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Publié le 23/07/2007
Par Jean-Rémy
Journée fraiche, j'ai mal dormi. Je me réveille à 4h du matin, sorti de mes rêves par le froid. J'enfile un pull et des chaussettes, et essaie de me rendormir.
8h, mon réveil sonne. Je vais me laver, consulter mes mails, et prendre mon petit déjeuner. Puis nous allons en piste monter les planeurs vachés, nettoyer les autres et tout mettre en piste.

Briefing.
Nous consultons la météo, Florent est confiant. Clémence et moi nous échangons nos photos, et j'entends derrière moi
"JR, tu payes un coup ce soir!
_ Hein, quoi? Pourquoi donc?
_ Ah non, je croyais que t'étais laché Pégase aujourd'hui!"
C'est quoi ce zouk? Je me lève, et vais voir le planning machines. Mon nom est en face de HP, l'Astir.
"Ptain, vous m'avez fait une fausse joie la"

Nicolas partira sur Pégase aujourd'hui, il est laché.
Florent m'a mis sur l'Astir, Christian n'étant pas la. Puis un peu plus tard, il me dit
"Bon, Nico va partir sur Pégase, tu prendra l'Astir, et si en fin de journée ça se présente bien, tu partira sur Pégase aussi. Ca te va?
_ Bah ça ne se refuse pas!"

Le repas est vite expédié, et nous partons en piste après mon tour de vaisselle, aidé par Hans et Patricia.

Arrivée en piste, je fais la prévol de l'Hotel Papa, et nous voyons Christian arriver. Comme il repart le surlendemain, je lui laisse l'Astir.

Nico_peg
Nicolas pendant le remorquage du Pégase.

On envoie nos 8 machines en l'air, et je patiente au bord de la piste, tantôt au frais à l'ombre des cumulus, tantôt grillé au soleil.
Florent se pose après quelques vols d'instructions, et appelle Fox Alpha. Tout va bien pour Nicolas, il se débrouille à merveille!
Flo appelle ensuite Oscar Charlie, et lui demande ou il en est. Il me dit qu'une fois posé, je partirais avec.
Un quart d'heure plus tard, Jérémie est posé. J'attrape vite mes affaires, et je marche vers le Pégase, MON Pégase. Le rêve devient réalité! Cette machine qui fait tant rêver les jeunes pilotes débutants!
Je marche en tenant mon sac sous le bras, et en voyant toute la trouve autour du pégase, j'ai l'impression d'être le pilote de chasse qui marche vers son avion, portant son casque sous un bras, et son sac de vol de l'autre. On se sent aussi pilote d'essai, on va voler sur une machine que l'on ne connait pas.
Train rentrant, 41 de finesse, pas forcément le dernier cri, mais une belle machine!
Bernard me fait un briefing, les points à surveiller, etc.

Me voila sanglé dans le cockpit d'Oscar Charlie, un nom nouveau pour moi, tant habitué à Hotel Papa. J'ai l'impression de vivre un peu "Le Grand Cirque", quand l'auteur raconte son premier vol sur Typhoon. On découvre, on inspecte, on surveille cette machine nouvelle pour nous et qui nous impressionne! Et on sait juste pour le moment que ça ira beaucoup plus vite qu'avant!

JR_peg
Moi, sanglé dans mon Pégase...

Le câble est tendu. AF rentrés et verrouillés, pilote sanglé, verrière fermée, je lève le pouce. Jérémy lève mon aile, et Papa Charlie met les gaz.
Je maintient l'axe, les ailes droites. Je tiens le manche comme m'a expliqué Bernard, de façon à ne pas laisser mon bras faire les mouvements induits par le planeur.
Je pousse légèrement pour le mettre en ligne de vol. Alors que le nez s'abaisse doucement, le planeur décolle!!
J'essaie de rattraper le coup, et le planeur rebondit une fois, deux fois, puis voyant le remorqueur décoller, j'empêche le Pégase de toucher le sol à nouveau.
"Ne pas le laisser s'échapper" me dis-je sans cesse!

La suite du remorquage se passe sans soucis. Arrivés à 550m, je sens une secousse, le vario est à +5, je largue.
Un tour, ça monte. Je rentre le train.
"Chclang!", puis le silence. Plus de trainée de roue, le badin à pris 15km/h. Ca file effectivement plus vite qu'avant! J'apperçois en même temps un énorme grain au sud-ouest, à surveiller.
Je tire un peu et je me retrouve vite à 1400m.
Mais le vent m'a emporté, je reviens vers le terrain. J'en profite pour "tâter" la bête, voir comment elle réagit et tenter de l'apprivoiser. Un coup de manche à droite et à gauche, d'avant en arrière, et un coup de botte de chaque côté.J'essaie les AF pour ne pas découvrir le comportement en approche. Je tire la poignée bleue, "Clang", déverouillage, et me voila projeté en avant, dans mon harnais. Diable, ils sont vraiment efficaces!
Seulement, le grain se rapproche et nous arrive droit dessus...
Je commence à descendre pour me poser, et Florent m'appelle en me disant de ne pas trainer pour atterrir.
"Oscar Charlie en vent arrière pour la 30 herbe à Blois, le train sorti verrouillé cale en place".
Prise de terrain à 100km/h, derrière le Papa Charlie. Je tourne en base, avec une correction de dérive d'au moins 20°!!
Finale, je garde mon plan et ma vitesse, scrupuleusement! Les AF sont terriblement efficaces, on est projeté dans le harnais dès l'ouverture.
En courte, je prends une dégueulante, vite, les AF rentrés et on monte, je rattrape.
Je pose tout en douceur, un superbe atterrissage...rien à voir avec mon dernier vol. Pleins AF, manche au ventre et frein. Ca freine beaucoup mieux que l'Astir.

A peine posé, le rideau de pluie que je voyais d'en haut est arrivé, et tnous nous réfugions dans les voitures. Deux planeurs sont toujours en vol. Le K21 se pose un peu plus tard sur la piste en dur, il n'arrivait pas à voir les pistes en herbe.
Et le LS3 s'est vaché dans un champ à 7km du terrain. Il est passé dans une grande dégueulante, l'obligeant à se vacher.

Nous le localisons, il est vite démonté et mis en remorque, et nous rentrons.

Mon lacher aura bien été arrosé!
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