S'il y en a un dans la bande pour qui la musique est un sport, c'est bien lui ! Nicolas Marquet est tombé dedans tout petit (tompettiste de fanfare de 10 à 20 ans), et depuis, il a participé à bien des groupes (lui seul sait combien !) dont le principal point commun, semble-t-il, est de lui avoir permis de s'exprimer... dans les trois dimensions !
| Passant du rock au punk, du punk au hard, du hard-punk au punk-rock et, de là, à la chanson française (avec toujours un côté fête et gaudriole), Nico aime la musique qui secoue, des pieds à la tête : à la fois le corps et les tympans ! Après Stell Aris, Querida Libertad (ci-contre) et La Rue du Quai (ci-dessous, à gche), La Beuglante (ci-dessous) correspond à un assagissement tout relatif... |
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| En concert, Nico ne rate pas une occasion de se précipiter sur le public... pour lui dire "je t'aime" (et c'est vrai !), pour le faire rire (et ça marche souvent) ou pour lui faire peur (là, je sais pas...). |
Et quand c'est pas sur le public, c'est sur nous qu'il se jette – enfin, pour l'essentiel sur Steph... ou à ses genoux ! Si le hard-guinguette était à inventer, c'est la Beuglante, autrement dit Nico, qui l'a fait !
Mais Nico n'est pas seulement un agitateur agité. C'est aussi un fondateur de groupes (cf. plus haut) et l'auteur-compositeur n° 1 des chansons de la Beuglante. Comme il est également le principal arrangeur de nos morceaux (même si, à l'occasion, nous apportons nos petites contributions), on peut dire qu'il s'en est fallu d'un cheveu que la Beuglante ne s'appelle Nicolas Marquet & Cie...
| Un nom moins porteur, je te le concède. Mais plus fidèle à la réalité. Car si nous donnons de notre temps à la Beuglante, Nico, lui, y consacre sa vie ! Il faut voir la tête qu'il fait quand quelque chose ne tourne pas rond : répét' qui n'avance pas, projet qui tombe à l'eau, arrangement qui ne satisfait personne... Pour chacun de nous, ça représente quelques heures de perdues ; pour lui, ça signifie des heures et des jours de boulot pour préparer la séance suivante ! Nul doute là-dessus : Nico est un bosseur. |
Pas étonnant alors que sur scène il soit toujours à fond, que pour une scène il soit toujours d'accord et qu'en répétition il se montre à l'occasion tenace : dans les morceaux que nous jouons ensemble, il s'est plus investi que nous : pour lui ce sont des morceaux de sa vie qu'il joue. (Si j'exagère, il corrigera ici-même.)
« Je sais précisément à quel résultat je veux arriver », a-t-il coutume de dire en phase d'exploration-expérimentation d'un nouveau morceau. Traduction : on peut discuter, négocier, proposer tout ce qu'on veut... en dernier ressort, c'est lui qui tranche.
Alors, dira-t-on, Nico... Lider Maximo ? Conclusion hâtive. Ma brève expérience de la vie de groupe à la Beuglante (moins d'un an) m'a convaincu qu'au moment de trancher, Nico a entendu les avis divergents de ses partenaires et que, même lorsque la controverse l'a affecté sur le coup, il en a tenu compte. Au fond, peu importe qu'il dise "je" à l'heure de la décision, c'est simplement qu'il a fait siennes les propositions des autres.
Quand je te disais qu'il est partout : sur scène et dans le public, dans les paroles et dans la musique, comme interprète et comme chanteur... Et là où il est, il ne fait pas semblant : Nico est le même sur la scène et en coulisses.
Futur spectateur, s'il t'arrive que Nico vienne sous ton nez te crier "je t'aime", non seulement tu peux le croire ; mais tu peux même lui répondre "moi aussi !"...
...Ne serait-ce que de notre part.







