Vindjiou, ‘doit y en avoir une belle ici ! Le remorqueur fait demi-tour, et je me largue quand le vario décolle à nouveau. Me voila lâché, à 650m. Je ne retrouve pas les +5m/s de tout à l’heure, mais je me contente d’un 2m/s. L’Alliance décolle à son tour, tandis que je cherche à monter le mieux possible. Je me dis que je resterai à l’ouest du terrain, étant incertain du temps, et le vent venant….d’ouest ! JB veut partir sur St-Quentin, mais on n’a pas le même niveau lui et moi ! Je suis encore un petit colibri, et lui déjà un grand Condor !  Le terrain...
Me voila donc en train de vadrouiller à l’ouest, entre 1000 et 1200m. Puis, en volant au gré des cumulus, je me retrouve à l’ouest de Soissons, au nord-ouest du terrain donc. Des cumulus au nord, j’essaie d’aller vers Tartiers. Le temps au sud n’est pas mal non plus, je me dis alors que je pourrais tenter le petit circuit que j’ai voulu faire la dernière fois. Je fais donc mon plafond, et mets le cap au sud, vers Hartennes (20km). Evidemment, la ligne n’est pas droite, on zigue-zague sous les cumulus. J’essaie de rester au dessus de 1000m, tout en faisant un plafond à chaque pompe. J’arrive au plafond, et les prochains cumulus sont à Hartennes ! Me voila parti pour 6km de transition je reste en finesse max. J’arrive au dessus de mon point de virage, avec pas mal d’eau sous la quille, et les cumulus sont présents.  La ville de Soissons en bout de plume, vue depuis 1200-1300m de hauteur...
Retour au nord, mais en voyant toujours autant de beaux nuages, je tente de rallier à nouveau Tartiers, re-20km. Je galère un peu plus au dessus de Soissons cette fois, mais ça passe. Des beaux cumulus se sont formés au nord, c’est à l’est de mon point de virage, mais au moins je pourrais grimper. Je tourne pas mal avec l’Alliance, puis me retrouve seul au bout d’un moment. Je fais un plafond vers 1400m, et mets le cap sur Tartiers. En plus c’est magnifique, un beau cumulus se trouve pile devant moi ! Je fais 3-4 km en ligne droite, en passant par moment dans du 0m/s, le panard ! Verticale Tartiers, rien sous mon cumulus. Tant pis, j’ai encore pas mal de réserve. Cap Vers le sud-est, en grimpant dans ce qu’on trouvera. C’est reparti pour 20km ! Un peu plus galère cette fois. Je ne trouve rien jusqu’au terrain. Heureusement le vent à tourné et vient maintenant du nord-ouest. J’arrive donc aux alentours du terrain vers 1000m, et trouve un petit quelque chose. J’observe les nuages autour de moi en essayant de grappiller le plus de hauteur possible. De bons gros pétards se sont formés à l’est, un peu au sud de Belleu. Je grimpe dans du 2-3m/s, jusqu’au plafond, 1400m. J’ai 10km jusqu’à Hartennes, puis 10km pour le retour au terrain au cas où. Il n’y a que de petits nuages devant moi, et le voile d’altocu est revenu. Bon, que faire. Je suis au plafond, 1400m, je tente mon point de virage. En prenant 20 de finesse, 1100m de donnent 22km, c’est jouable. J’aurais du vent légèrement de dos à l’aller, et donc de face au retour. A finesse max je suis à 37, ca doit passer.  Je pars encore pour 7-8km de ligne droite, en passant par les barbules que j’aperçois. Pas grand-chose, et j’arrive au dessus de Hartennes, avec 1000m à l’alti. 700m exploitables, 14km à finesse 20, je suis à 10km du terrain. J’essaie les cumulus autour de moi, rien… Cap sur le terrain, je n’irai sûrement plus à Tartiers. Verticale de la piste à 700m, 300m perdus sur 10km…Le Pégase de Thomas est plus bas, et entame sa prise de terrain. Un autre Pégase, celui de Jérémy, parti une heure après moi, est plus haut, et cherche aussi des pompes. J’essaie de le suivre un peu, mais je ne trouve plus rien, et mets le cap sur la zone de perte d’altitude. Je commence à avoir mal au dos… J’arrondis au raz de l’herbe, je crois que je n’ai pas sorti assez d’aérofreins, et le planeur glisse un peu à quelques centimètres du sol, rebondit légèrement et se pose enfin, il est 17h50, soit 3h10 après mon décollage. J’ai battu mon record de durée de vol, c’est pas mal du tout ! Mon petit circuit improvisé m’aura fait parcourir 80km en local (*), avec quelques cumulus en plus j’aurais pu viser 100km. Mais c’était un bon vol d’entrainement tout de même, j’en suis très content (et lessivé !) .  La trace GPS de mon vol...
(*) 80km est la distance du circuit, en distance absolue, j’ai parcouru un peu plus de 300km.
Publié le 21/06/2007 à 11:41
Par Jean-Rémy
Belle météo depuis ce matin, des cumulus bien joufflus un peu partout. Un peu bas pour l’instant, mais il n’est que 10h, et les prévisions annoncent les cumulus bas pour le moment. Mais la base des nuages doit monter jusqu’à 1600m d’après les bulletins. En plus de pompes en moyenne autour de 2 à 3m/s, ça s’annonce plutôt bien ! Départ de la maison vers 13h15, j’observe le ciel (et la route aussi, de temps en temps…) : Les cumulus sont un peu montés, et un haut voile de cirrocumulus chapote tout ça. Pour l’instant il n’est pas très étalé, je me dis donc qu’il ne gênera pas trop. Arrivée au terrain, je vois de loin le Dimona devant le hangar. Bernard et Jean-Bernard sont la. Nous sortons L’Alliance et le mettons sur le côté, il ne volera pas. « Tu voles sur quoi toi ? Me dit Bernard _ Je vais prendre l’Astir, tant qu’à faire. » Voila donc l’Hotel Papa devant le hangar. Et voila Christian et Henri qui arrivent. Nous sortons ensuite le Janus pour Jean-Bernard et Henri, le K21 pour Christian, et le LS3 pour Bernard. Jean arrive un peu plus tard, il nous remorquera. Je vais chercher un parachute et la batterie de l’Astir, et je fais ma prévol. Rien n’est cassé, rien d’anormal. On amène les planeurs en piste, le mien est en pole position. Je n’aime pas tellement partir le premier, mais bon. En marchant vers la piste 25, j’ai pensé que je pourrais me faire un circuit d’entrainement en local. Mais les quelques minutes de marche ne sont pas assez pour préparer ça correctement dans le GPS. Tant pis, je choisirais ma route en l’air en fonction des nuages… J’arrive devant mon planeur, je déroule le câble de remorquage, je mets ma licence, ma carte, une bouteille d’eau et mon appareil photo dans les poches de rangement, et j’entends Papa Charlie qui met en route. « Et merde » je me dis, il démarre déjà… J’enfile mon parachute, qui pour couronner le tout, est un modèle que je n’ai jamais mis. « Comment ça se met ce truc ? Ca ça vient la, ça ici, ok… » Me voila sanglé dans mon cockpit, le câble est accroché, et le remorqueur est au point d’attente. Je ferme tout, je fais un CRIS, et je lève le pouce. J’aime pas quand c’est précipité comme ça… « Papa Charlie alignement et décollage 25, remorquage planeur à Soissons ». L’attelage roule, il est 14h45. Je maintiens l’axe, et j’abaisse le nez du planeur, pas trop pour ne pas frotter par terre. 80km/h, je tire doucement, et me voila tracté en rase-mottes, à peut-être 40-50cm de l’herbe de la piste. Le Rallye s’arrache à son tour, et nous voila en l’air tous les deux. A peine la piste dépassée, il est happé dans une pompe assez virulente, à le voir monter. J’arrive dedans une seconde plus tard, et je grimpe sec moi aussi. Ouf ! Ca commence bien ! Un peu plus loin, c’est l’inverse. Mon vario indique un bon 2-3m/s en montée, quand le remorqueur s’effondre devant moi, passant dans une vraie dégueulante. C’est impressionnant, et instinctivement on pousse sur le manche pour ne pas être trop haut (=danger). Il m’est déjà arrivé de pousser si fort que les lanières de mon harnais sont venues virevolter devant mes yeux…un moment impressionnant et inoubliable ! Nous grimpons assez vite, nous voici déjà à 650m. « Hotel Papa de Papa Charlie, je vais aller sous le gros paquet en face. _ Hotel Papa, reçu. » Je me prépare à larguer au battement d’aile, la main à côté de la poignée de larguage. Nous voila sous le nuage, 700m, battement d’ailes, je largue. Le Rallye plonge vers le sol, et j’engage ma spirale. La pompe est timide, mais me fait tout de même monter vers 850m. Le vent vient du sud-sud ouest, je n’irais donc pas trop jouer au nord-est…Je monte péniblement à 900m, et je vois un cumulus bien développé plus au nord. J’y vais. Je tiens ma vitesse de finesse max, 95km/h. Sous ce cumulus, j’arrive au plafond, un peu moins de 1100m. Je vadrouille ensuite un peu autour de cette position, et je décide de tenter un petit circuit local. Partir au sud de mon local, vers Hartennes-et-Taux, puis revenir vers Tartiers, au nord-ouest de Soissons. Grosso modo, ça me fera un aller retour de 35km, et je pourrais ensuite continuer pour arriver à 50km. Partir vers l’ouest aurait été mieux compte tenu du vent, mais les cumulus y sont moins présents. Je fais finalement un point bas à l’ouest de Soissons, 700m. Ca sent pas bon, je reviens au terrain, sur la pointe des pieds. Le LS3 est en dessous de moi, encore plus dans la panade… Je trouve finalement une pompe qui me remonte presque au plafond, et je décide de mettre le cap sur Hartennes, 15km devant moi. Il y a des beaux cumulus sur la route, je pourrais « ravitailler ». J’arrive au dessus de mon point de virage, à environs 1000m de hauteur. Je spirale à nouveau pour remonter, garder de l’eau sous la quille, en essayant de garder la vitesse de taux de chute minimum, 75km/h. Seulement, je sens le planeur amorcer une vrille quand je spirale autour de 75km/h, et moi je cherche à monter, pas à descendre…Je reste donc au dessus de 80 pour être tranquille…pourtant la vitesse de décrochage du bazar est de 60km/h. Je remets le cap sur les cumulus entre moi et Soissons. Le K21 vient un peu tourner avec moi, puis je pars sous un beau cumulus juste à côté. La pompes est meilleure, j'informe le K21 que la pompe est plus vigoureuse, et que le cumulus au dessus de lui se désagrège. Nous entendons alors Bernard sur la fréquence: "J'aimerai bien en avoir moi, des pompes vigoureuses..." Les deux autres planeurs sont du côté de St-Quentin et Chauny. J’arrive sur la ville, toujours autour de 1000m, mais il n’y a pas de cumulus au-delà. Je ne continue pas, me voila à 800m, je ne prends pas de risque inutile. Demi-tour, sous les nuages. Le K21 est en difficultés, il a voulu monter au nord, et se trouve à 400m au dessus de la ville. Il prévient qu’il fera une directe 25 si nécessaire. Pour ma part je tourne un peu à l’est du terrain, parfois dans des pompes timides. Michel, le gardien de la plateforme nous appelle. Roissy vient de fermer la zone, nous n’avons droit plus qu’à 900m sol au lieu de 1500. Tant pis, on fera avec. Mais moi je ne ferai peut-être pas mes points de virage dans ce cas. Je croise le LS3, qui vient voler un peu en patrouille avec moi, profitant de ses passages rapides pour faire des photos. 
Le LS3 et Bernard, qui prend une photo... 
...que voici, de moi en Astir.
Nous spiralons un peu ensembles, puis il repart vers la ville. Je me trouve à l’est du terrain, à 900m. Bernard m’appelle, et me préviens qu’il n’y a aucune ascendance entre la ou je me trouve et le nord-ouest du terrain. « Prends de l’élan si tu veux traverser ! » Bigre…10km de vide ! Un coup d’œil à l’alti, je tiens une pompe qui semble s’essouffler un peu, et me voila à 950m. Je prends un peu de gras pour aller à l’ouest, face au vent, sous les cumulus que je vois au loin. Le voile de Cirrocumulus s’est avancé, et voile maintenant le soleil. La voila la source de nos ennuis ! Le LS3 s’annonce en vent arrière, et le Janus annonce qu’il va faire un passage bas au dessus du terrain. Il est dans l’axe de piste, à 3km. Je suis à sa gauche, 300m plus haut. Puis il pique pour prendre du badin, passe un peu à gauche de la piste et fait sa ressource avant de se poser lui aussi. Je suis le dernier en l’air…Mais pas fier : je suis à environs 8km du terrain, 900m, et le vent de face. Ca va être très serré. J’essaie déjà de rallier le terrain, et si je ne descends pas trop, de rejoindre la ligne de cumulus en face de moi, sur la pointe des pieds, finesse max !! Je passe à la verticale du terrain, je suis à 650m, les cumulus sont à 4-5km de moi. Ca va être trop serré…J’avance un peu, si je ne rencontre rien à 500m, demi-tour. Mon vario fait un tout petit bond, mais retombe aussitôt, et me voila à 500m. Demi-tour, direction la zone de perte d’altitude. Je me laisse descendre lentement, et je me pose en piste 25, en touchant aux plots. Un bon atterrissage pour un vol que je trouve bon lui aussi. Bilan de la journée : un bon vol, 2h35, le plus long de la journée ! Parti le premier, rentré le dernier. J’aurais essayé de grapiller de l’altitude dans des ascendances bof bof, et de faire un petit circuit, pour commencer… Le plus haut plafond a été 1200m, et j’ai eu des Vz à +4m/s.
Publié le 06/06/2007 à 23:35
Par Jean-Rémy
Journée bizarre aujourd’hui… Arrivée au terrain vers midi, Bernard est déjà la, à bricoler sur son BSUS, et Christian s’affaire sur les remorques pour les Pégase. Jean-Bernard, Alain et Henri arrivent un peu plus tard. Le ciel est rempli de magnifiques cumulus, mais la manche a air est presque a l’horizontale et la direction fait des variations de presque 90°, passant du plein axe au plein travers de la piste 07. Ambiance bof, on pense que ça ne vaut pas le coup de sortir les monoplaces, et de toutes façons avec un vent comme ça, je préfère ne pas risquer un cheval de bois avec l’Astir. Puis vient une accalmie…Consultation des prévisions météo, 10kt de vent du nord-nord est annoncé au sol, et jusqu’à 20kt en altitude. Un autre pilote est arrivé avec un VI à faire, et l’autre Christian en a aussi ramené un. On sort donc l’Alliance pour commencer…le reste, on verra plus tard. Jean-Bernard prendra le Janus avec Henri si le temps ne se dégrade pas, tandis que Christian, Alain et moi attendons. Décollage de l’Alliance, nous lui demandons par radio comment est la masse d’air : « C’est super bon ! » Bon, peut-être on va décoller aussi alors. Alain va préparer le K21 et partira seul à bord, et lorsqu’il se posera, Christian repartira avec. Bernard me dit que je peux prendre l’Astir sans soucis, mais le Marchetti est dans le hangar, il faudrait le ressortir. « Pas grave, je prendrai l’Alliance dans ce cas ». Les deux autres biplaces sont en piste, le Janus devant. Il décolle et prend visiblement très vite de la hauteur. Alain décolle juste après.

Alain au décollage...
Une petite demi-heure plus tard, je plaisante « Le janus doit être du côté d’Orléans maintenant…. » Retour de l’Alliance, que prend Bernard pour l’autre VI. Après le décollage, nous le voyons passer vers le sud-ouest, pas très haut…il tourne un peu dans une hypothétique pompe qui ne le fera pas monter, puis se pose. Alain se pose peu après, tout juste avant que je décolle. Christian va prendre le K21 en solo lui aussi.  L'Alliance en finale...
Me voila donc dans l’Alliance, Hotel Quebec. Petite appréhension, car je n’aime pas vraiment ce planeur. Lourdaud aux commandes, le contraire du K21, qui lui est très vif. Appréhension également, car je n’ai pas volé sur ce planeur depuis….facilement 3-4 ans, et je n’ai volé que deux fois dessus. Mais basiquement c’est comme un K21…en plus « pataud » ! Bernard me dit simplement qu’il faut beaucoup plus lui lever le nez au décollage, pour le mettre sur le train principal. La verrière est fermée, le câble accroché. Alain est joueur, et décide de me secouer l’aile en attendant que le remorqueur mette les gaz. Et me voila parti ! La tenue d’axe n’est pas difficile, mais c’est vrai qu’il faut bien lui tirer sur le museau pour décoller la roulette !! Ca tabasse pas mal, à peine décollés, nous traversons une grosse pompe. Premier virage, j’accompagne au manche, et l’Alliance s’incline mollement… Je me largue autour de 650m, la pompe semble bonne. Je vario fait des bonds à 2m/s, mais ce sont plus des bulles d’air qu’une colonne d’air chaud. Je monte péniblement à 750m. Je reviens un peu vers le nord, le vent m’ayant entrainé vers le sud. Je retrouve une ascendance plus franche, qui me monte autour de 900m. Le K21 est plus à l’ouest, en spirale lui aussi, et sous un gros cumulus, bien développé verticalement. Je mets le cap vers lui, et je me mets en spirale en dessous de lui. Je lui demande sa position car je ne le vois plus autour de moi, mais il est déjà parti vers un autre cumulus. Je grimpe tranquillement jusqu’à 1200m, parfois dans du 4m/s. Mon point le plus bas lors de ce vol sera environs 950m. Alain nous appelle soudain à la radio, Roissy à fermé la zone. Nous n’avons donc plus droit qu’à 1050m de hauteur au lieu de 1500. Je suis à 1100 au moment de l’appel, en transition. Manche en avant, et je fonce vers le cumulus devant moi. Petite ressource dans une ascendance, mais je bloque autour de 950m. Le K21 est un peu plus au nord, et le Janus est au dessus de Soissons. Un beau cumulus s’est formé à l’est, ou je me suis largué tout a l’heure. Je vais y tenter ma chance, mai je maintiens péniblement 750m. Je ne trouverai plus d’ascendance lors de ce vol. J’aperçois l’India Delta au nord du terrain, il semble monter. Je le rejoins, mais je ne trouve rien. La fin du vol semble approcher, je mets le cap sur la zone de perte d’altitude, le K21 vole parallèlement à moi, environs 200m à ma gauche, un peu plus haut et sur une trajectoire convergente. C’est tout simplement superbe, même si ce n’est pas le plus gracieux des planeurs. Mon seul regret : ne pas avoir embarqué mon appareil photo ! J’arrive en zone de perte d’altitude à 350m, je fais un petit tour et entame ma vent arrière. « Soissons, planeur Hotel Quebec en vent arrière pour la 07 ». J’arrive en fin de branche sans avoir perdu d’altitude, Christian qui s’est posé 10 minutes après moi à eu la même chose. Je maintiens 100-105 à cause du vent, et je pose impeccablement l’Alliance, et je dégage la piste sur l’élan de la machine. J’ouvre la verrière, me revoilà sur le plancher des vaches, et non pas aux vaches ;). Je tapote doucement le planeur, « merci pour le vol mon gros » ! (Je sais, je parle aux avions, je suis bizarre….mais chez moi c’est naturel…).  L'Alliance à l'arrondi...ce n'est pas mon vol, j'ai simplement pris la photo...
Tout le matériel est rangé, les housses sur les ailes, fermeture du hangar !
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