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Publié le Jeudi 01 février 2007 à 13:26
Par le Géant Lunaire
S'il y en a un dans la bande pour qui la musique est un sport, c'est bien lui ! Nicolas Marquet est tombé dedans tout petit (tompettiste de fanfare de 10 à 20 ans), et depuis, il a participé à bien des groupes (lui seul sait combien !) dont le principal point commun, semble-t-il, est de lui avoir permis de s'exprimer... dans les trois dimensions !
| | Passant du rock au punk, du punk au hard, du hard-punk au punk-rock et, de là, à la chanson française (avec toujours un côté fête et gaudriole), Nico aime la musique qui secoue, des pieds à la tête : à la fois le corps et les tympans !
Après Stell Aris, Querida Libertad (ci-contre) et La Rue du Quai (ci-dessous, à gche), La Beuglante (ci-dessous) correspond à un assagissement tout relatif... |
| | En concert, Nico ne rate pas une occasion de se précipiter sur le public... pour lui dire "je t'aime" (et c'est vrai !), pour le faire rire (et ça marche souvent) ou pour lui faire peur (là, je sais pas...). |
Et quand c'est pas sur le public, c'est sur nous qu'il se jette – enfin, pour l'essentiel sur Steph... ou à ses genoux ! Si le hard-guinguette était à inventer, c'est la Beuglante, autrement dit Nico, qui l'a fait !
Mais Nico n'est pas seulement un agitateur agité. C'est aussi un fondateur de groupes (cf. plus haut) et l'auteur-compositeur n° 1 des chansons de la Beuglante. Comme il est également le principal arrangeur de nos morceaux (même si, à l'occasion, nous apportons nos petites contributions), on peut dire qu'il s'en est fallu d'un cheveu que la Beuglante ne s'appelle Nicolas Marquet & Cie...
| | Un nom moins porteur, je te le concède. Mais plus fidèle à la réalité. Car si nous donnons de notre temps à la Beuglante, Nico, lui, y consacre sa vie ! Il faut voir la tête qu'il fait quand quelque chose ne tourne pas rond : répét' qui n'avance pas, projet qui tombe à l'eau, arrangement qui ne satisfait personne... Pour chacun de nous, ça représente quelques heures de perdues ; pour lui, ça signifie des heures et des jours de boulot pour préparer la séance suivante ! Nul doute là-dessus : Nico est un bosseur. |
Pas étonnant alors que sur scène il soit toujours à fond, que pour une scène il soit toujours d'accord et qu'en répétition il se montre à l'occasion tenace : dans les morceaux que nous jouons ensemble, il s'est plus investi que nous : pour lui ce sont des morceaux de sa vie qu'il joue. (Si j'exagère, il corrigera ici-même.)

« Je sais précisément à quel résultat je veux arriver », a-t-il coutume de dire en phase d'exploration-expérimentation d'un nouveau morceau. Traduction : on peut discuter, négocier, proposer tout ce qu'on veut... en dernier ressort, c'est lui qui tranche.
Alors, dira-t-on, Nico... Lider Maximo ? Conclusion hâtive. Ma brève expérience de la vie de groupe à la Beuglante (moins d'un an) m'a convaincu qu'au moment de trancher, Nico a entendu les avis divergents de ses partenaires et que, même lorsque la controverse l'a affecté sur le coup, il en a tenu compte. Au fond, peu importe qu'il dise "je" à l'heure de la décision, c'est simplement qu'il a fait siennes les propositions des autres.

Quand je te disais qu'il est partout : sur scène et dans le public, dans les paroles et dans la musique, comme interprète et comme chanteur... Et là où il est, il ne fait pas semblant : Nico est le même sur la scène et en coulisses.
Futur spectateur, s'il t'arrive que Nico vienne sous ton nez te crier "je t'aime", non seulement tu peux le croire ; mais tu peux même lui répondre "moi aussi !"...
...Ne serait-ce que de notre part.
Publié le Vendredi 26 janvier 2007 à 23:58
Par le Géant Lunaire

Steph, ou pour être complet : Stéphanie Rouxel (mais elle aime bien qu'on l'appelle "Steph"). En images, pour être complet, là c'est plus dur : autant de photos, autant de visages !

A ses côtés ou dans son dos, moi, je ne vois presque rien de ses expressions en concert. Je les devine, de profil. Mais si j'en juge par les clichés, ça change tellement vite quand elle te fait face que même toi, spectateur le mieux placé, tu ne vois pas tout. Un peu comme le chant d'un oiseau : il faut l'écouter au ralenti pour en percevoir toutes les modulations, toutes les subtilités.
| | Une expressivité intense et nuancée comme celle-là propulse la chanson dans la sphère théâtrale, tu ne trouves pas ?
Pendant les répétitions, Steph fait très souvent rire la compagnie. Effet de surprise de ses jeux d'expression, de ses mouvements, de ses gestes qui révèlent ce que les paroles, sur le papier, ne disent pas encore. Il faut du temps pour cette mise en voix et en scène du texte, mais à tout instant un nouvel effet comique, une allusion insoupçonnée jusqu'alors peuvent surgir d'un regard, d'un ton ou d'un déplacement inattendu. Y compris lorsqu'on croyait fixées la chorégraphie et la diction d'un morceau. Je me suis aperçu qu'en répétition, je ne quitte pas Steph des yeux, même en jouant. Surtout en jouant ! Ne pas comprendre un texte qu'on interprète, ce n'est pas si grave. Il faut juste le sentir... mais le sentir juste. |
Il ne suffit pas de chanter une chanson pour qu'elle chante à l'oreille des spectateurs, il faut surtout lui insuffler quelque chose qui ressemble à la vie. Plus d'une fois je suis resté perplexe devant un nouveau texte à travailler. Jusqu'au moment où Steph commence à se l'approprier, à le faire vibrer, à lui donner corps... Alors seulement, j'y crois. Je ne pourrais pas jouer et improviser avant cette venue au monde du texte chanté.

Je ne peux parler que pour mon propre compte : pour moi, c'est clair, les voix de la Beuglante sont à l'origine et au centre de chaque chanson. Tant que des paroles n'ont pas reçu leur unité, leur cohérence de ton et leur identité propre de Steph, Delphine et Nico, il n'y a rien à faire du côté instrumental : elles en resteront à l'état d'ébauche.

Je ne sais ni où ni comment Steph trouve la clé d'un texte. Je sais juste que bien souvent, je ne l'aurais pas trouvée tout seul, et que je compte sur elle pour m'ouvrir la voie. Evidemment, je ne le lui ai pas dit, et je crains le jour où elle aura sa connexion internet : elle risque de tomber sur cet article, et...
| | ...Et je ne suis pas du tout sûr que l'admiration que quelqu'un vous porte soit un moteur plutôt qu'un frein ! La spontanéité pourrait avoir à en souffrir, la pudeur à en être embarrassée... Ce sont des choses qu'il vaut mieux ignorer.
Alors bon : Stéphanie, accablée comme tu dois l'être par tout ce que tu viens de lire : n'en crois pas un mot ! Et dis-toi bien que dans tout ce qui précède, je m'efforce simplement de faire mon travail de promotion du groupe... Mais si !
...D'ailleurs j'aurais peut-être mieux fait de me contenter d'aligner les photos. Elles se passeraient fort bien de mes commentaires. |
Lorsqu'est né le projet de cet article, je croyais me lancer dans une longue recherche d'images avant d'obtenir une sélection qui témoigne de la plasticité expressive de Steph. Il n'en a rien été !

Toutes ces photos ont été prises au cours d'une seule et même prestation : c'était le 10 juillet dernier, sur une place de Saint-Malo intra-muros (cf. art. du 3.09.06 : Kenavo Saint-Malo). La preuve que Steph ne vit pas à la même échelle que nous : tandis que la Beuglante fait son concert, pour Stéphanie c'est un festival !
...
Eh bien quoi, les autres ! Vous êtes jaloux ? Patience, votre tour viendra. Pour vous aussi un de ces jours "j'élèverai bien haut mon chapeau bas".*
*- L'auteur de la formule étant un habitué du blog, je me fais un devoir de le cafter ici : salut et merci, Vincent 3m (alias La Lésion).
Publié le Mardi 23 janvier 2007 à 09:09
Par le Géant Lunaire
| | 21 mai 2006. Sur les routes et les chemins de la Baie du Mont-Saint-Michel, on pouvait voir un cortège de randonneurs en ciré, sac au dos et bâton à la main. Les plus jeunes, juchés sur des calèches tractées par des ânes, veillaient sur les paquets encombrants.* | Entre 50 et 80 passionnés de marche de tous âges, tendance écologiste, ont participé sous une pluie battante à la Rando-Teuf 2006 qui, partie le matin de Saint-Marcan, devait les mener vers midi au stade de Roz-sur-Couësnon, où les attendaient buvette, lunchs, tables, bancs...

...et musique. C'était, entre autres groupes, le lieu de rendez-vous des beuglants qui n'avaient pas participé à la marche du matin ; c'est à dire les plus frileux ; dont moi. Là, nous avons mangé et bu, puis nous avons joué, entre deux averses, une partie de notre répertoire.

Une partie seulement, soit quatre ou cinq chansons (Nico saurait dire précisément combien) avant la rechute du ciel sur nos têtes. Sous les gouttes et dans le vent, il a fallu remballer en catastrophe les instruments. A l'issue d'une prestation aussi brève, c'était très étonnant de recevoir des propositions de concerts, des demandes de cd (hélas !...), des compliments chaleureux.

A vrai dire, tant qu'à rester dehors sous la pluie, le mieux c'est encore de marcher ! Peu après notre petit spectacle, les joyeux randonneurs avaient rassemblé leurs affaires et s'apprêtaient au départ. La dernière étape de la randonnée devait les ramener à Saint-Marcan, et nous étions invités à nous joindre à la troupe – comme Steph, Delphine et Gildas qui, eux, l'accompagnaient depuis le matin. Je me souviens d'un temps de l'enfance où j'aimais la pluie, où je ne craignais pas le vent...
...Maintenant, c'est un temps dont j'aime à me ressouvenir mais bien au chaud, devant un feu de cheminée par exemple.
Pas fiers, nous avons remonté le cortège en voiture, chauffage et essuie-glaces insolemment poussés au maximum, saluant au passage et à travers la vitre quelques connaissances, et nous sommes rentrés.
L'héroïsme, je suis pour. Mais, comme on dit, à chacun selon sa mesure...
*- Je n'ai pas de photo de la randonnée proprement dite, alors j'ai emprunté un cliché trouvé sur le site des Rando-Baies de Saint-Marcan, que je remercie ici.
Publié le Mercredi 17 janvier 2007 à 12:40
Par le Géant Lunaire
Catherine et Michel Sanz voient les choses en grand : ce jour-là, on fêtait les 20 ans de l'aîné, les 18 du puîné, les 17 de la cadette, les 50 ans du papa et... la retraite de la maman ! Pour une telle occasion, le nombre des invités était impressionnant : 50, 60,... 80 amis ? Difficile à dire : tout ce petit monde s'égaillait joyeusement sur les 3,6 hectares de la propriété, où les groupes, les activités, les points d'attraction étaient nombreux.

Il y avait ceux qui montaient la tente sur le terrain du Camping à la Ferme, d'autres qui s'occupaient de la sono, d'autres qui préparaient le feu de camp, d'autres encore qui jouaient au palet, prenaient l'apéro en terrasse, visitaient les bâtiments rénovés ou les animaux de la ferme, faisaient le tour du verger ou du jardin maraîcher, pendant que les plus jeunes couraient après un ballon, se coursaient les uns les autres ou partaient en balade à dos d'âne... en attendant l'ouverture de la garderie.

La Beuglante, invitée au grand complet, a entamé son répertoire sous le petit barnum, un peu à l'étroit entre la sono et les pieds de micro, et surtout bien loin de son public. On a vite pris le parti d'abandonner les amplis pour se rapprocher et jouer sur l'herbe, sous un ciel ni beau ni chaud mais pas menaçant, et face à une quarantaine d'invités.

Il faut dire que l'atmosphère au sol contrastait avec la météo : parmi les campeurs, les joueurs et les enfants, entre la terrasse et les tonnelles, la musique et le feu de camp, on pouvait se croire en vacances d'été !

Si tu as déjà organisé des fêtes d'une telle ampleur, tu mesureras combien il est difficile de créer et d'entretenir une ambiance chaleureuse avec autant de monde. Catherine était partout à la fois : prenant part à chaque conversation comme si on était en petit comité, accueillant les nouveaux venus, distribuant les apéritifs ou finissant d'installer l'immense réfectoire pour le dîner. Michel, quant à lui, ne se lassait pas de faire le tour du propriétaire, expliquant l'avancée des travaux ou présentant ses cultures de l'année. Si la spécialité de la Ferme de la Harilais est le safran, Michel expérimente et produit de nombreuses autres cultures selon les principes de l'agriculture biologique. Mais il se passionne aussi pour les arbres : une centaine d'essences différentes, divers fruitiers et 25 à 30 variétés de pommiers cohabitent sur le domaine de la Harilais*.
 Invité mystérieux de la soirée, un ectoplasme (en ht à gche). Si quelqu'un le reconnaît, qu'il m'appelle.
Quelques beuglants sont restés jusque tard le soir et en ont profité, pendant et après le repas, pour ressortir leurs instruments. Ici, c'est Catherine, ma compagne, qui interprète Les feuilles mortes à la flûte traversière. Et en toute fin de soirée, Gildas, JC et moi nous sommes lancés dans un bœuf enfiévré dont, je pense, les spectateurs se souviennent encore. (Pardon, Maman, pour cette immodestie... Si tu avais été présente ce soir-là, tu en parlerais toi-même, et mieux que moi !)
Le plus curieux dans tout ça, c'est qu'au lendemain de la fête, nous avions plus ou moins l'impression d'avoir raté notre prestation. L'organisation de la journée était irréprochable, l'ambiance très sympathique, mais le concert lui-même, bah... « C'était bizarre ! », comme on se redisait l'autre soir à propos de ce 6 mai. Or Catherine Sanz m'a confirmé il y a quelques jours que nous avions fait très bonne impression, que plusieurs amis lui avaient même reparlé du concert comme d'un très bon souvenir de la fête.
Ils avaient simplement omis de nous en faire part à nous, et à chaud. Par pudeur, sans doute. Cette même pudeur qu'on dépose au vestiaire, en préalable à tout concert réussi...
« Si vous avez des roses à m'offrir, offrez-les moi de mon vivant » !
*- Pour en savoir plus sur le domaine de Catherine et Michel Sanz, on peut se reporter au site de la Harilais.
Publié le Dimanche 07 janvier 2007 à 18:14
Par le Géant Lunaire
On est à quelques jours du premier concert de l'année, samedi 13 janvier à Dol de Bretagne (à partir de 19h, salle Chateaubriand, en ouverture du fest-noz - entrée 7 euros - concert de soutien aux collectifs anti-OGM et pour le commerce équitable).
J'ai rien contre le 13 du mois, je suis peut-être superstitieux mais pas pour si peu. C'est plus le manque de soleil qui me rend ronchon.
Alors je me suis dit : c'est le moment de se remémorer quelques épisodes chauds – ou tout au moins chaleureux – de la "tournée" 2006. Commençons par un concert vraiment chaud et ensoleillé : c'était le 10 septembre dernier, à Romagné (près de Fougères), à l'occasion de la Fête des Tournesols.

Il faisait tellement chaud ce jour-là que le public avait du mal à rester en plein soleil devant la scène sur laquelle, si on était à l'ombre, on manquait cruellement d'air ! Un concert humainement très sympathique, mais physiquement l'un des plus éprouvants qu'on ait faits.
La photo est de Catherine Sanz, ainsi que le petit extrait filmé ci-joint (patience pour le téléchargement : c'est long mais ça marche...). Merci à elle ! Catherine et Michel nous avaient accueillis début mai pour une superbe fête en leur superbe domaine de la Harilais (Le Ferré, 35). La prochaine séquence de photos-souvenir leur sera consacrée.
Arrivedercho !
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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calli gamz : le canard carolin
Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h
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