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Publié le 21/10/2007
Par Jean-Rémy
Ce week-end devait initialement se dérouler à Cambrai, pour un stage de décollage au treuil.
N'étant plus que deux pilotes à y aller, Florent, notre cher et vénéré Chef Pilote, a préféré annuler ce week-end.

Ce samedi est donc prévu à Soissons, tout simplement.
Je pense faire un tour en Pégase, pour garder l'habitude, et si on peut, un tour en biplace avec ma chérie.

Arrivée au terrain vers 13h, Charles arrive un peu après.
Il fait frais, et les cumulus ne se pressent pas. Et le léger vent n'arrange rien pour la chaleur...

Jérémy arrive avec Déborah, puis Alain et Christian.
On sort l'Alliance, le K21, l'Astir et un Pégase.
Jérémy ne sait pas encore s’ il vole. Charles prendra l'Hotel Papa (Astir), Christian l'India Delta (K21), Alain l'Hotel Québec (Alliance) si Jean vient pour remorquer, et ma pomme sur l'Oscar Charlie (Pégase).

On emmène tout ça en piste, la 07.
Charles partira en premier, moi en deuxième, et enfin Christian. Je confie à ma chérie la tâche du photographe.


Moi, dans le Pégase, prêt à décoller...

J'appréhende un peu le décollage, la seule phase du vol en Pégase que je trouve "difficile", du fait de sa tendance à marsouiner.
Finalement, ça se passe très bien, et je reprends confiance dans la bête.

Je me largue à 600m, mon vario oscille entre 1 et 2 m/s, mais à partir de 700m, plus rien.
Le K21 a décollé entre-temps, et à trouvé une petite pompe pas très loin de moi.
J'enroule avec lui, et je grimpe un peu, difficilement.
Je ne sais pas quelle température il fait, mais au sol j'avais 7°C indiqués...

J'ai dû gratter 50-100m, pas plus, et puis plus rien. Le K21 était légèrement au dessus de moi, il cherche encore un peu plus à l'est du terrain, mais sans résultat.

Je commence ma prise de terrain, comme par hasard, je passe dans des bulles en vent-arrière...le truc rageant.
Etape de base, finale, impeccable. L'atterrissage est vraiment facile avec ce planeur je trouve.


Moi, en courte finale...

Jérémy ne veut pas voler, on ramène donc le Pégase devant le hangar, et je demande à ma chérie si elle veut faire un tour en biplace, ce qu'elle raconte:

On se prépare pour le vol, Jean-Rémy m'explique les règles au cas où si les choses se dérouleraient mal, dont le passage avec le parachute (partie que j'ai d'ailleurs très bien retenue!!). Je rentre dans le K21, il m'attache et me montre comment on fait pour se détacher. Je mets le bob, les lunettes de soleil à proximité. Ensuite, il s'installe en place avant.

 

J'avoue que l'histoire avec le parachute m'a fait un peu paniquer!! En fait, je ne pensais qu'à ça jusqu'au moment du décollage.

 

Alain s'installe dans le remorqueur. Je vois une poignée bleue à ma gauche qui bouge, je demande à mon homme ce qui se passe. Il m'explique que c'est les aérofreins. Puis lorsque le câble est tendu, le planeur se met à rouler sur la piste en herbe. Je trouvais que ça secouait pas mal (je ne m'étais jamais rendu compte que ça secouait quand je voyais les autres partir) mais c'est pas dérangeant. Ensuite vient le décollage, le moment que j'appréhendais parce que j'ai le vertige. Cela s'est fait en douceur mais j'avais toujours le vertige surtout quand je regardais sur les côtés.

 

On a tourné en rond dans une ascendance pour pouvoir monter plus haut.

Je me suis rendu compte que quand je regardais sur les côtés, je ne me sentais pas en forme. Par contre, quand je regardais en face de moi, ça allait mieux. C'était pas l'envie de vomir que je ressentais mais plutôt comme un début de malaise.


Aussi, quand le planeur se penchait sur le côté, j'avais un peu peur. Mais j'ai constaté que si on suit le mouvement, ça passait mieux.

 

J'étais impressionnée et le spectacle est joli, j'ai pu voir la ville de Soissons ainsi que la cathédrale, les routes et l'Aisne. Le ciel et les avions qui passaient juste au-dessus. J'avais l'impression de pouvoir les atteindre. Difficile à expliquer, peut-être que tout ce qui paraissait inaccessible devient accessible.

En tout cas assez pour nous faire espérer que c'est possible...

 

Par moment, je regardais les instruments, le tableau de bord.

Puis quelques minutes après Jean-Rémy annonce à la radio qu'on va atterrir. Et on descend progressivement jusqu'à ce que les roues touchent le sol. On sort du planeur, ensuite on enlève nos parachutes.

 

Jean-Rémy range les planeurs avec Jéremy, Charles et Christian. Pendant que j'allais récupérer mon manteau et le sien.

 

Certains me demandent mes impressions, j'explique que j'ai quand même eu peur mais j'ai quand même apprécié. D'ailleurs, ça me plairait bien qu'il m'emmène une autre fois et j'espère plus longtemps la prochaine fois. Par contre, c'est vrai que l'histoire avec le parachute m'a bien occupé les pensées mais une fois en vol, j'ai complètement oublié et je ne pensais plus qu'au vol.

 

Un grand merci à mon chéri pour le vol !

Les commentaires
Publié le 20/12/2007
Par 'Scoual
Allez, un petit commentaire pour ce récit bien raconté ;-)

C'est vrai que c'est un moment assez spécial la première fois (comme toutes les premières fois? =D ): c'est vraiment sympa de voir les choses d'en haut, une certaine sensation d'évasion et de liberté, et en même temps de malaise vu qu'on a pas l'habitude (même quand on a déja vol dans un gros n'avion). Toutefois, ca vient progressivement, et on finit par vraiment aprécier un vol (parfois on s'étonne soit même quand on voit qu'on a tenu deux heures en l'air... Pour les novices et non/peu initiés comme moi hihi.

Manque plus qu'un "petit" V12 devant, et là ca peut être encore plus rigolo hihi.
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