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Publié le 25/05/2007 à 10:48
Par Jean-Rémy

On ne s’est pas vraiment donné rendez-vous en ce jeudi. Il y avait hier Phil, J-B, Michel, Henry et J-J au terrain, mais la météo pourrave nous a fait repartir chez nous vers 16h. Seul Michel à dit « A demain, si il fait beau ».

Aujourd’hui il fait beau, je pars donc de chez moi vers 13h. Sur la route, presque à mi-chemin, je vois un avion sur ma droite. Dérive arrondie, moteur en étoile,c’est Michel ! Il vient avec son Cessna. Je n’accélère pas trop, car plus trop d’essence dans la voiture. Si la loupiotte de réserve s’allume avant Villers-Cotterêts je m’y arrête.

J’arrive au terrain sans escale, et il n’y a que le C195 devant moi. Personne d’autre n’a prévu de venir. On passe des coups de fil à droite à gauche….D’abord un remorqueur, sinon, pas de vol à voile. Phil ne peut pas, on appelle Jean qui arrive 30min plus tard, nous remorque et s’en ira. Bon, avec d’autres pilotes ce sera pus drôle. Henry ne peut pas, J-J est injoignable, Momo est trop loin, mais J-B répond présent. Trois pilotes pour la journée.

Michel et moi descendons dans le hangar, on ouvre les portes et commencons à sortir les planeurs. Je prendrais l’Astir, lui un Pégase, le B217. Le LS3 étant au fond derrière deux biplaces, nous nous disons que J-B prendra l’autre Pégase très facile d’accès. On commence par sortir le Rallye, puis le Dimona. Vient ensuite l’Astir. Pouah, ses ailes sont vraiment dégueulasses ! Au menu, de la poussière, quelques brins d’herbe….Il aura droit à un petit nettoyage avant le vol. Le Pégase est sorti lui aussi, non sans une petite manœuvre. On emmène déjà mon Hotel Papa en piste, la 25. Pas de chance, faudra marcher aujourd’hui. Nous revenons au hangar, J-B et Jean sont arrivés. On sort le deuxième Pégase, et on emmène tout ça en piste.

planeurs en piste

Les trois planeurs en piste, moi devant "mon Astir"

Je fais ma prévol. La première que je fais vraiment depuis 2 ans. Mais j’avais suivi Florent pendant qu’il en faisait une, et ça m’est revenu tout seul. Rien à signaler, pas de chocs, tout tient bien en place.

Michel est installé, il part le premier. J’accroche le cable au remorqueur, Papa Charlie, et je file vers mon Hotel Papa. Michel décolle, je m’installe. J-B me tiendra l’aile, et il décollera au centre de la piste, aile posée par terre. Ca fait deux ans que je ne me suis pas installé aux commandes de l’Astir. J’ai la même sensation que lors de mon premier vol dessus. L’instructeur me disait que ca vole comme le biplace, mais c’est une machine nouvelle pour moi. Et comme c’est un monoplace, pas de double possible, on est laché avec les fauves en somme. On se sent un peu comme les pilotes d’essai, qui dès ce premier vol sur l’oiseau vont le découvrir, apprendre ses réactions…Mais les réflèxes reviennent vite. Compensateur aux 2/3 arrière, je me tasse au fond de mon siège et c’est parti. Aérofreins rentrés et verrouillés, pouce levé, et le remorqueur met les gaz.

Le badin grimpe…40, 50, 60km/h, je pousse déjà un peu sur le manche pour me mettre en ligne de vol…j’attends 80 pour tirer doucement en arrière et rester à 1 ou2m au dessus du sol. Le remorqueur décolle lui aussi, et nous voila à 120-130km/h en montée. On passe par quelques ascendances…Le vent est quasi-nul, venant du nord-nord ouest. Je me largue vers 650m, mais sur le coup je pensais avoir fait le mauvais choix. J’ai senti la masse d’air pousser sous moi, mais après avoir décroché le cable, pas grand-chose…En plus de ça, de la buée s’est formée en un instant sur ma verrière, je vois plus rien devant moi. Vite la ventilation ! Tu parles, le planeur au soleil avant le décollage, et maintenant il fait entre 16 et 20°C, et j’avais fermé ma vitre latérale pour mieux entendre la radio.

J’allume le vario électrique et je spirale. Je déserre quand mon vario passe positif puis hop, remise en virage. J’en tiens une timide, pas plus d’1m/s, mais je tiens et je grimpe jusqu’à 800m.

J’ai du mal a faire des mises en virage propres avec ce planeur, je crois que je mets trop de pied. En faisant un virage à droite, je constate que le palonnier droit est plus « dur » que le gauche, alors qu’au sol on ne sent pas de différence. Mais j’ai toujours connu ça sur ce planeur.

En fait, je passe mon vol à aller et venir entre deux cumulus qui naissent et meurent à tour de rôle. L’un est pile dans l’axe de la piste, l’autre est un peu plus au nord. Dès que j’arrive au plafond je file sous l’autre nuage, et ainsi de suite. Et on voit comme ça la vie des nuages. Une barbulle apparaît, on va spiraler dessous, et le nuage formé en quelques minutes se désagrège ensuite, et disparait. Ainsi va la vie pourrait-on se dire. JB vient spiraler un petit moment avec moi, et file vers l'est.

JB spirale

J’ai fait quelques erreurs pendant ce vol, qui m’auront sûrement été « fatales » Je n’ai pas attendu d’arriver au plafond pour aller chercher une autre ascendance. Et en arrivant sous le nuage, rien. Sans compter l’altitude perdue lors de la transition…Donc retour illico-presto sous le nuage précédent, s’il n’a pas disparu entre-temps…

Et une fois de trop, j’ai voulu être trop téméraire, « espérer une bonne pompe ». 500m à l’alti, rien. Cap sur la zone de perte d’altitude, au dessus d’une ferme. Avec un peu de chance ça déclenchera quelque chose. Mon vario fait effectivement un petit bond dans le positif, le temps d’enrouler ma spirale et ça dégringole à nouveau. Bilan de mon tour : j’ai perdu de l’altitude. 400m, je continue à descendre. J’entemmerai ma prise de terrain juste avant 300m.

Sortie de virage, un DR400 est passé en dessous un peu plus loin, et vient de s’annoncer en vent arrière. Il fait des tours de piste. J’entamme ma vent arrière, je me dis que si mon vario bondit, je tente. Si le tour est positif, j’essaie de raccrocher. Si négatif, je continue ma prise de terrain. Je sens une poussée venant d’en dessous, mise en virage, mais la vario ne bouge pas de son -1m/s. Coup d’œil sur l’alti peu avant de boucler mon tour : bilan négatif. Je m’annonce à la radio « Soissons, planeur Hotel Papa en vent arrière pour la 25, j’ai visuel sur le DR400 en début de base ».

La piste est sous mon aile, je vire en base, et je m’annonce. Je vois le DR400 en finale qui entamme un 360 par sa gauche, il m’a donc vu. Je sors mes AF, et vais chercher un petit 90km/h. Je vise la petite bande blanche au milieu de la piste, je tiens mon 90. Arrondi, pleins AF…le planeur flotte à quelques centimètres du sol, la vitesse baisse. Je maintiens le nez légèrement levé et la roue touche l’herbe. Manche au ventre, frein et je dégage la piste pour la laisser au Robin. A peine arrêté, j’entends JB a la radio : il est grimpé à 1100m !!

Je ne suis pas mécontent de ce vol.

Le décollage s’est très bien passé, j’espérais faire plus d’une heure de vol, j’en ai fait 1h25, j’aurais aimé faire plus encore, mais mes erreurs m’ont couté de l’altitude, et ça ne pardonne pas. L’atterrissage était impeccable à mon gout.

Michel et JB se sont posés une heure après moi. Rangement des machines, femeture, et tout le monde rentre chez soi.

Publié le 20/05/2007 à 20:07
Par Jean-Rémy
Un article un peu hors-sujet, puisque ce n'est pas en planeur que j'ai fait ce vol


Jusqu’au dernier moment ce rendez-vous pouvait être annulé…

Je me lève à 6h30 et prends ma douche. Dehors, une couche de nuages blancs-gris chapote la campagne Betzoise (tiens, ça donne Betz-Oise !). Vincent et Patrick sont déjà sur MSN, sûrement en train de parler de la météo. Autour de 7h, décision finale : GO !

Je range mon PC et je file vers la gare.

Deux heures plus tard, j’arrive à l’endroit du rendez-vous convenu avec Vincent, qui arrive une minute plus tard. Nous partons vers St-Cyr pour ce vol vers Persan-Beaumont.

Arrivée au terrain, Vincent sort les dernières prévisions, TEMSI et NOTAMs, et voila Patrick qui arrive.

On sort le Juliet Lima du hangar, Vincent fait la prévol sous l’œil de deux paires d’yeux attentifs, puis on s’installe à bord. Briefing avant décollage, mise en route et nous voila partis. Je voulais presque lancer un petit « Bora Tour, Echo Delta Mike au parking…. », mais je sais aussi garder mon sérieux J

On roule vers la 30 gauche, dernières vérifications moteur, pas d’alarme, les aiguilles sont dans le vert. La tour nous autorise à nous aligner derrière un DR221 en finale, puis au décollage une fois la piste dégagée.

115km/h, l’avion s’arrache de la bande de gazon et le Commandant Vincent va chercher les 130. Je trouve l’incidence assez élevée, mais l’avion grimpe vite et j’entends dans l’intercom « C’est une fusée ce 180ch ! ».

La visi n’est pas catastrophique, mais pas exceptionnelle non plus, et le plafond pas beaucoup plus haut que nous. Nous approchons de Pontoise, Vincent contacte l’approche et nous avons un code Transpondeur. Mais gros imprévu, on nous demande de monter à 2500ft pour le transit à la verticale. Or, nous somme à 1500ft et le plafond doit être à 1600…. Vincent le signale au contrôleur, qui nous fait passer par le point Echo.

Sortie de la zone de Pontoise, cap sur Persan-Beaumont. Très vite, on aperçoit des avions un peu partout autour de nous, autant dire que les yeux font pas mal de gymnastique. « Trafic à une heure. – Vu ! ».

On fait une verticale du terrain, puis l’intégration en prenant soi d’éviter les villages comme prescrit sur la VAC. Vincent pose l’avion sur la 28 dure, et on rejoint le parking ou nous attend Ludo.

Discussion au bar (de l’escadrille), coupée par un Baron au roulage vers la piste. « On joue vraiment pas dans la même ligue » lance Vincent. Tu m’étonnes….! Ca fait du bruit au décollage, mais qu’est ce que c’est beau !

Retour à l’avion, j’échange ma place avec Patrick, et je sors mon appareil photo. Je vais pouvoir mitrailler maintenant !

On roule vers la piste, même rituel avant-décollage…dernières checks, pas d’alarme, tout dans le vert.

On décolle, direction Pontoise puis St-Cyr. Le plafond est monté, et nous passons cette fois verticale du terrai avant de prendre cap vers le sud. Notre pilote est un peu malmené par le vent et les turbulences, mais s’en sort très bien !

Le vol a l’air de défiler à toute vitesse, je suis même surpris d’être déjà dans le circuit de St-Cyr. On se pose sur la 30 droite, et retour au parking.

Outre le plaisir que j’ai eu à faire ce vol (je dis pas ça pour rassurer Vincent ;-) ), j’ai plus retenu un aspect « technique » que la simple contemplation du paysage.

Déjà, ça m’a fait vraiment bizarre de piloter avec les pieds posés par terre, pas du tout naturel pour moi. Ensuite, l’avion était plus lourd aux commandes qu’un planeur, moins « agile », mais une demi-heure n’est pas non plus beaucoup pour se faire une opinion fiable je pense. Et surtout, je l’ai trouvé beaucoup moins stable qu’un planeur. Malgré les ailes courtes, je le sentais beaucoup plus balloté par les turbulences.

Voila pour l’aspect purement aéronautique.

Ensuite évidemment, la rencontre de deux amis, tous deux très sympathiques et chaleureux ! Vivement la prochaine !



Je n'ai pas pu mettre de photos ici, mais vous pouvez en voir sur les blogs

de Patrick , http://edm910.blog.fr/

et de Vincent, http://20-100-video.blogspot.com/ (n'y ratez pas la vidéo)

Publié le 06/05/2007 à 23:19
Par Jean-Rémy

Une couche uniformément grise et basse bâche le ciel ce matin. J’hésite franchement à aller au terrain. Je saute sur mon ordinateur, et vais consulter les différentes prévisions météo. Météo France prévoit une journée ensoleillée, les prévisions vélivoles annoncent des thermiques purs, un ciel voilé et des pompes pas terribles.

Je m’habille finalement, et vais au terrain en passant par la Mairie de Betz. Sur la route, j’arrive à apercevoir des trous de bleu dans la masse de stratus. Un espoir….

J’arrive vers 9h45, peu de voitures au parking. Je me dis que vu le ciel, peu de monde. Je vois Michel, le gardien de la plate-forme. Selon lui, le voile devrait se lever et la journée ne devrait pas être si mal. Demain par contre, pas la peine d’espérer voler.

On ouvre le hangar, on sort les remorqueurs, et voila déjà l’heure du briefing. Comme ce que j’avais vu le matin, la prévision est plutôt bof-bof. Ciel voilé, peu de thermiques, pas d’espoir de cumulus a cause d’un point de rosée trop faible, donc masse d’air trop sèche. Le vent est toujours aussi fort, entre 10kt au sol, et 20 en altitude. Je ne m’attarde pas sur le circuit du jour, je me demande plutôt comment je vais arriver à faire mes 5 heures pour renouveler ma licence.

Didier me propose de faire un vol de contrôle avec Phil aujourd’hui, pour ne pas arriver en butée de licence. Comme ça, je n’aurais pas à galérer pour faire mes 5 heures.

Denis, co-organisateur du concours, me demande de l’aider pour la mise en piste des planeurs. On file donc en 25 avec sa voiture, prêts à placer les machines sur la grille. Ca se passe correctement, par moments un peu stressant (quand ils arrivent à 3 en même temps), et on veille à laisser une grande place pour l’ASH 25 et ses grandes plumes (celui qui concourt est une version 26,6m – d’envergure).

Je mange vite fait bien fait mon casse croute, et voila déjà l’heure du départ. Aujourd’hui, je serais sur la golfette afin d’aller chercher les planeurs qui n’ont pas réussi à accrocher. Seulement 3 se reposeront avant de repartir. Tous les planeurs enroulent des pompes tels des oiseaux, puis certains seulement s’en vont tourner leur circuit. C’est assez risqué vu la météo, et on commence à parier sur le nombre de vachés.

Tous dans la pompe

Un planeur fait son circuit et se pose, je file le chercher. Son pilote me dit que c’est difficile, et qu’en plus il a pris un gros trou pendant le décollage : tous ses instruments se sont décrochés, son PDA-GPS est mort. Il va prévenir Florent, et tout le monde part constater un gros trou d’environs 10cm de profondeur de 30cm de large sur le piste, du côté ou décollent les planeurs.

L’ASK21 est arrivé en piste entre temps, et Phil va partir en vol de contrôle avec Alain, puis ce sera à mon tour. 25 minutes plus tard, India Delta s’annonce en vent arrière. Je vais les chercher, et on réaligne le planeur sur la piste. J’enfile le parachute, l’écarte le harnais et je m’installe. Le dossier réglable et amovible est installé. D’habitude je vole sans, je n’en ai pas besoin a cause de ma taille. La, je me dis que ca gênera pas, il est ajusté au minimum. Je règle le palonnier, et je fais mon CRIS, checklist avant décollage. Le remorqueur démarre…

Je ferme la verrière, et je constate un peu angoissé que mes genoux touchent le tableau de bord. Bordel de siège, maintenant je sais que je dois absolument l’enlever pour voler sur ce taxi. J’essaie le débattement des commandes, ca va. Ca sera soit le compensateur, soit les aérofreins et largage. Mais comme on n’utilise pas ces commandes en même temps, ça va. Mais je me sens tout de même à l’étroit. Imaginez David Douillet ou un rugbyman conduisant un Austin Mini ou une Fiat 500, eh bien j’avais la même sensation !!

Le décollage se passe bien, je suis le remorqueur qui sautille sur les pompes 60m devant moi. Phil de dit de larguer à environs 700m. J’enroule la pompe, et monte lamentablement à 750m. J’essaie de me recentrer et trouve un truc pas mal, 1 à 2m/s. J’enroule, et je peine à remonter de 550 à 700m. L’Alliance, piloté par Bernard, arrive vers nous. On est au dessus de lui, mais je préfère sortir de ma pompe plutôt que de me retrouver au dessus de lui, sans le voir. Phil me dit que j’étais au dessus, que j’aurai pu continuer, mais j’ai tout de même bien fait de jouer la sécurité. Il me dit ensuite de faire un peu de maniement, et puis qu’on peut aller se poser. Il me pose deux-trois questions sur la hauteur et l’éloignement du terrain, en vue de préparer ma formation du vol en campagne.

J’annonce mon intention de commencer ma prise de terrain à 400m et à 100-105km/h à cause du vent fort. Il me dit que 300m sont largement suffisant. Bon, je fais un tour de plus dans la zone de perte d’altitude. Je commence à branche de vent arrière, il me demande ce que je fais si je suis ici à 150m. Je dis qu’à cette hauteur, je me pose en 07 malgré le vent. Il me fait remarquer que je peux aussi faire ma vent arrière plus près de la piste, et finir en PTU. Il me demande aussi quel champ je choisirais en dernier recours. Nous sommes déjà au milieu de la vent arrière, et s’est en l’entendant s’annoncer que je réalise que j’ai complètement zappé la radio. Je fais l’atterrissage, et tout de suite il prend les commandes pour dégager la piste au plus vite. On ouvre la verrière, et il remplit le sacrosaint papier jaune me permettant de renouveler ma licence. On retourne au bord de piste, je lui sors ma licence et mon carnet de vol. Michel, alias Hans, lui sort encore un compliment sur moi, à propos de notre vol dans son Cessna…quel flatteur !!

Le K21 repart avec Clémence, et Didier nous appelle signalant qu’il s’est vaché. Nous avons vu deux ou trois planeurs se vacher en direct, à environs 10km du terrain. Je vais faire le dépannage avec Christian. Au retour, Phil nous dit que l’épreuve au concours pour demain sera un triangle de 250km, épreuve de vitesse des voitures tractant les remorques des planeurs.

Duo Discus atterro

Le Duo Discus de Péronne qui se pose...

Je désarme l’India Delta, et le nettoie. Ses ailes sont pouraves, un petit coup d’éponge doit leur faire le plus grand bien !

Tout le matériel est rangé, et l’ASH25 est le seul concurrent parti en circuit à être rentré, après 5h de vol. Il nous gratifie d’un passage au dessus du terrain avant de se poser (je ne peux pas poster la vidéo...)

Publié le 01/05/2007 à 23:46
Par Jean-Rémy

Départ de la maison vers 9h15, j’arrive au terrain à 9h45. Déjà pas mal de voitures sur le parking, j’aperçois le Dimona devant le hangar. Bonjour à tout le monde, Jean-Bernard me propose un café…

 

Florent et Jérémy préparent l’épreuve du jour, pendant qu’avec J-B, Laurent, Didier et Momo, nous sortons les planeurs et les avions.

10h30, briefing. Je serais cette fois bien à l’écoute, puisque je pars en circuit sur le Janus avec J-Bernard. Encore une journée à thermiques purs, vent fort, entre 10 et 20kt du nord –est…

Les organisateurs nous ont préparés un petit circuit. Départ de Soissons, cap au 142 vers une aire de repos sur l’A4, puis on remonte au 30 environs vers la ville de Fismes, ou habite d’ailleurs JB, puis retour à Soissons en passant à nouveau par l’aire de repos. Le circuit ressemble à un « V » en gros…les deux branches font environs 30km, donc 120km au total. Décollage prévu à 13h30.

Une fois les pilotes sortis de la salle, JB et moi nous nous asseyons et traçons notre trajet sur nos cartes. Faudra que je m’achète une1 :500 000 aéro ! Une fois tout cela mis au clair, je vais en ville avec Momo pour acheter des casse-croutes. De retour, je mange évidemment ma demi-baguette, puis j’essaie de régler le GPS que vient de s’acheter mon père, un petit truc de randonnée. Je découvre l’utilisation. Assez simplement, j’entre les coordonnées des points de virage, puis je fais une route passant par ces points.

Il est déjà l’heure d’aller se préparer. JB fait la prévol du Janus, puis nous mettons nos parachutes et on grimpe dans l’Hotel Bravo, aussi appelé Yankee 2 (pour ne pas se tromper si deux immatriculations se ressemblent, les planeurs ont en général des lettres/chiffres sur la dérive, dans notre cas, Y2. Le Pégase piloté par Didier, Fox Charlie, s’appelle Bravo 217, B217). C'est la tout première fois que je m'installe aux commandes du Janus (sur la photo, je suis à l'arrière).


Equipage qui tue!


Les premiers planeurs sont remorqués vers 14h, les gendarmes ayant contrôlé les trois avions remorqueurs. Ils peinent à monter à cause des thermiques purs. Nous décollons à 14h20. On gimpe laborieusement au milieu des autres planeurs, que j’annonce : « planeur à 10 heures, au dessus ! ». Je ne me sers finalement pas du GPS, a vrai dire je l'ai plus emmené pour essayer qu'aute chose, et la il y a trop a faire...

Une fois tout le monde en l’air, l’épreuve est ouverte, autour de 14h55. JB a déjà fait grimper le Janus vers 1100m, dans une pompe avec Didier, l’ASH25 et d’autres…Nous mettons le cap sur notre premier point de passage. Il me passe les commandes pour la transition, et me dit de tenir 110-115km/h pour avoir la finesse max. Comme prévu avant le vol à cause du vent, on prend une route légèrement à l’est du tracé GPS, comme ça on ne dérivera pas trop loin. On essaie d’attraper quelques pompes pendant la croisière, mais elles ne valent rien. Jean-Bernard peste aussi sur le DG505 qui nous empêche plusieurs fois de spiraler à cause de sa trajectoire convergente. Nous arrivons en vue de Fère-en-Tarcenois, et on prend cap au sud, vers l’aire d’autoroute. Le logger bipe, indiquant que le point de passage est validé, on revient vers notre pompe avant de filer vers Fismes.

Seulement, ca ne se passe pas comme prévu pour moi. Je commence à me sentir un peu mal, pas au mieux de ma forme. J’ai beau respirer de l’air frais, boire une gorgée d’eau, ca va pas. J-B me passe les commandes.

« Pas tout de suite…

_ Ca va ? Tu te sens mal ? _

Ouais, la ca va pas terrible…j’essaie de m’aérer un peu….

_ T’hésite pas à dire si ça va pas hein, je mettrai le cap sur Soissons.

_Ca va encore pour le moment. »

Je continue à essayer de respirer de l’air frais par la petite fenêtre, ouverte depuis un bon moment, mais ca ne passe pas. J’essaie de piloter un instant pour voir, ça passe très légèrement.

Mais à la pompe suivante, je lui dis que la ça ne va pas. Mon ventre commence à gargouiller, c’est pas bon signe. Au cas ou, j’ai des pochettes pour vomir…

« Jean-Rémy, appuie sur le 2e bouton du logger, et donne moi le cap pour Soissons.

_ 290°, on est à 23km.»

Ayant réussis à conserver une bonne altitude jusqu’à Fismes, JB accélère en gardant la meilleure finesse pour arriver au terrain.

Nous nous posons environs 10 minutes plus tard. Ca va un peu mieux. Je suis désolé pour lui de l’avoir fait atterrir, la même chose lui est arrivée avec Jérémy hier. Il me dit que ce n’est pas grave, que c’est dommage que je n’ai pas pu apprécier le vol. En plus d’être un super pilote (ancien sur Mirage III), c’est aussi quelqu’un d’extrêmement sympathique et de très humain.

Je pense que le peu de sommeil la nuit passée, le manque d’accoutumance au vol, et la chaleur m’ont été néfastes. Je trouvais aussi ma position inconfortable à la longue. Le prochaine fois en Janus, je prendrais des coussins !

On ramène le planeur au seuil de piste, et Didier appelle le starter : il vient de se vacher au sud-ouest de Fismes. Momo me propose d’y aller avec lui. Ca me changera les idées, et puis ca sera mon premier dépannage en campagne. Jean-Bernard qui habite à côté nous guide sur place, et rentre chez lui.

De retour à Soissons, on range les planeurs et retour à la maison. Ce soir gros dodo, et demain j’appelle Florent pour lui dire si je viens ou pas.

 

Bilan de la journée : un superbe vol en prévision qui n’est malheureusement pas allé à son terme « à cause » de moi. Mais comme j’ai dit à JB, je serais plus costaud pour le prochain.

Publié le 01/05/2007 à 02:21
Par Jean-Rémy

Nouvelle journée vélivole aujourd’hui.

 

Ca avait plutôt mal commencé ! Je me lève à 8h40 au lien de 8h20, pour parti à 9h… Bon, c’est pas trop grave, les choses sérieuses ne commencent qu’à 10h30.

Arrivée au terrain, on commence à sortir les machines, et il est déjà l’heure du briefing météo. Tout le monde se retrouve encore dans l’atelier. Les prévisions ne sont encore pas très réjouissantes…thermiques purs annoncés, et environs 10 à 15kt de vent, jusqu’à 20 en altitude. Les organisateurs se demandent une fois de plus si l’épreuve doit avoir lieu.

Après quelques minutes, il est décidé de mettre les planeurs en piste, décollage prévu à 13h. On profite du temps qu’il reste pour sortir les planeurs école, et avec Clémence, je nettoie l’Alliance, malencontreusement « repeint de vomi » lors d’un VI (vol d’initiation) hier. C’est assez laborieux, il y en a partout ! Sur le tableau de bord, la verrière, les ceintures, le siège, le parachute…Mais nous en venons à bout !

 

Didier me rapporte un sandwich, et Denis m’affecte à l’accrochage de câble avec Clémence et Charles pour la mise en l’air des planeurs participant à la compèt’. Trois remorqueurs vont se relayer pour faire décoller le plus vite possible la grosse dizaine de planeurs alignés.


piste


13h, le décollage est repoussé de 15 minutes, toujours à cause de la météo. Les premiers départs se feront finalement vers 13h50. Les pompes sont rares, et les thermiques purs ne facilitent pas les choses. Un planeur se pose 20 minutes après le décollage, les autres accrochent laborieusement.


atterro


Toutes les machines sont envoyées en l’air, la dernière étant l’impressionnant ASH25 : 26,7m d’envergure, 600kg au décollage, et 57 de finesse. Le Rallye doit mettre les gaz sur freins pour pouvoir le décoller avant d’effacer toute la piste.

 

Voila, tout le monde est en l’air. Le « staff organisation » peu souffler un peu, en veillant aux messages radios signalant d’éventuelles vaches (pas les animaux hein, mais les atterrissages en campagne).

On finit de pousser un planeur ou deux, Bernard doit faire un vol d’essai de son Marchetti S208 et crie     « Quelqu’un veut faire un tour en Marchetti ? ». Trop tard pour moi, l’avion est déjà plein. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

On amène le K21 en piste pour les vols de double, et nous attendons le retour de Bernard pour remorquer. Florent fera l’instruction.

 

Retour de Bernard, le K21 est mis en piste, Clémence s’installe et c’est parti. Je retourne en bord de piste près de la « tour de contrôle », retrouver Maurice, Michel et les autres…

Ce dernier me propose un tour dans son Cessna pour aller voir ou sont les planeurs en vol, que j’accepte de suite pour plusieurs raisons :

_ Premièrement, proposé comme ça, ca se refuse pas.

_ Ensuite, j’ai pas souvent volé en petit avion.

_ Et surtout, par-dessus tout, son avion est un Cessna 195, le seul de France, il n’en reste que peu en état de vol dans le monde.

Cessna 195

Il fait la prévol, et on monte à bord. Première impression : on est bien assis, mais on voit pas grand-chose. Les ailes hautes masquent pas mal, le gros moteur cache tout ce qu’il y a devant, et les fenêtres sont petites. Ca change de la bulle en plexiglas du planeur.

Michel me passe la carte, « tu fera la nav ? – Ok, pas de soucis ! ». Checklists, tout le tutti, et on démarre le gros moteur en étoile. Ca fume, ça tousse, ça vrombit et ça ronronne ! On continue les essais et checklists…les températures sont ok, on peut rouler.

« Soissons, Fox Roméo Sierra roule pour la 07 ». Je regarde à droite, Michel regarde a gauche si il n’y a personne. Son avion rutilant est une véritable attraction pour ceux qui ne le connaissent pas !!

On s’aligne, et on met les gaz ! Le son des 300cv du gros moteur est impressionnant, curieux et nouveau. Nous montons tranquillement vers 1500ft, et prenons cap au nord vers Saint-Quentin.

« Tu le prends ? – Je l’ai ! ». Je tiens l’altitude et le cap, je jette de temps en temps un œil au badin, et je cherche les planeurs autour de nous. On appelle Didier pour savoir ou il se trouve « Au dessus des éoliennes à l’ouest de St-Quentin ». Ce vol, Soissons- St Quentin avec ce vieil avion à moteur en étoile me rappelle un vol que j’ai fait sous FS récemment, avec le Yak-12. Mais quel bonheur, c’est infiniment plus prenant de le faire en vrai !

Le pilotage de cet avion change bien du planeur, avec son volant et la vue comme je l’ai décrit plus haut. Mais il est très agréable à piloter !

On arrive près de St-Quentin, Michel reprend les commandes, et commence à enrouler une pompe en dessous d’autres planeurs. J’en profite pour prendre des photos des machines que nous doublons ou croisons. Nouvel appel pour Didier, il se trouve maintenant plus au nord, on y va.

Visuel ! Didier est dans une pompe avec un autre planeur, nous arrivons sur sa gauche, et je fais quelques photos. Avec l’appareil 10Mpix, ca fait un poster superbe !!!

B217 Didier

Encore quelques photos, et cap retour vers Soissons.

« Bon, tu le reprends ? Essaie de tenir -400 pieds/minute, et tu restera à 1500ft ». Il entre LFJS sur son GPS, et me dit de prendre 20° à droite. Je tiens le Cessna à -400fpm sur le 175. A Coucy-le-Château, nous croisons un planeur qui ne semble pas être à plus de 3-400m d’altitude…

On survole Soissons, puis verticale terrain et intégration pour atterrir en 07. Michel me dit que c’est une chiasse à poser, et il pose son avion en faisant un rebond ou deux…

On arrive au parking, le moteur doit tourner deux minutes et on coupe tout. Merci Michel pour ce vol superbe !

 

Je retourne au seuil de la 07, Michel s’empresse de dire à Bernard que je me « démerde super bien, je lui dis de tenir le vario à -400, je jette un œil dehors, et en regardant le vario : -400 pile poil ! ». Le genre de phrase qui fait bien plaisir du haut de mes 70 heures de vol J

 

Florent revient de son vol d’instruction avec Charles, et me demande si je veux partir seul ou s’il vient avec moi. « Ben il y a pas mal de vent aujourd’hui, donc je préfèrerais faire un tour avec toi ».

Nous voila brellés dans le K21, et nous partons pour 15 minutes de vol, il n’y a plus de pompes. Mais à vrai dire, j’attends de ce vol de réussir mon approche avec le vent. J’annonce qu’à cause du vent je commence ma vent arrière à 350 m, et je pends 100 comme vitesse. J’arrive un peu haut, mais avec le vent c’est mieux. Je corrige sur les conseils de Florent, et je pose l’India Delta proprement à mon goût. Il me propose de repartir tout seul, ce que je fais. On remet le planeur en piste, je m’installe et c’est parti. Je suis le remorqueur, beaucoup plus facilement du fait de la meilleure visibilité, et je largue lorsqu’il bat des ailes. J’essaie d’enrouler la pompe, mais je la perds. En même temps, à 18h, je n’attends plus grand-chose…c’est fini. Je suis à 500m, direction la zone de perte d’altitude. Même schéma, je commence mon circuit de piste autour de 350m. Je refais la même approche que tout à l’heure, j’arrondis, et le planeur fait un tout petit rebond. Pleins AF, manche et ventre et frein…

La golfette arrive, on ramène les planeurs au hangar. L’ASH25 arrive peu après, mais rebondit plus violement sur la bosse au seuil de piste. Ses ailes, très longues, battent : avec leur flexibilité, on croirait voir un oiseau battre des ailes ! Impressionnant, mais c’est prévu pour !

Bilan de la journée: tous les planeurs partis en circuit se sont vachés, sauf deux ou trois. Les autres sont restés en local.

 

On range toutes les machines, on fait les paperasses, et direction les tables pour un dîner dans la rigolade et la bonne humeur. Florent me propose pour demain de voler dans le Janus et de faire un vol en campagne pour le concours. J’accepte ! En deux jours, j’aurais volé sur deux machines volantes nouvelles pour moi ! Quel bonheur !

A suivre…

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