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Publié le Dimanche 18 mars 2007 à 22:34
Par le Géant Lunaire


Faut sûrement être un peu fêlé pour venir s'enfermer tout un après-midi à la Godinette par un beau temps pareil !


Dimanche 11 mars, pour sûr, il faisait beau dehors... mais qu'est-ce qu'il faisait bon être dedans aussi ! Une douzaine de musiciens ont pris part à cette édition – une des plus jazz de l'histoire des bœufs Godinette. Parmi ceux-là, des nouveaux : Marcel, dont ce n'est que la deuxième participation, et Marc qui débarquait pour la première fois de Rennes (de g. à dr. sur la 1ère photo) ; des habitués : entre autres Loïc et JC (ci-dessus) ; et des anciens, dont le papy à casquette bleue ci-dessous.


Plus tous ceux qu'on ne voit pas ici : Phil, Xavier, Aleïda, Nicolas, Claude, Agnès et les autres. Mais voici que grâce au numérique de JC, pour la première fois sur ce blog – et sur cette planète, – on va pouvoir en (ré)entendre un extrait...

Clique ici : Bisou !

Evidemment, sur les 4 heures qu'a duré le bœuf, ce n'est qu'un tout petit échantillon à peine représentatif du morceau dont il est tiré. Mais c'est du marketing ! Aujourd'hui on fait baver les musiciens qui sont tombés là-dessus... et dans un mois, si les promesses sont tenues lors de la prochaine session*, on aura un enregistrement intégral dont on pourra extraire des morceaux complets.


Et c'est là qu'on sera forcé d'admettre, preuve à l'appui, que tout ça c'est du baratinage cafouilleux – mais jovial – que, dans le feu de l'action, à chaud, on ose appeler musique.

Bah ! On se croit jeunes, on s'amuse et on fait de mal à personne, alors...



*- Prochain bœuf Godinette dimanche 15 avril à partir de 15h.
Publié le Mardi 06 mars 2007 à 23:12
Par le Géant Lunaire


Hier soir on était en répétition. C'est chouette, les répétitions en saison creuse : pas de stress d'avant-concert, et du temps pour préparer de nouveaux morceaux.

Le morceau-phare d'hier, j'ai oublié son titre, les paroles et l'air. N'empêche, on est sortis à 23 h 30 et je me suis couché vers 3 h du matin : dans l'intervalle, une petite mélodie douce-amère, celle que je joue à la clarinette sur ce morceau-là, ne m'a pas quitté. J'ai roulé, pris une douche, bu une ricoré, répondu aux emails et lu un bouquin presque en entier... la petite mélodie était toujours là quand j'ai posé la tête sur l'oreiller. C'est fort !

Tu me diras, ça ne prouve rien : c'est arrivé à tout le monde de se retrouver les deux oreilles prises dans une grille d'accords débile à laquelle on a été exposé par mégarde et trop longtemps sur une radio débile – tous les bars débiles en ont une allumée en permanence pour faire taire et consommer les clients débiles (vu que quand un débile ne peut pas parler, il boit plus vite).

Heureusement, hier ce n'était pas ça. La petite mélodie qui m'accompagnait était d'humeur légère, elle imprimait sa petite touche douce-amère à tout ce que je faisais. Ce qui est fort, ce n'est pas qu'elle ne me lâchait pas, c'est qu'à aucun moment je ne me suis lassé d'elle.

La chanson parle d'un type qui se fait lourder : par son patron, par sa mignonne, par le bon dieu s'il parvenait jusqu'à sa porte... un destin de mal-aimé, et c'est pour ça que c'est une chanson drôle.

Demande-toi ce qui te fait rire et sourire, toi... Les gagnants, les puissants sont des gens sinistres et satisfaits. Avoue que la vie serait triste sans nous, les louseurs !*



*- Ces propos (est-il besoin de le rappeler ?) n'engagent que le signataire de l'article. Et encore, ça dépend des jours...
Publié le Jeudi 01 mars 2007 à 23:58
Par le Géant Lunaire

  J'ai longtemps tenu l'invention d'instruments pour une activité de vacances pluvieuses, un loisir récréatif plutôt que créatif, un dérivatif pour enfants désœuvrés et turbulents : le temps qu'ils se fabriquent un fifre en pvc, qu'ils réalisent des maracas en pots de yaourt, qu'ils mettent au point leur batterie de cuisine à base de couvercles en inox ou qu'ils ajustent au goutte à goutte leurs verres musicaux, au moins on aura la paix !

Les magazines et livres d'activités pour enfants sont pleins de ces plans de montage qui ne coûtent rien (carton, bois de récupération, conserves ou bâtons d'eskimo) et qui, au final, ne produisent rien d'autre que du bruit. A l'évidence, ces instruments-jouets, à l'instar de ceux qu'on trouve dans les grandes surfaces et qui jouent faux des vilaines notes, n'ont pas été pensés par des musiciens.

Il en va tout autrement de la lutherie sauvage du Belge Max Vandervorst, chercheur de sons, musicien et inventeur d'instruments*. J'étais tombé sur la première mouture de son livre (Lutherie sauvage, aux éditions Alternatives, 1997) au retour du festival Musiques traditionnelles et métissées de Parthenay – une ville moyenne des Deux-Sèvres qui, en ce temps-là, débordait de vitalité et d'initiatives généreuses. J'y avais vu et entendu des choses incroyables : une cornemuse en gonfleur à matelas et tubes pvc ; une feuille de lierre qui rivalisait en concert avec la bombarde, tant en puissance qu'en pureté sonores ; une flûte réalisée dans un de ces chalumeaux ou pailles coudées qu'on trouve le plus souvent plongées dans les jus de fruits... Or tous ces instruments, et bien d'autres, se révélaient à l'oreille comme d'authentiques instruments de musique avant d'apparaître à la vue comme des brics-à-bracs de récup'. On aime le brillant d'un cuivre, le moiré d'un bois, mais l'habit ne fait rien à l'affaire...


Max Vandervorst est un chercheur généreux : il t'explique très clairement, avec tout ce qu'il faut de schémas faits main (dans l'édition de 1997), comment refaire chez toi ce qu'il a trouvé... et il t'explique aussi comment chercher toi-même des sons nouveaux. Mais tout ça ne serait rien s'il ne commençait par te donner l'envie d'essayer. Chaque page commence avec un portrait physique et moral de l'instrument, une description amoureuse de sa voix propre, de sa personnalité. Tu sens que ce gars-là aime ses créations (ses créatures ?), qu'il sait les faire chanter et qu'il veut te les faire aimer. Pas d'erreur, Max est un véritable musicien.

Je ne dirai rien de ce que j'ai réalisé à l'aide du livre : ça fera l'objet du jeu ci-dessous, je préfère te laisser deviner. Mon prochain projet, celui dont je rêve depuis un bon moment, c'est le "violon à clous" (rouillés de préférence). Il ne me manque qu'une mèche de crin d'étalon pour l'archet, j'ai tout le reste en magasin...

LE JEU :


Si tu as chez toi un instrument-mystère ou un objet insolite qui produit un son incroyable, et si tu as un moyen numérique de l'enregistrer (clé USB avec fonction enregistrement, micro d'ordinateur ou minidisc), envoie-moi deux ou trois notes, pas plus. Le 31 mars au plus tard, je rassemblerai les enregistrements dans un article que je mettrai en accès direct à la une du blog. Les visiteurs avertis seront invités à deviner de quel objet il s'agit et à noter le son produit. Tous les votants qui m'auront laissé une adresse recevront le schéma de fabrication d'un instrument gratuit et facile à faire MAIS vraiment musical. Et celui qui obtiendra la meilleure note recevra par la poste un exemplaire dédicacé de ma première création MaxVandervorstienne : un instrument dont je ne veux rien dire pour l'instant, mais dont tu entendras bientôt ici-même deux ou trois notes d'une pureté incroyable !

Pour participer : envoie-moi avant le 31 mars ton enregistrement en pièce jointe sous email à l'adresse suivante : labeuglante@ifrance.com , en précisant dans l'email quel est l'objet ou l'instrument-mystère, et en indiquant tes coordonnées.

A toi de jouer !



*- On peut entendre des extraits, voir de nombreuses photos d'instruments insolites ou commander le livre sur le site de Max Vandervorst. Pour l'actualité des inventeurs-luthiers et tous les liens imaginables sur le sujet, on peut également consulter le site des Chercheurs de sons.
Publié le Mercredi 28 février 2007 à 11:00
Par le Géant Lunaire
compotine.jpg


«Fermé pour travaux»
: voilà le message d'attente que iFrance serait bien inspiré de faire figurer sur sa page d'accueil quand il bloque l'accès aux blogs qu'il héberge.

Oui, pour travaux. Même si, à la réouverture, on s'aperçoit que rien n'a changé. Même si ce n'est pas vrai, on se fera une raison pour peu que l'hébergeur nous en donne une.

Tous les accès au blog (administrateur & visiteurs) ont été fermés du 25 au ?? (le lendemain je n'ai pas vérifié) février derniers. A défaut d'explication, je n'ai plus qu'à m'excuser pour le dérangement qui, je dois aussi l'admettre, ne dérange pas grand monde en cette morte saison : la Beuglante travaille des nouveaux morceaux et retravaille les anciens mais, faute de concerts, ça ne se voit pas ; la fréquentation du blog ne faiblit pas (+ de 100 par jour) mais personne ou presque ne laisse de commentaires.

On ne va pas se décourager pour autant. Simplement, le rythme des publications va passer au régime vaches maigres : 2 articles par semaine, pas plus, en attendant les beaux jours.

On ne va quand même pas se mettre à raconter les événements de caractère privé qui émaillent les répétitions du groupe ! Comme ce cri unanime à la fin du repas servi par Gildas, lundi dernier (27 février) : «Les compotes Blédina, c'est pas bon !»*



*- C'est pour tester la réactivité de la société Blédina que je cafte... Parce qu'en vrai, ma fille, les compotes c'est de son âge, et elle adore ça !
Publié le Vendredi 23 février 2007 à 13:26
Par le Géant Lunaire

Rossignol-1.jpg A le voir comme ça, il ne paye pas de mine : terne, pas plus grand qu'un moineau, commun dans toute l'Europe... N'empêche, il a inspiré les poètes et les amoureux de tous les âges par son seul chant : à la fois puissant et extraordinairement varié, c'est sans doute le chant le plus complexe qu'on puisse entendre dans nos jardins...

...à condition de se lever tôt : vers 3, 4 heures du matin ! Très difficile à voir (parce qu'il est terne, et qu'il chante surtout la nuit), le rossignol philomèle est aisément reconnaissable à l'oreille : c'est le seul oiseau de nos contrées qui enchaîne une bonne vingtaine de motifs différents (crescendos, stridulations, trilles...) dans un seul récital. Emblème de l'amour et porte-parole de l'amoureux(-se) absent(e), on a peine à croire, quand on l'écoute, qu'il ne fait que parler à ses congénères. C'est pourtant ce qu'affirment les ornithologues qui ont étudié son chant : comme le merle, la grive, le pinson ou le grabulbe à poils ras, le rossignol dit inlassablement quelque chose comme : « Je suis un rossignol mâle en bonne santé, ma famille est d'ici, j'habite le grand saule de la haie près de la rivière (gare aux squatteurs !) et... je suis disponible » ! Notons au passage qu'un rossignol exilé et en mauvaise santé a le droit de chanter, mais il aura moins de coffre et assurément beaucoup moins de succès auprès des rossignoles du pays... Car chez nombre de passereaux, chaque pays a son dialecte, et l'ostracisme est la règle. "Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux" n'est certainement pas un bon conseil si dans la cage il y a des bengalis – ou même un merle alsacien : une fois libres, ils réaliseront vite leur erreur et, faute de pouvoir rallier leur patrie à tire d'aile, ils payeront vite, et cher, leur éphémère liberté.

Nous, c'est pas pareil. La preuve, c'est qu'un groupe breton comme La Beuglante a pu chanter jusqu'à présent des chansons françaises sur des mélodies de rock-guinguette sans se faire plumer.

Jusqu'à présent ! Cela dit, ça serait peut-être pas mal qu'on intègre dans notre répertoire un morceau trad' avec des paroles en gallo (le dialecte du pays) ; voire un air du folklore breton (chanté dans la langue régionale) ; voire un thème puisé dans un autre folklore, histoire d'affirmer notre sympathie universelle pour tous les particularismes culturels. Pour un multiculturalisme... à l'échelle française !

Et justement, j'en tiens une bien bonne : une bonne et vieille chanson de la tradition provençale, en Langue d'Oc donc, que m'envoie un correspondant toulousain en commentaire d'un article récent (17.02.07, Le chant du coq, du canard, du cygne...).

secanto2.gif

Ça parle d'amour, et d'un "oiselet" qui chante pour une belle en exil loin du poète son amant. L'auteur, Gaston Phébus, était un puissant seigneur provençal du Moyen-âge qui avait des choses à se faire pardonner de sa dame – d'où la chanson. L'air, très célèbre, est doux, tendre et caressant. Et je vois bien (sans l'avoir consulté) Dji prendre le premier couplet, avec son inimitable et langoureux vibrato dans la voix, suivi d'une accélération sur les autres couplets repris en chœur par Nico, Steph et Delphine (pas consultés non plus) dans un style et avec des arrangements plus beuglantesques.

Le texte intégral, sa traduction française et ses différentes versions – de l'originale à la contemporaine – sont consultables sur le site Whebdo-St-Genies.com. Alors merci à Vincent 3m pour sa contribution qui nous ouvrira peut-être un jour des portes dans la région toulousaine... pour peu que les copains aient envie de reprendre et d'adapter le morceau.

D'ici là, ça me laisse un peu de temps pour travailler à la clarinette le répertoire du rossignol !


Mon bloc perso.
La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h