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Publié le Vendredi 22 septembre 2006 à 09:17
Par le Géant Lunaire

« Le 16ème siècle... Des 4 coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde. A bord de ces navires, des hommes, avides de rêve, d'aventure et d'espace, à la recherche de fortune. Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquérait au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes ? Qui n'a jamais rêvé de voir le soleil souverain guider ses pas au cœur du pays Inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'Or ? »
Ainsi commence le générique de la célèbre série télévisée qui a enchanté notre enfance. Et la chanson qui suit appartient à toute une génération – que dis-je, une ? Avec leurs multiples rediffusions et les produits dérivés, de la vidéo à la trousse d'écolier, Les Mystérieuses Cités d'Or ont dû faire fredonner et rêver tous les enfants et adolescents du monde entier depuis leur apparition sur les petits écrans. A propos de la diffusion mondiale de cette série, voir en lien le site qui lui est consacré : on y trouvera, entre autres, les traductions du générique en polonais, coréen, anglais, breton (eh oui !)... et bien sûr, en français.
C'est cette dernière version que la Beuglante interprète en toutes circonstances : qu'il pleuve ou qu'il vente, devant un public d'enfants ou de papys mamies (avec ou sans casquettes !), n'importe où, n'importe quand tu viens nous écouter, tu y as droit ! C'est notre chanson-fétiche.
Ou pour être précis, c'est la chanson-fétiche de Stéphanie et de Nicolas. Pour des raisons différentes mais qui, on va le voir, se rejoignent. A l'époque, la Beuglante n'existait pas. Nico, à la recherche de musiciens pour accompagner ses chansons, rencontre Steph, la jeune institutrice de ses enfants qui est aussi guitariste. Ils sympathisent, et Steph en vient à lui présenter la chanson qu'elle a interprétée devant le jury lors de l'épreuve musicale du concours d'instit' : Les Mystérieuses Cités d'Or !
Or Nico, s'il n'est pas le plus jeune d'entre nous, est probablement le plus enfant de la bande ! (Ne le prends pas mal, Nico ! Ce n'est pas un scoop, et d'ailleurs pour un artiste, ce n'est pas un défaut...) Toujours est-il qu'en entendant chanter le tube de ses jeunes années, Nicolas a eu un flash : lui qui, après une expérience décevante – que, gageons-le, il acceptera de nous raconter prochainement, – avait renoncé à reformer un groupe, lui qui ne songeait plus qu'à chanter ses propres chansons sous son propre nom, ce soir-là, il change d'avis. Après Les Cités d'Or, tout redevient possible ! (Si tu ne comprends pas tout, rassure-toi : moi non plus, mais ça fait partie des mystères de l'art et du charme des fondateurs du groupe.)
Quoi qu'il en soit, la Beuglante était née. Du moins, l'idée qui allait aboutir à sa constitution. Car il restait à recruter les membres qui rejoindraient le duo Nico + Steph, à commencer par Gildas l'accordéoniste ( et percussionniste)... et en finissant par le clarinettiste, ton serviteur ! Mais ça, comme on dit, c'est une autre histoire qui fera l'objet de bien d'autres chroniques sur ce blog.
P.S. : 1. Nico me fait savoir que le duo de départ, c'était lui-même et Gildas (présenté par Steph : j'étais quand même pas loin de la vérité...). 2. Si tu as toi aussi des chansons-fétiches à proposer, n'hésite pas à nous les proposer ! On ne sait jamais...
Publié le Mercredi 20 septembre 2006 à 18:00
Par le Géant Lunaire
Article court et pas tapageur : on risquerait de me reprocher de faire trop perso sur ce blog supposé collectif...
Faut quand même que tu saches ce qui m'arrive : tu sais que ma vieille clarinette en Do, celle qui m'a valu d'intégrer la Beuglante, n'est plus très loin de son dernier souffle (cf. Ma clarinette s'appelle Bunny, art. du 14.09). Peut-être même qu'en concert, si tu nous as déjà écoutés jusqu'au bout (!), tu l'as entendue gémir (je n'assume que les couacs des premiers morceaux)...
Eh bien tu n'es pas le seul à l'avoir entendue, et elle n'était pas la seule à gémir ! Moi aussi.
Or voilà qu'à force de me plaindre et de craindre pour ma clarinette, je me suis attiré la compassion de nombre de mes proches... à commencer par ma douce amie ! Secrètement, elle a organisé une collecte dans notre entourage (famille et amis, dont les beuglants). Le produit de cette initiative m'a été remis récemment, à l'occasion d'une grande fête familiale où la Beuglante s'est illustrée (concert du 28 août, cf. site de la Beuglante). Et j'ai maintenant de quoi m'offrir... une super nouvelle clarinette !
Il va me falloir un peu de temps pour me documenter, essayer, comparer, négocier... Mais une chose est sûre : d'ici un mois ou deux, je ne sortirai plus sans ma nouvelle clarinette en Si bémol, et je ne pourrai plus mettre un seul couac sur le do(s) fêlé de ma vieille Bunny.
Laquelle aura enfin gagné le droit à une retraite bien méritée, et moi j'aurai perdu celui de me plaindre !
De tout cœur, merci mon amie, merci la Beuglante, merci maman, mes frères et mes sœurs, merci les amis et merci la vie !
P.S. : tous les détails sur cette histoire extraordinaire sont (et seront) publiés sur un autre blog, dédié à mes bienfaiteurs, dont voici le lien : MerSi (bémol), je vous aDoR(é-Mi).
Publié le Lundi 18 septembre 2006 à 23:52
Par le Géant Lunaire
| | Si tu trouves pas qui c'est, les deux bienheureux sur la photo, sûr que tu es tombé sur ce blog par hasard, ça peut arriver à tout le monde... Ou parce que tu croyais que la Beuglante c'était une exclusivité Harry Potter... |
Or, tu t'en rends bien compte, c'est pas Harry sous le chapeau. Pas grave, plus haut y a un article pour toi (La Beuglante, c'est elle ou c'est nous - art. du 11.09), mais pas ce jeu, réservé aux vrais connaisseurs de la vraie Beuglante ! Maintenant, la vraie question, la voici :
Cette photo a été prise où, quand et à quelle occasion ?
Si tu as une idée, envoie-la moi rapidement sous forme de Commentaire (ci-dessous) avec tes coordonnées. La Beuglante récompensera la fidélité et la perspicacité du premier à fournir la bonne réponse en lui offrant une place gratuite pour le concert du 4 novembre prochain à la Godinette (Romazy, entre Sens de Bretagne et Tremblay). Je sais pas encore comment on fera, mais c'est promis : on se débrouillera !
P.S. : beuglant, tu n'as pas le droit de participer à ce jeu ! D'ailleurs je vois pas l'intérêt vu que toi, le 4 novembre, t'es bien forcé d'y être...
Publié le Samedi 16 septembre 2006 à 10:16
Par le Géant Lunaire
Comment ! Tu ne savais pas ???

Eh bien oui, Stéphanie et Delphine sont sœurs. Et quand j'aurai les photos correspondantes (et l'autorisation des intéressés), je te présenterai les autres membres de la famille Rouxel qui, chacun à sa manière, font partie de la Beuglante, côté coulisses. Titia, c'est l'auteure de notre affiche (tu peux visiter son site, cf. lien ci-contre). Charlène, la plus jeune, est pour les répétitions comme pour les concerts notre plus fidèle soutien... avec les parents Rouxel, Charles et Mireille, qui nous ont reçus chez eux au moins aussi souvent – et tout aussi chaleureusement – qu'ils sont venus nous applaudir.
On pourrait s'étonner qu'avec de tels effectifs sur scène et en coulisses, notre groupe ne s'appelle pas tout simplement Rouxel and Co ! Ce serait compter sans la modestie de Stéphanie et Delphine... Mais surtout, ce serait oublier l'autre famille sans laquelle la Beuglante ne serait pas... ce qu'elle est.

Sans Nico, notre bien-aimé chanteur, auteur, compositeur, guitariste et, pour tout dire, leader, c'est clair : la Beuglante n'existerait pas. Mais que serait-elle sans sa nombreuse et très présente famille ?
Toi qui nous as vus en spectacle, tu as peut-être déjà remarqué ce petit garçon qui, sur la photo ci-dessus, tend les bras vers son papa : Gweltaz, l'aîné des Marquet, ici à côté de sa sœur Aziliz (au premier plan, mais on la voit mieux sur la première photo, à droite de Steph). Il leur arrive même, à tous les deux, de venir se joindre aux chœurs sur la scène pour beugler nos refrains et danser au rythme des chansons (ou peu s'en faut)... entraînant parfois à leur suite d'autres enfants du public. Probable qu'on leur doit une dimension spécifique à la Beuglante : ce caractère enfantin qui fait une partie de son charme !
Quant à moi, je ne désespère pas de faire participer un jour prochain ma petite Loulou au club des beuglants : comme danseuse et comme supporter occasionnelle, c'est déjà fait. Mais comme choriste ? Chanteuse ? Ou même instrumentiste ? Il est encore un peu tôt, elle n'a que deux ans et, sur la photo, elle risquerait de ne pas apparaître... Alors patience, Louise ! Et tu verras, d'ici quelques années, au Conseil des trois familles de la Beuglante, nous serons deux !
P.S. : tu verrais un inconvénient à ce que, en complément de notre répertoire habituel et dans la même veine que Les mystérieuses cités d'or, on chante aussi Capitaine Flam et La chanson de Casimir ?
Publié le Jeudi 14 septembre 2006 à 14:37
Par le Géant Lunaire
 | | Je ne sais plus depuis quand j'ai une clarinette. Huit ans ? Dix ? Mais je me rappelle bien les circonstances : une fête familiale. Un soir, au moment de passer à table, mon frère me fait signe de le suivre. Il a une valisette noire à la main, avec un nom peint en rouge sur le dessus : Bunny. | Un surnom un peu ridicule. Il l'ouvre, monte l'instrument (cinq segments emboîtables, du bec au pavillon), ajuste l'anche. Il souffle quelques minutes dans sa clarinette pour la chauffer et l'humidifier, puis il me la tend : «Tu veux l'essayer ?»
A l'époque, je jouais du piano, un peu de guitare et de flûte irlandaise ("tin-whistle"). Sans aucune formation, c'est à dire d'oreille, en autodidacte, et pour moi seul. Mais si je ne pouvais jouer que mes compos et quelques arrangements à ma sauce, je m'y adonnais plusieurs heures par jour avec une passion envahissante. La musique, pour moi c'est le premier sens, le sens propre du mot amour (quelqu'un qui n'a pas vécu ça aura peut-être du mal à le croire).
«Tu veux essayer ?» Un frisson me parcourt l'échine, mon cœur cogne... Je sais déjà qu'un instrument à vent ne se prête pas facilement, même entre proches... L'essayer ? Comment refuser ! Tu aurais pu me proposer n'importe quel instrument de musique, fifre, épinette des Vosges, cazou, harmonica ou castagnettes, j'aurais accepté. Alors, une clarinette !...
Des deux mains, je la saisis aussi précautionneusement que si c'était un oiseau blessé. Pendant que mon frère m'explique quelques rudiments (comment se positionner, placer les dents, les lèvres autour de l'anche, les doigts sur les clés, comment souffler...), je la détaille des yeux : un bel objet en bois précieux, très dense et presque noir : de l'ébène ; parcouru d'une mécanique complexe : clés, articulations, bagues et anneaux en métal argenté. Un objet que tu devines fragile, que tu as envie de choyer, de pouponner, d'astiquer rien que de le regarder.
Fragile, c'est le mot. La clarinette de mon frère est une vieille Noblet en Ut (modèle plutôt rare), série "Artist", de l'époque où Noblet était encore une marque indépendante. Ce qui nous reporte entre vingt et trente ans en arrière. A la regarder de plus près, elle porte les stigmates de la vieillesse : usure des tampons, des joints de liège, et surtout quelques petites fentes qui menacent de s'élargir – la plupart des clarinettes finissent comme ça : elles éclatent, et lorsque l'étanchéité n'est plus assurée, il n'y a plus rien à faire. Mon frère l'a achetée d'occasion, en l'état, pas chère. Par chance, le mal n'a pas évolué, elle est dure à faire sonner mais encore jouable.
«Je n'en joue plus. Si tu veux, tu peux la garder...» Mon frère sait ménager ses effets. J'étais en train de m'échiner à en tirer un son : tout rouge, visage en sueur, joues gonflées, les yeux exorbités et injectés de sang,... mais rien ne sort ! Et dans le suspense silencieux de mes premiers essais, cette phrase qui me coupe le souffle !
Je place cet instant-là hors du temps, comme un de ces instants d'une vie où l'on sent, sans comprendre pourquoi, qu'après ne sera plus jamais comme avant.
Mon frère a-t-il attendu ma réponse bégayante, bafouillée ? J'ai oublié, mais je me souviens qu'au moment où il est parti rejoindre la famille à table, je suis resté seul avec Ma Clarinette, bien décidé à lui faire chanter sa toute première note entre mes lèvres avant de l'essuyer et de la ranger dans sa valisette. Il m'a fallu au moins un quart d'heure pour y parvenir, mais quand j'ai enfin pu me résoudre à aller manger avec les autres, je suis sûr qu'ils ont vu arriver un autre homme. Un peu fatigué par l'épreuve, certes, mais rayonnant de bonheur !
Huit ou dix ans après, Benoît, je n'ai pas fini de te dire merci.
(A suivre...)
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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calli gamz : le canard carolin
Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h
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