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Publié le Dimanche 07 janvier 2007 à 18:14
Par le Géant Lunaire
On est à quelques jours du premier concert de l'année, samedi 13 janvier à Dol de Bretagne (à partir de 19h, salle Chateaubriand, en ouverture du fest-noz - entrée 7 euros - concert de soutien aux collectifs anti-OGM et pour le commerce équitable).

J'ai rien contre le 13 du mois, je suis peut-être superstitieux mais pas pour si peu. C'est plus le manque de soleil qui me rend ronchon.

Alors je me suis dit : c'est le moment de se remémorer quelques épisodes chauds – ou tout au moins chaleureux – de la "tournée" 2006. Commençons par un concert vraiment chaud et ensoleillé : c'était le 10 septembre dernier, à Romagné (près de Fougères), à l'occasion de la Fête des Tournesols.

tournesol-romagné-100906.JPG

Il faisait tellement chaud ce jour-là que le public avait du mal à rester en plein soleil devant la scène sur laquelle, si on était à l'ombre, on manquait cruellement d'air ! Un concert humainement très sympathique, mais physiquement l'un des plus éprouvants qu'on ait faits.

La photo est de Catherine Sanz, ainsi que le petit extrait filmé ci-joint (patience pour le téléchargement : c'est long mais ça marche...). Merci à elle ! Catherine et Michel nous avaient accueillis début mai pour une superbe fête en leur superbe domaine de la Harilais (Le Ferré, 35). La prochaine séquence de photos-souvenir leur sera consacrée.

Arrivedercho !
Publié le Mardi 02 janvier 2007 à 22:39
Par le Géant Lunaire
delanoe.gif

Gilbert Bécaud ; Lucienne Boyer ; Tino Rossi ; Georges Guétary ; Edith Piaf ; Les Compagnons de la Chanson ; Hugues Aufray ; Pétula Clark ; Sylvie Vartan ; Nancy Holloway ; Richard Anthony ; France Gall ; Dalida ; Claude François ; Dick Rivers ; Nana Mouskouri ; Marcel Amont ; Rika Zaraï ; Régine ; Françoise Hardy ; Michel Delpech ; Jacques Dutronc ; Enrico Macias ; Michel Fugain ; M. F. et le Big Bazar ; Michel Polnareff ; Joe Dassin ; Nicoletta ; Gérard Lenorman ; Michel Sardou ; Patrick Juvet ; Nicole Croisille ; Carlos ; Alain Bachung (avec un "c" en 1968-69) ; Dave ; Eric Charden ; Marie-Paule Belle ; François Valéry ; Mireille Mathieu ; Nicole Rieu...

Et maintenant, La solitude ça n'existe pas, Salut les copains, Hello Dolly, T'en va pas comme ça, Le Lambeth Walk, Laissez-moi danser, Les petites souris, Adieu Angelina, Quand tu chantes, Je chante avec toi liberté, Les jolies cartes postales, Tout doux tout doucement, Aimez-vous les uns les autres, Je n'aurai pas le temps, Fais comme l'oiseau, Attention mesdames et messieurs, Gloria, Alouette alouette, Ma prière, Les Champs-Elysées, Le chemin de papa, Ça va pas changer le monde, Et si tu n'existais pas, Il était une fois nous deux, Il est mort le soleil, La ballade des gens heureux, Le gentil dauphin triste, Voici les clés, Si j'étais président, Les vieux mariés, Le France, La java de Broadway, Les lacs du Connemara, Être une femme, Une femme avec toi, Qu'elle est belle... Concours de l'Eurovision 1961, 1963, 1967, 1973, 1975, opéra-rock Jésus-Christ Superstar (adaptation en français)...

Pierre Delanoë : 1918 ~ 2006. Longue carrière.

Nicoletta, j'aime bien.



P.S. : on peut s'amuser à retrouver dans la liste les interprètes des chansons ci-dessus. Attention : comme je n'ai mentionné que les chansons et les artistes que je connais, il n'y a pas forcément de correspondance (exemple : Les grognards (?), un titre chanté par Edith Piaf).
Publié le Mercredi 27 décembre 2006 à 15:00
Par le Géant Lunaire
25 décembre : date hypothétique de naissance du Christ, et pour 2006, mort de James Brown, dont la date de naissance est tout aussi hypothétique. Aucun autre rapport à établir entre celui-ci et celui-là : tout le monde sait bien que James Brown n'était pas un ange. (Et d'ailleurs, tu me diras, le Christ non plus.)

JamesBrown.jpg  James Brown faisait scandale 
(le Christ aussi, oui, je sais mais arrête ! Tu vas m'attirer des ennuis...). Moi, cette affaire ne m'intéresse pas et pour clore le sujet, je trouve normal qu'un type qui a violé (?), tué (?), prostitué (?) ou volé une vieille dame se retrouve en tôle, qu'il s'appelle Brown ou Mouchabeu.

Mais ce n'est pas de ça que je parle.
James Brown en chanteur... qu'il était aussi ! 

J'ai vu James Brown aux Vieilles Charrues en 1997 – la dernière année du festival dans le bourg de Carhaix-Plouguer. A vrai dire, j'étais venu entendre Claude Nougaro, et je crois bien que je ne serais pas resté écouter James Brown si Nougaro, qui faisait sa première partie, ne l'avait annoncé avec autant de respect, d'admiration et d'émotion dans la voix : «Voici le grand James Brown...» Des mots si simples, sortant de la bouche d'un orfèvre des mots... J'ai été surpris.

Et nous sommes restés. Je m'attendais à voir ce à quoi les médias, radios et télés confondues, m'avaient préparé : un clown refaisant pour la énième fois son célébrissime numéro. Hier, j'ai appris la nouvelle de sa mort sur France Culture, et à la fin de l'envoi, comme il se doit, on a eu droit à un extrait de Sex Machine, le plus connu de ses titres – et si ce n'était que ça ! – dans sa version la plus répandue. Quelle année ? Ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse plus, parce que j'ai vu et entendu et découvert James Brown cette année-là.

Accessoirement, cette même année j'ai découvert – ou démasqué – l'imposture des médias. James Brown n'a rien à voir avec l'image figée qu'ils donnent de lui. Rien. Ou si peu. La photo ci-dessus est celle choisie par iFrance (le moteur de ce blog) pour illustrer l'article sur la mort du maître. James Brown est un maître, et ce titre interdit l'emploi du passé. Un maître, et le grand public n'en saura jamais rien. Un maître, et très accessoirement, un chanteur !

Cette même année 1997, Maceo Parker faisait un tabac en solo dans le style jazz-funk. Maceo Parker, un émule de James Brown, et combien d'autres avant lui ? Brown, lui, était déjà passé à autre chose. J'en profite pour faire remarquer que Les Vieilles Charrues 1997, avec leurs 40.000 spectateurs, ne constituaient pas un concert déterminant pour lui. N'importe : nous avons assisté, au fin fond du Finistère, à un concert extraordinaire d'un homme hors du commun. L'anecdote retiendra – et n'a toujours retenu – que l'anecdotique : les costumes (cf. photo ci-dessus), les gimmicks, les gesticulations jamesbrowniennes (cf. n'importe quel clip de n'importe lequel de ses tubes), la descente dans le public (Anne-Claire, qui s'était avancée, a pu témoigner : «Il est tout petit !»)...

Oui, un petit bonhomme tout enveloppé de paillettes comme une grosse papillote, en plus agité (cf. "Monsieur 100.000 volts", encore pour l'anecdote). Et maintenant, passons aux choses sérieuses. Car James Brown est, pour le soul-funk en particulier et la musique en général, un grand monsieur. Et avec ça, très subtil. Son travail de compositeur et d'orchestrateur le place plutôt dans l'échelle des millivolts que des 100.000 : c'est puissant, d'accord, mais d'une facture tout en finesse, en précision. Le problème, c'est qu'on confond souvent puissance et efficacité. Le hard-rock tire l'essentiel de sa puissance des décibels ; le funk donne l'impression – voire l'illusion – de puissance sonore par la précision et l'efficacité de son orchestration. Ce qui suppose, sur scène, une direction au millimètre des interprètes. En 1997, c'est moins un chanteur qu'un chef d'orchestre que j'ai vu, et moins le chanteur que l'orchestrateur que j'ai applaudi et admiré.

"Parrain de la musique soul", James Brown s'inscrit clairement par son esthétique dans l'histoire du funk, genre dont on peut même dire qu'il est un précurseur. Mais l'autre révélation de Brown en concert, c'est qu'il n'a jamais cessé d'avancer dans la recherche. J'ai entendu ce soir-là une musique plus avancée, plus novatrice que ce que Maceo Parker pouvait produire au même moment. Une musique qui puise ses idées autant dans le free ou l'acid-jazz que dans la recherche contemporaine. Les musiciens qui entourent James Brown sont tous des interprètes de très haute volée, doublés de brillants solistes. Chaque morceau, y compris les tubes les plus anciens (Sex Machine, Men's World, We Live in America), est entièrement refondu, revisité, réarrangé de manière que chaque musicien puisse s'y exprimer dans toutes ses dimensions. Et la petite partie réellement chantée par le héros des médias finit par ne plus apparaître que comme un prétexte, un faire-valoir pour des artistes exceptionnels. Un peu selon le même schéma que Miles Davis, Herbie Hancock, Art Blakey... : le maître s'efface pour mettre en avant ses géniales créatures jouant sa géniale musique.

Avec la vision déformée, stéréotypée que colportent les grands médias, on a peine à s'imaginer un James Brown tournant le dos au public les trois quarts du temps, occupé à diriger ses musiciens, à leur passer la parole, la reprenant parfois pour chanter, danser ou faire une figure imposée (comme de jeter sa veste aux spectateurs). Parfois aussi, il remplace le batteur, frappe quelques mesures pendant que l'autre fait un solo sur des percussions, ou vient sur le devant de la scène pour chauffer le public.

Pour être chauds ce soir-là, nous n'avions pas besoin d'autre stimulation : James Brown et son orchestre en concert, c'est un spectacle total et intense, dans lequel chaque morceau ne forme qu'une partie du tout, sans temps mort.

James Brown a 73 ans pour l'éternité. Supposition idiote : si les médias décidaient maintenant de retracer son évolution musicale des débuts jusqu'à son terme, vu le retard accumulé, l'œuvre – sinon l'artiste – aurait encore de belles et riches et nombreuses années à vivre auprès du grand public.

A l'année prochaine.



P.S. : pour en savoir plus sur James Brown (biographie, discographie, etc.), on peut aller voir sur le site de Ramdam.
Publié le Dimanche 24 décembre 2006 à 22:00
Par le Géant Lunaire

Sur le point d'effacer les messages de la Tribune Libre, je ne vais tout de même pas laisser perdre les deux @dresses reçues, auxquelles s'ajoutent quelques infos envoyées par email.

squiveut-kestadi-nov06.jpg

Mention spéciale pour Gilles Mével, du groupe Squiveut, rencontré un soir de concert à Romazy. Un groupe dans la veine des Glochos pour l'humour, avec peut-être une plus haute exigence musicale (c'est moi qui le dis, ils démentiront s'ils le veulent). Deux albums à ce jour, écoutables en intégralité et en mp3 sur le site. Ça, c'est rare ! A noter le prochain concert de Squiveut le 9 mars prochain à la Godinette. Ça sent le terroir... et la chaude ambiance !

Tangi Pénard me communique l'adresse de son groupe de fest-noz, Déomp. A en juger par leur présence sur les panneaux d'affichage, il y a sûrement pas mal d'occasions de les entendre...

Quant à Mazette, ça mériterait le détour rien que pour la beauté graphique du site. Enfin, au moins pour la page d'accueil, parce qu'après ça se complique un peu... J'ai longtemps erré dans les pages "en construction" avant de trouver les extraits (mp3 et ogg) : il faut suivre l'escargot ! Buzzno, le copain qui m'en parle, en dit beaucoup de bien. Les extraits, courts mais prometteurs, esquissent un répertoire réaliste original sur une musique plutôt intimiste. On en saura plus lorsqu'ils viendront se produire dans la région.

Pour finir, Nico me signale un annuaire des groupes de musique, Info-Groupe, sur lequel on trouve des centaines de noms... mais pas ceux-là (ou alors j'ai mal cherché ? J'avoue que je m'y suis un peu perdu). Si j'ai bien compris, il faut être adhérent pour y figurer, et après, pour espérer rentabiliser son adhésion, il faut parvenir à s'y faire remarquer. Ce qui, vu le nombre de candidats...

La prochaine fois, c'est aux lieux de spectacles qu'on demandera de se signaler sur le blog de La Beuglante. Dans cette catégorie-là, les bonnes adresses ne seront jamais trop nombreuses, c'est sûr.

Publié le Vendredi 22 décembre 2006 à 11:00
Par le Géant Lunaire
Un copain m'envoie ses bons vœux pour 2007. Avec sa copine, ils ont enregistré pour l'occasion un chant de Noël : tout ce que je déteste, mais vu comme ça, bon, ça va : Merry Christmas.

pl-autoportrait.jpg
Laloy - autoportrait 5.

En cadeau, une bonne idée pour s'exiler à partir de mai 2007 : commencer une nouvelle vie au Nicaragua. Les Cités d'Or, c'est peut-être là-bas ?! Mystère... A ce propos, sondage : combien parmi vous ont déjà pensé à l'exil ? Infos touristiques : au Nicaragua, on parle espagnol, il fait chaud, et on est très loin de la cuisine électorale française – mais dangereusement près de Big Brother ! 

Une chance qu'à la Beuglante, on ait une personne-ressource : Dji, qui parle espagnol à la perfection (enfin, on peut l'espérer). Dis donc, Dji, il serait peut-être temps de nous traduire notre répertoire, histoire de faciliter le transfert...

Enfin, bon Noël, profitez bien des derniers mois de purgatoire, et un bon conseil en prime : pour les étrennes, offrez-vous des sacs de voyage.



P.S. : on peut découvrir le travail et l'actualité de Laloy sur son blog.

Mon bloc perso.
La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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