| 21 mai 2006. Sur les routes et les chemins de la Baie du Mont-Saint-Michel, on pouvait voir un cortège de randonneurs en ciré, sac au dos et bâton à la main. Les plus jeunes, juchés sur des calèches tractées par des ânes, veillaient sur les paquets encombrants.* |
...et musique. C'était, entre autres groupes, le lieu de rendez-vous des beuglants qui n'avaient pas participé à la marche du matin ; c'est à dire les plus frileux ; dont moi. Là, nous avons mangé et bu, puis nous avons joué, entre deux averses, une partie de notre répertoire.
Une partie seulement, soit quatre ou cinq chansons (Nico saurait dire précisément combien) avant la rechute du ciel sur nos têtes.
Sous les gouttes et dans le vent, il a fallu remballer en catastrophe les instruments. A l'issue d'une prestation aussi brève, c'était très étonnant de recevoir des propositions de concerts, des demandes de cd (hélas !...), des compliments chaleureux.
A vrai dire, tant qu'à rester dehors sous la pluie, le mieux c'est encore de marcher ! Peu après notre petit spectacle, les joyeux randonneurs avaient rassemblé leurs affaires et s'apprêtaient au départ. La dernière étape de la randonnée devait les ramener à Saint-Marcan, et nous étions invités à nous joindre à la troupe – comme Steph, Delphine et Gildas qui, eux, l'accompagnaient depuis le matin. Je me souviens d'un temps de l'enfance où j'aimais la pluie, où je ne craignais pas le vent...
...Maintenant, c'est un temps dont j'aime à me ressouvenir mais bien au chaud, devant un feu de cheminée par exemple.
Pas fiers, nous avons remonté le cortège en voiture, chauffage et essuie-glaces insolemment poussés au maximum, saluant au passage et à travers la vitre quelques connaissances, et nous sommes rentrés.
L'héroïsme, je suis pour. Mais, comme on dit, à chacun selon sa mesure...
*- Je n'ai pas de photo de la randonnée proprement dite, alors j'ai emprunté un cliché trouvé sur le site des Rando-Baies de Saint-Marcan, que je remercie ici.








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