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Publié le Mercredi 29 novembre 2006 à 23:59
Par le Géant Lunaire
Dans les années collège, ça fait partie des trois ou quatre questions rituelles que les ados se posent quand ils font connaissance. Plus tard, ça vient généralement entre "Tu fais quoi dans la vie ?" et "Quel âge tu me donnes ?"...
..."Qu'est-ce que t'écoutes comme musique ?"
Comme souvent avec les rituels, la formule toute faite appelle une réponse toute faite : "Oh moi, tu sais, je suis vachement éclectique..." et de la suite donnée à cette entrée en matière dépend l'avenir des relations qui uniront – ou non – les protagonistes. Dis-moi ce que tu aimes, et je te dirai si tu es de ma bande !
Toi, je ne sais pas. Mais moi en tout cas, je n'ai jamais aimé qu'on me pose la question. Parce que je n'ai jamais été très fort pour les réponses courtes et synthétiques ! Je ne pouvais m'empêcher de me lancer dans des développements et des détails (hé oui, tout petit déjà...) qui évidemment ne rentraient pas dans les cases de mon interlocuteur : telle ou telle chanson de Police ("The bed's too big without you"...) mais pas "Police" tout simplement, tel album de jazz (5 Birds and a Monk !) mais pas LE jazz en général.
Résultat : ça fait bien longtemps qu'on ne m'interroge plus sur mes goûts musicaux. Or voilà qu'on entre dans la seule période de l'année où j'apprécierais qu'on le fasse !...
Et au fait, c'est drôle ça : entre beuglants, on n'a jamais trop parlé de ce qu'on aime écouter. Et si un de ces jours quelqu'un nous posait cette autre question rituelle (réservée aux artistes, celle-là) : "Quelles sont vos influences ?", j'ai comme le pressentiment qu'on serait bien embarrassés ! Pour les grandes tendances, c'est assez facile : il n'échappera à personne que Dji aime le hard, mais quel hard ? Plutôt Deep Purple ou AC/DC ? Iron Maiden ou plutôt Kiss ? GG serait plus dans la mouvance Brazil, c'est évident, mais c'est encore bien vague, non ? DR, c'est clair, a baigné depuis toute petite dans la musique baroque, mais française, anglaise ou italienne ? NM est intarissable sur le Raï, d'accord, mais entre Cheikha Rimiti et Khaled, qui pourra dire de quel côté il penche ? Quant à SR, à part son admiration pour Marcel Amont (qui ne fait pas l'ombre d'un doute), ses goûts restent pour moi un mystère. Non, aussi étonnant que cela paraisse pour des musiciens de notre gabarit, ce ne sont pas des sujets que l'on aborde entre nous.
Ben quoi, les gars les filles ! Vous voulez pas de cadeaux, c'est ça ? Bon, ben alors ressaisissez-vous, il n'est que temps ! Faites donc quelques confidences à ce très confidentiel blog, non pas tant sur ce que vous écoutez, mais sur ce que vous aimeriez bien écouter. A partir du 26 décembre prochain, par exemple...
Et dire qu'il y en a encore parmi nos visiteurs qui ne savent toujours pas comment nous faire plaisir !*
*- Erratum : je m'aperçois à l'instant qu'en ce qui concerne les goûts musicaux des beuglants, je me suis un peu mélangé dans mes fiches... Bon, c'est pas grave : faudra juste attendre les rectificatifs avant de faire vos achats, les amis !
Publié le Lundi 27 novembre 2006 à 15:04
Par le Géant Lunaire
Inutile de chercher turlupon dans un dictionnaire, sur un moteur de recherche ou chez le marchand d'instruments de musique : ce mot n'existe pas – c'est à dire, pas encore. Mais le concept, si*. Je propose la définition suivante :
TURLUPON (n.m.) : tout objet faiblement sonore employé comme instrument de musique par un non-musicien.

"Tout objet", parce que turlupon est un terme générique (voir illustrations de l'article précédent*). En fait, on peut trouver des turlupons partout, sauf précisément dans un magasin de musique : brocantes, braderies, discounteurs, marchands de gadgets, de cadeaux, de souvenirs, greniers,... poubelles. Bref, en tous lieux où l'on peut espérer trouver des objets insolites.
Généralement de taille modeste, le turlupon se tient d'une main, et occupe l'autre. Qu'on le frappe, le frotte, l'agite ou qu'on souffle dedans, on obtiendra un son discret, feutré, étouffé, ou carrément confidentiel. Attention cependant : s'il ne produit rigoureusement aucun son, le turluponiste risque de vite s'en désintéresser.
Du seul point de vue de l'acoustique, bon nombre de déchets ménagers pourraient, semble-t-il, faire l'affaire : pots de yaourt, emballages plastiques, boîtes à camembert... Or l'expérience montre que le bénéficiaire accepte de très mauvaise grâce de jouer d'un instrument déconsidéré par avance. Ne pas perdre de vue qu'un instrument de musique, entre les mains d'un non-musicien (a fortiori s'il se prend pour un musicien), est d'abord un objet valorisant. C'est un critère de choix déterminant : celui à qui le turlupon sera confié doit prendre très au sérieux son rôle dans le groupe.
Imaginons que nous ayons à occuper les mains et l'esprit d'un individu bruyant lors d'une soirée musicale : si le turlupon, à peine exhibé, provoque l'hilarité générale, on aura beau faire, notre individu n'en voudra pas. Et l'expérience peut même très mal tourner ! L'idéal serait que tous les participants, intrigués par l'objet, envient celui à qui il est proposé. Pour ces raisons, on préférera un ustensile insolite, à la fonction mystérieuse, oubliée, mais indubitablement fonctionnel.
Un autre point essentiel : l'objet ne doit être ni fragile, ni potentiellement dangereux. Outre que le destinataire peut être particulièrement brutal et maladroit, n'oublions pas qu'il peut aussi être du genre à s'emporter facilement. Une pièce de bois tendre, un appareil métallique sans arêtes vives, un truc en plastique souple présentent l'avantage de limiter les risques...
D'ailleurs, plastique souple et bois tendre ont un autre atout qu'un non-musicien n'est pas supposé connaître : ce sont des matériaux peu denses, donc peu sonores. Rappelons à ce sujet que le turlupon est une solution de compromis : il produit un son, si possible joli et juste, mais pas assez puissant pour gêner les musiciens qu'il est censé accompagner. Dans cette optique, la perle rare en matière de turlupons serait un objet doté de certaines qualités musicales, mais quasi incapable de les exprimer : un instrument virtuel. D'autant moins perturbant que le bruit qu'il fait est agréable à entendre (quand on l'entend), il laisse une chance au turluponiste de faire la démonstration qu'il méritait mieux que ça.
On le voit, le choix d'un bon turlupon n'est pas une mince affaire. Supposons cette étape franchie, il ne reste plus à son propriétaire qu'à apprendre à s'en servir... ne serait-ce que pour réussir à persuader l'autre que c'est un instrument jouable !
Les pistes d'exploration acoustique d'un objet dépendent de sa forme, et de la nature du matériau. Une pièce de bois ou de plastique plein, par exemple, se prêtera aux frottements ou aux entrechoquements (en prévoir deux pour un jeu de type claves). Un objet creux sera plutôt percuté avec une baguette (de roseau s'il est en métal !) pour obtenir un effet cloches métalliques. Tubulaire, on pourra essayer de le percuter, ou de souffler dedans (ce qui, dans le meilleur des cas, rappellera le Ney d'Afrique du Nord). Evidemment, une fois le premier son trouvé, rien n'interdit de pousser la recherche dans d'autres directions.
Mon turlupon est un produit hybride (cf. photo ci-dessus). En bois tendre, constitué de deux parties cylindriques creuses de longueur inégale, ajourées en un bout et, de l'autre, vissées sur une partie pleine, il permet plusieurs utilisations très différentes. Le tenant par la partie pleine, je peux frapper au moyen d'une baguette chacune des extrêmités pour produire deux notes ténues mais pas désagréables. Si je mets à l'intérieur de la partie longue quelques pois chiches et un peu de riz sec dans la courte, je peux ensuite le secouer pour obtenir quelque chose qui évoque (de loin) les maracas. Et si je souffle selon un certain angle dans les pièces creuses dévissées, je peux croire que je joue d'une flûte de pan (rudimentaire et pas finie) à deux notes.
Je ne regrette qu'une chose. C'est que depuis que je l'ai, je n'ai plus eu une seule occasion de le faire essayer par un authentique turluponiste ! Avis aux amateurs...
*- Lire à ce propos l'article du 25.11 : Le turlupon : il fallait l'inventer.
Publié le Samedi 25 novembre 2006 à 00:16
Par le Géant Lunaire
 | | | Quel musicien n'a jamais connu ça ? Tu invites des copains copines à venir taper le bœuf chez toi. Après une bouffe vite expédiée, chacun sort son instrument... | Et c'est alors seulement que tu remarques la présence d'un type que tu n'avais pas invité... Sûrement le copain d'un copain, tu te dis, mais tout de même ça t'intrigue... surtout qu'il est le seul à être venu sans rien. Tu t'approches de lui et, riant d'un air gêné :« Euh... au fait, tu t'appelles comment ? » Et lui, très fier, et tout fort : « Mon nom c'est *** mais TOUT LE MONDE M'APPELLE RITON. » Tout le monde ? Là, tu te demandes qui a bien pu l'introduire ici...
Enfin bref, les autres commencent à s'impatienter, tu accordes ta gratte, et au bout de quelques minutes, ça démarre doucement. Pendant les premières mesures, tu surveilles vaguement du coin de l'œil le dénommé Riton : occupé à finir les Kro qui traînent, à chercher la réserve, peut-être... Bah ! Bientôt, emporté par la fièvre d'un vieux standard de blues, tu n'y penses plus.
| Et tu ne remarques pas que le Riton, déjà bien imbibé, a entrepris de s'incruster dans le cercle, en bonne place mais sans faire de bruit ! Et voilà qu'à l'instant où tu reposes ta guitare pour reprendre une gorgée, hop ! il tend le bras, jette un « Tu permets que j'l'essaye ? » ...et sans te laisser le temps de répondre, il l'empoigne brusquement par le manche et se la cale sur les genoux, refermant sur elle deux grosses serres de rapace. Ton éducation et un reste d'espoir te retiennent d'intervenir tout de suite... | | | | Mais aux premiers râles que ses griffes extirpent de l'instrument, tu mesures l'étendue de ton infortune : il joue franchement mal, très fort, et de manière si brutale qu'en quelques coups de pattes, il a désaccordé toutes les cordes et griffé le vernis ! Pour comble de malheur, un copain compatissant, croyant bien faire, s'est mis dans l'idée d'essayer de l'accompagner...
Il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre la fin du morceau – une caricature de rock rudimentaire sur deux accords approximatifs et un rythme chaotique : un truc qui, évidemment, peut facilement durer deux plombes ! Heureusement, les dernières bonnes volontés s'épuisent, et on finit par laisser notre lascar jouer tout seul sur TA guitare. Tout le monde va se resservir un verre... sauf toi, de plus en plus inquiet et cherchant le moyen de reprendre l'instrument sans faire d'esclandre. Tu tentes une approche, « Hep ! Riton... » mais comme en plus il braille des borborygmes à faire dresser les cheveux sur la tête d'un hard-rockeur, tu penses bien qu'il ne t'entend pas ! Jusqu'au moment où il lève la tête, en sueur, la face rouge (et tu t'aperçois qu'il bave) : « Ah ! Tu la veux ? » Enfin, il te rend ton bien, écorché mais réparable : il vient juste de repérer le djembé du copain, posé sans surveillance à sa portée...
| | | | | | | | ...Et ainsi de suite. Des barbares de cette espèce, j'en ai croisé des tas, et il en suffit d'un pour complètement gâcher une soirée. Généralement, l'individu ne se lasse que lorsque les potes, découragés, remballent un à un leurs affaires... et qu'il n'y a plus rien à boire.
Echaudé après quelques soirées sabotées de la sorte, tu t'efforces d'intervenir au plus tôt, employant s'il le faut la manière forte, mais baste ! | Même si ça marche, et même si le Riton lâche sa proie, le cœur n'y est plus : qu'il reste ou qu'il parte (en claquant la porte !), on essaie encore de jouer mais, jusqu'au bout, l'ambiance reste tendue, crispée. Il n'y a plus qu'à finir les bouteilles qu'il n'a pas eu le temps de vider...
Pour éviter ça, j'ai fini par trouver la solution, la seule qui soit à la fois soft (pas de clash) et efficace (pas trop de bruit). Les premiers signes de présence des casse-bonbons de ce genre sont toujours les mêmes (relis le synopsis : le type discret, qui s'approche quand ça joue et qui, à la fin d'un morceau, tend le bras...). Il faut bien guetter l'intrus, anticiper le moment où il va sévir, et juste avant l'instant fatal : « Tiens ! Tu sais jouer du turlupon ? »
| Ne pas attendre sa réponse : on sait trop bien comment l'oiseau procède avec les autres ! Immédiatement, lui tendre ledit turlupon que, prudent, on aura préalablement posé dans les parages... | | | | ...lui montrer éventuellement comment on l'utilise, le lui mettre d'office dans les mains, et jouer.
Un turlupon bien choisi occupe le turluponiste à temps plein, sans trop déranger les musiciens. La prochaine fois, nous verrons les critères de sélection d'un bon turlupon, ainsi que quelques techniques de jeu discret, pour joueur qui ne l'est pas naturellement. En plus, si tu es sage, je te présenterai le mien.
P.S. : si quelqu'un peut m'apprendre à utiliser les fonctions de mise en page sous iFrance, qu'il n'hésite pas : je lui réserve un accueil royal, et la médaille du mérite informatique !
Publié le Jeudi 23 novembre 2006 à 01:39
Par le Géant Lunaire
Père Noël !...
Tous mes amis qui pensent à toi en ce moment pensent que tu es un gars pas très malin, et que – beaucoup plus grave à mon sens – pour tout ce qui concerne la musique, tu es une brêle. Moi, je ne sais pas. Mais je me dis qu'à force d'ouvrir des missives dégoulinantes de mièvrerie généreuse qui se terminent invariablement par des "je veux", à force d'entendre toujours les mêmes rengaines écœurantes, avec leurs accords trop parfaits gratinés de clochettes synthétiques, à force de tout ça, même si tu es un type bien, tu dois parfois te sentir vachement découragé ! Toi le magnanime, le désintéressé, le sage parmi les sages ! Te voir réduit chaque fin d'année à la vénération cacophonique et bêlante des envieux, jeunes et vieux, qui se déplacent en troupeaux hagards pour te voir en pantin remuant le bras et dodelinant de la capuche dans les vitrines des grands magasins... et qui sont prêts à bouffer de la daube, à s'habiller de chiffons et à se chauffer moins pendant des mois pour pouvoir se payer en décembre la dernière play-station, le numérique high-tech "vu à la télé"... ou le Cotten tendance et les Nike du voisin ! Même avec toute la bonne volonté que je te prête, père Noël, il t'en faut du mérite, et des trésors d'indulgence, pour continuer de jouer dignement ton rôle dans cette indigne mascarade planétaire.
A vrai dire, je t'imagine plus aisément sous les traits d'un homme d'affaires cynique et sans scrupules, étendant toujours plus loin son empire, exploitant toujours plus la crédulité – non pas des enfants, qui ne font que croire leurs parents, mais des grands eux-mêmes qui se croient plus grands, et plus riches, et meilleurs parents parce qu'ils auront dépensé plus pour célébrer un père Noël ou un petit Jésus auxquels, d'ailleurs, ils ne croient plus depuis longtemps.
Père Noël, ne compte pas sur moi pour l'auto-congratulation : non, je n'ai été ni "sage" ni "gentil" en 2006, et je n'ai aucune intention de le devenir en 2007. Non, je ne joindrai pas ma voix au chœur des louanges qui, de toutes les écoles et sur toutes les chaînes, montent vers toi. Je ne suis pas dupe, moi : je sais très bien que tu existes, mais pas sous les traits débonnaires et bébêtes dont commerces et médias t'affublent. Avec toi, je le sais, il faut parler franco, sans chichis.
Alors voilà. Envoie-moi sous les meilleurs délais et tous frais payés (assurance comprise) : un saxophone baryton ; un enregistreur minidisc ; un pass pour le festival Jazz in Marciac 2007 ; des promesses d'engagement dans un max de cafés-concerts et de salles de spectacles (pour les copains de la Beuglante) ; un bon pour accordage et révision de mon piano ; un carnet de chèques-cadeaux valables à la Fnac ou chez Virgin ; une casquette neuve façon blue-jean ; une garde-robe de tenues de scène ; et une année de cours de clarinette au conservatoire le plus proche.
Ça devrait suffire. En contrepartie, je te promets que moi au moins, jamais de la vie je ne chanterai ni n'accompagnerai aucun des airs de Noël que tu as en horreur. Et aussi, que plus jamais je ne me déguiserai en père Noël, même au sein de ma propre famille. Cette promesse-là est la plus difficile à tenir mais je m'y tiendrai si toi, de ton côté, tu te montres gentil et généreux avec moi.
Conclusion : si l'an prochain vous entendez la Beuglante entonner une niaiserie dans le genre "Petit Papa Noël", cela prouvera soit que le père Noël n'existe pas, soit que c'est une ordure ! CQFD.
Publié le Mercredi 22 novembre 2006 à 01:12
Par le Géant Lunaire
Retour de répétition... Très fatigué, voici tout ce que j'ai trouvé pour te faire patienter jusqu'au prochain article : une photo-mystères – oui, au pluriel.
Le cliché a été pris par un beuglant, mais : 1- Par qui ? 2- Quand ? 3- Où ? 4- A quelle occasion ? Et... 5- (question subsidiaire) Pourquoi ?
Il n'est pas interdit de faire œuvre d'imagination pour la réponse ; c'est même vivement recommandé. Il n'est pas interdit non plus de traficoter l'image pour lui faire dire ce qu'elle ne dit pas encore... Soyons clairs, rien n'est interdit.
La réponse la plus imaginative, originale, surprenante ou drôle sera publiée, et son auteur se verra décerner un prix* dont le moins que l'on puisse dire aujourd'hui, c'est qu'il sera imaginatif, original, surprenant et drôle ! J'ai mon idée, fais-moi confiance...
*- à condition qu'il pense à me laisser ses coordonnées par email à l'adresse suivante : labeuglante@ifrance.com
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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calli gamz : le canard carolin
Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h
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