Je suis venu au terrain ce midi sans vraiment savoir si il y aurait des vols....
Pas grand monde inscrit sur le planning, et pourtant , des cumulus plein le ciel.
Les premiers à me rejoindre sont J-B et Nicolas, suivis de Didier puis Hans.
On commence à sortir les machines, en pensant que ça fera comme l'apéro: c'est en sortant le matos que ça attire les gens.
Didier me dis d'entrée qu'on partira en Janus, pour la formation campagne. Au programme du jour, un circuit Laon-St Quentin-Soissons, ainsi qu'un atterrissage à St Quentin pour valider une épreuve de la formation.
Hervé sera notre remorqueur du jour.
Planeurs mis en piste 25, la zone est activée (tu m'étonnes, vu les pétards qui glissent dans le ciel...) et je m'installe en place avant de l'Hotel Bravo.
Mon instructeur me rappelle comment utiliser les volets au décollage, et c'est parti.
Départ volets -4°, on accélère, et dès que je contrôle le planeur, volets à 0°. Encore un peu plus vite, et je passe sur +8°, le planeur décolle presque tout seul. C'est vraiment différent des autres planeurs, il se détache si facilement du sol, glisse dans un calme parfait... Ca change du Pégase!
Hervé nous amène dans une belle pompe, Didier me fait larguer à 400m. Gloups!
Ca va, la pompe donne bien, +2,5 en moyenne, et nous voilà presque au plafond en quelques tours. Le LS6 (J-B) spirale à 2km au nord de nous, et grimpe mieux, nous le rejoignons, grimpons au plafond, et zou! Cap sur Laon, à 33km devant nous!
«C'est toi qui gère le vol, je touche pas les commandes». No problemo!

Je chemine sous les nuages, selon les consignes de Didier.
Avec le MacCready sur +1, ça nous fait des transitions à 130km/h. Le vent aide un peu, et je ne pensais pas qu'on arriverai aussi vite!
Didier contacte le terrain, savoir si il y a des largages des parachutistes en cours...ce qui est effectivement le cas, nous évitons donc la verticale terrain.
Il me dit de passer pour l'est, au large de la voie ferrée, puis direction St-Quentin, 40km plus loin.
« Tu va faire comment pour aller la bas?
_ Bah on a qu'à suivre l'autoroute, en suivant la rue de cumulus ».
Les autres planeurs sont dans les parages, un peu derrière nous. Nous croisons un DG1000, sans savoir d'ou il vient.
Didier me demande de me repérer, savoir quel est le bled ici ou la...et la j'avoue que j'ai assez merdu.
Pourtant je le fais habituellement, lorsque je vole en solo, mais la, ma carte me gênait plus qu'autre chose. Je commence par me gourrer de côté, et je cherche un village à côté de Soissons au lieu de St-Quentin. Un point en mois...
En fait je me suis trop focalisé sur le pilotage, et je cheminais uniquement en regardant dehors, pas un instant sur ma carte. Pas bon.
Arrivée près de St-Quentin, on contacte le terrain, savoir si le remorqueur est disponible. Ce serait (vraiment) dommage de se poser sans pouvoir repartir...
Pas de réponse, on voit un planeur sorti mais sans plus, aucune activité...on rentre a la maison. Soissons est à 50km. Avant a, trouver une pompe, on est qu'à 500m la...
un cumulus plus au sud, vers Ham nous fait remonter vers 1000m. Puis nous appercevons l'ASH25 de Cambrai à notre droite, qui grimpe aussi, on le rejoint.
Il met le cap au nor, nous au sud une fois le plafond atteint.
Devant nous, un grand trou bleu traversé d'une minuscule « ruelle » de cumulus.
Nous sommes au niveau de Chauny, et nous avons besoin de 1300m sous la quille pour faire une arrivée à finesse 25.
Je spirale sous LE cumulus, et dès notre altitude minimale atteinte, cap sur Soissons.On a de la hauteur, le vent dans le dos, et on traverse quelques pompes, tout va bien.

Pour faire un bonne arrivée, cela se traduit par: manche en avant, volets en négatif (si équipé). Cela donne un bon mélange, transition à 180km/h, volets -7° et constamment au dessus du plan. Et nous finissons gracieusement par un passage verticale terrain à 300m et presque 200km/h. J'aime!
Prise de terrain, première fois que je le pose ce gros Janus. Et c'est la ma plus mauvaise partie du vol, avec une approche terminée en PTC magistrale, un superbe rebond à l'atterrissage (je pense avoir trop majoré ma vitesse a cause du vent, qu'il n'y avait plus...), mais un beau vol au final!
Au même moment, J-B nous préviens que Nicolas a fait sa première vache à 10km du terrain, au nord de la ville. On attend le retour de Hans, et nous voilà parti en dépannage.
Pour sa première vache, il a comme beaucoup choisi un champ énorme, et a stoppé son planeur en plein milieu!! Le bon côté du truc, c'est que le Pégase est très simple à démonter et mettre en boite.

Retour au terrain vers 19h, fin d'une riche journée pour moi, et Nico sûrement aussi!!
