Nouvelle journée vélivole aujourd’hui.
Ca avait plutôt mal commencé ! Je me lève à 8h40 au lien de 8h20, pour parti à 9h… Bon, c’est pas trop grave, les choses sérieuses ne commencent qu’à 10h30.
Arrivée au terrain, on commence à sortir les machines, et il est déjà l’heure du briefing météo. Tout le monde se retrouve encore dans l’atelier. Les prévisions ne sont encore pas très réjouissantes…thermiques purs annoncés, et environs 10 à 15kt de vent, jusqu’à 20 en altitude. Les organisateurs se demandent une fois de plus si l’épreuve doit avoir lieu.
Après quelques minutes, il est décidé de mettre les planeurs en piste, décollage prévu à 13h. On profite du temps qu’il reste pour sortir les planeurs école, et avec Clémence, je nettoie l’Alliance, malencontreusement « repeint de vomi » lors d’un VI (vol d’initiation) hier. C’est assez laborieux, il y en a partout ! Sur le tableau de bord, la verrière, les ceintures, le siège, le parachute…Mais nous en venons à bout !
Didier me rapporte un sandwich, et Denis m’affecte à l’accrochage de câble avec Clémence et Charles pour la mise en l’air des planeurs participant à la compèt’. Trois remorqueurs vont se relayer pour faire décoller le plus vite possible la grosse dizaine de planeurs alignés.

13h, le décollage est repoussé de 15 minutes, toujours à cause de la météo. Les premiers départs se feront finalement vers 13h50. Les pompes sont rares, et les thermiques purs ne facilitent pas les choses. Un planeur se pose 20 minutes après le décollage, les autres accrochent laborieusement.

Toutes les machines sont envoyées en l’air, la dernière étant l’impressionnant ASH25 : 26,7m d’envergure, 600kg au décollage, et 57 de finesse. Le Rallye doit mettre les gaz sur freins pour pouvoir le décoller avant d’effacer toute la piste.
Voila, tout le monde est en l’air. Le « staff organisation » peu souffler un peu, en veillant aux messages radios signalant d’éventuelles vaches (pas les animaux hein, mais les atterrissages en campagne).
On finit de pousser un planeur ou deux, Bernard doit faire un vol d’essai de son Marchetti S208 et crie « Quelqu’un veut faire un tour en Marchetti ? ». Trop tard pour moi, l’avion est déjà plein. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.
On amène le K21 en piste pour les vols de double, et nous attendons le retour de Bernard pour remorquer. Florent fera l’instruction.
Retour de Bernard, le K21 est mis en piste, Clémence s’installe et c’est parti. Je retourne en bord de piste près de la « tour de contrôle », retrouver Maurice, Michel et les autres…
Ce dernier me propose un tour dans son Cessna pour aller voir ou sont les planeurs en vol, que j’accepte de suite pour plusieurs raisons :
_ Premièrement, proposé comme ça, ca se refuse pas.
_ Ensuite, j’ai pas souvent volé en petit avion.
_ Et surtout, par-dessus tout, son avion est un Cessna 195, le seul de France, il n’en reste que peu en état de vol dans le monde.

Il fait la prévol, et on monte à bord. Première impression : on est bien assis, mais on voit pas grand-chose. Les ailes hautes masquent pas mal, le gros moteur cache tout ce qu’il y a devant, et les fenêtres sont petites. Ca change de la bulle en plexiglas du planeur.
Michel me passe la carte, « tu fera la nav ? – Ok, pas de soucis ! ». Checklists, tout le tutti, et on démarre le gros moteur en étoile. Ca fume, ça tousse, ça vrombit et ça ronronne ! On continue les essais et checklists…les températures sont ok, on peut rouler.
« Soissons, Fox Roméo Sierra roule pour la 07 ». Je regarde à droite, Michel regarde a gauche si il n’y a personne. Son avion rutilant est une véritable attraction pour ceux qui ne le connaissent pas !!
On s’aligne, et on met les gaz ! Le son des 300cv du gros moteur est impressionnant, curieux et nouveau. Nous montons tranquillement vers 1500ft, et prenons cap au nord vers Saint-Quentin.
« Tu le prends ? – Je l’ai ! ». Je tiens l’altitude et le cap, je jette de temps en temps un œil au badin, et je cherche les planeurs autour de nous. On appelle Didier pour savoir ou il se trouve « Au dessus des éoliennes à l’ouest de St-Quentin ». Ce vol, Soissons- St Quentin avec ce vieil avion à moteur en étoile me rappelle un vol que j’ai fait sous FS récemment, avec le Yak-12. Mais quel bonheur, c’est infiniment plus prenant de le faire en vrai !
Le pilotage de cet avion change bien du planeur, avec son volant et la vue comme je l’ai décrit plus haut. Mais il est très agréable à piloter !
On arrive près de St-Quentin, Michel reprend les commandes, et commence à enrouler une pompe en dessous d’autres planeurs. J’en profite pour prendre des photos des machines que nous doublons ou croisons. Nouvel appel pour Didier, il se trouve maintenant plus au nord, on y va.
Visuel ! Didier est dans une pompe avec un autre planeur, nous arrivons sur sa gauche, et je fais quelques photos. Avec l’appareil 10Mpix, ca fait un poster superbe !!!

Encore quelques photos, et cap retour vers Soissons.
« Bon, tu le reprends ? Essaie de tenir -400 pieds/minute, et tu restera à 1500ft ». Il entre LFJS sur son GPS, et me dit de prendre 20° à droite. Je tiens le Cessna à -400fpm sur le 175. A Coucy-le-Château, nous croisons un planeur qui ne semble pas être à plus de 3-400m d’altitude…
On survole Soissons, puis verticale terrain et intégration pour atterrir en 07. Michel me dit que c’est une chiasse à poser, et il pose son avion en faisant un rebond ou deux…
On arrive au parking, le moteur doit tourner deux minutes et on coupe tout. Merci Michel pour ce vol superbe !
Je retourne au seuil de la 07, Michel s’empresse de dire à Bernard que je me « démerde super bien, je lui dis de tenir le vario à -400, je jette un œil dehors, et en regardant le vario : -400 pile poil ! ». Le genre de phrase qui fait bien plaisir du haut de mes 70 heures de vol J
Florent revient de son vol d’instruction avec Charles, et me demande si je veux partir seul ou s’il vient avec moi. « Ben il y a pas mal de vent aujourd’hui, donc je préfèrerais faire un tour avec toi ».
Nous voila brellés dans le K21, et nous partons pour 15 minutes de vol, il n’y a plus de pompes. Mais à vrai dire, j’attends de ce vol de réussir mon approche avec le vent. J’annonce qu’à cause du vent je commence ma vent arrière à 350 m, et je pends 100 comme vitesse. J’arrive un peu haut, mais avec le vent c’est mieux. Je corrige sur les conseils de Florent, et je pose l’India Delta proprement à mon goût. Il me propose de repartir tout seul, ce que je fais. On remet le planeur en piste, je m’installe et c’est parti. Je suis le remorqueur, beaucoup plus facilement du fait de la meilleure visibilité, et je largue lorsqu’il bat des ailes. J’essaie d’enrouler la pompe, mais je la perds. En même temps, à 18h, je n’attends plus grand-chose…c’est fini. Je suis à 500m, direction la zone de perte d’altitude. Même schéma, je commence mon circuit de piste autour de 350m. Je refais la même approche que tout à l’heure, j’arrondis, et le planeur fait un tout petit rebond. Pleins AF, manche et ventre et frein…
La golfette arrive, on ramène les planeurs au hangar. L’ASH25 arrive peu après, mais rebondit plus violement sur la bosse au seuil de piste. Ses ailes, très longues, battent : avec leur flexibilité, on croirait voir un oiseau battre des ailes ! Impressionnant, mais c’est prévu pour !
Bilan de la journée: tous les planeurs partis en circuit se sont vachés, sauf deux ou trois. Les autres sont restés en local.
On range toutes les machines, on fait les paperasses, et direction les tables pour un dîner dans la rigolade et la bonne humeur. Florent me propose pour demain de voler dans le Janus et de faire un vol en campagne pour le concours. J’accepte ! En deux jours, j’aurais volé sur deux machines volantes nouvelles pour moi ! Quel bonheur !
A suivre…

, et bien entendu, le petit chèque. Le nouveau système d'assurance en ligne est vraiment bien, car la dernière fois la poste s'est gourrée de village, et j'ai reçu mon numéro d'assurance en plein milleu de la saison...
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